Trois personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de proxénétisme ont été mises en examen. Le gérant de deux bars de la ville a été écroué.
IL AURA FALLU un an d’une minutieuse enquête aux policiers de la sûreté départementale (SD) des Yvelines pour confondre le gérant de deux bars de Versailles ainsi que deux de ses barmaids dans une affaire de proxénétisme aggravé. Mis en examen en fin de semaine dernière, Bernard, 50 ans, a été incarcéré à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy.
Soupçonné d’être à la tête de ce réseau qui employait une petite dizaine de prostituées, cet homme a été interpellé à son domicile versaillais.
Sa compagne, employée comme barmaid dans un de ses établissements, a également été arrêtée. Poursuivie pour les mêmes faits, Maria-Fernandes, 31 ans, a été placée sous contrôle judiciaire avant d’être remise en liberté. Une seconde barmaid a aussi été mise en examen avant de recouvrer la liberté.
« Le gérant avait promis un voyage à celles qui feraient le meilleur chiffre d’affaires »
Selon les premiers éléments de l’enquête, Bernard faisait travailler une dizaine de prostituées au sein de deux enseignes versaillaises, le Brasero et l’Orchidée. Responsable des lieux, le proxénète présumé avait mis en place un système obligeant les clients à acheter une bouteille d’alcool avant de bénéficier d’actes sexuels. « Cela se passait dans des salons sommairement aménagés dans ces deux bars, précise une source proche de l’affaire. Les prostituées étaient rétribuées, en moyenne, 150 € par les clients. Si ceux-ci n’avaient pas de chèque ou d’argent liquide, ils pouvaient payer l’acte sexuel en carte bancaire, mais le gérant conservait alors la moitié de la somme. »
« Le seul tort qu’il a eu dans cette affaire, c’est d’avoir fermé les yeux sur ces pratiques qui se déroulaient dans ses établissements, a argué l’avocate de Bernard pour tenter de lui éviter un placement en détention provisoire. Mon client a racheté les fonds de commerces et a simplement repris les activités déjà existantes dans ces bars avant son arrivée. » En perquisition au domicile du principal prévenu, les policiers ont découvert 16 000 € en argent liquide.
« Les filles ont reconnu se prostituer dans ces deux bars, précise encore un proche du dossier. Elles ont été recrutées à cet effet et elles le savaient très bien. Pour les motiver, le gérant avait promis un voyage à celles qui feraient le meilleur chiffre d’affaires. »
http://www.leparisien.fr/home/maville/yvelines/articles.htm?articleid=296008878
Tags: bar à hotesses, Versailles
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