Apr 22

Quatre personnes d’origine bulgare, toutes issues d’une même famille ont été mises en examen pour proxénétisme aggravé et écrouées. Il s’agit d’une mère, de son fils et de ses deux filles, tous soupçonnés de placer des jeunes filles bulgares sur le trottoir toulousain, du côté du boulevard de l’Embouchure. Hier, un cinquième individu, le jeune frère de la famille, 18 ans, a été lui aussi écroué.

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Feb 10

Deux garçons semant la terreur sur les filles de la nuit ont été écroués, après une enquête de la PJ, pour extorsion.

La prostitution toulousaine infiltrée par la mafia russe ? C’est en tout cas ce que voulait faire croire un duo de petits malfrats, aujourd’hui écroué pour « extorsion en réunion », et qui, en quelques jours, avait réussi à soutirer environ 600€ à des prostituées de passage ou «en tournée» dans la Ville rose. Les policiers de la PJ, très vite alertés ont arrêté les deux imposteurs semant la terreur, lors d’une souricière tendue dans un appartement, fin janvier. Tout commence quelques jours plus tôt.

âgés d’une vingtaine d’années, les deux jeunes garçons, attirés par l’argent facile, repèrent sur internet les numéros de téléphone d’escorts girls (des prostituées du net) en tournée à Toulouse. L’un d’eux fixe le rendez-vous en se faisant passer pour un client. Mais une fois arrivé dans la chambre d’hôtel ou au domicile de la jeune femme, le pseudo client déballe le grand jeu en se montrant menaçant. « Monsieur le Russe veut reprendre le marché de la prostitution à Toulouse, alors il va falloir être gentille avec lui… », lance le plus balèze des deux du haut de ses 1,90 mètre, histoire d’impressionner. Il fait le tour de l’appartement, scrute les moindres recoins et pose sans détours ses conditions : « Il faudra lui remettre 500€ par semaine… »

Cinq victimes au moins

Son acolyte n’avait plus qu’à finir le travail en encaissant l’argent quelques jours plus tard. Un mode opératoire qui aurait fait au minimum cinq victimes parmi les prostituées. En moins d’une semaine, ce duo improbable avait déjà encaissé la bagatelle d’environ 600 €. Lors d’un rendez-vous, fin janvier, fixé dans un appartement situé aux Pradettes, les policiers en planque ont interpellé en flagrant délit l’un des suspects qui était en train d’encaisser la monnaie. Son complice, originaire du Comminges, a fini par se rendre au commissariat car l’étau policier se resserrait chaque jour davantage. Placés en garde à vue, ils ont tous les deux reconnus les faits. Mais selon eux, ce business n’avait rien de répréhensible. Persuadés que la prostitution était illégale, ils pensaient agir en toute légitimité. Mais un duo pas si naïf que ça. « Ils ne touchaient pas aux prostituées bulgares. Ils avaient en tête qu’ils pouvaient prendre un risque en se frottant à un de ces réseaux… », commente une source judiciaire.

«Des proies faciles»

Extorsions, agressions…, les prostituées sont souvent la cible d’agresseurs croyant agir en toute impunité. « Les agresseurs des prostituées pensent qu’elles auront des difficultés à porter plainte. Elles deviennent donc des proies faciles aux yeux de certains qui les voient comme des délinquantes », explique une salariée de l’association Grisélidis, à Toulouse. Depuis l’éclosion des sites internet et la multiplication des rendez-vous via un numéro de téléphone, les prostituées « ne sont pas forcément plus en sécurité que celles qui travaillent dans la rue, poursuit-elle. Il y a toujours la peur des contrôles de police et des faux clients… »

La dépêche

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Jan 04

Couleurs rosées pour rappeler le champagne qui coule à flot dans ce genre de soirée. Le flyer  controversé de la soirée du Studio One. Photo DR
Couleurs rosées pour rappeler le champagne qui coule à flot dans ce genre de soirée. Le flyer controversé de la soirée du Studio One.

« Je trouve cela choquant et très irrévérencieux, tant pour les hommes que pour les femmes, tout deux rabaissés à des rôles peu valorisants », remarque Julie, de l’association féministe Mix-cités. De toute façon, ce problème est récurrent ».

Le Studio One, discothèque pour les 25-45 ans basée au Ramier, proposait vendredi soir une soirée sur le thème de… « Putes et macs ».

Le flyer de présentation, inondé de rose, met en avant une femme en tenue aguicheuse et un homme dont la posture ne laisse aucun doute sur ses fonctions. Cerise sur le gâteau, une liasse de billets tapisse l’ensemble, montant encore d’un cran, dans le mauvais goût, selon celles et ceux que cet objet publicitaire a choqué.

mauvais goût ou simple dérision ?

Confronté aux critiques de plusieurs associations féministes, Phils, responsable de cette animation et professionnel de la nuit, se défend : « C’est une soirée bon enfant, basée sur l’humour et la dérision. Un clin d’œil à la morosité ambiante. Aucun message anti femme ou contre les prostitués ne se dessine derrière ».

Le Studio One, habitué des soirées un brin provocantes, est prêt à s’excuser si ce thème a pu blesser certains. « Il faut prendre cela au second degré, note Jean-Jacques Lasserre, responsable du complexe du Ramier et du Studio One. Les associations féministes devraient plutôt se concentrer sur le problème de la prostitution en bord de canal ».

« Le problème de ce genre de soirée, c’est la banalisation de la prostitution, triste drame humain souvent subi, par des bobos qui viennent s’encanailler le temps d’un soir, reprend Virginie, de Mix-Cités. Sous couvert de la fête, tout devient permis ».

Marie-Laure, de l’association Act Up considère qu’en 2009 ce type de soirée est devenu ridicule : « Ce qui m’interpelle le plus, c’est la caution du retour du machisme. Je constate aussi la dégradation du rôle de la femme, reléguée à un simple jeu sexuel sur fond d’argent. Des critères inacceptables véhiculés tout normalement dans la société ».


Un thème décidément adoré des discothèques

Décidément, le thème, « Putes et mac » inspire les responsables des clubbers. En effet, en 2005, le même thème de soirée avait été lancé par plusieurs lieux de nuit de Toulouse et fait réagir plusieurs associations féministes de la ville. « On avait déjà dénoncé le côté irrespectueux envers les femmes par le biais de ces soirées, précise Julie, de Mix Cités. Mais apparemment, c’est récurrent dans le monde de la nuit. Bien sûr, on nous dira que la télévision, la publicité exploitent aussi bien souvent la femme, mais personne n’est obligé de copier la bêtise ». « On peut rire de tout mais pas avec tout le monde », disait Pierre Desproges. Une phrase décidément intemporelle.

La dépêche

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Nov 04

Mœurs. Un homme de 47 ans condamné à six mois de prison. Il organisait des rencontres coquines pour sa concubine.

Ancienne actrice de films pornographiques et mère de deux enfants en bas âge, Sylvie, 22 ans, (le prénom a été modifié) donne rendez-vous à ses clients via son site internet. Depuis deux ans, elle et son compagnon, 47 ans, tous les deux originaires du Morbihan, sillonnent les grandes villes de France, tels deux « commerciaux » du sexe, pour engendrer les bénéfices.

Jeudi dernier, dans une chambre d’hôtel du quartier de Montaudran à Toulouse, les enquêteurs de la police judiciaire ont mis fin à cette « tournée » coquine et pathétique.

Dans les pièces de cette chambre de location, le compagnon prend des photos des passes que propose sa concubine tout en « veillant sur elle », explique-t-il, assis sur une chaise.

Car la règle du jeu, elle est précisée sur les sites et les blogs de Sylvie, « pas de pénétration, uniquement des fellations… »

Dans l’autre chambre, il y a les enfants, un bébé de huit mois et un garçonnet de trois ans surveillés par la jeune sœur de Sylvie, 15 ans, malentendante, qui réchauffe les biberons. C’est elle qui s’occupe de ses petits cousins quand la grande sœur « travaille » dans la chambre d’à côté.

50 € LA PASSE

Ces derniers jours à Toulouse, comme ces derniers mois, à Paris, Nantes ou Montpellier, le couple « très bien organisé », selon un enquêteur, gère ce business sur internet en famille.

Le compagnon prend les rendez-vous, de 15 à 20 personnes par jour pour deux séances de fellation, à 14 heures et 21 heures, à 50 € la passe. Il envoie un SMS aux clients pour confirmer et leur donner le numéro de la chambre.

Cet homme s’est retrouvé vendredi devant le tribunal correctionnel, en comparution immédiate, pour « proxénétisme ». « Impensable ! », s’étonne le couple à des années lumières de concevoir que leurs activités tomberaient un jour, à ce point, sous le coup de poursuites pénales.

C’est pourtant ce qui est arrivé. Profil bas dans le box des prévenus et visiblement fatigué par deux jours de garde à vue, l’homme avoue son étonnement.

« Les rendez-vous via internet, l’organisation des tournées, la gestion des gains… sont autant d’éléments qui encouragent, facilitent et favorisent la prostitution. C’est une forme moderne de proxénétisme », explique un enquêteur de la PJ.

Condamné à six mois de prison, sans mandat de dépôt, le compagnon de Sylvie est sorti libre du tribunal. Mais devra effectuer sa peine de manière aménagée dans le Morbihan.

La montée en puissance de la prostitution de salon

L’inquiétude des hôteliers n’y change rien. Impuissants pour certains face à la déferlante de filles qui squattent une chambre d’hôtel durant trois à quatre jours, ils assistent au défilé quotidien de clients filant tout droit vers les numéros de chambre. À Toulouse, de nombreux hôtels dont des hôtels de luxe n’échappent plus à ce phénomène.

« Si on refuse uniquement sur des suspicions, on peut-être taxés de faire de la discrimination sans raison. Si on accepte de les laisser entrer, on peut être poursuivis par la justice pour complicité de proxénétisme… Alors que doit-on faire ? », s’interroge une hôtelière, non loin du canal du Midi. La prostitution de salon, plus sûre que la prostitution de rue, monte en puissance avec le phénomène des escortes girls sur internet.

ladepeche.fr

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Oct 22

Violences. Un Toulousain vient d’être mis en examen pour « viol et vols aggravés » et incarcéré. Il aurait agressé une dizaine d’escort girls en six mois.

Sur internet, les sites de rencontre avec des escortes professionnelles sont multiples et c'est sur la toile que le suspect choisissez ses futures proies. Photo DDM, Michel Viala, archives

Sur internet, les sites de rencontre avec des escortes professionnelles sont multiples et c’est sur la toile que le suspect choisissez ses futures proies. Photo DDM, Michel Viala, archives

Quel est le véritable parcours de cet ancien ingénieur commercial ? Désormais incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses, cet homme âgé de 25 ans a reconnu sans détour une dizaine d’agressions ces derniers mois. Ses cibles ? Des professionnelles du sexe rencontrées sur internet. L’homme prenait rendez-vous, passait du bon temps avec la demoiselle et repartait avec l’argent gagné par la belle au lieu de payer les 300 € de la facture, quitte à sortir un couteau pour obtenir plus vite ce qu’il cherchait !

Les policiers de la brigade des mœurs cherchaient sa piste depuis la fin juin et le viol sordide d’une Brésilienne, dans une résidence hôtel du quartier de la Cépière à Toulouse. La victime avait décrit un homme de race noire, élégant et s’exprimant sans difficulté. Les investigations ont permis aux enquêteurs de découvrir un signalement comparable à Clermont-Ferrand où une escorte, cette fois de nationalité tchèque, avait subi une agression similaire. Elle avait eu la bonne idée de conserver le numéro de téléphone utilisé pour prendre rendez-vous.

Agresseur oui, violeur non

Les recherches ont montré aux policiers de la sûreté départementale que ce numéro avait été utilisé à Toulouse. Il restait à connaître son propriétaire. Longtemps, son nom est resté inconnu, jusqu’à la semaine dernière. Le monde des escortes est petit. « Les filles tournent de ville en ville. Ce sont souvent les mêmes », lâche un enquêteur. Les policiers ont donc fait passer le message. La semaine dernière, une fille a deviné que son client pouvait être le suspect. Ce dernier n’a pas eu le temps de rafler la mise, les policiers des mœurs lui sont tombés dessus.

Lors de sa garde à vue puis devant le juge d’instruction Didier Suc, cet homme a reconnu plusieurs agressions. La première à Marseille puis une dizaine à Toulouse et même trois autres à Bordeaux. « Les policiers ignoraient tout de son passage dans cette ville. Il assume les conséquences de ses actes. Des agressions d’escortes girls oui mais rien d’autre », précise son défenseur, Me Pierre Le Bonjour. Le suspect nie en effet totalement les accusations de viol. « Pourquoi aurait-il besoin de violer ces filles ? interroge son avocat. Il les rencontre dans le cadre d’une relation consentie et tarifée dont il sait, à l’avance, qu’elle ne lui coûtera rien… »

L’instruction devra préciser ces accusations. Le suspect aurait trouvé cette combine pour assurer à la fois son train de vie et son goût des relations sexuelles. Désormais, les policiers s’attendent à découvrir d’autres faits. L’homme aurait séjourné à Lyon et à Paris. Et les enquêteurs peinent à croire qu’il n’a pas poursuivi son manège rémunérateur.

Trouver une escorte : quelques clics et un coup de fil…

Objets de bien des fantasmes, longtemps réservés aux initiés, les escortes, descendantes « anglaises » des filles de Madame Claude ont d’abord gratifié de riches chefs d’entreprise un peu trop seuls dans leur palace. Puis, peu à peu, elles se sont démocratisées avant de littéralement exploser avec internet.

Aujourd’hui, il suffit de taper le mot « escorte » sur n’importe quel moteur de recherche pour voir défiler des centaines de filles qui affichent souvent leurs mensurations avantageuses, leurs photos avec des physiques plus ou moins dénudés et leurs tarifs où l’heure ne se négocie pas à moins de 300 €. Le client choisit, passe un coup de fil et obtient un rendez-vous, souvent dans un hôtel discret. « Et elles travaillent très bien », glisse un policier.

Depuis que les règles de la prostitution ont été durcies sur le trottoir avec notamment l’interdiction du racolage, la prostitution de salon s’est développée. L’escorte a vite pris une part du marché importante surtout depuis que les réseaux téléguidés depuis l’Est ont commencé à s’y intéresser.« Nouvelle prostitution, nouvelle délinquance », admet un enquêteur à propos des agressions en série menée par l’homme arrêté à Toulouse. Et dans ce milieu fermé, à la limite de la légalité (une femme seule a le droit de vendre son corps, pas si elle travaille pour une organisation), les plaintes sont rares.

Un temps largués et peu intéressés par le phénomène, les policiers toulousains ont vite réagi pour lutter contre cette prostitution déguisée. Depuis le début de l’année, trois enquêtes, une de la sûreté départementale deux de la police judiciaire, ont mis fin au business toulousain de ces dames et de leurs accompagnateurs. Et à chaque fois, les clients ont dû s’expliquer devant les enquêteurs…

La Dépêche

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Oct 04

La France est un des seuls pays d’ Europe où louer une chambre à une prostituée, même au prix du marché, peut envoyer l’hôtelier en prison. Le fait divers qui suit est des plus classique au pays de “doits de l’homme” : Un couple loue ses chambres 40 euros jours à Toulouse, il déclare ses revenus, des prostituées sont clientes. Le couple d’hôtelier se voit accusé de proxénétisme, sa réputation est entachée à jamais, il se retrouve trainé devant la justice, et comme on se rend compte au final que ces gens là n’ont jamais fait de mal à une mouche, on leur applique une peine symbolique (sursis). Pendant ce temps, les proxénètes qui assuraient la traite de ces prostituées sont loins.
Le procès de la misère humaine s’est tenu jeudi à Toulouse. Accusés d’avoir aidé et accueilli des prostitués bulgares dans leur hôtel de la Caravelle rue Raymond IV, les gérants et un veilleurs de nuit comparaissaient devant le tribunal Correctionnel de Toulouse. Les deux prostituées et mères maquerelles de 13 autres jeunes prostituées bulgares, accusées elles aussi, n’étaient pas présentes à l’audience. Les faits remontent aux années 2004-2005 : de jeunes prostituées bulgares arrivent dans les rues de Toulouse.

Proxénétisme et blanchiment

La police toulousaine mettra fin à ce trafic d’êtres humains lors d’une descente de police le 5 juillet 2004. 13 prostituées sont alors arrêtées.

Un réseau organisé, maffieux sur lequel plane l’ombre d’un certain “Emo” espèce de Kaiser Sauzé plus que Don Corleone, tête du réseau resté en Bulgarie pour recevoir les dividences de ses activités et éventuellement faire pression sur les familles des prostituées envoyées en France.

A Toulouse, les filles finissent par s’installer hôtel de la Caravelle rue Raymond IV. Un hôtel jadis cossu. Elles sont plusieurs, plus d’une dizaine explique le président du Tribunal. Elles vivent à l’hôtel et y recoivent leurs clients pour les passes.

A l’abbatage, chaque fille effectue 4 à 5 passes de jour ou de nuit. Et autant de locations pour les gérants de l’hôtel de la Caravelle qui profitent de cette mâne. A 40 euros la location de la chambre, le magot s’élève en quelques mois plusieurs milliers d’euros. De quoi fluidifier les finances de l’hôtel …

Leur casier est vierge mais ils fournissent “Aide et Assistance” aux prostituées. En clair, du proxénitisme. Ils sont également accusés d’avoir blanchi le produit de ces revenus économiques. Le gardien de nuit lui aussi est dans la salle, accusé de s’être servi au passage.

Des “Ténardiers” modernes qui profitent là de la misère humaine et d’un réseau de prostitution bien organisé ? Le procureur de la République le pense et elle requiert de la prison ferme et de lourdes amendes pour les gérants de l’établissement.

Les avocats ne sont pas du même avis.

Le célèbre pénaliste toulousain Simon Cohen défend les époux gérants de la Caravelle. Pour l’avocat, l’infraction de blanchiment n’est pas constitué et son argument sera retenu par la cours. Quand au proxénétisme, l’homme de loi tente de le minimiser en diluant les responsabilités tout en arguant du caractère occasionnel de la mise à disposition des chambres pour la prostitution. Sa plaidoirie démonte une à une les accusations. Dans les détails, Ses clients ne sont pas des tenardiers explique t il. Et, argument ultime, une note de la police anti blanchiment Tracfin n’accuse pas les époux gérants.

Une plaidoirie entendu par les magistrats. L’infraction de blanchiment n’est pas retenue mais les époux gérants et le veilleur de nuit sont déclarés coupables et condamnés. Prison avec sursis et lourdes amendes.

Quand aux prostituées maquerelles, absentes des débats, elles sont également condamnées.

Source : http://www.toulouse7.com/2008/10/03/prostitution-a-toulouse-le-proces-des-filieres-bulgares/

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Sep 22

Mis en examen mardi pour « agressions sexuelles sur mineurs », « prostitution ou corruption de mineurs » et « détention d’images pédopornographiques », Jean-Pierre Stacino, un enseignant de physique chimie de 52 ans qui enseignait au lycée Déodat-de-Séverac à Toulouse, a ensuite été laissé libre sous contrôle judiciaire (notre édition d’hier et de mardi).

Il n’est pas mis en examen pour « viols sur mineurs ». Et c’est par erreur que nous écrivions, mardi, que l’information judiciaire avait aussi été ouverte pour ce chef. « Mon client est présumé innocent, insiste son avocate Me Stéphanie Calvet. Il ne reconnaît qu’une petite partie des faits ». En réalité, seulement, la détention d’images pédopornographiques. Lors de son interpellation, jeudi dernier, à l’aéroport de Roissy, en région parisienne, une trentaine de photos d’adolescents nus ont été saisies dans sa valise puis une soixantaine d’autres à son domicile. Les policiers le soupçonnent de tourisme sexuel en Thaïlande et Birmanie où il s’est rendu à plusieurs reprises ces dernières années. Des accusations que nie fermement l’intéressé.

La question de sa remise en liberté sera à nouveau examiné prochainement par la chambre de l’instruction à la suite de l’appel du parquet. Placé sous contrôle judiciaire, le professeur ne peut partir exercer en Angola comme cela était prévu.

Source : La dépêche du midi

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May 16

Adams Erhaighewu, président de l’association des Nigérians de Toulouse et directeur d’une société d’import-export (AJ International, rue de la République) a été condamné hier par le tribunal correctionnel à cinq ans de prison ferme et dix ans d’interdiction de séjour pour proxénétisme aggravé.

Mêmes peines et motif pour son compatriote, Mike Odeh, qui assurait le transfert des fonds collectés au Nigeria, via l’Espagne.

Christiana Iyelobu, dite Tina, une ancienne prostituée toulousaine reconvertie, qui hébergeait une prostituée, voire deux, dans son studio de 30 m2 au Faubourg Bonnefoy, a, elle, été condamnée à dix mois de prison ferme.

ex-prostituée mariée avec un ancien client
Ayant, comme ses deux acolytes, déjà passé treize mois à l’ombre en détention préventive, « Tina » devrait bientôt sortir de prison. Elle ne sera pas interdite de séjour afin de lui permettre de vivre avec le Toulousain, ex-client, qui a promis de l’épouser.

C’est la seule note positive, soulignée par M° Pierre Alfort, son défenseur, dans un dossier touffu qui lève le voile sur les noirs dessous de la prostitution africaine dans la Ville rose.

L’enquête minutieuse de la brigade des mœurs de Toulouse, avec écoutes téléphoniques, filatures, surveillance et perquisitions diverses, et une instruction de plusieurs mois ont permis de remonter les fils d’un réseau ayant impliqué, sur les trottoirs du quartier de la gare jusqu’au printemps 2007, dix-sept prostituées nigérianes aux noms évocateurs : Joy, Beauty, Precious, Patience ou Endurance…

Les filles sont envoyées vers l’Hexagone, parfois par leurs proches. Totalement dépendantes de leurs hôtes en France, elles leur versent l’argent destiné aux « mamas » qui contrôlent souvent le trafic depuis le pays.

« 40 % des prostituées en France sont d’origine africaine et 80 % de leurs gains reviennent aux proxénètes » selon la substitut du procureur Coquisart, dont les réquisitions ont été suivies par le tribunal et le président Roussel, malgré les dénégations en bloc d’Adams, le boss quinquagénaire, et de Mike, le boucher de Barcelone convoyeur de fonds qui s’exprimait, hier à la barre, en pidgin, ou brook english, l’anglais créole des ports africains, traduit par un interprète.

Adams et les prostituées utilisaient, eux, un code sur leurs portables : un « bras » pour 100 €, un « grand bras » pour 1 000 €!

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Des milliers d’€ envoyés au Nigéria, en Finlande, ou cachés
35 000 € c’est le prix d’un passage du Nigeria en France, en route et bateau. Obligée de se prostituer, menacée de représailles et de sorcellerie sur sa famille au pays, une prostituée a envoyé 18 000 € en un an à des correspondants en Espagne. Mike, le « convoyeur » quadra, arrêté à Ax-les-Thermes avec 4 000 € coincés derrière le tableau de bord, a lui transféré quelque 48 000 € en deux mois sur un compte bancaire du Nigeria. Plus de 20 000 € en liquide ont été retrouvés cachés dans le studio de Tina la « logeuse », dans les doubles fonds d’un sac à main et d’une mallette de maquilleuse, sous un tapis et au fond d’une botte. Elle avait envoyé plus de 20 000 € en un an au pays et Adams, le « boss », avait, lui, transféré 24 000 € en Finlande et 17 000 € au Nigeria.

source : http://www.ladepeche.fr/article/2008/05/16/454216-Tribunal-Les-dessous-de-la-prostitution-africaine.html

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Apr 17

Une ressortissante tchèque écrouée après une enquête de la PJ. Elle chapeautait une «escort girl» lituanienne lors d’un tour de France des hôtels.

Et de deux. Coup sur coup en moins de quatre mois, les policiers toulousains sont intervenus dans le milieu des escorts girls, ces prostituées étrangères qui organisent, via le net, de véritables tournées nationales d’un hôtel à l’autre. Ces deux enquêtes consécutives montrent l’essor considérable de cette prostitution. Une prostitution plus discrète, plus lucrative pour les réseaux, et bien peu évidente à traquer.

Il n’y a qu’à voir le nombre de filles inscrites sur les sites d’annonce d’escorts pour avoir une idée de la déferlante… Le principe est simple : les prostituées affichent leur CV détaillé (prestations, tarifs, photos) sur le web. Elles indiquent leurs jours de passage dans telle ou telle ville ainsi qu’un numéro de téléphone. Les avantages, pour elles, sont nombreux : sécurité accrue par rapport à la rue et accès à une clientèle aisée. La réservation de l’hôtel et le « planning » sont organisés depuis l’étranger. Et, après une étape de deux ou trois jours, les filles s’envolent dans une autre ville.

Après la brigade des Mœurs de la sûreté en janvier, le groupe proxénétisme de la PJ s’est intéressé à deux filles qui se trouvaient la semaine dernière dans un grand hôtel du centre-ville toulousain. Une ressortissante tchèque âgée d’une trentaine d’années accompagnait une Lituanienne âgée d’un peu plus de vingt ans. Les surveillances ont permis de comprendre les multiples allers et venues d’hommes dans les chambres. Lors de l’interpellation, deux clients ont d’ailleurs été entendus.

D’après l’enquête, la fille la plus âgée, qui ne se prostituait pas, chapeautait sa compagne qui, elle, facturait 300 € l’heure. Cette jeune femme aurait été recrutée en Angleterre où se trouverait l’agence d’escort girls qui l’ emploie.

Lors de la perquisition, six ou sept cartes de crédit ont été trouvées ainsi qu’un ordinateur. L’étape toulousaine sera un peu plus longue que prévue pour la ressortissante tchèque. Présentée samedi à un magistrat, elle a été écrouée.

Les policiers observent avec un certaine inquiétude ce boom de la prostitution sur le net qui s’accompagne d’une baisse de la prostitution de rue (30 à 40 filles dans la Ville rose). Dans ces deux affaires, ils ont pu établir le proxénétisme grâce à la présence d’un accompagnateur (trice) chargé de collecter les gains. Mais qu’en sera-t-il si tout est organisé depuis l’étranger ?

J.-N. G.

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Le coup de gueule d’une «traditionnelle»

Prostituée depuis douze ans à Toulouse dans le secteur de l’Embouchure, Toulousaine d’origine, Stéphanie (prénom d’emprunt), est une des toutes dernières Françaises qui travaille dans la rue. Elle décrit les mutations de la prostitution et déplore l’éternelle guerre de trottoir.

Comment a évolué la prostitution ?

Dès que les filles de l’Est sont arrivées dans les années 2000, on est monté avec de pseudos clients. On s’est retrouvé avec un pistolet sur la tempe. Dès lors, 50 % des Françaises ont arrêté. Je pense qu’aujourd’hui nous ne sommes plus qu’une vingtaine dont trois ou quatre la nuit et le reste le jour.

Que dénoncez-vous ?

Tous ces réseaux. Ils considèrent que tout le territoire leur appartient. Pour eux, nous sommes une concurrence. J’ai été menacée. On m’a demandé de verser 500€ tous les six mois plus un pourcentage. Aujourd’hui, je trouve des douilles sur mon emplacement.

Les clients sont-ils moins nombreux ?

Il y a moins de clients mais on travaille encore. Il y a quelques années, ces filles gagnaient 1000€ par jour. Aujourd’hui, elles font 500 à 600€ par soir. Elles viennent en France en croyant qu’elles vont faire des ménages, travailler avec des enfants. A l’Embouchure, il y a une vingtaine de Bulgares. Ces filles-là ne demandent qu’à partir. Mais tant qu’elles n’ont pas payé leur dette, elles ne peuvent pas. Moi je gagne 9000€ par mois.

Les clients ont-ils changé ?

Ils sont plus difficiles. Ils veulent des prix plus bas. Les filles ont fracassé les prix : 30€ l’amour sans préservatif…

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A Toulouse, des patrons d’hôtels excédés

« J’ai observé ce phénomène depuis fin décembre. Plusieurs transexuels sont venus en masse pour réserver des chambres. Ils paient cash les quatre nuits puis ils s’enferment dans leur chambre en attendant les clients. Le phénomène touche de nombreux hôtels », assure cette responsable d’un hôtel toulousain confrontée à la montée de la prostitution qui avance cachée dans la Ville rose. « Que faire ? Si je n’accepte pas certains clients, je peux être accusée de pratique discriminatoire. Surtout si je n’ai pas de preuve de l’activité de ces personnes… En général, tout se fait dans la discrétion et les chambres d’hôtel sont toujours très propres à la fin. »

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Interpellations dans les réseaux africains

Les prostituées africaines représentent environ le tiers de la prostitution de rue toulousaine. La semaine dernière, la brigade des Mœurs de la sûreté s’est intéressée à une dizaine de filles qui, chaque nuit, arpentait le secteur de l’avenue du Cimetière et du boulevard de la Gare. Des prostituées d’origine ghanéenne. Les surveillances ont montré qu’elles faisaient leurs passes dans un appartement loué par un Toulousain, un cuisinier. Celui-ci a été interpellé. De même que deux filles. L’une est âgée d’une cinquantaine d’années. Elle ne faisait pas de passes et gérait son petit monde. L’autre est soupçonnée de lui avoir prêté main forte. Neuf prostituées de ce réseau, considérées comme victimes, ont depuis quitté le trottoir toulousain. Lors de sa garde à vue, l’une des femmes impliquées a jeté un sort à un des enquêteurs…

Source : http://www.marcfievet.com/article-18788910.html

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Mar 19

Note INP : Si le but est de faire baisser la prostitution, alors bravo la France. Bravo aussi à l’ Iran, à l’ Egypte, au Laos, et à tous ces grand pays merveilleux où l’ Etat se met en tête de “lutter contre la prostitution” en rendant la vie des prostituées impossible. Nous suggérons l’envoie de casque bleu en Suisse, au Danemark, en Allemagne, et dans 80% des Etats Européens qui ont eu l’idée folle de légaliser les maisons closes, et où des milliers d’esclaves sexuels attendent d’être délivrées par “le pays que le monde entier envie”.

Pour la police et les associations, le constat est le même : les prostituées sont moins nombreuses dans les rues de Toulouse depuis cinq ans, date de la promulgation de la loi sur la sécurité intérieure et la répression du racolage passif. Entre 2006 et 2007, les forces de l’ordre ont même enregistré « une baissse de 50 % du nombre de prostituées ».

Mais derrière ces chiffres, les acteurs de terrain dénoncent des effets pervers. Pour Isabelle Schweiger, de l’association Grisélidis, « la loi n’a fait que stigmatiser les prostituées, pour des motifs vagues. Mais tant que ça ne touche qu’elles, personne ne dit rien ». Et la militante attire l’attention sur le cas de ces « prostituées sans papiers arrêtées pour racola-ge et reconduites à la frontière ».

Moins virulente, l’Amicale du Nid n’en est pas moins critique. « La loi a des effets négatifs. On voit moins de prostituées dans les rues car elles ont peur d’être verbalisées. Elles sont inaccessibles pour nous et les autres acteurs sociaux et donc plus à la merci de la violence des proxénètes, mais aussi des clients. Ces derniers savent qu’elles n’iront plus se plaindre en cas de violences », explique Rosine Baron, directrice de l’association à Toulouse. « Beaucoup travaillent désormais dans des lieux reculés et dangereux », poursuit-elle. Ou à leur domicile : le racolage sur Internet est en augmentation. Une prostitution moins évidente à réprimer.

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