mai 06

Un club de sauna, soupçonné de cacher une traite d’êtres humains et de la prostitution forcée, a dû fermer ses portes dans le district fribourgeois de la Singine. L’exploitant, un Suisse de 45 ans, a été incarcéré.

Cinq femmes ont été interpellées pour séjour et prostitution illégaux. Il s’agit de quatre Brésiliennes et d’une Italienne d’origine brésilienne, âgées de 20 à 52 ans. Après audition, elles ont été relaxées.

L’exploitant a par ailleurs contrevenu à la législation sur les établissements publics en vendant des boissons alcoolisées sans disposer de la patente adéquate. Par conséquent, la préfecture de la Singine a ordonné la fermeture des lieux.

Source : http://www.romandie.com

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avr 28

Les prostituées qui exercent dans la rue ou dans les salons constatent que les clients négocient toujours davantage les prix de leurs prestations à la baisse. Combien gagne, vraiment, une prostituée en Suisse romande de nos jours? Enquête.

Les prix sur le marché du sexe payant en Suisse sont en chute libre. Ceci pour une raison simple: l’offre est nettement supérieure à la demande. Du coup, le client n’hésite pas à négocier les prestations… à la baisse. On ne parle pas ici des escorts de luxe qui se font généralement de gros salaires.

«Le marché est sursaturé», confirme Michel Venturelli, criminologue tessinois qui a auditionné des centaines de professionnelles du sexe au Tessin dans le cadre d’une étude réalisée en collaboration avec le Centre interdisciplinaire pour la recherche en sexologie de Gênes (Italie). «Le gros problème, c’est qu’on casse les prix. Avant, les filles donnaient tout pour 300 francs; maintenant, elles le font pour trois fois moins cher! Quand une sodomie peut se faire pour moins de 100 francs, il y a un sérieux problème.»

Toujours plus pour moins cher
Les prostituées des salons et de la rue admettent que depuis un certain temps, les conditions de travail ont changé. Elles sont plus dures. Les clients demandent toujours plus pour moins cher (lire encadré page 39). «Les clients sont fous, c’est terrible. Si tu ne fais pas certaines choses, tu ne gagnes pas beaucoup», confirme Clara, qui demande 100 francs pour un rapport complet et 200 francs pour une sodomie. Elle refuse par contre les clients qui veulent du sexe sans préservatif.

«Les prostituées sont dans une position de faiblesse évidente, dénonce Michel Venturelli. Notre enquête montre que huit clients sur dix ne veulent pas mettre de préservatif. Et que sept femmes sur dix acceptent de le faire si le client augmente le tarif.»

Mais comment expliquer l’explosion de l’offre? Tout d’abord par la concurrence des travailleuses du sexe illégales (sans papiers), qui représente 50% de l’offre et généralement tire les prix vers le bas. Le nombre de prostituées en Suisse est estimé entre 10 000 et 15 000, dont 50% travaillent au noir. Par exemple, dans le canton de Vaud, sur 400 prostituées, 200 sont clandestines, selon la police. Mais aussi par l’augmentation des détentrices d’un permis dans le cadre des bilatérales. Depuis 2004, le nombre de prostituées officielles dans le canton de Genève a quasi doublé et est passé de 800 à 1500. Essentiellement des Françaises, des Espagnoles et des Portugaises, précise la police genevoise.

Pour Michel Venturelli, «il faudrait expliquer aux gens que la Suisse n’est pas un eldorado». Mirrana, une jeune Sénégalaise qui vend depuis peu ses charmes dans un salon de massage à Sion, s’en est déjà rendu compte. «Je pensais qu’on gagnait plus ici qu’ailleurs, mais pas du tout. Ce n’est pas le rêve. Il y a des jours où ça ne marche pas.»

Mais, en réalité, combien gagne une prostituée indépendante en 2008?

Difficile à dire car qu’elles exercent dans les salons de massage, dans la rue, à l’hôtel ou dans leur appartement, chacune fixe son prix dans le cadre du marché. De plus, elles ne travaillent pas forcément tous les jours. Ce qui est sûr c’est que, globalement, les affaires sont moins bonnes qu’avant. «Une fois, je vais faire deux mille, une autre fois beaucoup plus. Ça dépend car il y a des jours où il n’y a pas de clients», témoigne Clara, prostituée dans un salon de massage à Prilly (VD). La jeune femme verse 100 francs par jour au patron du salon et garde la totalité de ses gains. Malgré cela, elle avoue que sa situation économique est précaire. «Deux mille francs, c’est peu, mais heureusement je suis mariée.»

Un manque à gagner pour le fisc
Du côté des administrations fiscales, on n’en sait guère plus. Celles-ci doivent également composer avec ces contribuables au profil particulier. «A Genève, 600 prostituées exerçant sur le trottoir ou dans les salons sont enregistrées comme indépendantes, indique Roland Godel, secrétaire général adjoint chargé de la communication au Département des finances genevois. La grande majorité affiche un revenu annuel se situant dans une fourchette de 30 000 à 60 000 francs. En prenant une moyenne de 45 000 francs, on estime que les prostituées rapportent 4 millions de francs d’impôts sur les 3,2 milliards de francs versés par les personnes physiques.»

Dans le canton de Vaud, l’administration fiscale n’est pas en mesure de donner une estimation chiffrée. Les prostituées passeraient-elles entre les gouttes? «Si un indépendant ne renvoie pas sa déclaration d’impôt, nous le taxons d’office d’après les éléments dont nous disposons, explique Pierre Dériaz, chef du service des contributions. Le revenu d’une prostituée doit s’élever en moyenne à 45 000 francs.»

Une taxation journalière
En Valais, «un certain nombre est taxé mais les gros revenus, nous ne les avons pas, déplore Gilbert Salamin, chef du service concerné. C’est difficile pour les autorités fiscales. Nous taxons d’office celles qui ne renvoient pas leur déclaration fiscale en nous référant au revenu moyen que déclarent les autres.»

Son homologue jurassien, Pierre-Arnaud Fueg, reconnaît qu’il est très compliqué de taxer les travailleuses du sexe - au nombre officiel de vingt dans le canton. «Il y a clairement un manque à gagner faute de loi applicable.» Un projet est en cours, qui réglera indirectement la question en obligeant les salons de massage à déclarer les prostituées qu’ils emploient.

«Elles ne déclarent rien car le forfait appliqué ne correspond pas à la réalité», explique Michel Venturelli, qui a obtenu en juillet 2007 que ce forfait annuel imposé aux prostituées tessinoises passe de 70 000 francs à 50 000 francs. Mais selon lui, une taxation journalière serait plus appropriée.

Mercredi soir, à Lausanne, Caro négocie ses charmes

Mercredi soir, 22h, quartier de Sévelin, à quelques mètres des Docks, à Lausanne. Caro, une jeune Brésilienne arpente le trottoir comme tant d’autres dans ce périmètre dédié au sexe payant. C’est combien? «C’est 100 francs les 20 minutes pour une fellation suivie d’un rapport complet.» Plus loin, elles répètent toutes le même prix. Ça, c’est la version officielle. Malheureusement, l’offre est tellement supérieure à la demande qu’un client peut obtenir, à force de négociation, un rapport complet pour moins de 100 francs. D’ailleurs, après quelques minutes, Caro confie qu’il lui arrive parfois de baisser ses prix jusqu’à 80 francs pour un rapport complet «mais jamais en dessous».

Pour Caro, c’est clair: «Les moches, les vieilles, les sans-papiers et les toxicomanes tirent les prix vers le bas.»

«Les prix sont nettement à la baisse, indique Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise. Une fellation se négocie au plus bas à 30 francs.»

Lila, une Française de 40 ans basée à Neuchâtel et qui se vend par petites annonces, fait de la résistance: «Il ne faut pas scier la branche sur laquelle on est assis. Il y a tellement de filles qui viennent de partout. Chez moi c’est 100 francs pour un massage et une finition érotique et 300 pour un rapport complet. Ça marche bien. Je peux me faire jusqu’à 8000 francs par mois.» Le secret? «Un endroit sympa, discret et strict sur l’hygiène.»

Même discours dans ce salon de massage genevois où le «câlin de 20 minutes» est à 170 francs. «C’est toujours la même chose.

La rareté se paie. La beauté, la culture, et la conversation, témoigne la responsable. Aujourd’hui, certaines filles donnent tout et n’importe quoi.

Si on remonte dans l’Histoire, au XVIIIe siècle, la comtesse de Polignac aurait obtenu un château dans la Loire pour une fellation bien faite.»

Malgré tout, les temps ont bien changé, affirme Nina, une indépendante de Monthey (VS): «Cela fait huit ans que je fais ce métier. Et bien, il y a des jours où ce que je gagne sert tout juste à payer ma chambre.»

Pénaliser le client pour lutter contre la traite

La Norvège s’apprête à rendre illégal l’achat de sexe et donc pénaliser le client afin de lutter contre la traite. «Faire de l’achat de prestations sexuelles un délit rendra la Norvège moins attrayante aux yeux des trafiquants d’êtres humains», a déclaré le ministre norvégien de la Justice Knut Storberget, lors de la présentation du projet de loi par le gouvernement, il y a une semaine. Dans les cas extrêmement graves, la peine pourra atteindre un an.

La Norvège s’est inspirée de ses pays voisins. De la Suède tout d’abord, qui a adopté une loi criminalisant l’achat de sexe en 1999 puis, de la Finlande, qui a rendu illégal en 2006 l’acte d’achat de services sexuels auprès des prostituées.

En France, une loi de janvier 2003 rend le racolage passif ou actif passible de deux mois de prison et de 3750 euros d’amende. Dans les faits, peu de clients ont été amendés.

Malgré un bilan plutôt positif dressé en Suède, les groupes de défense des prostituées norvégiens ne sont pas convaincus. Ils craignent que cela fragilise les prostituées car elles dépendront alors totalement des maquereaux pour trouver des clients.

source : http://www.lematin.ch

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avr 01

Près de la moitié des internautes interrogés sur 20minutes.ch avouent avoir déjà fréquenté un bordel.

Les jeunes de plus en plus tôt au bordel.

Parmi les clients des lupanars, un sur deux assure y être allé entre deux et cinq fois, alors qu’un sur cinq dit les fréquenter au moins une fois par mois. La moitié des personnes questionnées est allée dans une maison close pour essayer de nouvelles pratiques sexuelles, et un sur deux était dans une relation stable lorsqu’il s’y est rendu, même si les trois quarts d’entre eux (78%) disent ne pas avoir eu mauvaise conscience. Deux tiers des personnes interrogées y sont allées seules, alors que le tiers restant s’y est rendu en groupe avec des amis.

C’est entre 14 et 30 ans que l’immense majorité des participants à l’enquête (81%) s’est rendue pour la première fois dans un bordel. Pour 3% d’entre eux, c’était même avant 14 ans!
Le salon de massage l’emporte sur les relations avec des prostituées de rue, qui ne sont sollicitées que dans 25% des cas. La majorité des personnes interrogées raffole des films pornos, puisque sur les 85% qui avouent en regarder, près du 40% le font régulièrement. Le lieu de divertissement sexuel le plus apprécié reste le cabaret (56%), devant le cinéma porno (15%), le peep show (13%), le sauna sexuel (10%) et le club échangiste (6%).

www.20minutes.ch

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mar 27

En France, un site Internet hébergé en Suisse offre des dizaines d’annonces de logements contre services sexuels ou des emplois pour secrétaires prêtes à passer sous le bureau.
«Propose à jeune fille libertine une colocation contre services (massage, câlins, cuisine)». «Recherche assistante-secrétaire, toujours en jupe et talons. Très coquine. Contrat à durée indéterminée. Très bon salaire.» «Homme délicat, discret, apporte aide financière régulière à jolie jeune étudiante sans tabous pour des soirées régulières.»

Voilà quelques-unes des petites annonces que l’on trouve aux rubriques «emploi», «job étudiants» ou encore «à louer» des pages françaises de Missive, un site international de petites annonces gratuites en ligne.

Ce type d’offres est interdit en France: il expose les sites ou les publications à des poursuites pour proxénétisme. Les concurrents de Missive en France s’efforcent de les éliminer au fur et à mesure de leur apparition. Un laissez-faire qui a valu à Missive d’être dénoncé dans la presse française.

Des profiteurs
En effet, derrière la toile et ces petites annonces, des hommes profitent de la détresse de femmes pour assouvir leurs pulsions. A l’approche de la quarantaine, ce responsable de communication propose de partager son studio de 50 m² dans un quartier chic de Paris. Prix à payer: «un rapprochement physique par jour». Il trouve cela «ludique» et n’y voit aucun problème moral. «J’ai des copines qui vont et qui viennent, je ne suis pas un cas social. Mais les Parisiennes sont névrosées et casse-bonbons!», se justifie-t-il.

En général, celles qui répondent sont poussées par la détresse: «A 23 ans, j’étais au chômage et je cherchais un studio. Comme je ne pouvais même pas avancer la caution, le propriétaire m’a fait comprendre que je pouvais avoir ce studio contre arrangement», témoigne une jeune femme contactée par e-mail. Une mère célibataire de deux enfants, sans logement, s’est-elle aussi décidée à répondre à ces annonces. «Par trois fois, des propriétaires m’ont demandé de coucher après m’avoir fait visiter un appartement, mais ensuite ils ne me rappelaient pas.»

Coucher pour loger. (Miyuki Droz Aramaki)Une dérive propre à la France
Sur les pages suisses, belges et canadiennes de Missive, aucune annonce de ce type. «La France est beaucoup plus répressive que ses voisins en matière de prostitution. Ici, il n’y pas de maisons closes ou de quartiers rouges comme en Belgique. Ceux qui ont créé Missive ont sans doute voulu explorer ce marché d’une clientèle frustrée», analyse Me Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste du droit d’Internet.

Le quotidien Libération a été le premier journal à dénoncer Missive – un site que le webmaster, Pierre Allain, reconnaît être suisse. L’information a depuis été reprise par les principales radios et télévisions françaises. Du côté de Missive, la seule réaction a été une mise en garde («attention aux annonceurs peu scrupuleux: refusez tout échange de logement contre services») apparue au-dessus des annonces qui continuent quand même de proposer ce genre de deal!

Contacté par e-mail, le webmaster prétend avoir réglé le problème de ces messages en éliminant la rubrique «colocation» de son site. Depuis que nous lui avons fait remarquer que c’était faux, il refuse de répondre à nos questions.

Des sites basés à l’étranger
Pourquoi la Suisse? Parce qu’en France, le proxénétisme est un délit grave, passible de 10 ans de prison. De plus, les lois concernant la prostitution sont interprétées de manière très large: «On a déjà jugé un coiffeur qui laissait les prostituées se réchauffer quelques minutes dans son salon. L’argument: il soutenait la prostitution, rappelle Emmanuel Pierrat. Souvent des individus sont persuadés de ne pas être proxénètes, mais la jurisprudence les condamne.»

Les sites Internet sont donc eux aussi dans la ligne de mire de la justice. En 1997 déjà, Le Nouvel Observateur a été condamné pour proxénétisme aggravé, parce qu’il gérait le Minitel rose 3615 Aline, où l’on trouvait des annonces de prostituées.

Du coup, comme la plupart des sites francophones d’escort girls ou de prostitution, Missive est basé à l’étranger. Une nationalité suisse bien dissimulée, car Missive est enregistré aux Etats Unis, via une entreprise américaine, Domains by Proxy, dont la spécialité est de servir de prête-nom pour cacher l’identité et la nationalité du fondateur.

Y mettre fin
Quant à des poursuites contre le webmaster, elles sont possibles en théorie, même lorsque le site est basé à l’étranger. Dans la pratique, c’est assez rare: les procédures sont longues et coûteuses.

En effet, il faut faire appel à Interpol et passer par une collaboration internationale, parfois refusée. Dernière éventualité: porter plainte pour pornographie, comme le propose Me Sébastien Fanti, avocat suisse spécialisé sur les questions Internet : «Tout internaute, en France ou en Suisse, peut se plaindre du contenu de ce site, accessible sans avertissement, même à des mineurs!».

swissinfo, Miyuki Droz Aramaki, Paris

Source :  http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/Un_site_suisse_ose_suscite_la_polemique_en_France.html?siteSect=105&sid=8892349&cKey=1206539072000&ty=st

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mar 26

En France, on infantilise les client en leur faisant des leçons de morale. En Suisse, on les responsabilise, comme le démontre la campagne  ”Prostitution sans contrainte et violence”, qui aide les client à savoir détecter les cas de prostitution sous contrainte.

Comment reconnaître une prostituée non consentante :
- elle vous dit qu’elle se prostitue sous la contrainte
- elle vous dit qu’elle a été violée
- elle est maltraitée
- elle est exploitée
- elle a contracté de très lourdes dettes auprès de son souteneur ou du tenancier de la maison close où elle travaille
- elle est enfermée
- elle est constamment sous surveillance
- un tiers vous assure que vous pouvez faire avec cette femme ce que vous voulez
- elle n’a pas le droit de refuser un client
- elle n’a pas le droit de refuser certaines pratiques sexuelles
- elle n’est pas en position d´exiger l´usage du préservatif
- elle n’est pas ou peu payée pour son travail
- elle doit rester à disposition 24 heures sur 24
- son passeport et ses papiers lui ont été confisqués
- elle doit remettre ses revenus à un ou une proxénète.”

Source : http://www.verantwortlicherfreier.ch/fr/index.html

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