Jun 04

Un réseau de proxénétisme, opérant entre la France et l’Irlande, a été démantelé à Saint-Denis et quatre personnes ont été interpellées, a annoncé mercredi la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Une cinquième personne, un homme, est recherchée.

L’interpellation des quatre personnes, une femme de 22 ans et trois hommes âgés de 21 à 35 ans d’origine roumaine, est le résultat de plus d’un an d’enquête, a-t-on appris de même source.

D’après l’enquête, le réseau comptait une demie douzaine de jeunes femmes en France qui travaillaient principalement porte de la Villette et porte d’Aubervilliers, près du périphérique parisien, mais du côté du département de la Seine-Saint-Denis.

Régulièrement, un des hommes faisait des allers-retours entre la France ou l’Irlande et la Roumanie afin d’amener de nouvelles jeunes filles, toujours selon la préfecture.

Une bagarre entre ces femmes à Paris en mars 2010, au cours de laquelle une voiture, vraisemblablement conduite par l’un des suspects, avait foncé sur elles, avait été le point de départ de l’enquête.

(Source AFP)

Lire l’article du Parisien

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May 27

Le 22 février 2009, une prostituée de nationalité bulgare vient déposer une plainte à la gendarmerie de Capestang. Elle exerce son métier sur la route de Narbonne (sur la RN 113) et elle a fait l’objet de menaces de la part d’un homme qui voulait qu’elle travaille pour lui. Lors de sa déposition, elle signale l’arrivée de jeunes femmes, originaires de l’Europe de l’Est, déposées par des hommes. Les gendarmes mènent l’enquête et identifient 29 personnes étant liées à la prostitution. L’enquête ayant fait apparaître qu’il y avait trois réseaux autour de ces prostituées. Deux avaient leurs résidences principales rue Guilhemon à Béziers, et le dernier rue Berlioz, dans le même quartier.

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Nov 16

Adelina, 32 ans, est arrivée à Paris en 2000 via un réseau de prostitution. Elle y subira des coups, la violence et l’obligation de ramener plus de 250 euros par jour.

Jusqu’au jour où elle décide de s’en sortir. Elle dénonce ses proxénètes en 2005. Elle a bénéficié depuis d’une protection associative et détient un titre de séjour, d’après Le Parisien.

Vendredi dernier, ses proxénètes, en fuite, ont été condamnés de 3 à 5 ans de prison et Adelina a même reçu 32 000 euros de dommages et intérêts ! Mais là voilà maintenant visée par une demande d’extradition de la Roumanie. Dans le cadre de cette procédure, elle a fait 8 mois de prison à Fleury-Mérogis !

La chancellerie, gênée, avoue “suivre de près le dossier”

Closer

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Oct 29

C’est une information RTL : dix personnes soupçonnées de proxénétisme en bande organisée ont été arrêtées. C’est un véritable réseau familial qui a été démantelé. La brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne a interpellé la semaine dernière 12 personnes, soupçonnées de proxénétisme en bande organisée. Au terme de quatre jours de garde à vue, 10 ont été placées en détention.
Tout a commencé en janvier dernier. Une prostituée roumaine de 17 ans est interpellée avec un client dans le bois de Vincennes. Relâchée, elle est suivie par les policiers jusqu’au squat où elle vit. Les enquêteurs découvrent alors qu’elle fait en réalité partie d’un véritable réseau organisé et familial.

Au total, une dizaine de femmes sont exploitées (au moins deux mineures, les autres majeures). Cette activité aurait rapporté plusieurs dizaines de milliers d’euros en quelques mois.


http://media.rtl.fr/online/sound/2008/1029/2298316_Dix-jeunes-filles-roumaines-etaient-exploitees.mp3

Source : http://www.rtl.fr/fiche/2298305/info-rtl-un-reseau-familial-de-prostitution-demantele-au-bois-de-vincennes.html

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Oct 15

Il y a des messieurs, de Novion-Porcien et de Wasigny, qui ont dû avoir des bourdonnements d’oreilles, lundi après-midi, car leurs noms ont été cités, à l’audience du tribunal correctionnel. Non qu’ils aient eu quelque chose à se reprocher, mais parce que c’est grâce à leurs témoignages, si les gendarmes locaux ont pu enfin « accrocher » pour des faits de proxénétisme, Sébastien Ludwig, 33 ans, que leurs collègues de la BR de Reims soupçonnaient depuis longtemps.
Poursuivi ainsi, pour avoir hébergé chez lui, en 2003, en toute connaissance de cause, une jeune femme roumaine se livrant à la prostitution, il avait fait bénéficier de ses charmes certains habitants de ces deux communes, en les conduisant lui-même au bois, dans sa propre voiture, pour qu’ils usent et abusent de ses talents buccaux et autres…
Ce qui constituait donc déjà, au minimum, une assistance à la prostitution, en soi déjà condamnable, mais aggravée, de surcroît, par le fait que, selon leurs dires, Ludwig avait gagné, si l’on peut dire, à tous les coups, prélevant sa dîme sur chaque « passe » de la dame.
En fait, les témoignages de ces « clients » n’avaient fait que confirmer, pour les enquêteurs, la dénonciation que leur avait faite, de son côté, à la même époque, sa propre compagne, jalouse qu’il ait ramené sa Roumaine avec lui, sous le toit conjugal et tout avait ainsi contribué à ce qu’il fût confondu.
Devant les juges carolomacériens, toutefois, le couple s’étant rabiboché

entre-temps et la prostituée ayant regagné, depuis les faits, les trottoirs de Bucarest sans qu’elle puisse, donc, confirmer ou infirmer les faits, Ludwig a tout nié, la main sur le cœur. Allant jusqu’à prétendre qu’il ne savait pas que la jeune femme en question, dont il s’était amouraché lors d’un voyage dans les Carpates, vivait de ses charmes, alors qu’il la croyait préparatrice en pharmacie !
L’homme étant déjà défavorablement connu, notamment pour des faits liés aux stupéfiants, le tribunal n’a évidemment pas cru un mot de cette fable, le substitut penchant même carrément pour une traite organisée de filles de l’Est, auquel Ludwig, qui s’est rendu à plusieurs reprises en Roumanie, aurait été associé, sans qu’on ait pu en réunir les preuves et requérant, de ce fait, de 12 à 15 mois de prison assortis d’une interdiction de droits civiques.
Mais, les faits remontant maintenant à plus de cinq ans, en raison des lenteurs de l’instruction, l’avocat a joué sur du velours, en faisant valoir que, vu les modestes tarifs (de 30 à 60 euros) pratiqués par sa « gagneuse », pour autant qu’elle l’ait été, Ludwig n’avait été en fin de compte qu’un bien médiocre « julot casse-croûte », ne méritant pas les foudres de la justice.
Au bénéfice du doute ainsi instillé, le proxénète n’a finalement été condamné qu’à cinq mois de prison avec sursis, avec obligation de travailler et de se faire oublier pendant deux ans.

Source : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/192663/Le_proxenete_conduisait_les_clients_du_village

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Sep 27

Tout était organisé. Les filles avaient été sélectionnées et la logistique mise en place. A quelques jours près, elles allaient se retrouver sur les trottoirs de la Côte d’Azur. Mais la brigade de répression du banditisme de la PJ de Nice a interpellé un couple de Roumains installé à Gilette qui voulaient relancer depuis Nice une filière d’importation de jeunes filles roumaines qu’ils n’avaient pu mener à bien dans la capitale. Transférés à Paris, ils ont été mis en examen et écroués.

Source : http://www.corsematin.com/ra/derniere-minute/148740/alpes-maritimes-gilette-une-filiere-de-prostitution-tuee-dans-l-uf

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Jul 01

Un jugement qui fera date, au terme d’un procès dû au courage de prostituées.
Procès exemplaire devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, qui a condamné, mercredi, Valter Pasniceanu, 33 ans, Decebal Bancuta, 30, Robert Amarisca, 24, et Tiberius Bancuta, 26, à 7 ans de prison ferme et à une amende de 25000 euros pour chacun. Leur coprévenu, Mihael Dilbea (31), a été condamné, pour sa part à 4 ans de prison ferme.

Six autres prévenus, également de nationalité roumaine, ont aussi été condamnés mais à des peines assorties de sursis.

Ils ont tous été reconnus coupables de proxénétisme, de traite des êtres humains et de blanchiment, dans le cadre des activités d’une organisation criminelle internationale. Le montant cumulé des sommes blanchies par les intéressés est de l’ordre de 850000 euros.

Les faits ont été commis à Bruxelles, entre avril 2004 et septembre 2007.

En raison de l’importance du dossier, c’est le parquet fédéral qui a coordonné les enquêtes.

Un climat de terreur

Plusieurs dizaines de jeunes victimes, dont une dizaine de mineures, ont été identifiées en cours d’instruction. Le jugement décrit le climat de terreur qui règne dans ce dossier, soulignant que des jeunes prostituées étaient battues régulièrement ou menacées de mort pour qu’elles continuent à faire le trottoir et pour qu’elles se taisent.

Plusieurs plaignantes se sont désistées de leur constitution de partie civile mais trois sont restées à la cause, avec le soutien de l’ASBL Pag-Asa, spécialisée dans l’accueil des victimes de la traite des êtres humains.

Pag-Asa et le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme ont toutefois été déboutés de leurs constitutions de parties civiles.

Trois victimes obtiennent, de leur côté, des montants provisionnels de 150 euros, de 2500 euros et de 3500 euros.

Selon le tribunal, Valter Pasniceanu, défendu par Me Nathalie Gallant, a joué un rôle prépondérant dans l’organisation criminelle. Mais il ne s’est pas rendu coupable, à titre personnel, de violences physiques sur des victimes. Celles qui étaient sous son contrôle étaient au nombre de 16.

Decebal Bancuta, dont le rôle était également important dans la filière, est par contre déclaré coupable de violences sur deux jeunes femmes.

Le courage des victimes

Le tribunal a salué le courage des victimes qui ont osé briser la loi du silence et dénoncer les faits aux autorités judiciaires. Trois jeunes femmes condamnées ont obtenu des sursis complets, le tribunal estimant qu’elles avaient été prises dans un engrenage dont il est extrêmement difficile de sortir. L’une d’entre elles a été particulièrement coopérante avec la police.

Les proxénètes les plus lourdement condamnés sont détenus à la prison de Saint-Gilles et, sur réquisitions du ministère public, le tribunal a ordonné l’arrestation immédiate de Mihael Dilbea, introuvable.

Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/428807/des-proxenetes-tres-violents-lourdement-condamnes.html

Lire aussi : http://www.iprostitution.org/2008/01/31/demantelement-d’un-reseau-de-prostitution-international-en-belgique/

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May 19

Qui a fait quoi dans cette affaire de proxénétisme ? C’est ce qu’a tenté de comprendre le tribunal correctionnel, jeudi. Pas facile, pourtant, de savoir qui a eu l’idée de faire venir une jeune Roumaine à Tours et l’obliger à se prostituer.
 

A la barre, deux prévenus : Stelu Chiriac, mécanicien, de nationalité roumaine et Francisco Lino Torres, ouvrier, de nationalité portugaise, accusés tous deux de proxénétisme aggravé avec usage de menace, de contrainte et de violence.
Les faits remontent à 2006. Pendant un mois, une Roumaine de 19 ans a vécu un calvaire. Un mois après son arrivée à Tours, elle réussit à s’enfuir de l’appartement où elle était retenue avant de se réfugier dans un magasin et de demander la police. C’est là, au commissariat (le 7 février) qu’elle raconte son histoire. Elle dit avoir rencontré quelques mois auparavant en Roumanie un compatriote, Stelu Chiriac. L’homme habitant Tours lui promit du travail en France. Elle devait être aide à domicile auprès de personnes âgées. Mais une fois à Tours, elle dit avoir subi plusieurs relations sexuelles imposées, notamment avec Francisco Lino Torres, dès le premier jour.
 
Travailler dans un salon de massages
 
Jeudi, au tribunal, l’homme en question nie. « Elle ment », affirme-t-il. « Vous avez bien vu cette jeune femme ? Vous l’avez même emmenée chez le coiffeur », demande alors la présidente. « Oui, répond M. Lino Torres. J’avais demandé à M. Chiriac de faire venir une fille de son pays pour aider mon neveu handicapé. Il (Chiriac) s’est servi de moi pour faire venir cette fille. Nous avons avancé de l’argent. »
Justement l’argent. C’est un des motifs invoqués par Stelu Chiriac pour obligé la toute jeune majeure à se prostituer afin qu’elle rembourse les sommes investies pour la faire venir. Sans parler des menaces et des coups. « Je ne l’ai jamais frappée, a insisté le mécanicien roumain. Ni eu de rapport sexuel avec elle. Francisco m’a demandé de la faire venir pour travailler dans un salon de massages. »
Confuses, les explications. Les deux prévenus se rejetant la faute. Pour le procureur de la République, leurs versions ne tiennent pas la route. « Vous avez à juger une espèce d’associations de malfaisants : tous les deux ont déjà eu affaire à la justice. Ils ont contraint cette jeune fille à vendre son corps contre son gré ». Le procureur a requis quatre ans d’emprisonnement.
Les avocats des deux prévenus, eux, ont demandé la relaxe. Me Moysan, d’abord, pour Stelu Chiriac : « Mon client a servi d’intermédiaire pour faire venir une compatriote. Est-ce que cela relève du proxénétisme ? Non. En ce qui concerne la contrainte et la menace, j’aurai aimé que la victime soit là pour qu’elle s’explique. Et l’argent, dans tout ça ? ». De son côté, Me Lison-Croze, assurant la défense de Francisco Lino Torres, explique que « le délit reproché n’est pas constitué. Mon client dit, depuis le début, qu’il a simplement rempli le rôle d’agent matrimonial pour aider son neveu handicapé et, par la même occasion, une jeune fille de l’Est, malheureuse dans son pays. C’est un naïf qui s’est laissé embarqué dans une galère pas possible ».
Les prévenus ont effectué plus de cinq mois de détention provisoire. La victime était, elle, absente. Elle est retournée en Roumanie. Le jugement a été mis en délibéré au 10 juillet.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=37&num=815531&xtor=RSS-13

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Apr 15

Un reportage (5 min) de Julien Trambouze. Micro caché dans un call center porno à Bucarest. Aujourd’hui, même le travail sexuel est délocalisé.

http://www.arteradio.com/son.html?151167

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Feb 16

Le tribunal de Lille a condamné, hier, à de la prison ferme, quatre Roumains accusés de proxénétisme. Le groupe est accusé d’avoir bénéficié de l’argent rapporté par leurs compagnes, prostituées de nuit sur l’avenue du Peuple-Belge à Lille. En filigrane, magistrats et avocats se sont dits interpellés par la misère hurlante des camps de Roumains.

L’audience débute de façon presque classique. Les faits d’abord, tombant de la bouche du président Jean-Marc Herbaut. Mercredi, un groupe de jeunes Roumains est interpellé à Lille. Certains sont accusés d’avoir convoyé des dames vouées à la prostitution d’un camp de la Porte de Valenciennes au Vieux-Lille. Et d’avoir bénéficié de l’argent glané par ces femmes. Leurs femmes. Le dossier prend alors une autre dimension. « Aucun cas de violence n’a été noté dans cette affaire », souligne le président Herbaut. Et les prostituées repérées dans ce dossier ont déclaré avoir volontairement mis leurs charmes sur le marché.

Quelles alternatives ?

Simplement, en France, il est illégal de partager les revenus d’une prostituée, fût-elle une concubine, une épouse ou, comme pour l’un des quatre prévenus, une belle-soeur. Il est également strictement prohibé de véhiculer ce type de professionnelles entre un camp de nomades et le lieu de « chasse », même pour cinq euros l’aller-retour. Le procureur Nicolas Josué sera le premier à lâcher les mots : « Prostitution de la misère, proxénétisme de quart-monde. » Il insiste également pour « rétablir ces jeunes femmes dans leur dignité ». Du côté de la défense, Sophie Andries et Grégory Billet insisteront sur « les alternatives ouvertes aux Roms aujourd’hui : le vol, la mendicité, la prostitution ». Me Andries reviendra sur le cas de l’une des tapineuses. « Elle est arrêtée le 8 octobre pour mendicité sur la voie publique, souligne l’avocate. Elle est passée à la prostitution. » Trois des jeunes Roumains seront condamnés à dix mois de prison dont cinq avec sursis, le quatrième à huit mois dont quatre avec sursis. Tous seront envoyés en prison. Un cinquième est en fuite.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/02/16/REGION/ART994816.phtml

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