Dec 29

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Dec 27

Les chercheurs de l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive se sont fondés sur neuf sondages effectués entre 1987 et 2000. Durant cette période, la part des interrogés ayant recours à des services sexuels tarifés est restée stable, écrivent les auteurs de l’étude dans l’édition de décembre de la revue spécialisée “Sexually Transmitted Infections”.

Jusqu’à l’âge de 30 ans, la moyenne est d’un peu plus d’un sur dix (11,5%). Dans la tranche d’âge des 31 à 45 ans, elle double. Les scientifiques ont calculé qu’à 43 ans, environ 23% des hommes ont eu recours au moins une fois à une prostituée.

A la connaissance de l’auteur de l’étude André Jeannin, c’est la première fois que l’on dispose de chiffres portant sur l’ensemble de la population masculine suisse. Une nouvelle enquête a été réalisée en 2007, mais les données sont encore en cours d’évaluation, a-t-il indiqué. On ne sait pas non plus ce qu’il en est des hommes de plus de 45 ans.

Enfin, il semble que les clients des prostituées soient bien informés des risques: dans une récente étude, 90% des sondés ont affirmé utiliser un préservatif, précise M. Jeannin. Selon lui, les efforts de prévention des maladies sexuellement transmissibles devraient se concentrer sur les moins de 30 ans, les plus âgés étant plus expérimentés.

24heures

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Nov 04

Il faut interdire la prostitution avant 18 ans, estiment les milieux concernés.

Selon certains experts, des jeunes filles suisses se tourneraient de plus en plus vers la prostitution pour être en mesure de s’offrir des articles de marque.

L’Association suisse pour la protection de l’enfance (ASPE) a lancé un appel pour que la majorité sexuelle soit élevée de 16 à 18 ans en cas de prostitution.

L’âge légal de la prostitution étant limité à 21 ans en Allemagne et à 18 en France et en Italie, l’association craint que la Suisse ne devienne un paradis pour touristes sexuels en quête de chair fraîche.

«Nous devons combler cette lacune de la loi, affirme Ruth-Gaby Vermot, ancienne députée et membre de la direction de l’ASPE. Sinon, notre législation laxiste attirera des michés étrangers tout contents de savoir qu’ils peuvent avoir des relations sexuelles avec des jeunes de 16 ou 17 ans sans risquer d’être poursuivis.»

Légale en Suisse

En Suisse, la prostitution est légale. La majorité sexuelle est de 16 ans, même si la différence d’âge entre partenaires excède deux ans. Une relation entre deux jeunes de 13 et 15 ans n’est pas punissable.

«Il faut faire la distinction entre les deux sujets», indique Guido Balmer, porte-parole de l’Office fédéral de la police. «Le Code pénal suisse ne prévoit rien contre la prostitution elle-même, même s’il existe des clauses telles que l’interdiction du proxénétisme. Mais pour ce qui est de l’abus sexuel, le code pénal contient toute une liste de délits.»

Autrement dit, si vous avez 15 ans, vous ne pouvez vous prostituer parce que vous n’avez pas atteint l’âge de consentement et non pas parce que vous vous prostituez. Les relations sexuelles sont légales après 16 ans et le fait qu’elles soient rétribuées n’y change rien.

«Gênant»

Pour l’ASPE, cette situation est inacceptable. «La Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant comme son Protocole sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants – deux textes ratifiés par la Suisse – prévoient de protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle jusqu’à l’âge de 18 ans», précise Karolina Frischkopf à swissinfo.

«Le problème, poursuit cette membre de l’ASPE, c’est que la loi suisse ne dit rient de la prostitution volontaire de jeunes de 16 ou 17 ans, alors que toutes les autres situations sont prévues. Il faut donc combler cette lacune.»

C’est pourquoi l’association demande que l’âge légal pour se prostituer soit fixé à 18 ans et que le commerce du sexe soit interdit au-dessous.

D’autres organisations sont gênées par cette situation dans un pays qui a travaillé dur pour les droits de l’enfants pendant des années. «Pour la Suisse, c’est tout simplement gênant, indique Susanne Seytter de Fiz, une organisations de défense des droits de la femme à Zurich.

Le point de vue du gouvernement

Le ministère de la Justice se repose, lui, sur la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, que la Suisse doit encore signer et ratifier.

Cette convention a été adoptée à la 28e Conférence européenne des ministres de la Justice en juillet 2007 à Lanzarote, en Espagne.

«Cette convention traite entre autres de la pénalisation de ceux qui recourent aux services de prostitués de 16 ou 17 ans», précise Folco Galli, porte-parole du département fédéral de la Justice.

Pourtant, elle doit encore passer par une procédure de consultation, une analyse de ladite procédure, la rédaction du message final du gouvernement au parlement, pour que ce dernier puisse enfin se prononcer…

C’est ainsi que l’âge légal de la prostitution en Suisse n’est pas près d’être élevé à 18 ans.

Le «label sex»

C’est ainsi que se développe en Suisse ce qu’on appelle le «label sex» (du sexe pour des marques), soit le fait que des jeunes filles se prostituent à temps partiel pour se faire de l’«argent de poche» et s’acheter des vêtements et des accessoires de luxe.

Ces filles font de la publicité sur Internet ou visitent des clubs huppés. Une boîte de nuit zurichoise a même organisé une soirée à thème avec des invitées de 16 ans.

La demande en ligne est importante et les publicités mettent l’accent sur l’accessibilité de jeunes filles de 16-17 ans. Mais Ruth-Gaby Vermot craint que les filles qui travaillent en privé soient vulnérables et à la merci du client.

Karolina Frischkopf ajoute que cette prostitution peut entraîner un éloignement de la vie normale puisque, cette activité étant tenue secrète, elle ne peut être abordée avec l’entourage ou la famille en cas de problème.

«La situation s’aggravée encore du fait que l’argent facile peut rendre des projets de formation ou de travail nettement moins attrayants pour ces jeunes. La prostitution enfantine n’est pas un simple ‘péché de jeunesse’, mais vendre son corps peut marquer à vie.

swissinfo, Thomas Stephens
(Traduction de l’anglais: Isabelle Eichenberger)

swissinfo

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Oct 27

Depuis quelques années, la prostitution valaisanne s’est déplacée des cabarets vers les salons de massage. Cette situation complique la tâche des associations de prévention.

Ils étaient des lieux incontournables du monde de la nuit, connus loin à la ronde pour leurs spectacles affriolants. Ils ne le sont plus. Le Brasilia et le Galion, deux cabarets de la capitale sédunoise, ont mis la clé sous le paillasson, remplacés par des discothèques. Selon l’un des anciens propriétaires, la cause de ces fermetures est facile à expliquer: «Lorsqu’en 2004, le gouvernement a limité l’obtention du permis L aux artistes de l’Union européenne, cela a été le début de la fin. Il n’a plus été possible de faire venir des danseuses d’Afrique du Nord ou d’Asie. Elles étaient les seules à proposer des shows de qualité appréciés par nos clients.»

Si du côté des tenanciers, on déplore cette action, au Service cantonal de la population et des migrations, on se félicite de la mesure: «Le permis L n’est pas responsable de la mort des cabarets. Avant 2004, la situation financière était déjà difficile. Les night-club souffraient de la concurrence avec les salons de massage moins chers et plus discrets. L’attribution du permis L a été limitée car nous savions que certaines filles des cabarets arrivaient en Suisse par des filières mafieuses. L’objectif était donc d’enrayer cette traite des blanches», souligne Françoise Gianadda, cheffe de service.

Mais tous ne partagent pas ce point de vue, notamment les organisations de défense des prostituées. «Quand les filles se sont rendu compte qu’il n’était plus possible de rejoindre la Suisse grâce au permis L, croyez-vous qu’elles ont décidé d’attendre des jours meilleurs? Ou de reprendre leurs études?». Joanna Pioro Serrand, coordinatrice à l’association Aspasie qui vient en aide aux prostituées, déplore cette mesure. Selon elle, l’abandon du permis L n’a pas apporté de réponse claire à la question de la prostitution. «Le problème s’est simplement déplacé des cabarets vers les salons de massage.»

Prévention de plus en plus difficile

Cette situation nouvelle complique la tâche de l’antenne Sida du Valais romand, active dans le milieu de la prostitution. «Avant, notre médiatrice était bien accueillie dans les cabarets. Elle y avait pris ses habitudes et le courant passait bien avec les filles. Dans les salons de massage, c’est beaucoup plus difficile, ne serait-ce que pour les contacter. C’est un milieu très fermé», explique Valérie Morard Ducrey, coordinatrice de l’antenne. Selon elle, les cabarets avaient aussi l’avantage de proposer des contrats de travail aux artistes. Les filles avaient donc des droits, notamment une assurance maladie et un accès facile à des conseils de prévention. Dans les salons, la situation est plus nébuleuse. La loi du silence règne. Les filles sont à la merci de leur souteneur.

Autre problème soulevé cette fois par Joanna Pioro Serrand, dans les cabarets, il y a une sorte de hiérarchie entre les filles. Les plus anciennes apprennent les ficelles du métier aux plus jeunes, elles se soutiennent en cas de problèmes. Maintenant les filles sont livrées à elles-mêmes. Et comme la concurrence est rude avec notamment une offre qui dépasse la demande, les prostituées sont prêtes à accepter des rapports non protégés ou à casser leurs prix.

Le problème se déplace

D’après la loi concernant les dossiers de police judiciaire, «Toute personne s’adonnant à la prostitution ou désireuse de s’y adonner est tenue de s’annoncer sans délai à la police cantonale». Selon Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police cantonale, des contrôles fréquents sont effectués pour vérifier si les registres sont tenus à jour. Françoise Gianadda, cheffe du Service des étrangers, dresse un bilan positif de cette mesure: «Peu de filles en situation irrégulière ont été appréhendées.» Mais ces contrôles se limitent à l’autorisation de séjour et de travail. La question de la prévention n’est pas abordée ici.

Offres sur l’internet

Plus préoccupant, l’avènement de l’internet complique également la tâche de la police et des spécialistes de la prévention. Un vaste marché parallèle s’est développé dans lequel les salons essaient même de recruter des filles de la région. En témoigne ce message trouvé en deux clics sur un grand site d’annonces gratuites: «Vous êtes une femme avec du charme? Vous désirez arrondir vos fins de mois et joindre l’utile à l’agréable? Je peux vous aider, le tout dans la discrétion et le respect. Région de Sion.» Plus loin sur le site, une autre annonce interpelle: «Jeune femme de 25 ans, divorcée et avec des problèmes financiers, propose ses services pour arrondir les fins de mois difficiles.»

Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Selon Valérie Morard Ducrey, ce genre de prostituées occasionnelles échappent totalement à toute forme de prévention alors qu’elles sont très exposées aux risques puisqu’elles travaillent en dehors des structures habituelles et qu’elles débarquent au milieu d’un univers qu’elles ne connaissent pas. Le problème est donc loin d’être résolu, le plus vieux métier du monde a encore de belles nuits devant lui.

Source : Le Nouvelliste

premiereligne.ch

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Oct 22

Dans notre édition du 3 septembre, sous le titre «Rue du Lièvre, rendez-vous des “chauds lapins”», nous avons relaté les débats judiciaires mettant en cause Jacques Moretti (32 ans), Christian Loubet (38 ans) et Philippe Le Coarer (38 ans), accusés d’avoir, courant 2005 en France, recruté des jeunes femmes pour exercer leurs charmes dans un salon de massages érotiques situé rue du Lièvre à Genève, faits qualifié de proxénétisme aggravé.

Malgré les multiples écoutes téléphoniques confondantes recueillies par les enqupêteurs, les trois prévenus nient formellement les faits. Jacques Moretti et Philippe Le Coarer admettent avoir (sous le prête-nom de deux proxénètes suisses patentés) effectivement géré, 3 mois durant, le salon de massages de la rue du Lièvre, une activité parfaitement légale en Suisse.

Pour l’accusation, perpétré sur le territoire français, le délit d’incitation à la prostitution est bien constitué. Le parquet a requis 18 mois de prison dont 12 avec sursis contre Jacques Moretti, 18 mois dont 8 avec sursis à l’encontre de Christian Loubet et 1 an dont 8 mois avec sursis contre Philippe Le Caorer, désigné comme “le financier”


de l’entreprise. Les défenseurs avaient unanimement demandé la relaxe. Mis en délibéré, le jugement a été rendue hier. Le tribunal a relaxé les prévenus des faits perpétrés en Suisse et condamné Jacques Moretti à 12 mois de prison dont 8 avec sursis et Christian Loubet a 10 mois dont 6 avec sursis pour les faits d’incitation à la prostitution commis en France.

Ledauphine.com

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Oct 16

Une prostituée a réussi à soulager un de ses clients de 210 000 francs Suisse en lui faisant croire qu’elle était amoureuse de lui. Elle a été reconnue coupable d’abus de confiance jeudi par le Tribunal de district de St-Gall.

La prostituée, une Brésilienne de 40 ans, a été condamnée à une peine de prison avec sursis de 17 mois et à une amende de 5000 francs. Le tribunal n’a pas retenu l’accusation d’escroquerie par métier.
Le plaignant a rencontré la prostituée dans son salon de massage en 2005. Elle lui a fait croire à une relation amoureuse alors qu’elle vivait avec mari et enfants. L’homme lui a alors prêté 210 000 francs. Elle a redemandé de l’argent, mais le grugé avait épuisé ses réserves.
 
La prostituée a alors cessé de voir le client et n’a plus répondu à ses appels téléphoniques. Lorsqu’il a voulu récupérer l’argent, il a constaté qu’il ne restait plus un sou: la prostituée avait tout dépensé en voyages et produits de luxe.

le matin.ch

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Oct 03

La prostitution est autorisée en Suisse, où les prostituées sont considérés comme des travailleurs indépendants. Cependant, de nombreuses règles encadrent la profession. L’une d’elle précise que l’incitation à la prostitution est interdite. On ne peut pas passer de petites annonces de recrutement ou proposer spontanément un job de prostituée à une fille. Cette affaire en est une illustration :

Courant 2005, des policiers de la brigade des moeurs de Genève informaient leurs collègues de la police judiciaire d’Annecy (l’information aurait circulé en sens inverse, corrige un défenseur) que des ressortissants français recrutaient (sur le territoire français) des jeunes femmes pour exercer leurs charmes dans un salon de massages érotiques rue du Lièvre à Genève. Les écoutes téléphoniques avaient abouti à l’interpellation de Jacques Moretti (32 ans), Christian Loubet (38 ans) et Philippe Le Coarer (38 ans), jamais condamnés.
Tous nient formellement les faits qui leur sont reprochés. Jacques Moretti et Philippe Le Coarer admettent avoir (sous le prête-nom de 2 proxénètes suisses patentés) effectivement géré, 3 mois durant, le salon de massages de la rue du Lièvre, une activité parfaitement légale en Suisse.
« C’est vrai que je connaissais des gens dans ce milieu, mais je n’ai jamais poussé personne à la prostitution » clame Moretti, à l’unisson avec son cousin Loubet.
« Quel serait l’intérêt de ces femmes de vous dénoncer ?» s’étonne Martine Imberton, présidente.
« Je ne comprends pas» répond Jacques Moretti, avançant l’hypothèse du dépit amoureux de l’une d’elles.
Prostitution et proxénétisme, des activités légales en Suisse

«Malgré les écoutes téléphoniques, tout le monde ment ?» interroge Valérie Escallier, vice-procureur. Pour l’accusation, perpétré sur le territoire français, le délit d’incitation à la prostitution est bien constitué, même si l’activité est effectivement légale en Suisse. Le parquet a requis 18 mois de prison dont 12 avec sursis contre Jacques Moretti, 18 mois dont 8 avec sursis à l’encontre de Christian Loubet et 1 an dont 8 mois avec sursis contre Philippe Le Caorer, désigné comme «le financier» de l’entreprise.
Les défenseurs parlent d’un «dossier qui ne tient pas la route». Conseil de Jacques Moretti, Me Annick Hingrez relève l’absence totale de plainte et souligne la démarche volontaire des jeunes femmes recrutées.
Au regard des conventions liant la France et la Suisse, des faits perpétrés en Suisse par un ressortissant français ne peuvent être poursuivis par l’autorité judiciaire française que dans la mesure où ceux-ci constituent un délit en Suisse… Ce qui n’est le cas ni pour la prostitution, ni pour le proxénétisme rappelle Me Hingrez. Rien ne démontre que les appels téléphoniques visés ont été émis de France, renchérit Me Régine Ciccolini.
Les défenseurs ont unanimement demandé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 22 octobre.

Source : http://www.ledauphine.com/index.jspz?chaine=19&article=60100&xtor=RSS-19

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Sep 30

GENEVE. Une escort girl, promue maquerelle, et un ex-avocat sont accusés d’avoir livré des filles et de la drogue au producteur français Thomas Langmann avant de le faire chanter.

Fati Mansour
Mardi 30 septembre 2008

Sexe, drogue et petits secrets. Le procès d’une prostituée de luxe et d’un ex-avocat, accusés d’avoir usé de toutes les turpitudes pour gagner de l’argent, pourrait bien venir tourmenter une riche et parfois célèbre clientèle soucieuse de discrétion. Ce d’autant plus que le Tribunal de police de Genève a décidé de contraindre certains témoins récalcitrants à se présenter à une future audience non sans promettre à la défense d’autoriser l’audition publique des écoutes téléphoniques sous la forme de morceaux choisis.

Pas franchement glamour, ce monde de la nuit décrit par les premiers témoins. Un vrai nid de vipères où, à en croire l’accusation déclinée par le procureur Claudio Mascotto, celle qui se faisait appeler Maïté tenait le rôle principal. Derrière ce visage angélique, la femme, âgée aujourd’hui de 37 ans, en aurait fait voir de toutes les couleurs à ses clients et aux autres filles qui gravitaient dans le milieu.

Défaillances

Plaignants ou parties civiles, tous se sont faits discrets à l’approche du procès. Une attitude qui ne manquera pas d’aiguiser l’ironie d’un Jacques Barillon prêt à dénoncer, du côté de la défense, ce genre de pirouettes.

Parmi les célèbres clients de Maïté, il y a un banquier et aussi le producteur français Thomas Langmann à qui l’on doit Astérix aux Jeux olympiques. C’est justement lorsque ce dernier tournait ce film à Alicante que Maïté lui a adressé plusieurs filles et fait parvenir de l’héroïne pour sa consommation personnelle. Les rapports se sont vite dégradés entre le producteur et l’accusée. Le premier reprochant à la jeune femme d’avoir abusé de sa carte de crédit. La seconde lui reprochant des arriérés pour les prestations sexuelles fournies.

Finalement, en automne 2006, Maïté aurait menacé Thomas Langmann de le dénoncer pour viol et contrainte, trafic de drogue et autres escroqueries. Le texte de cette missive au procureur de la République à Paris a été écrit avec le concours de B., un ex-avocat genevois radié du barreau en raison d’une série de dérapages, et représenté ici par Me Yaël Hayat.

C’est la police genevoise qui est tombée sur cette fausse dénonciation lors de l’arrestation de Maïté et la fouille de son appartement. Car le producteur ne serait pas la seule victime de cette escort girl promue maquerelle de très jeunes filles. Un ancien client, dont elle a finalement dévoilé la double vie à son épouse, non sans user de sa carte de crédit pour vider les boutiques de luxe, s’est finalement décidé à porter plainte avant de se retirer de la procédure par gain de paix. Le Tribunal, bien décidé à l’entendre, le fera venir par la force si nécessaire.

Certains témoins sont venus à cette première audience. Comme cette assistante de recherche dans une société financière qui avait connu Maïté dans les boîtes de nuit de la place. Elle affirme avoir travaillé pour l’accusée à qui elle devait reverser 50% de ses gains. Non sans ajouter que cette dernière mettait la pression pour qu’elle s’implique davantage et se rende notamment à Alicante sur le fameux tournage. Incitation à la prostitution? La défense s’amuse. «Ce témoin n’a rien d’une sainte», explique Maïté.

Photos et célébrités

Cité à comparaître, Alain Delon a allongé la liste des témoins défaillants et non excusés. Il avait joué dans le film de Thomas Langmann et des photos de lui - on n’en saura pas davantage en l’état - on été trouvées au domicile de l’accusée. Etait-ce pour le faire chanter comme le prétend une des filles? Durant l’enquête, Alain Delon a fait savoir par l’entremise de son avocat genevois, Me Dominique Warluzel, que ces clichés, retirés depuis du dossier, avaient été pris avec son consentement.

Le jugement de cette affaire, que d’aucuns auraient sans doute apprécié le classement, reprendra à une date encore inconnue.

Source : http://www.letemps.ch/template/regions.asp?page=7&article=240728

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Sep 29

Le procès d’une escort girl débute aujourd’hui à Genève. Particularité : elle avait fait chanter le producteur d‘Astérix.

L’ambiance devait être sympa sur le tournage d’Astérix aux Jeux olympiques, mais la suite l’a été un peu moins pour Thomas Langmann. Selon Le Parisien, le producteur a admis qu’il avait eu recours au services de Maria-Antonietta Bertolini, une escort girl. Celle-ci avait été chargée en 2006 de lui founir douze prostituées de luxe et 25 grammes d’héroïne lors du tournage des aventures du dernier Astérix, en Espagne.

Pour en arriver à admettre devant des enquêteurs, Thomas Langmann a eu une bonne raison : il a porté plainte contre la « maquerelle » pour extorsion de fonds et chantage. Car Maria Antonietta Bertolini, alias Maïté, lui avait demandé 50 000 euros pour qu’elle ne révèle pas publiquement son recours aux services de prostituées. Le producteur lui en avait déjà remis 10 000, lorsque Maïté a été arrêtée par la police suisse dans le cadre d’une autre affaire de chantage. Incarcérée quelques mois puis remise en liberté, la prostituée maître chanteuse va devoir s’expliquer dès aujourd’hui lors de son procès, à Genève.

Drôle de scénario pour l’un des producteurs majeurs du cinéma français…

Souce : Voici

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Sep 23

Thurgovie | La prostituée thaïlandaise disparue il y a près d’un mois dans le canton de Thurgovie est morte. Le corps de la jeune femme de 30 ans a été retrouvé lundi (hier) dans un bois près de Märstetten. Son dernier client présumé, un Suisse de 41 ans, est en détention préventive depuis le 27 août.

AP | 23.09.2008 | 16:28

Un promeneur avait trouvé dimanche des vêtements et des chaussures qui correspondaient à ceux de la prostituée établie à Zurich, a précisé ce mardi la police cantonale thurgovienne. Le suspect, qui est sous les verrous, était déjà connu des services de police. Il avait été condamné dans le canton de Thurgovie pour viol et violences corporelles dans les années 1990.

La Thaïlandaise, employée d’une agence d’escortes, avait été déposée à Märstetten, mais ne s’est pas présentée au lieu de rendez-vous fixé quelques heures plus tard pour le retour. Elle séjournait légalement en Suisse. Les recherches entreprises pour la retrouver avaient été vaines.

Source : http://www.24heures.ch/actu/suisse/2008/09/23/prostituee-retrouvee-morte

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