fev 08

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La prostitution, cette question qui a longtemps été marquée du sceau du jugement moral, prend aujourd’hui des formes de plus en plus civilisées. On la fait petit à petit disparaître du paysage. Par exemple, les jeunes femmes qui “se relayaient” au bord de l’autoroute, en face du centre commercial des Trois Baleines (”Tri kita”, sud-ouest de l’agglomération moscovite), ont été chassées (on raconte que l’ordre en a été donné par un haut-fonctionnaire qui passait par là). Parallèlement s’est ouvert le réseau hôtelier “Podouchkine” (chambres à l’heure sans aucun papier d’identité exigé et location de différents sex-toys), nouvelle approche commerciale du concept d’hôtel de passes.

Qu’est devenue la morale dans cette affaire, une transformation se serait-elle produite là-aussi?

Deux récents sondages menés fin 2007 et début 2008 par la fondation Opinion publique apportent de précieux éléments de réponse.

Comment les sondés voient-ils la situation? Dans l’ensemble, ils portent sur elle un regard très positif, dans le sens où la majorité d’entre eux sont persuadés que ce qu’on pourrait appeler le “marché des services sexuels” est un secteur loin d’être en crise dans l’économie russe, à l’inverse, il serait même florissant et en plein boom.

La moitié des interrogés (51%) se disent certains que le nombre de prostituées a augmenté en Russie ces dernières années. Ils sont presque trois fois moins (18%) à considérer que celui-ci est resté stable. Seuls 3% ont avancé que ce genre de services devenait de plus en plus rare.

Il faut souligner qu’aussi bien les hommes et femmes, que les jeunes et les vieux, ont la même idée de la situation en matière de prostitution. Il n’est donc pas question ici d’idées préconçues.

Si le nombre de travailleuses du sexe augmente, la demande augmente également pour les prestations qu’elles proposent: 40% des sondés supposent que ces dernières années le nombre d’hommes ayant recours à ce genre de services a augmenté. Deux fois moins (20%) pensent que rien n’a changé en la matière, et seuls 3% font état d’une baisse de la demande. Notons que, selon eux, la hausse de l’offre dépasse celle de la demande: 51% des interrogés avancent que ce sont surtout les prostituées qui deviennent de plus en plus nombreuses, contre 40% qui évoquent principalement une augmentation du nombre de leurs clients.

Parler de prostitution sans aborder la morale serait pour le moins étrange. Mais, en ayant recours à elle, nous sommes bien obligés de reconnaitre qu’il n’y a dans la société russe pas plus de réprobation nette pour ce phénomène que pour les femmes qui l’incarnent. En effet, moins de la moitié des sondés (42%) condamnent les femmes qui fournissent des services sexuels contre de l’argent, et ils sont presque aussi nombreux (35%) à ne pas les blâmer pour cela.

Entre les deux alternatives suivantes: “il faut interdire la prostitution” et “il faut autoriser la prostitution, mais l’Etat doit la contrôler”, 43% des sondés ont choisi la première, et 38% la seconde. Ce n’est pas du 50/50, mais presque. Ce qu’il faut retenir, c’est que la société russe actuelle ne rejette pas la prostitution de façon homogène.

Mais même le rejet de ce phénomène ne se fonde pas du tout sur des considérations morales. La principale cause de méfiance en la matière revêt principalement un caractère médical: pour 33% des sondés, “ces femmes se détruisent la santé”; “il y a un risque important de transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST)”; elles sont des “colporteuses d’infections”; elles portent un “panel de maladies”; “on peut attraper différentes maladies”. Le caractère amoral de principe de la prostitution a été cité trois fois moins souvent.

Les sondés estiment également que certains hommes aimeraient recourir aux services d’une prostituée mais ne le font pas, pour telle ou telle raison. Pour 20% d’entre eux, c’est le prix élevé qui les arrête. Ils sont 15% à citer la crainte de contracter des maladies vénériennes ou le sida. La crainte d’être découvert - cela touche évidemment à des considérations morales - (”ont peur que quelqu’un les reconnaisse, de tomber par hasard sur une connaissance”; “ne veulent pas perdre leur situation”; “ont peur que leur femme l’apprenne”) n’a été évoquée que par 5% des interrogés.

Bref, on a l’impression que morale et prostitution appartiennent à deux registres différents qui n’ont absolument rien à voir l’un avec l’autre.

Enfin, ces sondages permettent d’aborder le problème au prisme des orientations politiques des interrogés. Parmi les sympathisants des partis représentés à la Douma, les plus catégoriques dans leur rejet de la prostitution sont ceux du KPRF (Parti communiste), avec un pourcentage de 69%. Les plus tolérants envers ce phénomène (ils y voient autant les points positifs que les points négatifs) sont les partisans de Russie juste: 38%. Ceux qui ont le plus de mal à exprimer un avis sur ce problème sont les sympathisants du LDPR (Parti libéral-démocrate de Russie, de Vladimir Jirinovski).

Conclusion, les Russes sont extrêmement tolérants et compatissants sur la question. Plus que d’avoir recours à des considérations morales, ils se montrent compréhensifs. Les Russes ont leur propre expérience du quotidien, souvent loin de ce qu’en rend la littérature ou le cinéma. Ils savent qu’un policier prend des bakchichs non pas parce qu’il est au départ corrompu, mais parce qu’il est peu rémunéré. Et les jeunes femmes n’échappent pas à la règle.

Il n’y a qu’au cinéma qu’une jeune fille de province peut arriver dans la capitale, trouver une place à l’usine et se sentir bien dans sa vie, parfois même jusqu’à faire carrière. Le cinéma reste en ce sens une fiction qui ne fournit aucune réponse définitive aux questions de savoir comment payer son loyer, ses études, où trouver l’argent pour se nourrir, s’habiller correctement, acheter des produits de beauté de qualité et financer ses loisirs culturels. Pour les étudiantes, employées de bureaux, vendeuses et ouvrières peu rémunérées, la prostitution - à 150-200 dollars la prestation - permet de répondre à toutes ces questions.

Et, à moins d’économiser pour s’offrir une Mercedes, pas besoin de travailler de la sorte jour et nuit. Elles le font de temps à autre, pour maintenir leur mode de vie ou en cas de difficultés d’ordre matériel.

Tout cela fait que la prostitution en Russie n’est pas du tout limitée à un segment isolé, dans certains quartiers ou certaines rues. Elle ne se résume pas, loin de là, à attendre debout sous la pluie ou la neige qu’une voiture s’arrête, et que Dieu sait qui vous emmène Dieu sait où pour vous forcer à faire Dieu sait quoi.

La prostitution est un secteur d’activité extrêmement flexible, qui répond aux exigences d’une clientèle pour le moins hétérogène et fournit à des jeunes femmes du travail sous de multiples formes.

Bien sûr, il existe un segment particulier pour ce genre de services, mais la prostitution est principalement un phénomène qui a trouvé naturellement sa place dans la vie de tous les jours.

Et s’il en est ainsi, à quoi bon en appeler à la morale?

Source : http://fr.rian.ru/analysis/20080208/98711614.html

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fev 04

Après avoir longuement parcouru quelques sulfureux coins de rue, des maisons closes et plusieurs strip-clubs, cinq économistes américains livrent maintes observations qui valent le détour.

Appels de phare

En coopération étroite avec les travailleuses du sexe et la police, Steven Levitt et Sudhir Venkatesh, respectivement professeurs d’économie à l’université de Chicago et de sociologie à l’université de Columbia, ont réalisé « An Empirical Analysis of Street-Level Prostitution », étude basée sur 2 200 « transactions » effectuées entre 2005 et 2007 par 160 prostituées à Chicago et dans plusieurs grandes villes américaines.

Dans la ville d’Al Capone, les activités de prostitution ont lieu sur seulement 0,3 % des angles de rue, vendeuses et clients devant se retrouver très rapidement, le plus souvent près des gares, des voies à grande circulation ou près de vieux quartiers à forte animation nocturne. Grâce à leur grande fréquentation, ces lieux ont le mérite de détourner l’attention et d’anonymiser les demandeurs autant que possible.

Les revenus moyens d’une sex worker sont nettement supérieurs à la moyenne : 27 dollars par heure, soit en moyenne 3 à 4 fois plus qu’une secrétaire comptable… Mais avec des risques drastiquement plus élevés : plus de 300 rapports sexuels par an sans préservatifs et une agression violente chaque mois ! Afin d’obtenir la clémence des forces de l’ordre, voire de bénéficier de la très relative (mais parfois nécessaire) protection physique et relationnelle d’un agent de police, la travailleuse du sexe devra systématiquement lui offrir des transactions gratuites et lui reverser 3 % de ses gains mensuels. Dans de telles conditions, on comprend qu’elle n’ait guère envie de se rendre au commissariat pour porter plainte. Les deux universitaires ont constaté que policiers et prostituées entretiennent une longue relation faite d’amour, de haine et de racket.

Toutefois, la travailleuse du sexe sera placée en garde en vue environ toutes les 450 passes et toujours libérée le lendemain après quelques sermons. Seulement une prostituée sur dix purgera une peine de prison ferme, excédant rarement plus de 14 mois car vite transformée en conditionnelle bien avant ce délai. La justice criminelle semble avoir plus d’impact sur le commerce de la drogue ou des armes que sur la prostitution, c’est-à-dire très peu.

A Chicago, à New York, à Philadelphie, à Los Angeles et ailleurs, la politique tarifaire d’une sex worker est segmentée par la typologie socio-ethnique américaine : lors de la négociation, on demandera souvent au client blanc de délier un peu plus sa bourse et on accordera régulièrement un rabais à son homologue noir ou latino. Sempiternelle discrimination positive, quand tu nous tiens… En général, la majoration du tarif est inversement proportionnelle à l’usage du préservatif. Effrayant. Certains jours sont plus propices à une flambée des prix : de +30 % et +60 % le 4 juillet (fête nationale américaine), les trottoirs étant également pris d’assaut par les « part-time », littéralement les occasionnelles.

L’étude comporte évidemment son point controversé : une prostituée « maquée » gagnera mieux et bossera moins que sa collègue freelance qui, de surcroît, sera la cible favorite des gangs et/ou de la police (extorsions, violences aggravées, abus sexuels, homicide, etc.). En général, les exigences du « mac » en termes de passes quotidiennes seront plus souples et sa redistribution pécuniaire sera plus avantageuse par rapport à la moyenne du marché, ceci afin d’attirer, de retenir et de motiver les travailleuses les plus sexy et/ou les plus efficaces. A plusieurs reprises, les deux chercheurs ont été sollicités par des prostituées souhaitant être présentées à un mac.

Une étude similaire menée en Equateur fait plus ou moins écho à celle de Levitt et Venkatesh. Dans « Sex Work and Infection : What’s Law Enforcement Got to Do with it ? », Paul Gertler et Manisha Shah, respectivement professeurs d’économie à l’université de Berkley et à l’université de Melbourne, ont constaté que le marché équatorien comportait également une forte segmentation tarifaire en fonction de l’appartenance ethnique du client. Dans ce pays, les maisons closes sont plus présentes et très fréquentées, le préservatif y est utilisé dans 61 % des rapports contre 25 % dans les rues, le même pourcentage qu’à Chicago. Déjà mieux protégées des MST, les travailleuses en maisons closes sont plus jeunes, plus sexy, mieux éduquées et mieux rémunérées que leurs consoeurs outdoor.

La réalité équatorienne tend à démontrer qu’une réglementation de la prostitution limite considérablement la propagation de MST et oriente les travailleuses du sexe vers l’encadrement plus sain et plus sécurisé des maisons closes.

Sur le feu du podium

Dans « In da club », Taggert Brooks, professeur d’économie à l’université du Wisconsin, s’est intéressé aux clients des strip-clubs. Contrairement au préjugés, l’habitué typique de cet endroit est plutôt jeune (entre 25 et 45 ans), célibataire, diplômé d’université souvent aisé, plus à la recherche de sensations fortes ou d’une expérience intime relationnelle que d’une aventure sexuelle proprement dite. La crainte des MST expliquerait en partie ce comportement.

Dans maints strip-clubs urbains américains, le client et la stripteaseuse peuvent se mettre à l’écart dans un petit salon feutré et confortable sous vidéosurveillance permanente. Dans la plupart des cas, notamment dans les grandes villes, il interagira étroitement avec une étudiante exerçant passagèrement ce métier afin de financer ses études. D’un strip-club à l’autre, le client pourra ou non s’adonner à de légers rapprochements tactiles. S’ils le souhaitent, les deux acteurs peuvent prolonger leur relation loin de ce cadre professionnel « hot », l’établissement tenant à tout prix à sa réputation et à ne pas s’attirer les foudres d’un procureur en quête de votes.

Présents à la rencontre annuelle de l’American Economic Association, les cinq économistes ont affirmé que leurs études, aussi précises et détaillées soient-elles, ne doivent point servir de conclusions fermes et définitives. Avec une dose d’humour, ils ont toutefois constaté que, par bien des aspects, la myopie au risque est aussi marquée dans le monde de la finance que dans celui de l’économie du sexe physique.

Toutes proportions étant égales par ailleurs, il serait intéressant de savoir si des nations multi-ethniques comme le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Afrique du Sud et l’Australie foisonnent de statistiques équivalentes.

 

Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35392 

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fev 01

MOBILISATION. Des organisations profiteront de l’événement pour sensibiliser l’opinion à la prostitution forcée et pour que la Suisse ratifie une convention du Conseil de l’Europe.

Qui dit Euro 2008 dit réjouissances footballistiques… et vaste campagne de sensibilisation à la traite des femmes. Une coalition de vingt-cinq organisations profitera de l’événement sportif pour mobiliser l’opinion sur cette problématique. Mais pas question de brandir des chiffres alarmistes sur le nombre de femmes qui pourraient être acheminées en Suisse pour être exploitées sexuellement. Les organisateurs de la campagne «Euro 2008 contre la traite des femmes» veulent avant tout faire pression sur la Suisse pour qu’elle ratifie la Convention du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains. Une convention qui entre en vigueur aujourd’hui.

Mieux protéger les victimes

Vingt-quatre Etats l’ont signée, treize l’ont ratifiée. Mais pas la Suisse, contrairement à ses voisins français et autrichien. Or, cette nouvelle convention a pour but principal d’améliorer les mesures de protection pour les victimes de ces traites. «La question du permis de séjour à accorder aux femmes victimes de trafics est très importante. Mais, en Suisse, on expulse généralement les femmes en situation illégale sans vraiment se demander si elles ont un statut de victime ou non», déplore Stella Jegher, de la section suisse d’Amnesty International. La coalition, dont fait partie Amnesty, profitera de la Journée internationale des femmes, le 8 mars prochain, pour lancer une pétition qui demandera la ratification de cette convention.

Et c’est ce jour-là qu’elle lancera officiellement sa campagne. Une campagne que le Département fédéral de la défense (DDPS) a décidé de soutenir par un financement initial de 100000 francs.

«Mondial du sexe»

L’Euro 2008 drainera un public essentiellement masculin, dont des clients potentiels de prostituées. Et c’est bien aux hommes que la coalition s’adressera en premier lieu. Mais, pour être efficaces dans leur travail de sensibilisation, les organisateurs veilleront à ne pas répéter le scénario de 2006 et tomber dans les clichés.

Une campagne alarmiste avait précédé la Coupe du monde de juin 2006 en Allemagne. Le Conseil de l’Europe avait laissé entendre qu’entre 400000 et 60000 prostituées, d’Europe de l’Est et d’Europe centrale essentiellement, risquaient d’être acheminées en Allemagne pour répondre à la demande. Des bordels ont d’ailleurs été créés spécialement pour l’occasion. Le «Frauenrat» est alors rapidement monté au front et s’est lancé dans une campagne anti-prostitution, sans vraiment faire de distinction entre celle qui est forcée et celle qui est volontaire, et donc légitime.

L’association a eu recours à des slogans comme «la responsabilité ne se mesure pas en centimètres». Ou «peu importe la longueur de votre pénis, vous seul pouvez repérer si une femme a été contrainte à la prostitution». Relayée par la presse française et anglo-saxonne, la campagne des organisations féministes s’était rapidement muée en critique ouverte de l’Allemagne pour avoir légalisé le proxénétisme et l’industrie du sexe en 2002. La Coupe du monde de 2006 est ainsi devenue pour certains le «Mondial de la honte et du sexe».

Pas de flambée de prostitution

Mais, finalement, l’invasion annoncée de prostituées n’a pas eu lieu. Et les bordels allemands n’ont pas connu le succès qui leur avait été prédit. Une enquête commandée par la structure des pouvoirs publics pour l’Euro 2008 (SSP) au Service de coordination contre la traite d’êtres humains et le trafic de migrants (SCOTT), rattaché à l’Office fédéral de la police, le confirme. Ses conclusions: il n’y a donc pas lieu de s’attendre à une flambée de prostitution forcée durant l’Euro 2008.

Deux millions et demi

«Nous ne voulons pas nous lancer dans des estimations», précise Yvonne Zimmermann, coordinatrice de la campagne. «Notre but n’est pas de nous focaliser sur l’Euro 2008, mais bien de profiter de l’événement pour faire prendre conscience de la problématique de la traite des femmes Car il s’agit d’un problème qui surgit au quotidien et qui n’est pas uniquement lié à certains événements», insiste-t-elle. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), près de deux millions et demi de personnes sont victimes chaque année de la traite des êtres humains. Et 80% sont des femmes ou des jeunes filles.

Si les craintes d’un afflux de femmes exploitées durant l’Euro 2008 ne semblent aujourd’hui pas justifiées, la vigilance reste de mise. Europol, l’Office européen de police, vient ainsi d’assurer son soutien à la Suisse pendant la grande messe footballistique. La collaboration portera sur le terrorisme, la falsification de billets et le vol organisé. Et bien sûr sur la traite des êtres humains.

http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&article=224650

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28

Ha les sondages… Si vous étiez ou êtes client de prostituées et qu’on vous téléphonait chez vous pour vous demander “Bonjour, Institut de sondage Bidulle, êtes vous client de prostituées ?”… Franchement, vous répondriez quoi… Typiquement le genre de sondage fait pour manipuler l’opinion, de manière à ce que les clients de prostituées, en lisant ça, se sentent marginaux et que les non clients se permettent de les considérer comme des marginaux. Bidon.

Malgré un nouvel arsenal juridique élargissant notamment le délit de racolage, le recours à la prostitution ne semble pas être en voie de recul chez les hommes. Selon l’enquête de 1992, 3,3 % des hommes avaient eu un rapport sexuel avec une prostituée dans les 5 ans, et c’est encore le cas de 3,1 % des hommes en 2006. Les hommes les plus concernés ont entre 20 et 34 ans (près de 5 % de cette classe d’âge) et dans de grandes agglomérations.

Source : http://www.unblogsexe.fr/index.php/1005-les-secrets-de-la-sexualite

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On vous le dit depuis des mois que le phénomène de la prostitution étudiante est surestimé, c’est une rumeur infondée, pour le savoir, nous avons cherché des prostituées occasionnelles étudiantes sur le web et on n’a rien trouvé de probant. Il y a des étudiantes qui se prostituent, certe, mais il y a aussi des secretaires, des commerçantes, des ouvrières, des employée de restauration, etc. qui le font occasionnellement ; la population étudiante n’est pas sur-représentée dans le milieu. Aujourd’hui, après un an d’intox, l’Ocreth nous donne raison.

On ne peut plus fermer les yeux sur la prostitution étudiante. Jeudi, deux livres vont nous rappeler que cette activité existe en France. D’abord un témoignage choc, livré par Laura D., étudiante qui vendait son corps pour payer ses factures. Ensuite, et pour la première fois, est présentée une analyse sociologique du phénomène à l’heure de l’Internet, qui facilite la démarche en la rendant simple et, surtout, discrète.

Les chiffres manquent. En 2006, le syndicat étudiant Sud avançait dans un tract le nombre de 40 000 étudiants pratiquant la prostitution amateur en France. Un chiffre qu’aucun recensement ne vient prouver et qui serait même, d’après l’office central pour la répression de la traite des êtres humains (Ocreth), « largement surévalué ». En effet, d’après cet organisme dépendant du ministère de l’Intérieur, la prostitution adulte en France est pratiquée, en hypothèse haute, par 18 000 personnes. “Et on voudrait croire que la prostitution étudiante est deux fois supérieure, tout en restant peu visible ?”, s’étonne un responsable de l’Ocreth. Il reconnaît cependant qu’il existe bien, dans l’Hexagone, « une prostitution étudiante occasionnelle, individuelle et cachée ». Ce qui, quand on est majeur, n’est pas une infraction. En France, seul le proxénétisme est illégal.

Quoi qu’il en soit, le phénomène semble étroitement lié à une précarisation de la vie étudiante. D’après l’observatoire de la vie étudiante, on comptait en 2006 20 000 étudiants “en situation de pauvreté grave et durable”, sans hébergement parental, sans prise en charge par un conjoint ni revenu suffisant pour faire face aux dépenses courantes. C’est bien le cas de Laura D.

Source : http://www.metrofrance.fr//fr/article/2008/01/14/21/1043-48/index.xml

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