Feb 25

L’homme interpellé, mardi soir, par la PJ a été mis en examen et écroué hier soir pour « proxénétisme aggravé et violence aggravée. » Ce père de famille d’origine albanaise avait pris sous sa coupe durant environ un an une prostituée d’origine bulgare qu’il plaçait sur le trottoir toulousain. Une situation de dépendance à laquelle elle voulait mettre fin. Son proxénète l’a directement envoyée à l’hôpital en la frappant à plusieurs reprises.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/22/436427-Faits-et-gestes-Le-proxenete-ecroue.html

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Dec 31

Un documentaire extraordinaire…

Isabelle, Sandra et Marie, trois travailleuses du sexe de Toulouse (France) nous racontent leur vision de la prostitution, de l’autonomie, des rapports sociaux, du féminisme et de la lutte pour la reconnaissance de leurs droits. Une analyse lucide qui démystifie plusieurs préjugés.

Sources :
http://citoyen.onf.ca/au-parfum-des-trottoirs-premiere-partie

http://citoyen.onf.ca/au-parfum-des-trottoirs-deuxieme-partie

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Nov 21

Un jeune homme âgé de 20 ans, de nationalité roumaine, a été mis en examen pour proxénétisme hier soir et écroué à la maison d’arrêt de Seysses. La Police judiciaire l’a interpellé en fin de semaine dernière à Toulouse alors qu’il s’apprêtait à regagner son pays.

Depuis plusieurs semaines, les policiers s’intéressent au petit groupe de filles d’origine roumaine qui font le trottoir à la tombée de la nuit à l’angle des boulevards de Suisse et de l’Embouchure, aux Ponts-Jumeaux, un secteur clé de la prostitution étrangère dans la Ville rose. Leurs investigations ont permis de montrer que le jeune homme interpellé, arrivé depuis quelques semaines, vivait grâce à l’argent gagné par les prostituées, un argent qu’il réinvestissait en partie dans l’achat de véhicules d’occasion. Trois ou quatre véhicules, non pas des bolides de luxe mais des voitures d’occasion toujours en état, ont été facilement acquis, en espèces, par cet homme.

Ce garçon, qui entretenait une relation avec une des filles, passait d’un hôtel à l’autre. Il avait de plus trouvé un appui, localement, en la personne d’un ancien client des prostituées, devenu, comme cela arrive parfois, un « amoureux » prêt à rendre service. Des services qui constitue autant d’aides réelles à la prostitution : envoi de mandats, taxi pour les filles, caution pour la location de chambres… Ce Toulousain, un étudiant de 32 ans, a été présenté lui aussi hier devant la juge d’instruction Nicole Bergougnan. Il a été mis en examen et laissé libre sous contrôle judiciaire.

Plusieurs prostituées ont été entendues par les enquêteurs. Considérées comme des victimes par la loi (qui n’interdit pas la prostitution), elles ont toutes été laissées libres.

Source : La Dépèche du Midi

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Nov 13

Tribunal correctionnel. Huit mois de prison dont quatre avec sursis pour un « Julot casse-croûte ».
« Je ne suis pas un proxénète, elle m’aide c’est tout »
Extraits : Proxénète ou « Julot casse-croûte », un père de famille de 41 ans, a dû s’expliquer hier après-midi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

Interpellé par les policiers de la brigade des mœurs avec 470 euros dans son portefeuille alors qu’il ne travaille pas et ne perçoit aucune espèce d’aide, le prévenu a tenté de montrer qu’il ne cherchait pas le profit, qu’il essayait juste de vivre et de se montrer propre devant ses enfants lorsqu’il leur rendait visite à Metz.

« Je suis pas un mac, elle m’aide un peu, c’est tout ». À ces mots, le juge Suc ironise : « Il faudra alors changer le terme juridique ». Proxénète ou « Julot casse-croûte », un père de famille de 41 ans, a dû s’expliquer hier après-midi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Interpellé par les policiers de la brigade des mœurs avec 470 euros dans son portefeuille alors qu’il ne travaille pas et ne perçoit aucune espèce d’aide, le prévenu a tenté de montrer qu’il ne cherchait pas le profit, qu’il essayait juste de vivre et de se montrer propre devant ses enfants lorsqu’il leur rendait visite à Metz. « D’ailleurs, je circule à vélo, et pas sur un VTT, un simple vélo de route. »

À la barre, la jeune femme qui partage son appartement depuis près de trois mois, le défend. « J’essaye de le faire vivre. J’ai besoin de lui, comme il a besoin de moi. J’assume ce que je fais dans la vie. Je pense être quelqu’un de bien et lui aussi ».

Pour Mme Noël, procureur de la République, le proxénétisme est parfaitement établi. « Ce monsieur ne gagne pas un euro et pourtant il va soulever de la fonte à la salle de gym pour 45 euros par mois. On le retrouve aussi avec 400 euros dans son portefeuille », a-t-elle rappelé avant de requérir un an de prison dont six mois de sursis.

Le tribunal l’a laissé repartir libre, le condamnant à huit mois de prison dont quatre avec sursis.

Source : http://www.ladepeche.fr/

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Aug 04

Maquereau par amour, il échappe à la prison

D ans l’argot des voyous d’autrefois, on appelait cela un « Julot casse-croûte ». Autrement dit, un proxénète « à l’insu de son plein gré », un maquereau qui s’ignore, quoi, comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir. En fait, Christophe, âgé de 36 ans, s’est mis en ménage il y a un an avec Soledad, qui vit de la vente de ses charmes. Ce Toulousain à la silhouette de rugbyman mais à la santé fragile, reconnu handicapé à 100 % par la Cotorep suite à un cancer qui l’empêche de travailler, est « tombé amoureux », selon ses propres termes, de cette femme et a adopté son mode de vie : « Je lui ai demandé plusieurs fois d’arrêter » lance-t-il à la barre du tribunal correctionnel, hier après-midi, où il est présenté en comparution immédiate sous le chef de proxénétisme.

« Amoureux mais pas jaloux, le prévenu affichait pourtant un train de vie absolument pas en rapport avec ses maigres ressources officielles » a accusé le procureur Cavaillès, qui a ajouté : « L’infraction de proxénétisme est caractérisée et il faudra tenir compte d’un casier judiciaire fourni » (4 condamnations pour vol et dégradation). Le souteneur partageait les fruits de la prostitution avec sa compagne qu’il amenait sur son lieu de « travail », boulevard de Suisse, et qu’il attendait patiemment au bar voisin « le RG », rue Roland-Garros, à une portée de fusil du commissariat central de l’Embouchure. Le couple vivait à l’hôtel « B et B », le long du canal, avec la fille de Soledad, une jeune femme de 19 ans enceinte de 4 mois.

« C’est plutôt le procès de la misère sociale qu’il faut faire ici, a proposé le défenseur de Christophe, qui estimait : « Ce n’est pas parce qu’on vit avec une prostituée qu’on est proxénète, mon client donnait tout l’argent qu’il recevait, une allocation Cotorep de 880 € mensuels et une allocation de 300 €, à sa compagne, qui a choisi toute seule de se prostituer, avant de le connaître. L’élément moral et intentionnel de l’infraction n’existe pas. L’amour n’est pas un délit ».

Le tribunal a donné une chance à Christophe de vivre peut-être son amour plus légalement en assortissant d’un sursis avec mise à l’épreuve la peine de prison de 6 mois qu’il lui a infligée.

Philippe Emery

Source : http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200708021241

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Jul 30

Encore une victime de la “lutte contre le proxenetisme”… 2 ans de prison ferme pour avoir donné un coup de main à une prostitué… Lamentable affaire… 

Amoureux d’une prostituée d’origine roumaine, Jean-Luc C., 47 ans, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel pour proxénétisme.

Ce boulanger-pâtissier toulousain avait hébergé chez lui, durant quinze jours, cette jeune femme. Il la conduisait sur son lieu de travail, sur les boulevards. Jamais condamné, ce père de famille qui avait perdu sa première épouse d’un accident de voiture pouvait-il se douter qu’il serait un jour dans le collimateur de la justice ? À charge, des écoutes téléphoniques qui le mettent en cause et surtout la présence d’une autre prostituée de 29 ans, Elena M., apparaissant selon les enquêteurs de la brigade des mœurs comme la « mère maquerelle » de deux filles arpentant le trottoir toulousain. Lors d’une perquisition au domicile du prévenu, les policiers retrouvent un portefeuille appartenant à Elena et comportant l’argent des deux prostituées. Pour le ministère public, les preuves du proxénétisme sont constituées. Le procureur requiert à l’encontre de Jean-Luc C., deux ans de prison et 5 ans contre Elena. Cette dernière est également mise en cause par des conversations téléphoniques au cours desquelles « elle a encouragé les filles à travailler et à ne pas rentrer trop tôt à la maison… », a estimé le procureur.

Ce qu’elle nie. Des éléments insignifiants, selon la défense d’Elena, assurée par Me Muriel Amar-Touboul qui aura réussi à faire baisser la peine de sa cliente d’un an. Le boulanger toulousain, qui a réfuté également les accusations de proxénétisme et défendu par Me Caroline Laplaze, est reparti en prison. Tous les deux ont été condamnés respectivement à 4 ans et 2 ans de prison ferme. F. Ab

Source : Dépêche du midi

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May 22

Prostitution à ToulouseScène de la vie quotidienne en France. Un quartier où travaillent des prostituées, des riverains qui se plaignent, les médias qui s’indignent sur le sort de tout le monde, les autorités locales qui n’ont pas de solution… Bienvenue dans le pays que le monde entier nous envie.

A l’ INP on suit l’actualité de la prostitution dans tous les pays d’ Europe et d’ Amérique du Nord, et c’est toujours en France qu’on trouve ce genre de recit. Et oui, ces choses là n’arrivent plus beaucoup en Belgique, ni en Allemagne, ni en Autriche, ni en Suisse, ni en Espagne, etc. Mais comment ce fait-ce ?

- Elementaire mon cher Watson, les hommes préfèrent batifoler dans un lieu intime.

- Mais pourquoi ces satanés Français font ça dans la rue, Sherlock ?

- Et bien mon cher Watson, ils doivent être un peu sauvage je présume.

- Serait il possible que les Français n’aient pas d’ hotels d’amour ou de maisons de plaisir ?

- Par la Reine, je n’ose l’imaginer !

SOCIÉTÉ. LES HABITANTS DES AMIDONNIERS, À TOULOUSE, SONT EXASPÉRÉS. DEPUIS SIX ANS, LEUR QUARTIER EST DEVENU LE LIEU DE CONVERGENCE DES PROSTITUÉES D’EUROPE DE L’EST. ILS ACCUSENT LES POUVOIRS PUBLICS D’IMMOBILISME. REPORTAGE.

Prostitution : le ras-le-bol
Des voitures qui s’arrêtent. Des portières qui claquent. Des cris, des éclats de voix, des soupirs, des pantalons que l’on remonte à la va-vite, des passes toutes les 5-10 minutes. Et au petit matin des préservatifs usagés, des mouchoirs en papier qui jonchent les trottoirs, les caniveaux, les descentes de parkings, les porches, quelques jardins privés. Aux Amidonniers, d’un bout à l’autre des allées de Brienne, de Barcelone, boulevard de la Marquette et dans les rues adjacentes, la PROSTITUTION a pris ses quartiers depuis 2001. Et depuis six ans, les riverains sont les témoins impuissants de ce supermarché du sexe qui se trame, toutes les nuits, sous leurs fenêtres.Exaspérés, les habitants sont également ulcérés par l’immobilisme des pouvoirs publics. Les mains courantes, les pétitions, les interventions pleuvent. Que ce soit auprès de leur maire de quartier (*), sur le bureau du maire de Toulouse, auprès de la police et de la préfecture. Les riverains s’organisent collectivement, avec le soutien de leur association de quartier Brienne-Bazacle-Amidonniers. « On est trop concernés. Ce n’est pas un mouvement xénophobe. Mais on ne peut pas laisser aux riverains la responsabilité de vivre ce que nous subissons. C’est devenu un territoire de non-droit », explique Sylvie Mégevand, présidente du comité de quartier.« Mardi soir, devant chez moi entre minuit et une heure du mat, j’ai assisté à sept passes. Elles font leurs prestations n’importe où, dans les voitures le long de chez nous, sous les réverbères. Parfois, on ne peut pas sortir de chez nous, ça se passe sous nos yeux. On est tellement gêné qu’on ne sait pas où se mettre », raconte Caroline.
suite : La Dépêche du Midi

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