Oct 16

Une nouvelle forme de prostitution à Rennes


Un numéro de portable et un prénom féminin sur des feux rouges ou des lampadaires : le phénomène est nouveau. La Ville envisage de porter plainte pour affichage sauvage

Elles s’appellent Maëva, Loveline, Chanel, Alice, Marina… Leur numéro de portable, imprimés sur des autocollants, sont affichés un peu partout à Rennes. Sur des feux rouges, des lampadaires, dans le centre et le long des principales avenues qui desservent la ville. Les inscriptions, apparues au printemps, intriguent passants et automobilistes. Elles se sont multipliées ces dernières semaines.

Coup de fil. Dès les premières secondes, Maëva proposeune rencontre, avant d’énumérer ses tarifs et ses prestations. La femme, avec un accent africain, a une voix plutôt jeune. Elle indique un lieu de rendez-vous : un hôtel bon marché, dans une zone industrielle de la périphérie rennaise. Elle y reçoit de 10 h à 1 h du matin. Les clients doivent la contacter une demi-heure avant pour connaître ses disponibilités.

La Ville envisage de porter plainte

« C’est pour quelle ville ? », demande une autre jeune femme que nous avons contactée. Elles ne travaillent pas uniquement à Rennes. Elles sont en Bretagne quelques jours par mois. Loveline, par exemple, est actuellement « dans le Sud »,mais annonce un retour dans une dizaine de jours… Impossible cependant d’en savoir plus. Prolixes pour détailler leur offre, les filles deviennent subitement muettes dès qu’on les interroge un peu trop.

« Ces autocollants sont un phénomène nouveau à Rennes », confirme un policier. Depuis 2003, et la loi punissant le racolage passif, la prostitution de rue a quasiment disparu. Les femmes ont déserté les trottoirs. Quelques-unes travaillent encore sur des parkings à la périphérie de la ville, mais la plupart utilisent Internet ou les petites annonces dans certains journaux gratuits.

Pour l’instant, cette nouvelle technique pour recruter des clients se cantonnerait à Rennes, dans l’Ouest. On ne l’a pas encore observée à Nantes, Le Mans et Brest. Ce qui n’empêche pas le phénomène d’intéresser de près la Brigade des moeurs du commissariat de Rennes. Ces femmes font-elles partie d’un réseau de prostitution ? Les enquêteurs cherchent à le savoir. La tâche est corsée. « C’est un milieu très opaque, difficile à percer, confie un policier. Il y a peu de chance qu’elles travaillent seules. Généralement, le réseau s’étend sur plusieurs villes et va jusqu’à l’étranger. Pour nous, ce sont des enquêtes de longue haleine et qui n’aboutissent par forcement. »

Depuis la rentrée, les autocollants se sont multipliés. La mairie a demandé à son service « voirie et propreté » de les enlever. « Certains ont été remis aux mêmes endroits après le nettoyage », déplore Yves Préault, maire adjoint. La Ville envisage aussi de porter plainte pour « affichage sauvage » sur son mobilier urbain.

Maville.com

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Apr 09

C’est le plus vieux métier du monde, paraît-il. Depuis des siècles, des hommes et des femmes se prostituent. Et bien que d’un coup de balai « sécuritaire », Nicolas Sarkozy a tenté de cacher le tout sous le tapis, avec sa loi Sécurité intérieure, la

Seconde étape : la répression. « Il y a eu deux formes d’action. Le démantèlement du réseau de prostitution, qui était international, avec l’enquête judiciaire, les planques… Et la présence policière sur le terrain, pour établir des contraventions, tant aux prostituées qu’aux clients, pour exhibition sexuelle. » Saupoudrez le tout d’une petite loi sécuritaire et comme par magie, les prostituées font place nette. « Ce que nous redoutions est arrivé, explique Sébastien Sémeril, le phénomène prostitutionnel est de nouveau devenu invisible. »

Prostitution et internet : des étudiants sur le réseau

Invisible, oui. Car si la rue Saint-Hélier a aujourd’hui retrouvé sa « bonne mine » d’antan, la prostitution, elle, est toujours bien présente sur Rennes. Balayée de sous nos yeux, elle a su s’adapter au travail de l’ombre. « Aujourd’hui la prostitution est cachée, explique Brigitte Rocher, du Planning familial. Dans des bars à hôtesses, des salons de massage, à travers des petites annonces dans les journaux, sur internet… On y retrouve aussi des femmes mariées, des étudiants… »

La prostitution étudiante… Un phénomène dont on parle beaucoup ces derniers temps. Selon le syndicat Sud Etudiant, 40 000 jeunes en études seraient, en France, touchés par la prostitution. On ne parle plus alors de « prostitué(e) » mais « d’escort » et la toile internet a remplacé les trottoirs. « Belle étudiante pétillante propose massages raffinés sur Rennes », « Lucie, jeune étudiante sulfureuse de bonne famille propose ses services sur Rennes moyennant rémunération »

Une façon rapide, la plupart du temps, bien que douloureuse, d’arrondir les fins de mois pour des étudiants de plus en plus précaires. « En plus de l’accès aisé à internet, grâce auquel la rencontre d’un jour sous forme tarifaire est facilitée, la situation de misère sociale est de plus en plus forte, explique Loïck Villerbu, de l’institut de criminologie de Rennes 2. Avant on retrouvait ces pratiques chez les fugueurs, qui avaient besoin d’argent pour manger. »

Selon notre professeur, cette forme de prostitution étudiante prendrait parfois des allures de troc. Analyse confirmée par Aurore Colinet, psychologue au Planning familial de Rennes : « On ne parle plus forcement d’échange d’argent. Il y a certains étudiants qui font cela contre un logement, pour de la nourriture… Et puis, il ne faut pas se le cacher, d’autres pour avoir le dernier sac, les dernières chaussures à la mode. »

« Comment faites-vous pour gérer votre budget ? »

Seulement voilà, l’anonymat du web rend de plus en plus difficiles les missions des travailleurs sociaux dans ce domaine. Anne-Marie Coupé, du service social du Crous de Rennes, explique toute la complexité de pouvoir poser le sujet sur le tapis : « Il y a bien des doutes parfois, quand on sait que l’étudiant n’a pas de bourses, pas de soutien financier familial, qu’on voit qu’il est vraiment très très bien habillé, mais ce n’est jamais dit clairement. C’est extrêmement délicat d’aborder ce sujet. On demande plutôt Comment faites vous pour gérer votre budget avec le coût de la vie actuellement ? » Réponses : Je travaille dans un bar ; Je fais des extras…

Le problème, contrairement à la prostitution visible, devient donc celui de la prévention et de la prise en charge de ces étudiants, le plus souvent en souffrance. « Lorsqu’ils viennent nous voir pour des consultations médicales et que nous avons un doute, on ne parle pas directement de prostitution, confirme Aurore Colinet, du Planning familial. On essaie de savoir s’il y a des rapports à risques, des partenaires différents… » « Et en cas de doute, poursuit Brigitte Rocher, on peut les orienter vers un psychologue, un conseiller… Mais c’est extrêmement compliqué. » Aides, de son côté, avait jusque là abandonné la prévention relative à ces pratiques, « On a arrêté avec la disparition de la prostitution visible, mais avec ce qui se passe de plus en plus, nous sommes sur un projet pour nous y remettre. »

http://www.rennes-infhonet.fr/article-societe-1437-prostitution-rennes-etudiants-0touteactu.html

 

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Feb 29

Les gendarmes de la brigade de Pacé ont interpellé, mardi, un homme de 50 ans domicilié dans une commune de Pacé. Depuis plusieurs années, il obligeait sa concubine à se prostituer et recherchait des clients pour elle. Il avait d’ailleurs acheté un camping-car pour “faciliter” son activité. Après avoir été placé en garde-à-vue, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il devra comparaitre devant le tribunal correctionnel de Rennes en avril prochain.

Source : http://www.ouest-france.fr/

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