Un documentaire sur la prostitution aux USA a été diffusé sur CNBC cette semaine. C’est en anglais et c’est à voir là.
20 dollars
En Iowa, une femme et son père de 80 ans ont passé les fêtes de Pâques en prison. Il faut dire que son idée de cadeau était plutôt insolite. Pour la somme dérisoire de 20 dollars, Pia Kirchberg (51) avait trouvé une prostituée pour son paternel. Pas de chance pour eux, il s’agissait d’une policière en civil. C’est ce que révèle la chaîne de télévision américaine ABC.
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New York : des prostituées victimes d'un serial… par Zoomin_Wallonie
Note de l’ INP : Ce n’est pas la première fois que des affaires de tueurs en séries s’en prenant aux prostituées a lieu en Amérique du Nord. Là bas, comme en France, la prostituée travaille dans des conditions très difficiles du fait de la pénalisation, et nous estimons qu’il peut y avoir une corrélation entre l’exclusion sociale de la prostituée, provoquée par la législation, et l’augmentation des risques dans leur activité.
Le thriller “L’Enlèvement” du Français Pierre Morel a engrangé 20,3 millions $ US, selon les estimations de dimanche, soit un chiffre en progression, après deux semaines dans les salles et un total d’entrées de 53,4 millions $ US.
Produit par Luc Besson, “L’Enlèvement” raconte l’histoire de Bryan joué par l’Irlandais Liam Neeson. Cet ex-agent secret assiste par téléphone à l’enlèvement de Kim, sa fille, en plein Paris. Il lui reste peu de temps, 96 heures, pour retrouver sa fille, entre les mains d’une mafia albanaise, spécialisée dans la traite des femmes et le proxénétisme. Alors qu’il se trouve à Los Angeles, il va mettre tout son talent d’ex-agent à récupérer sa fille.
La prostituée murmure, humecte ses lèvres et commence à déclamer… Au « Zipper Factory » (« usine à fermetures-éclair ») les poétesses se déplacent d’alcôve en alcôve, éclairées par des bougies et des lanternes rouges, dans un décor de peintures de nus. Certaines ont des porte-jarretelles, l’une arbore haut-de-forme et boa. Mais les transactions portent sur l’esprit.
Le catalogue illustré l’indique. Page 4, « La Professeur », une belle brune, jure avoir entendu « la plainte de votre coeur à la dérive entre les flèches des gratte-ciel ». Page 10, Harriett Van Os promet « de vous révéler les secrets qu’elle ignore savoir ».
On peut aussi trouver des gigolos. Ainsi, le co-fondateur du club Nicholas Adamski, alias Tennessee Pink, influencé par Arthur Rimbaud et Anna Akhmatova. Il prend cher : 20 dollars la séance contre 3 à 5 dollars pour la plupart des autres. A ajouter aux 15 dollars du ticket d’entrée au club.
«Madame», «Simone»…
« J’aime la poésie plus que tout au monde », roucoule « Madame», de son vrai nom Stephanie Berger, décolleté plongeant, longs gants de satin noir et plume de paon dans les cheveux.
Les cabinets de lecture sont au premier étage, le rez-de-chaussée est réservé au bar, à une scène où se produit un duo de guitaristes de flamenco, à une table de black-jack et à une diseuse de bonne aventure.
« Il n’y a pas tant de cercles de poésie », dit « La Professeur ». Elle s’appelle Jennifer Michael Hecht, 43 ans, et enseigne l’écriture dans une école de Manhattan ainsi qu’à de nombreux clients du « bordel ».
Vers minuit, la « Factory » est de plus en plus bondée et bruyante. La voyante, parée d’une écharpe rouge et de plumes bleues, susurre à quelqu’un une histoire « d’eaux troubles ». Patricia Smith, poétesse reconnue, s’empare du micro pour un long sonnet rythmé sur l’amour et le sexe ; applaudissements comme à un concert de rock.
Même ce monde éthéré a eu vent de la crise. Nina Cheng, 22 ans, était sur le point d’entrer chez Bear Stearns lorsque la banque s’est effondrée. « Je pensais me tourner vers l’art à ma retraite, pas si tôt », dit la jeune fille, connue au « bordel » comme la « Fumeuse d’opium ». Rachel Herman-Gross, 27 ans, alias « Simone », s’inquiète : « Beaucoup d’artistes sont soutenus par des mécènes, ça va être plus dur ».
« Les artistes ont toujours eu de la ressource », tempère Edmund Voyer, 54 ans. Ce client vêtu d’un kilt écossais se définit sur sa carte de visite comme un « évangéliste ».
Voici ce qui guide la politique anti-prostitution aux USA.
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Le parquet a annoncé jeudi avoir renoncé à poursuivre l’ancien gouverneur démocrate de l’État de New York, Eliot Spitzer, contraint de démissionner en mars dernier pour avoir figuré sur une liste de clients d’un réseau de prostitution de luxe.
«Après une enquête minutieuse, nous n’avons pas trouvé de preuves de l’utilisation de fonds publics», a précisé dans un communiqué le procureur Michael Garcia.
Eliot Spitzer, 49 ans, avait admis avoir été client du réseau «Emperors Club VIP», où les prostituées coûtaient jusqu’à 5.500 dollars de l’heure. Il avait dû demander pardon en public et démissionner pour laisser la place à son adjoint David Paterson, gouverneur depuis.
Eliot Spitzer s’était taillé une réputation de fonctionnaire incorruptible, et de pourfendeur du crime organisé et de tous les excès de Wall Street. Procureur général de New York depuis 1998, il avait été élu gouverneur en 2006.
SAN FRANCISCO - San Francisco pourrait devenir la première grande ville des Etats-Unis à dépénaliser la prostitution, si les électeurs approuvent le mois prochain la “proposition K”, une mesure qui interdirait aux autorités locales d’enquêter, d’arrêter ou de poursuivre quelqu’un pour avoir vendu son corps.
Techniquement, la question soumise au vote ne légaliserait pas la prostitution, qui serait toujours interdite par la loi de l’Etat de Californie. Mais la mesure ôterait aux autorités locales de police et de justice le pouvoir d’engager des poursuites contres les prostitué/es.
Les partisans de cette mesure soulignent qu’elle libérerait jusqu’à un million de dollars, dépensés chaque année les forces de l’ordre pour pratiquer des arrestations pour prostitution. La police en a effectué 1.583 en 2007, et s’attend à un chiffre similaire cette année. Pour ses défenseurs, la “proposition K” permettrait aussi aux prostitué/es de s’organiser en syndicats pour défendre leurs droits, et de ne ressentiraient plus le besoin de faire appel à des proxénètes pour les protéger.
Mais même dans une ville aussi tolérante -où une foire dédiée au sadomasochisme attire plus de 400.000 touristes-la proposition suscite une controverse grandissante, la plupart des membres de la classe politique locale y étant opposés. Le parti démocrate local la soutient, mais le maire, le procureur de la République, la police et la majorité des milieux d’affaires sont contre cette idée, estimant qu’elle augmenterait la prostitution dans la rue.
Par ailleurs, la “proposition K” empêcherait aussi la police d’accepter les financement de l’Etat fédéral ou de la Californie pour enquêter sur des réseaux de proxénètes.
Aux Etats-Unis, certaines formes de prostitution sont déjà légales dans deux Etats. Les maisons closes sont autorisées dans les comtés ruraux du Nevada, tandis qu’au Rhode Island, la prostitution est légale entre adultes consentants dans des lieux privés, mais elle est interdite dans la rue ou dans des maisons closes.
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