Jan 02

De massothérapeuthe à escorte, Cibelle nous exprime avec sincérité l’importance du toucher…

Source : http://citoyen.onf.ca/le-sexe-rue-sherbrooke-est

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Jan 01

Marianne Matte, travailleuse du sexe pendant 15 ans, nous raconte le portrait québécois de la prostitution. Ici, comme ailleurs, la violence et la répression continuent. Avec trois autres femmes de ‘Cellule Rouge’ de la troupe de théâtre ‘Mise au Jeu’, Marianne a mis sur pied une pièce de théâtre déambulatoire qui invitait les gens à se promener dans le quartier Centre-Sud et à découvrir le milieu avec une vision de l’intérieur. L’entrevue est amalgamée avec des extraits audio de cette création théâtrale.

Source : http://citoyen.onf.ca/je-sais-pas-si-vous-etes-comme-moi

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Dec 05

Les policiers de Saint-Jérôme ont écroué dix-sept femmes, relativement à des cas de prostitution. L’opération «Solution» visait à mettre fin aux activités illicites de ce genre aux abords du centre-ville de Saint-Jérôme.
Des plaintes de citoyens et des observations de policiers patrouilleurs du secteur ont mené les limiers d’une équipe de travail à entreprendre une enquête, en septembre dernier, afin de mettre fin aux activités de filles de joie.

«Les résidents de différents secteurs ont à plusieurs reprises exprimé leurs craintes face à la présence des travailleuses du sexe. La plupart des femmes ont été appréhendées et ont reçu une citation à comparaître. Elles feront face à des accusations de sollicitation», a dévoilé l’agent Robin Pouliot, de la police de Saint-Jérôme.

Les femmes se sont vues imposer des conditions de remise en liberté, telles que: interdiction d’être dans le périmètre du centre-ville ou à l’endroit de leur arrestation.

«Il y a eu cinq arrestations pour bris de promesse, concernant cette condition à respecter. L’âge des prévenues se situe entre 24 et 60 ans».

34 clients épinglés

L’opération «Solution» s’est déroulée en deux volets: le premier visait les prostituées qui sollicitaient des services sexuels en échanges d’argent. Dans un deuxième temps, l’opération ciblait aussi les clients qui sollicitaient des prostituées. Au total, plus de trente-quatre clients ont été arrêtés et feront face à des accusations de sollicitation, par voies de citation à comparaître.

L’âge des clients se détaille ainsi: quatre clients âgés entre 20 et 29 ans, onze clients âgés entre 30 et 39 ans, six clients âgés entre 40 et 49 ans, dix clients âgés entre 50 et 59 ans, ainsi que trois clients âgés entre 60 et 69 ans. L’identité de ces prévenus ne peut être dévoilée, puisque ces derniers n’ont pas encore comparu.

Toute personne ayant de l’information en rapport avec ces événements peut communiquer avec le département des enquêtes criminelles du service de police de Saint-Jérôme, au (450) 432-3000, ou avec Info-Crime, au 1-800-711-1800, et ce, en toute confidentialité.

Source : http://www.journallenord.com/article-164285-17-femmes-accusees-de-prostitution.html

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Dec 02

Lorsque vient le temps de choisir un toit pour sa famille, une des premières préoccupations est celle concernant la sécurité du voisinage. Cette situation est d’autant plus vraie dans les Premiers quartiers trifluviens. Une rencontre entre les citoyens de ce secteur a permis de mettre en lumière divers problèmes telles la prostitution ou la vente de stupéfiants.

Pour Johanne B., qui demeure dans les Premiers quartiers depuis 11 ans, son secteur n’est pas pire qu’ailleurs. Par contre, ce qui sème un sentiment d’insécurité chez elle, c’est le fait qu’elle a des craintes de sortir de chez elle après 22 heures, de peur de se faire aborder par des clients à la recherche de prostituées. «Les véhicules qui nous arrêtent sur la rue nuisent à notre réputation de bonne citoyenne. Il y a même une dame qui a raconté qu’elle s’était fait agresser par une prostituée parce qu’elle marchait sur le trottoir. L’été, c’est certain que le soir je ne me promène pas sur la rue, car je ne suis pas tranquille», raconte-t-elle.

D’après Mme B., les gens ne sont pas à l’aise avec les méthodes de dénonciation offertes par la police. Les citoyens du secteur veulent enrayer les problématiques de drogue et de prostitution, mais aimeraient que le tout se fasse de façon plus anonyme que celles déjà proposées. «Nous voulons trouver des solutions concrètes. Cet été, il y avait une brigade instaurée par la Démarche des Premiers quartiers. De plus, nous aimerions qu’il y ait une plus grande présence policière ou, à tout le moins, des agents de sécurité qui patrouilleraient le quartier pendant la saison estivale. Avec la rencontre citoyenne du 22 novembre, nous avons confiance et nous avons le goût de nous donner la main pour que les choses continuent d’avancer. De plus, je crois que la Sécurité publique devrait être invitée à notre prochaine rencontre», fait observer Johanne.

Drogue, prostitution et coût des logements

Pour les citoyens des Premiers quartiers, le sentiment d’insécurité n’est pas le fruit d’un seul élément. «De l’insécurité, il y en a partout et ça englobe un paquet de points d’interrogation. C’est vrai que dans les Premiers quartiers il y a de la prostitution, c’est vrai qu’il y a des seringues, mais ça avance quand même et c’est beaucoup moins pire qu’auparavant. Il y a des efforts pour enrayer ces problématiques. Pour ma part, mon insécurité se porte surtout sur l’avenir de mon secteur. Je ne suis pas contre l’arrivée de condos, mais il va arriver quoi à mon logement dans quelques années», se questionne Mme B.

Partout pareil

Dernièrement, la Démarche des Premiers quartiers a eu l’idée d’organiser une rencontre citoyenne où chacun était libre de divulguer ses inquiétudes. Selon Johanne, il y avait énormément de sujets sur lesquels la quarantaine de personnes présentes auraient pu discuter, mais ce sont ceux de la prostitution et de la drogue qui sont revenus le plus souvent. «De la drogue et de la prostitution il y en a partout, mais c’est peut-être un peu plus important ici en raison de la proximité avec le centre-ville et le port. Heureusement, de nombreuses mesures ont été mises de l’avant et notre quartier ne s’en porte que mieux depuis ce temps», conclut-elle.

 http://www.lhebdojournal.com

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Nov 21

Représentations sur la peine à imposer à un proxénète : avis divergents sur la démesure du réseau

C’est un réseau de prostitution d’une ampleur impressionnante qu’a dirigé Michel Giguère pendant pas moins de six ans, une durée que l’on ne retrouve pas dans la jurisprudence. Aussi le ministère public a-t-il réclamé, hier, qu’une peine d’au moins deux ans de pénitencier soit imposée au Charlesbourgeois de 64 ans.

Se disant estomaqué par une pareille demande, l’avocat du proxénète, Me Marc Henry, a crié à la démesure. Selon lui, une peine de 12 mois purgée dans la collectivité suffirait amplement.

Après que le sexagénaire eut plaidé coupable à l’accusation d’avoir vécu des produits de la prostitution, on en était hier à la quatrième journée des représentations sur la peine. Et l’on est passé d’un extrême à l’autre, Giguère et son avocat assurant d’abord que son réseau n’était absolument pas rentable, puis les procureures du ministère public, Mes Carmen Rioux et Hélène Mathieu, rappelant ensuite la preuve, dont on déduit que les profits annuels de Giguère s’élevaient à 234 000 $.

L’accusé et son avocat ont longuement épilogué sur les coûts d’exploitation, en particulier les tarifs pour les petites annonces du Journal de Québec, auxquelles Giguère allouait près de 50 000 $ par année. Au sujet de la disposition des annonces dans la rubrique, le proxénète a candidement déclaré : «Avec M. Pédalo, plus on paie cher, plus on est haut!»

Plus tard, Me Henry s’est plaint que les tarifs du journal sont «exorbitants», mais que celui-ci ne se fait jamais «déranger» par les policiers. «Si M. Giguère était un bon client pour lui, le Journal de Québec a été un bon complice!» a lancé ensuite l’avocat.

Ancien franchiseur de Nettoyeur Michon, Giguère dit s’être assuré de la légalité de son agence d’escortes auprès des deux ministères du Revenu. Selon lui, un fonctionnaire lui a conseillé plus tard d’inscrire «chauffeur» à titre d’occupation sur ses déclarations de revenus. «Là, j’suis pogné avec d’autres avocats» s’est-il plaint.

Selon Giguère, seulement quatre ou cinq prostituées travaillaient pour lui, ce qu’a contredit le ministère public. Qui plus est, «la plupart étaient beaucoup plus vieilles que les clients auraient voulu», a déploré le proxénète.

Dans ses annonces, Giguère offrait toute une panoplie de services : Africaines, couples, travestis, culturistes et même transsexuels, sans compter les femmes et les hommes. Dans le portrait presque idyllique des conditions de travail des prostituées que son avocat et lui ont brossé, le proxénète a noté : « La d’moiselle, on traite pas ça avec un fouet!»

En 60 jours, la police a répertorié pas moins de 21 211 appels au numéro de téléphone apparaissant dans l’annonce publiée par Giguère, qui s’est recyclé depuis dans la vente de pneus et de voitures. Pour le seconder, il employait deux chauffeurs et, selon la police, une quinzaine de personnes étaient au service des clients, quoique le proxénète ait été trouvé en possession de 27 fiches décrivant son personnel.

En fin de journée, le juge Alain Morand a ordonné la confiscation de tout ce qui a été saisi chez Giguère au moment de son arrestation, soit 86 180 $ en argent ou en chèques de voyage, deux armes à feu, 2,1 g de cocaïne et une voiture. Aucune date pour le prononcé de la peine n’a été fixée, un procès pour bris d’engagement devant d’abord avoir lieu, le 7 janvier.

Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20071121/CPSOLEIL/71121001/6585/CPSOLEIL

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Nov 16

Les policiers de Sherbrooke ont procédé à l’arrestation mercredi soir de quatre hommes qui ont sollicité les services sexuels d’une présumée prostituée au centre-ville.Cette opération s’est tenue dans le quadrilatère des rues King, Bowen, Alexandre et Aberdeen, où plusieurs résidents et commerçants se plaignent de la situation.

Le porte-parole du SPS, Martin Carrier, précise qu’une policière qui se faisait passer pour une prostituée a permis d’arrêter ces clients.

Le Service de police de Sherbrooke tiendra d’autres opérations du genre au cours des prochains jours.

Source :  http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-lutte_prostitution_marche-544142-4.html

Une policière habillée avec des vêtements sexy a dupé quatre clients qui croyaient avoir affaire à une prostituée mercredi en début de soirée à Sherbrooke.

Cette opération «clients» de la prostitution s’est déroulée dans les secteurs réputés pour de pareilles activités, soit la rue Bowen près de la rue King Est ainsi que sur la rue Alexandre aux intersections des rues Ball et Aberdeen.

«Ces quatre hommes âgés entre 28 et 60 ans ont sollicité notre agent double pour des services sexuels. Je crois que c’est la deuxième fois que nous utilisons cette technique d’enquête dans le secteur», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Cette opération policière pour le moins particulière s’est déroulée entre 17 h et 21 h.
Les hommes arrêtés ont été libérés sous promesse de comparaître devant le tribunal. Ils recevront par la poste leur avis de comparution.

Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20071115/CPTRIBUNE/71115131/6989/CPTRIBUNE

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Jul 20

En légalisant la danse contact, la Cour suprême du Canada a-t-elle ouvert la voie aux bordels? Prostitution et déhanchements lascifs sont aujourd’hui indissociables dans bien des bars du Québec. À tel point que les fameuses danses à 10$ sont devenues rares. Pour moins de 20$, presque personne ne danse. Et c’est sans compter les extras, pour des services sexuels autrement plus osés.

«Non, il n’y a pas de danses le jour», lance la barmaid en montrant la scène déserte d’un bar d’effeuilleuses de Saint-Eustache.

Un vendredi comme un autre au Figaro, en début d’après-midi. Trois danseuses s’occupent des quelques clients de passage, le temps d’une bière ou deux, mais surtout d’une visite dans les isoloirs cordés à l’arrière. Parce qu’à l’exception des cabines, il n’y a pas grand-chose à faire.

Sortie de l’une d’elles au bras d’un client, Mona revient au bar. Vêtue d’un costume blanc moulant, l’effeuilleuse de 37 ans raconte qu’elle travaille aussi comme infirmière dans un hôpital de Montréal. Elle dit arrondir ses fins de mois avec son emploi de «danseuse». Un deuxième travail très payant, avoue-t-elle. Après avoir causé durant une quinzaine de minutes, Mona propose d’aller faire un tour dans un des isoloirs. «On pourrait se coller un peu», dit-elle.

Une fois dans l’isoloir, Mona recouvre l’entrée d’un drap noir. Les seins nus, elle commence à se déhancher. Interrogée au sujet des prix, la danseuse répond «ça dépend» avant d’en sortir tout un éventail. Masturbation: 60$. Fellation: 100$. Relation complète: 160$… La pancarte géante qui trône au-dessus des isoloirs et sur laquelle on peut lire «danse contact straight 10$» semble purement décorative. Et ceux qui n’en demandent pas plus auront droit au visage dépité de leur hôtesse.

En cours de séance, le téléphone de Mona sonne. Elle regarde qui a appelé, et reprend sa danse. À la fin de la chanson, elle se rhabille machinalement. En sortant de l’isoloir, elle exige 2$ additionnels «pour le portier» et s’engouffre dans les toilettes sans dire un mot.

Un autre client du bar raconte qu’il s’est lui aussi fait proposer des extras. Après l’avoir entraîné dans l’isoloir, Vanessa, pulpeuse blonde d’une vingtaine d’années, débite la même carte de tarifs à 20$, 60$, 100$… «Mais on peut aller plus loin, aussi. Ça te tente-tu?»

Devant le refus du client d’aller au-delà d’une danse, Vanessa insiste. «Y’a rien là. Tu le fais juste une fois. Y’en a qui le font tout le temps.» Avant de sortir, l’effeuilleuse prend soin de se rhabiller «au cas où il y aurait un double dans le bar».

Le Sexpert

Contrairement au Figaro, les danseuses sont nombreuses au Sexpert, aménagé dans un sous-sol d’un boulevard commercial à Fabreville. Une quinzaine de clients sont sur place en milieu d’après-midi, assis au bar ou derrière les appareils de loterie vidéo.

Là non plus, on ne se bouscule pas sur la scène.

Vêtue d’un string et d’un décolleté plongeant, Sophie dit avoir 40 ans et travailler au même endroit depuis deux ans. L’isoloir où sont invités les clients se résume à quatre murets, un tabouret et une banquette en cuir un peu trouée. «Je suis une bécoteuse», confie-t-elle sitôt le rideau tiré. Sans parler d’argent, la Montréalaise se met à se déhancher. À la fin de la chanson, elle propose de continuer pour 20$. Lorsqu’on l’interroge sur les autres services, ses yeux s’illuminent. «Ah, c’est ce que j’attendais!» lance-t-elle, avant d’énumérer les mêmes tarifs qu’au Figaro.

Les parois peu élevées de l’isoloir ne l’effraient pas. «Le soir c’est différent, c’est straight, dit l’effeuilleuse. Mais là, il n’y a que le videur qui passe ici. Et le videur ne dira rien.»

Ce qui est légal et ce qui ne l’est pas

Au début des années 1990, le bar-salon Jean-Pierre, à Joliette, est accusé d’avoir tenu une maison de débauche. Les clients pouvaient, dans un isoloir, toucher les seins, les fesses et les cuisses des danseuses.

> La tenancière, Thérèse Blais-Pelletier, est acquittée en Cour du Québec puis en Cour supérieure, mais déboutée en Cour d’appel.

> Revirement le 13 décembre 1999: la Cour suprême statue, à 3 contre 2, qu’il ne s’agit pas là de gestes indécents. Lorsque les attouchements se limitent aux fesses et aux seins des danseuses, dit-elle, on n’outrepasse pas le seuil de tolérance de la société canadienne.

> Deux ans plus tôt, dans une autre cause concernant la danse contact, la même Cour avait jugé que la société canadienne ne pouvait par contre tolérer «les contacts d’organes génitaux entre danseuses et clients».

> Ce qui apparaît acceptable évolue d’une époque à l’autre. Si des avocats convainquaient un jour les tribunaux que les Canadiens sont prêts à tolérer des gestes plus osés, ces gestes pourraient éventuellement être légalisés.

«Suggestions» en ligne

Pas besoin d’une enquête exhaustive pour obtenir des informations sur la prostitution dans les bars de danseuses. Les internautes qui fréquentent le site Internet http://merb.ca/vbulletin s’y échangent des informations sur les établissements, les filles, leurs «spécialités» et leurs tarifs.

Source : La Presse

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Jul 02

En 2005 a eu lieu un congrès international de prostituées à Montréal, le Forum XXX.

EXXXpressions en direct est un film de 15 minutes sur le mouvement de défense des droits des travailleuses du sexe qui donne un aperçu du Forum XXX. Ce montage réflète l’essentiel de des discussions, des demandes et préoccupations en matière de droits fondamentaux revendiquées par les prostituées. Merci à l’association Stella pour ce film insolite et  instructif

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Jun 18

Prostituée QuebecLe “cas” Nord-Américain ne s’améliore pas. Pas une semaine ne se passe sans que nous viennent des nouvelles alarmantes sur la chasse aux prostituées et à leurs clients, que ce soit aux Etats-Unis ou au Canada. Cette fois-ci, c’est la ville de Quebec qui a décidé de passer le cap de la pénalisation du client : 

Prostitution de rue: la police s’attaquera aux clients

Baptiste Ricard-Châtelain pour Le Soleil
Après les prostituées travaillant sur le trottoir, les policiers de Québec s’attaqueront maintenant à leurs clients.

Au grand dam de l’organisme Point de repères qui offre condoms, seringues et soutien, notamment aux travailleuses du sexe. « Ça ne règle pas nécessairement le problème. »

Voilà des années que la répression est utilisée, pourtant la prostitution s’expose toujours dans la rue, observe le directeur général, Mario Gagnon. « Ce n’est pas une solution, ça n’a jamais marché. » Pourchassés, clients et péripatéticiennes s’éloignent, se dispersent. « Ça isole les filles. [...] Elles sont très à risque de violence. »

Si les clients ne se présentent plus, les consommatrices de stupéfiants du groupe auront quand même besoin de leur dose. Peut-être devront-elles commettre des méfaits, regrette-t-il.

La plupart de la vingtaine de femmes récemment arrêtées sont interdites de séjour dans le quartier Saint-Roch, justement où Point de repères les rencontre, enchaîne M. Gagnon. Cela complique son intervention et déplace le « problème » chez les voisins.

Il est temps que les forces de l’ordre, les commerçants, les résidants et les groupes communautaires s’assoient à la même table, avance-t-il. Sans quoi le dossier ne sera jamais réglé, selon lui. Sa solution ? Délimiter un secteur « de tolérance » où les femmes pourraient travailler.

« Les arrestations ? Ça les déplace », abonde Anick Gagnon, intervenante au Projet intervention prostitution Québec, le PIPQ. Elles descendent vers Limoilou, migrent vers Saint-Sauveur.

Mme Gagnon convient que la prostitution de rue est « visible », « dérangeante ». « Ça dérange les résidants, les commerçants ». Les agences d’escortes, dissimulées dans les petites annonces des journaux, sont moins ciblées par les policiers.

Projet « Filles de rue »

«On veut redonner la paix aux citoyens», explique Sandra Dion, agente aux communications au Service de police de la Ville de Québec. La présence des travailleuses du sexe sur les trottoirs du centre-ville importune : des femmes et des adolescentes se font aborder, la circulation automobile s’accroît, assure-t-elle.

La répression porte ses fruits, garantit la policière. Le projet « Filles de rue » se poursuit donc. « On était concentré sur les prostituées. Maintenant, on va se concentrer sur les clients. »

Retenir les services sexuels d’une personne dans un endroit public est une infraction criminelle, fait valoir Mme Dion. Le client est passible de 6 mois de prison ou de 2000 $ d’amende. Lors des deux dernières opérations, plus ou moins 20 prostituées ont été appréhendées. Les policiers s’attendent à intercepter à peu près autant de clients cette fois.

Sandra Dion souligne par ailleurs, que les agents ont distribué un dépliant à une cinquantaine de femmes. On y trouve les coordonnées du PIPQ, de Point de repères, du CLSC Basse-Ville et de la Maison de Lauberivière.

Source : Le Soleil

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May 30

Pffffff!On en sait un peu plus sur cette initiative Quebecoise de pénalisation du client par la délation, dont L’ INP vous parlait déja le 18 mai (lire : quebec : la delation des clients encouragee ). C’est l’opération “Cyclope”. Bienvenue chez Big Brother.

Un oeil sur le plus vieux métier du monde

Marie-Eve Lafontaine

Le Nouvelliste, Trois-Rivières

Grâce à un nouvel outil de prévention, la Sécurité publique de Trois-Rivières aura un oeil et même deux sur le plus vieux métier du monde. Elle espère que l’opération Cyclope va dissuader les clients à sillonner les rues à la recherche de travailleuses du sexe mettant ainsi un frein à la prostitution.

“L’opération Cyclope vise à améliorer la qualité de vie dans les quartiers où nous retrouvons de la sollicitation à des fins sexuelles. (…) nous croyons que l’opération Cyclope peut largement contribuer à enrayer un des plus vieux métiers du monde. La collaboration des citoyens est cependant essentielle”, explique M. Francis Gobeil, directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Cet outil est en fait un court formulaire que les citoyens témoins d’activités liées à la prostitution sont appelés à remplir. Ils peuvent ainsi mettre par écrit les agissements d’un automobiliste qui sollicite ou harcèle une personne à des fins de prostitution, ainsi que décrire ce dernier et son véhicule. Même si les plaignants sont invités à s’identifier sur ce document, la police assure que toutes les informations seront traitées de façon confidentielle.

Ce sont d’abord les clients qui sont visés. Chacun de ces formulaires seront traités et analysés. Une enquête sera alors entreprise auprès du contrevenant. “Il se peut que les personnes qui font l’objet d’une observation soit contactée par notre service de police, soit par écrit ou par téléphone. On va les aviser qu’ils font l’objet d’une enquête policière“, explique M. Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Bien que ce programme soit d’abord de nature préventive et dissuasive, des accusations pourraient éventuellement être portées. “Ça ne veut pas dire que tous les dossiers seront judiciarisés. Dans un premier temps, c’est une approche préventive auprès des clients. Mais si la situation perdure, il peut y avoir judiciarisation des dossiers“, précise le capitaine Richard Lévesque, directeur adjoint par intérim de la Sécurité publique.

Le service de police est confiant que ce programme permettra de réduire la prostitution à Trois-Rivières. Ce projet a été conçu et réalisé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui a d’ailleurs obtenu de très bons résultats. Ainsi, en 2002, alors que le SPVM a traité 700 dénonciations, seulement 1% de récidives ont été enregistrées. “On veut que ce soit avant tout un programme de prévention. On pense qu’avec les enquêtes qui seront faites et les contacts qui seront assurés par le service de police, des récidives, il n’y en aura pas”, estime M. Gobeil.

Ces dépliants seront d’abord distribués dans les quartiers particulièrement touchés par la prostitution. Il y aura d’ailleurs un blitz à partir du 4 juin alors que les policiers feront du porte-à-porte dans les secteurs ciblés pour le distribuer et expliquer aux citoyens son utilité. Les gens qui l’auront rempli pourront le remettre à un policier, le rapporter à un des postes de police ou casernes de la Sécurité publique, ou l’envoyer par la poste au quartier général, sur le boulevard des Forges. Les gens peuvent se le procurer dans leur poste de police.

Évidemment, la Sécurité publique compte sur la collaboration de la population. “On a besoin de la collaboration des citoyens et des organismes. La police fait partie de la solution, mais les citoyens et les organismes font aussi partie intégrante de cette solution-là”, souligne M. Letarte.

marie-eve.lafontaine@lenouvelliste.qc.ca

Src : Opération délation des clients de prostituées sur Cyberpresse

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