mar 11

A propos de la vague de violence a Lisbonne
> Deux ans après le brutal assassinat de Gisberta , a Porto , une
autre femme trans est assassinée et son cadavre retrouvé, la semaine
passée, dans un conteneur de déchets dans la zone de Lisbonne.
> Il s’est succédé différents crimes qui ont mis en état de choc le pays .
> Mais la vague de violence ne peut cacher les victimes ni la nature
des crimes .
>
> Dans le cas de Luna , 42 ans , partiellement sourde , d’origine
Brésilienne ,depuis de nombreuses années résidente et travailleuse au
Portugal qui se prostituait au Conde Redondo ( Quartier de Lisbonne )
>
> Deux années après la mort de gGisberta , les trans continuent a
être la cible de la violence et de la haine générée par
l’incompréhension et les préjugés.
> Nous ne savons rien du crime ni sur ses motivations .
> Nous espérons que l’enquête de la pj pourra apporter des réponses ,
mais nous savons que la transphobie tue , et que les personnes trans
sont beaucoup plus victimes de violences que les autres .
> Nous savons que la prostitution est très souvent un recours ultime
pour qui n’a pas d’autres moyens de gagner sa vie , et qu’il est
dramatique face a la transphobie d’avoir un genre différent de ce que
le corps suggère .
> Nous savons aussi que les préjugés et la discrimination sont
généralisés , que l’ignorance alimente la haine et engendre la
violence .
> Nous savons que l’état , la société , nous touTEs ,sommes
responsables de la mort des victimes , et surtout de toutEs les autres
qui doivent mener une lutte pour la survie coexistante avec la peur et
les risques inhérents a être trans
>
> Elle était accompagnée par l hôpital de santa maria par l’équipe
multidisciplinaire pour son changement corporel , elle avait des
projets , des désirs , et frustrations comme tout le monde .
> Elle avait des personnes qui l’aimaient , et peut etre voulait
retourner au Brésil ou réside sa famille.
> Luna fut une femme qui luttait contre de nombreuses difficultés et
, selon les journaux , mourru victime de violences extrêmes ,
probablement alimentées par la haine , les préjugés et l’ignorance .
> Son corps fut abandonné dans un conteneur de déchets , caché par
des pierres et de la poussiere , comme si elle fut un déchet elle même
, comme si sa vie ne valait rien .
>
> Comme toutes les victimes potentielles. les trans ont besoin de
formes de protections qui leur garantissent l’égalités des
opportunités , et la possibilité de vivre dignement .
> Les trans , comme toutes personnes , ont besoin de pouvoir exercer
leur droit au développement de leur personnalité , et a
l’autodétermination , de pouvoir choisir librement leur propres noms ,
ils n’ont pas besoin ( personne ne l’a) de documents d’identification
qui insistent a utiliser un critère tellement vide de contenu réel
comme “sexe ” et qui justifie par exemple la mise d’une femme trans
dans une prison pour hommes.
>
> Les trans ont besoin d’être vuEs comme des personnes avec des
droits et obligations comme les autres .
> Les trans au Portugal ont besoin de visibilité outre des circuits
de la prostitution et des spectacles nocturnes. Et le Portugal a
besoin de porter un regard sur ces personnes sans préjugés et peur .
> L’identité de genre est un sujet que l’état tarde a légaliser et ce
retard aggrave les conditions de vie et survie de nombreux trans .
> A quand les corrections légales qui permettraient un exercice de la
citoyenneté des personnes trans ?
> A quand la législation enfin non rétrograde et conservatrice que
tant de politiciens laissent imposer des restrictions mesquines ?
>
> A quand une législation qui cesse d’alimenter la violence
psychologique quotidienne sur ces personnes ?
>
> A quand une législation qui considère explicitement comme
aggravante la discrimination , le harcellement et la violence qui a
comme base la transphobie?
>
> A quand un engagement sérieux pour que cessent des cas comme
Gisberta ou Luna, personnes assassinées par la haine transphobe ?
>
> A quand plus de moyens humains et une meilleure formation civique
et technique des forces policières ?
>
> A quand la coopération a la place des abordages agressifs qui
subsistent chez quelques éléments de plusieurs polices ?
>
> les panteras rosa -front de combat contre la gaylesbitransphobie
réaffirment leur position de lutte contre la transphobie sous toutes
ses formes et rendent hommage a Luna , prostituée de notre ville ,
femme parce que femme!
>
> Lisboa, 9 de Março 2008

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mar 11

 (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)L’avocat Luc Dumont était friand de jeunes prostituées et d’absorption importante de cocaïne dans la maison close de la rue Audet de l’arrondissement de Chicoutimi.

«Un minimum d’une fois par mois et des fois plus», a raconté Tanya Dufour, 27 ans, qui a connu celui que toutes surnommaient «l’avocat».

Entre 2000 et le 18 août 2005, elle a vu au moins cinq filles sortir dans un «état lamentable « d’une chambre dans laquelle elles étaient confinées avec Luc Dumont qu’elle a vu demander et redemander des assiettes de cocaïne disposée en lignes. Tanya Dufour a aussi mentionné que «l’avocat» fréquentait la maison de débauche au moins depuis qu’elle a commencé à faire la prostitution en 2000.

De la glace

Le soir de la mort de sa collègue Nadia Caron, Tanya Dufour avait reçu un premier client et relaxait devant la télévision en attendant le prochain; sa collègue et Luc Dumont étaient dans une des trois chambres de la maison avant son arrivée.

Des pas saccadés et du bruit ont attiré son attention. Elle a vu la propriétaire de la maison se diriger vers la chambre de Luc Dumont avec de l’eau et de la glace.

En entrant à sa suite, elle a vu le corps inanimé et nu de Nadia Caron, face contre terre. Elle l’a reviré sur le dos et a pris son pouls qui était faible. Elle ne respirait plus et avait de petites convulsions qui allaient en diminuant.

Tanya Dufour a appliqué les mesures de réanimation apprises à l’école et demandé par trois fois qu’on appelle une ambulance, sans qu’aucune des autres filles présentes, ni même la propriétaire des lieux accepte de le faire.

«Les filles avaient peur que les policiers viennent. Il y en a qui voulaient qu’on l’habille et qu’on l’amène à l’hôpital», a expliqué le témoin d’une voix pratiquement inaudible. Elle a pris une grande respiration après un moment d’émotion et elle a ajouté : «J’ai perdu le pouls, mais j’ai continué. J’ai fait un massage cardiaque».

Après ses trois demandes répétées, et ce qui lui a paru être une éternité, la prostituée a vu deux ambulanciers entrer dans la chambre et prendre la relève, mais sans plus de succès. Elle sera contre-interrogée ce matin par la défense.

Ambulanciers

Le soir du décès de la femme de 21 ans, les ambulanciers Éric Bergeron et Marc Desmeules ont reçu un appel à 22 h 22 pour une victime de convulsions. Le caractère urgent les a amenés en cinq minutes à la porte du 626 de la rue Audet. Avant de quitter leur véhicule, un second appel de la centrale leur précise que la victime subit un arrêt cardio-respiratoire, ce qui leur a permis de choisir le matériel adéquat pour entrer et intervenir le plus adéquatement possible.

La propriétaire Madeleine Chaput les a amenés dans la chambre et en est ressortie, les laissant sans explication avec Nadia Caron et Tanya Dufour.

L’ambulancier Éric Bergeron a demandé si de l’alcool, l’épilepsie, ou des drogues étaient en cause, sans obtenir de réponse satisfaisante. Le corps était inerte, sans pouls ni convulsions, mais encore chaud. Les manoeuvres de réanimation ont continué, mais le défibrillateur n’a jamais reçu les signes vitaux préalables à un déclenchement de la décharge électrique. Ils ont enveloppé le corps et l’ont transporté à l’hôpital de Chicoutimi où un code 7-7-7 a été lancé, ce qui a amené une nuée d’infirmières et trois ou quatre médecins autour de la civière pour d’ultimes manoeuvres de réanimation. Après qu’elles eurent toutes été inutiles, le décès a été officiellement constaté.

«Contaminée»

Par ailleurs, le technicien en scènes de crime de la Sécurité publique de Saguenay, Marc Gaudreault, a déposé 28 photographies prises sur les lieux.

Selon lui, l’absence d’enquêteur en soirée du 18 août 2005 a eu pour conséquence de ne pouvoir accéder à la scène le soir même mais juste le lendemain vers 11 heures ce qui a permis, selon lui, à la propriétaire des lieux de contaminer toute la scène en effaçant les traces des événements. «La scène n’était pas protégée, elle a été contaminée. Il n’y avait plus rien (quand je suis entré). Le ménage avait été fait.»

Tableau chronologique du dossier de Luc Dumont (décès de Nadia Caron)

18 août 2005: Décès de Nadia Caron, âgée de 21 ans.
31 mars 2006:Accusations portées contre l’avocat Luc Dumont.
12 avril 2006: Remise en liberté de Luc Dumont.
8 juin 2007: Dépôt d’accusations contre Madeleine Chaput, présumée tenancière de la maison close de la rue Audet.
30 juin 2007: Début de l’enquête préliminaire de Luc Dumont.
6 février 2007: Citation à son procès.
6 novembre 2007: Choix de procès devant un juge seul.
10 novembre 2007: Luc Dumont démissionne du Barreau des avocats.
26 février 2008: Pièces à conviction détruites et dépôt d’une requête pour un arrêt des procédures.
10 mars 2008: Début du procès.

Source : Cyberpress

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mar 06


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mar 03

Deux Aixois condamnés à des peines de prison ferme
Deux jeunes Aixois ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence vendredi.

Deux jeunes Aixois ont été condamnés par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence vendredi.

© Jean-Eric Ely

“Une mère de 2 enfants qui se bat comme elle peut pour les faire vivre et assume ses choix de vie.” C’est ainsi que Me Patrice Reviron présente Nathalie, la trentaine, agressée violemment le 8 février 2007 dans le studio où elle travaille à Aix. Ce soir-là, un homme avait appelé plusieurs fois cette prostituée pour un rendez-vous. Une fois la “prestation” effectuée, il avait ouvert la porte à deux hommes encagoulés et armés.

Début du cauchemar qu’évoque la jeune femme devant le tribunal correctionnel d’Aix, où sont jugés deux jeunes Aixois pour vols avec violences. “Ils m’ont menottée, ont braqué une arme sur moi et ont fouillé mon studio. Ils cherchaient l’argent”, raconte-t-elle. Les deux malfaiteurs avaient également attaché le client. “Mais je me doutais qu’ils étaient de mèche”, ajoute Nathalie. En effet, après avoir volé la carte bancaire et du liquide, les deux hommes encagoulés “enlevaient” le client. Qu’on avait aperçu quelques minutes après, faisant des achats dans une grande surface avec la carte bancaire de la victime.

Selon l’accusation, Nordine Alouani, 21 ans, a joué ce rôle. “On vous voit sur le film de vidéosurveillance en train d’acheter 38 bouteilles d’alcool”, lance la présidente Alis. Mais Alouani, qui avait reconnu les faits face aux enquêteurs, nie toute implication. Il patauge, même, ne se souvenant plus pourquoi il détenait la carte de la prostituée. Son co-prévenu, Imad Zoglami, 23 ans, est suspecté d’être celui qui avait braqué et menacé la prostituée. “Mais non…”, se défend-il.

Pourtant, c’est avec son téléphone qu’on avait contacté la jeune femme. Et dans sa voiture, les policiers avaient retrouvé une feuille de journal où figurait la petite annonce passée par Nathalie. Les policiers n’ont pas identifié le troisième individu. Comment ne pas voir là un guet-apens minutieusement préparé ? D’autant que la victime se souvient que quelques jours avant les faits, Zoglami était venu la voir.

Le soir des faits, les malfaiteurs étaient repartis après avoir aspergé la jeune femme avec une bombe lacrymogène. Mais elle avait eu le courage de porter plainte. Pour Me Reviron, qui représente Nathalie, “c’était un véritable guet-apens où il manque le troisième homme. Imaginez l’angoisse, le sentiment d’avilissement qu’elle a ressentis”. Le procureur Ledonche s’adresse aux prévenus: “Quel courage de s’attaquer à une jeune femme seule, de la séquestrer, la menotter, la gazer”. Elle requiert 5 ans contre Zoglami et Alouani et 5 mois avec sursis contre Laura, une jeune femme présente dans le dossier, qui avait accompagné Alouani pour acheter l’alcool.

L’avocat de celle-ci, Me Bellilchi, insiste : “Il n’y a pas d’élément prouvant qu’elle connaissait l’origine frauduleuse de la carte bancaire”. “L’avocat est-il obligé de servir les mêmes inepties que son client ? Alouani avait commencé par dire la vérité mais c’est un suiveur. Un exécutant”, tente d’expliquer son conseil, Me Michel Paliard. Pour Me Lionel Febbraro, l’avocat de Zoglami, il pourrait s’agir d’une vengeance: “Mon client a dit qu’il a prêté son portable à Alouani, qui a peut-être voulu se venger.”
Alouani a été condamné à 2ans de prison, Zoglami à 5ans. Laura a écopé de 4 mois avec sursis.

Source : La Provence

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