dec 21

Un habitant de Pleuven (Finistère) a été condamné à un an de prison avec sursis pour proxénétisme et atteinte à la vie privée.
Sa femme était inscrite comme « modèle libre » à la Chambre de métiers. En réalité, elle se prostituait à son domicile de Pleuven, entre Quimper et Fouesnant. Son mari a été condamné à un an de prison avec sursis et 15 000 € d’amende pour proxénétisme et atteinte à la vie privée, par le tribunal correctionnel de Quimper.

De sa chambre, le quinquagénaire filmait les ébats de son épouse avec ses nombreux clients : 225 en dix mois, à raison de trois à cinq par jour.

C’est l’un de ces clients qui a porté plainte et même tenté de récupérer les cassettes vidéo chez le couple. Présent à l’audience, à la différence du prévenu, le client affirme avoir trouvé une valise de cassettes et une autre pleine de billets de banque. 96 000 € ont été versés en un an sur le compte de la prostituée, 60 000 € sur le compte de son mari.

Ce dernier a affirmé à la police qu’il pensait que sa femme recevait des amants. « Je suis tombée des nues », a déposé de son côté son épouse, affirmant tout ignorer des vidéos qu’il tournait.

Ouest-France

Source : http://www.brest.maville.com/Le-proxenete-filmait-les-clients-de-sa-femme-/re/actudet/actu_dep-485051—–_actu.html

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dec 08

Des femmes flics, à Rotterdam, ont quant à elles accepté de se déguiser en prostituées, pour prendre les contrevenants en flagrant délit, sur le trottoir. La ville a en effet interdit, fin 2005, tout racolage sur la voie publique. L’infraction est sanctionnée par une lourde amende, jusqu’à 2 250 euros, à payer par le client. Depuis juillet, il est question de transformer l’essai, en habillant cette fois les policières en tenues jeunes et sexy. Leur mission serait de corriger les garçons qui se permettent d’insulter ou de frapper, dans la rue, les filles en minijupes ou pantalons taille basse.Laxisme. Tous ces efforts semblent être payants. Selon la police, la criminalité a baissé de 18 % depuis 2002 et de 7 % en 2006. Le nombre d’arrestations a augmenté, tandis que le légendaire laxisme des Pays-Bas semble avoir fait place à ce que de rares commentateurs dénoncent comme un «Etat policier». L’association Bits of Freedom, elle, a décerné son prix Big Brother 2007 à la population néerlandaise tout entière, pour son indifférence face à la «disparition de toute protection de la vie privée» et une attitude qui tient en ces quelques mots : «On n’a rien à cacher

http://www.liberation.fr/actualite/monde/296666.FR.php

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oct 13

Dans une salle aux murs blancs, au premier étage du PC de la police municipale de Blois (Loir-et-Cher), quatre écrans plats sont allumés jour et nuit, sur lesquels défilent sans interruption des images. Rue piétonne, place sur laquelle des adolescents battent la semelle, entrée d’immeuble déserte, embouteillage sur un pont. Zoom sur un groupe de jeunes assis sur un banc : ils boivent un liquide qui ressemble à du soda. Zoom sur un individu “bien connu des services” qui tourne en rond devant un bâtiment des quartiers nord. Il monte dans une voiture, dont on peut lire la plaque d’immatriculation.

Douze caméras vidéo surveillent en permanence la ville. Quatre dans le centre-ville, huit dans la ZUP des quartiers nord. “Ce sont les deux zones principales de délinquance”, justifie le maire (UDF-Nouveau centre), Nicolas Perruchot. La sécurité faisait partie des thèmes de campagne des élections municipales de 2001. Des émeutes avaient eu lieu dans la ZUP, l’année d’avant. Une fois élu contre Jack Lang, le candidat UDF a mis en oeuvre son programme, axé sur la lutte contre la délinquance. Le nombre des policiers municipaux est passé de 15 à 50. Un premier système de vidéosurveillance a été mis en place en 2003. Il s’agissait d’une installation analogique en noir et blanc, dont les images étaient enregistrées sur bandes magnétiques. Depuis juillet, le système est numérique, ce qui autorise une précision d’image. “Du point de vue de la qualité, nous avons l’un des systèmes les plus en pointe”, confirme le maire. Les enregistrements sont conservés sur support numérique pendant dix jours. Pour la mairie, l’investissement s’est élevé à 200 000 euros. Six nouvelles caméras devraient être installées en 2008. La Ville devrait bénéficier, pour la première fois, d’une subvention de 90 000 euros venant de l’Etat.

Nicolas Perruchot croit aux vertus de la vidéosurveillance, chiffres à l’appui. “Nous sommes passés de 140 voitures brûlées par an à 30-40. Au cours des deux derniers mois, la délinquance a baissé de 10 % par rapport à l’année dernière.” Le maire voit “deux niveaux d’utilité de la vidéosurveillance”. “Dans les quartiers chauds, les caméras ont un effet dissuasif sur les bandes. Les dealers ont fui les zones surveillées. Deuxième utilité : en centre-ville, la vidéo nous permet d’intervenir rapidement en cas de délit.” Le PC de la police municipale envoie alors une patrouille et prévient la police nationale. Cette dernière ne reçoit pas les images vidéo. “Le système fonctionne parce qu’il règne une excellente entente entre les deux polices”, précise Didier Chaudron, maire adjoint chargé de la sécurité.

Les élus de Blois mettent en avant les petits succès de la vidéo-surveillance. La prostitution s’était développée sur les bords de Loire. Grâce aux caméras, “le phénomène a pu être repéré à temps et enrayé”, se félicite M. Perruchot. En théorie, les caméras permettent d’identifier les clients. Que se passerait-il si un notable était repéré en train de recourir aux services d’une prostituée ? “Au pire, on en ferait des gorges chaudes dans les dîners en ville !”, plaisante le maire.
M. Chaudron énumère les garde-fous qui, selon lui, empêchent toute dérive. “La vidéosurveillance est encadrée par une commission dirigée par le président du tribunal de grande instance. Seul un nombre restreint de personnes a accès à la salle des écrans. Enfin, un logiciel floute automatiquement les fenêtres des habitations.”

Chez les Blésois, la vidéosurveillance ne semble pas être un sujet de débats. Christophe Degruelle, conseiller municipal PS, n’y est pas hostile par principe. “A partir du moment où il y a une amélioration de la sécurité…, avance-t-il. Il reconnaît qu’il n’a jamais visité la salle des écrans. Il y a juste eu un bout de délibération sur le sujet en conseil municipal.” M. Perruchot reconnaît que la mairie n’a “pas trop communiqué”. “Les caméras sont discrètes. Elles sont placées très en hauteur. Personne ne les voit.” De fait, lesdites caméras ont l’aspect de gros gyrophares. De l’aveu même de la mairie, quand l’un de ces appareils est positionné dans une rue, les riverains n’en sont pas informés. De sorte que la vidéosurveillance, censée avoir un effet dissuasif, est, en réalité, ignorée ou oubliée du public.

Source : Le Monde

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oct 12

Des prostituées attendent des clients, des hommes les abordent, d’autres franchissent, dix mètres derrière l’une d’elles, une porte cochère menant à une maison de passe clandestine. Ce va-et-vient quotidien de la rue de la Montera, située au coeur du Madrid touristique, est visible depuis quelques jours sur le site d’échanges et de partage de vidéos YouTube. Il a été mis en ligne par des habitants excédés par ce qu’ils jugent être de l’inaction de la part des pouvoirs publics face aux trafics et à l’exploitation sexuelle qui s’étalent à leur porte.

A toute heure du jour et de la nuit, la rue de la Montera offre, depuis fort longtemps, une animation qui excède largement celle de ses voisines de la Puerta del Sol, tout entières vouées à un commerce plus présentable. Les femmes - plus d’une centaine selon les voisins - qui travaillent dans cette artère bordée de sex-shops témoignent des pays d’origine du récent mouvement d’immigration arrivé en Espagne au cours de la dernière décennie.

CAMÉRAS DE SURVEILLANCE

Depuis quelque temps, les riverains se sont émus de la permanence de cet îlot équivoque, résistant à la vague de rénovations qui a accompagné la vigoureuse hausse des prix de l’immobilier madrilène. Estimant que la municipalité ne tenait pas ses promesses d’endiguer le phénomène, quelques riverains ont empoigné leurs caméras, ils ont filmé ce qu’ils voient de leurs fenêtres et ont diffusé cette trentaine de vidéos sur Internet.

Cela fait six mois qu’ils menaçaient de le faire, comptant sur l’effet dissuasif que pourrait avoir, auprès des clients potentiels des prostituées du quartier, une telle publicité. La mairie les avait mis en garde contre ce qu’elle juge être contraire à la législation sur la protection de l’image et de l’intimité. Néanmoins, pour répondre à l’inquiétude des associations du quartier, le maire, le conservateur Alberto Ruiz-Gallardon, avait annoncé l’implantation prochaine de trente et une caméras de surveillance rue de la Montera et dans les rues adjacentes. Mais ces riverains exaspérés n’ont pas été convaincus de l’efficacité de cette initiative et ont mis leur menace à exécution, activant leur propre réseau de caméras.

L’Agence espagnole de protection des données a aussitôt ouvert une enquête et les a mis en garde : si les personnes sont reconnaissables, les auteurs des films risquent jusqu’à 600 000 euros d’amende. Du coup, les riverains ont évité les gros plans et les zooms. Qu’ils soient ceux de prostituées ou de clients, les visages ne sont pas identifiables.

Source : Le Monde

Voir les autres videos sur Youtube.

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mai 25

prostituée rue des commerçants à BruxellesA Bruxelles, quand les prostituées ne sont pas contentes, on les écoute et on en parle dans le journal. Quand la police commence à vouloir turlupiner les clients, c’ est “touche pas à mon client” ! Prostituées et clients de prostituées, même combat ! Un article interessant où on apprend entre autre que : dans ce quartier de prostitution, la dernière agression de jour remonte à 1986, que la police estime légitime d’ informer la famille du client de ses habitudes inavouables, que les prostituées ne veulent pas être surveillées en permanence par la police pendant qu’elles travaillent, surtout quand le but n’est pas de les protéger mais de verbaliser les clients, qu’elles peuvent beneficier d’un recours officiel auprès de la police. Tout ça n’est pas simple, on reproche le manque de civilité qui existe dans cette rue (voitures mals stationnées, capotes qui trainent, clients qui klaxonnent, etc.), alors la police met la pression. Après tout, il faut des rêgles qui respectent les prostituées, les clients et les riverains. Si les clients et les prostituées ne respectent pas assez les riverains, peut être ne faut il pas s’étonner que la police viennent mettre son grain de sel. Enfin, à l’ INP on fait confiance aux Belges, on parie que les riverains, les prostituées et la police trouveront des solutions dans un respect mutuel. Après tout, c’est d’abord aux prostituées d’imposer les rêgles de bonne conduite aux clients et entre elles vis à vis des riverains et des autorités, sinon ont le sait bien, c’est la police qui s’en charge… A moins que tout ça ne soit un prétexte pour virer les prostituées du centre ville, comme le suggèrent certaines… Wait and see.

Les prostituées grondent (25/05/2007) 
 
En 4 jours, elles ont perdu 70 % des clients de la rue des Commerçants, effrayés par la présence d’une caméra

Premier bilan désastreux pour les prostituées quatre jours après le placement d’une caméra bien visible et orientable à 360 degrés à l’entrée de la rue des Commerçants dans le centre-ville de Bruxelles : les clients fuient. Le chiffre d’affaires de la prostitution est en chute libre. Les prostituées parlent d’un recul de clientèle supérieur à 70 %. Et ça ne va pas s’arrêter. D’autant que la police de Bruxelles n’en fait pas mystère : le dispositif permet déjà de verbaliser les automobilistes qui se risqueraient dans cette rue.

C’est un projet ancien (DH/Les Sports du 14 juillet 2001) que réalise enfin le commissaire en chef Roland Vanreusel. Il n’y a pas de raison que les prostituées soient seules inquiétées. Mais il est difficile de coincer le client sur les moeurs. Alors, la police utilise… le code de la route. L’automobiliste à la recherche d’une prostituée ralentit et gêne la circulation - vitesse inadaptée : article 10.2 -, klaxonne pour appeler la fille - usage abusif de l’avertisseur sonore, article 33.2 - et, s’agissant de la rue des Commerçants, traverse un quartier à circulation locale - article 5, disque C3. Trois bons motifs de verbaliser. Et la police locale ne s’en prive plus.

Et si ça ne fait jamais que 50 €, pour Christian Deconinck, commissaire et porte-parole : “Le procès-verbal est adressé au domicile de l’automobiliste qui pourra expliquer à madame ce qu’il faisait à 11 h du soir” dans une rue fréquentée par des femmes légères d’origine bulgare.

Le placement de la caméra a été médiatisé par un JT lundi soir. L’effet a été immédiat : depuis lors, c’est vaches maigres. Nathalie n’a pas fait un seul client mardi, mercredi, et même le retour du soleil, hier jeudi, n’y fait rien : toujours personne. Depuis la caméra, Josiane n’a reçu qu’un seul client. Même les vieux habitués désormais l’ignorent.

Un seul client en quatre jours

Bibi, la plus jeune, parle d’une catastrophe. Le temps de midi était propice aux employés de bureau. Depuis la caméra, tout le monde évite le chemin. Hier, quinze filles attendent désespérément que le premier se décide. Mais la peur de la caméra est la plus forte.

Souriez, vous êtes filmé ? Pas les filles en tout cas qui, de l’avis unanime, estiment avoir perdu en 4 jours les deux tiers de leur clientèle d’avant.

Même constat d’un ouvrier de voirie : les préservatifs usagés, qui jadis jonchaient les trottoirs, ont maintenant quasi disparu. Mais les filles de la rue des Commerçants, dont c’est le seul revenu, s’interrogent sur l’avenir et les fins de mois.

La police affirme que la caméra répond à une demande du quartier : elles n’en croient rien. Elles croient encore moins à l’argument de la sécurité selon lequel la raison d’être de la caméra serait de les protéger. Selon les anciennes, la dernière agression en journée dans le quartier remonte à 1986.

Déjà, elles prennent des habitudes. Depuis lundi, leur premier geste, en prenant possession du trottoir, est d’adresser un signe amical à l’opérateur du dispatching qu’elles devinent installé sur son fauteuil derrière ses écrans au quatrième étage du commissariat central de la rue du Marché au Charbon.

Des prostituées grondent. Les plus revendicatives parlent d’atteinte à la vie privée et de discrimination. D’autres rues comme la rue Van Gaver sont dépourvues de caméras : pourquoi elles et pas les autres. Elles étudient la possibilité d’un recours devant le comité P. “La vraie vérité, disent-elles, c’est que les caméras sont là pour nous tuer.”

Et, pour les achever, la rumeur annonce qu’un commissariat mobile sera installé place de l’Yser, derrière la baraque à frites, à deux pas. Elles espèrent encore que “ça se tassera” mais, persuadées que le client ne reviendra plus avant des semaines, elles songent à déménager.

Les plus anciennes tapinaient là depuis les années 1960.
 

src : La dernière heure

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