Nov 16

Lors des élections générales du mois dernier, le Canada a montré la fragilité des acquis qui font de ce pays un exemple de progrès social. Ex-prostitué devenu prêtre, puis député, Raymond Gravel plaide pour maintenir le cap.

Personnalité emblématique du Québec actuel, Raymond Gravel est né en 1952 de parents agriculteurs, dont il est le 4e de six enfants. Ses rapports très tendus avec son père le poussent à quitter à 16 ans la maison familiale. Il trouve un emploi d’escort-boy à Montréal et s’enfonce dans la prostitution et la drogue. A la suite d’une agression qui le mène aux urgences, il prend ses distances et travaille alors comme serveur dans des bars gay. Son empathie en fait un confident privilégié des habitués du comptoir et, petit à petit, sa vocation et son rêve d’enfant se rejoignent pour refaire surface. En 1982, il entre au séminaire. Il est ordonné prêtre quatre ans plus tard. Il officie dans de nombreuses paroisses avant de séjourner deux ans à Rome pour rédiger une maîtrise sur la conception de Jésus (au sens obstétrique du terme!) «Sa naissance n’était pas surnaturelle, tout comme la virginité de Marie doit s’entendre sur un plan moral mais pas biologique!» Pas de quoi se faire des amis à l’Opus Dei…

Franc-parler

En 2006, il est élu très largement dans sa circonscription sous la bannière du Bloc québécois, un parti souverainiste. Son évêque le couvre dans sa démarche, mais il est obligé de lui demander d’abandonner momentanément son ministère pastoral à la suite d’un courrier adressé par un certain… Cardinal Ratzinger. «Je suis pour la séparation entre l’Etat et l’Eglise, admet le prêtre, mais je crois sincèrement que nous faisons tous de la politique; nous n’avons pas le choix puisque nous vivons en société!» Très actif à la Chambre des communes à Ottawa, il dépose notamment un projet de loi destiné à augmenter le revenu des personnes âgées défavorisées. Bien que ceci ait constitué une promesse électorale du Premier ministre Stephen Harper en 2006, la loi ne sera finalement pas votée. Une grande déception.

Son franc-parler et son engagement épris de sincérité irritent souvent les dogmatiques de l’Eglise anglo-saxonne, notamment son soutien au mariage gay et sa prise de position claire contre un retour à l’interdiction de l’avortement. «C’est ce dernier point qui aura eu raison de ma carrière politique. Le Vatican a menacé de me laïciser si je me représentais. Ils ont demandé à mon évêque que dorénavant, on ne m’entende plus! Ce n’est pas très démocratique!»

Un recul de 50 ans

Il se dit révolté par les résultats des dernières élections qui ont vu un renforcement du Parti conservateur de Stephen Harper, «copie conforme de Georges Bush», selon Gravel. «Harper est pour la guerre et le port d’armes pour se défendre contre les terroristes. Qui sont les vrais terroristes? Nous sommes en train de perdre notre réputation dans le monde.» Il relève avec colère la mise en scène de Harper annonçant un durcissement de la loi contre la délinquance juvénile depuis le salon d’une famille qui venait de perdre un proche de mort violente: «Comment peut-on justifier le durcissement d’une loi, à partir du vécu des victimes seulement? En chambre on nous a même fait voter une motion sur la peine de mort, et les conservateurs étaient favorables. Ils nous font reculer de 50 ans en arrière…»

Autre sujet de débats, l’adoption homoparentale, déjà possible dans certains Etats comme le Québec: «Je ne vois pas de problème. Certains prétendent que ce n’est pas sain pour les enfants. Mais que penser des familles monoparentales ou encore, des enfants adoptés par des prêtres ou des évêques? De plus, il n’est pas vrai que les parents homos influencent l’orientation sexuelle de leurs enfants.

Retour à la paroisse

Le Père Gravel, qui se verra confier une paroisse dès novembre, se réjouit de se retrouver au coeur d’une communauté. Les pompiers de Montréal l’ont sollicité également pour qu’il devienne leur aumônier. Au Québec, beaucoup manifestent leur déception de voir «leur champion» se plier à l’autorité de Rome. Mais les aspirations du prêtre sont intactes, et il a choisi le terrain qui lui ressemble le plus: «Je rêve au jour où l’Église sera, comme au 1er siècle, en avant de son temps, qu’elle l’interpelle à plus de justice, d’égalité, de tolérance et de dignité. Actuellement, elle est à la remorque de la société.» Et la politique? «Je n’exclus pas d’y retourner. Je reste ouvert à toutes les possibilités.»

www.360.ch

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Nov 16

L’ex-avocat saguenéen Luc Dumont a été libéré par la Cour d’appel, hier, moins d’une semaine après avoir été condamné à cinq ans de pénitencier pour l’homicide involontaire d’une escorte.

Le tribunal a accueilli sa requête pour permission d’en appeler de la peine qu’il a écopée le 5 novembre et a accepté de le remettre en liberté provisoire en attendant l’issue du dossier. Pour ce faire, l’ancien plaideur d’Alma a dû déposer une somme de 5000 $ à titre de caution, en plus d’engagements financiers du même montant envers la cour de la part de son père et de sa soeur.

Conditions

Luc Dumont s’est aussi vu imposer une série de conditions à respecter. Il ne pourra consommer ni alcool ni stupéfiants et devra même passer des tests de dépistage une fois par mois pour que l’on puisse en faire la vérification. Il devra s’abstenir de fréquenter les bars et les maisons de débauche. Il lui sera également interdit de quitter la province de Québec jusqu’à l’issue des procédures judiciaires.

Reconnu coupable

Luc Dumont avait été reconnu coupable de trafic de stupéfiants et de l’homicide involontaire de Nadia Caron, une prostituée qui avait passé la soirée avec lui dans une maison close de Chicoutimi et qui a succombé à une surdose de cocaïne, le 18 août 2005. Son avocat, Me Michel Boudreault, avait vainement plaidé devant le juge Valmont Beaulieu en faveur de l’imposition d’une peine de détention à purger dans la collectivité.

canoe.com

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Nov 16

Le service de police de Québec sollicite l’assistance de la population pour retrouver un individu soupçonné d’avoir agressé et violenté trois femmes dont deux prostituées.

La police de Québec confirme avoir reçu deux plaintes de prostituées dans les trois derniers mois et ajoute qu’une autre femme aurait été agressée par le même homme en 2006. Catherine Viel, de la police de Québec, estime qu’il pourrait y avoir d’autres victimes qui ne se sont pas encore manifestées.

L’individu recherché est âgé d’environ 35 ans, de taille et de poids moyens. Il aurait le teint basané, les cheveux rasés et conduirait un véhicule récent bleu ou de couleur foncée de taille moyenne.

Les agressions seraient survenues dans les quartiers Limoilou, Saint-Sauveur et Saint-Roch. Les victimes affirment avoir été battues et agressées après avoir été entraînées dans un endroit isolé.

Selon Geneviève Quinty, coordonnatrice du Projet intervention prostitution de Québec, la violence est malheusement devenue le lot quotidien de bien des prostitutées qui hésitent à collaborer avec les policiers. Elle estime que les contraventions nombreuses et l’intervention axée sur la répression ne favorisent pas le dialogue avec les agents.

Mme Quinty espère que les efforts investis permettront de retrouver le suspect. Finalement, elle conclut en disant qu’elle redoute qu’un événement comme l’affaire Pickton à Vancouver ne se produise au Québec, si les travailleuses du sexe continuent de tolérer la violence.

http://canadianpress.google.com

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Nov 08

Un homme accusé d\'un meurtre 30 ans plus tard

Gilles Gagnon, un suspect de 70 ans arrêté jeudi à Chicoutimi, a comparu vendredi au palais de justice de Québec.

(Québec) Près de 30 ans après la mort violente de Lizette Bélanger, un homme de 70 ans, Gilles Gagnon, a été formellement accusé hier de meurtre non prémédité.

Un homme accusé d\'un meurtre 30 ans plus tard

Le corps de Lizette Bélanger a été transporté par les autorités, en juillet 1979.

La victime, une prostituée de 23 ans, a été assassinée la nuit du 21 juillet 1979 dans un appartement du 8, rue Lacroix, devenue depuis la rue Vaisseaux-du-Roi, dans le secteur de la gare du Palais. Le logement était situé au-dessus de l’établissement Chez Henri.

À l’époque, l’immeuble était occupé par plusieurs prostituées. La jeune femme, originaire de la région d’Amqui, a été battue, étranglée, et le meurtrier avait inséré des objets dans tous ses orifices.

Peu de temps après ce crime sordide, Gilles Gagnon avait été rencontré par les enquêteurs de la police de Québec. L’homme avait offert à l’époque un alibi solide, précise Catherine Viel du Service de police de Québec.

L’alibi serait aujourd’hui moins solide. Des informations importantes et sérieuses ont été transmises ces derniers mois aux enquêteurs, d’ajouter Mme Viel. C’est pourquoi des enquêteurs se sont rendus à Saguenay jeudi matin pour procéder à l’arrestation de Gagnon, à son domicile de la rue Racine Est, dans le secteur Chicoutimi.

Lors de son interrogatoire, l’accusé a confirmé certains éléments contenus dans le dossier, a précisé pour sa part la procureure de la poursuite, Me Marie-Josée Bergeron.

Passage très rapide de l’accusé devant le tribunal, le temps pour son avocat, Me Rénald Beaudry, et la procureure de la poursuite de s’entendre sur la date du 26 novembre pour la divulgation de la preuve. Évidemment, Gagnon reste détenu tant qu’un juge de la Cour supérieure n’aura pas été appelé à se pencher sur sa mise en liberté provisoire.

Neuf jours après la découverte du cadavre mutilé de Mme Bélanger, une autre femme était assassinée dans le secteur Courville de Beauport, Thérèse Bilocq, la conjointe de Gagnon. Un autre meurtre sordide alors que l’assassin a poignardé la femme et s’est acharné sur elle à coups de marteau. Mme Bilocq était mère de trois enfants. Contrairement à Mme Bélanger, elle n’avait rien à voir avec le monde de la prostitution.

Pour le meurtre de Mme Bilocq, Gagnon a été arrêté et reconnu coupable d’homicide involontaire, ce qui lui a valu neuf ans de prison. Gagnon avait alors invoqué avec succès la perte momentanée de contact avec la réalité, un black-out diminuait sa responsabilité. À l’époque, il disait être suivi par des spécialistes et il prenait des «tranquillisants» depuis 15 ans.

Le 22 août 1979, il avait expliqué ainsi comment le meurtre de Mme Bilocq s’était déroulé : «On est revenus à la maison. On s’est couchés tous les deux sur le lit. On discutait de projets comme d’aller à Montréal. Et, pour des raisons que je ne connais pas encore, je me suis levé, j’ai pris un couteau dans la cuisine et je l’ai frappée à la poitrine.»

Selon différents postes de télévision de Québec, c’est Mme Bilocq qui aurait fourni un alibi aux enquêteurs de la police de Québec afin de permettre à Gagnon d’être retiré de la liste des suspects pour le meurtre de Lizette Bélanger, il y a près de 30 ans. Cette information reste par contre à être confirmée.

Outre ces deux histoires de meurtre, Gagnon a accumulé d’autres accusations criminelles entre les années 1959 et 1979. On parle notamment de voies de fait, de violence conjugale et de vol de véhicules.

cyberpresse

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Oct 08

La télévision nationale hollandaise sollicite l’aide et la vigilance des Québécois.

L’équipe derrière l’émission Vermist (Disparu en français) est à la recherche d’une prostituée qui a vendu son enfant avant de quitter les Pays-Bas.

Jopie De Haas, 72 ans, vivrait aujourd’hui à Québec, sous une autre identité.

C’est sa fille qui a entrepris les démarches pour la retrouver afin de connaître toute la vérité sur les circonstances qui ont mené sa mère à l’abandonner.

Source : http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2008/10/20081007-194756.html

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Jun 22

Le printemps est souvent synonyme de grand ménage. Au poste de quartier 23, cette saison a justement été l’occasion de lancer l’opération Printemps 2008. Les policiers ont voulu intervenir sur la problématique de prostitution qui affecte certains secteurs du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Au cours de cette opération, qui s’est déroulée de la mi-mai à la mi-juin, on a procédé à 63 arrestations.

Les policiers avaient remarqué ces derniers temps une hausse des plaintes des citoyens et des commerçants. Ceux-ci se plaignaient du va-et-vient incessant, des condoms souillés retrouvés dans certains secteurs et de l’insistance de certaines prostituées plus agressives.

Le Module d’action par projet du poste de quartier 23 s’est donc penché sur cette problématique et a établi un plan d’action. D’abord, les policiers ont effectué une série de perquisitions dans des points de vente de stupéfiants. Il faut savoir que les prostituées choisissent souvent de faire leur travail non loin de leur lieu d’achat, selon ce qu’explique le sergent Claude Lizotte, en charge de l’opération Printemps 2008. Sept perquisitions ont été orchestrées, conduisant à 14 arrestations et à la saisie de roches de crack, de marijuana et de pilules.

Les agents ont également accru leur présence dans les points problématiques en appliquant la règle de la tolérance zéro. Toute fille connue pour ses activités de sollicitation était accostée pour s’assurer qu’elle n’était pas en bris de probation, en bris de condition ou recherchée en vertu d’un mandat. On appliquait aussi sévèrement la réglementation municipale interdisant de flâner ou d’être trouvé ivre sur la voie publique.

En collaboration avec la section Moralité, alcool et stupéfiant, des clients ont aussi été arrêtés pour sollicitation. Plus d’une dizaine de clients ont été interpellés lors d’une intervention.

Enfin, une centaine de visites de prévention ont eu lieu auprès des commerçants et des citoyens. Des gens ont aussi pris une part active au Projet Cyclope, qui vise à contrer la sollicitation. Dans le cadre de ce projet, les citoyens notent le numéro de la plaque d’immatriculation de présumés clients pour la transmettre aux policiers, qui s’assurent d’informer ces personnes de la situation prévalant dans le quartier.

« En faisant cela, notre objectif est de s’assurer que les gens se sentent en sécurité dans leur quartier et que les jeunes filles puissent s’y promener sans crainte », mentionne le sergent Lizotte au terme du grand ménage.
http://www.flambeaudelest.com/article-225449-Importante-campagne-pour-contrer-la-prostitution.html#photos

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May 23

Elles sont bien accueillies, les intervenantes de La Piaule qui visitent les travailleuses du sexe. Sur le terrain, les interventions sont appréciées et jugées essentielles. De plus, en santé publique, ce projet, intitulé «Cat woman», vient d’être couronné le «coup de cœur» dans Drummond de l’Agence régionale de la santé et des services sociaux.

Depuis trois ou quatre ans, Le Refuge La Piaule Centre-du-Québec développe ce volet. À raison d’une demi-journée par semaine, environ, les travailleuses de rue Pascale Chamberland et Caroline Guérard visitent les bars de la région où il peut y avoir de la prostitution. Elles y rencontrent les travailleuses du sexe, notamment en vue de faire de la prévention pour des comportements sexuels sécuritaires.

«On distribue des condoms, mais on fait plus que ça», a communiqué Mme Guérard, indiquant que les besoins de la personne sont au cœur de leurs interventions. «Avant d’être une travailleuse du sexe, c’est une femme, un être humain», a-t-elle insisté.

Évidemment, les intervenantes abordent les travailleuses du sexe sans préjugés. «Notre but n’est pas de les sortir de là, mais on ne veut pas les encourager non plus», a exprimé Mme Guérard.

À vrai dire, elles respectent leur décision, même si, parfois, le mot «choix» sonne un peu fort… Mais quand les cris à l’aide surgissent, elles sont là pour les écouter.

«La prostitution amène souvent tout un rythme de vie autour. Quand la femme veut arrêter, il y a souvent plusieurs autres choses à changer en même temps», a fait remarquer Mme Chamberland.

Portrait dans Drummond

Contrairement à la réalité des grands centres où les travailleuses du sexe circulent librement dans la rue, celles de la région sont plus discrètes. C’est pourquoi les bars sont les meilleurs endroits pour les aborder.

«On n’a pas vraiment de contacts avec les maisons d’escortes. C’est difficile d’entrer en contact avec eux autres», a poursuivi la travailleuse de rue.

Au dire de Mme Guérard, plusieurs travailleuses du sexe assument ce qu’elles font. Ce ne serait pas la majorité qui subirait leur «métier».

Chose certaine, aucune des deux n’a clairement été témoin de réseau organisé d’exploitation sexuelle, qui touche particulièrement les plus jeunes, même si elles savent que ça existe.

«On peut voir un homme (pimp) profiter d’une fille, mais souvent, elle est tellement en amour avec lui qu’elle ne le voit pas. Ces hommes-là sont de grands séducteurs», a expliqué Mme Chamberland.

D’ailleurs, les travailleuses du sexe de la région seraient principalement âgées entre 20 et 40 ans. «Il y a peu de mineurs ici… ce n’est pas ce qui prime», a-t-elle enchaîné.

Leur profil est aussi varié. «Il y en a plusieurs qui ont un passé pas évident du tout… mais d’autres font ça pour payer leurs études ou pour se partir une compagnie. Pour d’autres, c’est un «side-line». Le jour, elles ont un travail normal», a précisé Mme Chamberland.

Bref, le portrait est à l’image de leurs clients, de l’homme éméché à celui qui porte une cravate, ont-elles remarqué.

Elles demandent du soutien

Même si les encouragements vis-à-vis de leurs interventions fusent de toutes parts, les deux travailleuses de rue déplorent que le projet ne bénéficie d’aucun financement.

Elles souhaiteraient qu’une ressource à temps complet soit consacrée à cette fin. Les deux femmes sont d’ailleurs en attente d’une réponse venant du CLSC. Elles aimeraient que des infirmières les accompagnent à l’occasion, ne serait-ce que pour créer un pont afin que les travailleuses du sexe sachent où aller en cas de besoin.

«Il y a tellement d’éducation à faire. Ce n’est pas parce qu’elles travaillent là-dedans qu’elles savent tout. Côté santé, il y a une masse d’informations à donner», a défendu Mme Chamberland.

À noter que ce projet a reçu le prix «coup de cœur» dans le cadre de la Journée annuelle régionale de santé publique de l’Agence régionale de la santé et des services sociaux.

Selon cette organisation, l’augmentation de la demande dans différents bars souligne le fait que les barrières face aux ressources d’aide tendent à diminuer et que l’agir en tant qu’intervenante répond à un besoin précis auprès de cette clientèle.

http://www.journalexpress.ca/article-215184-Un-projet-coup-de-cur-pour-les-travailleuses-du-sexe.html

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Apr 18

Craignant pour la sécurité du public, la Régie des alcools ferme pour 75 jours un bar de danseuses de la rue Ontario, où les armes à feu et la prostitution étaient tolérées mais où les policiers et les témoins gênants n’étaient pas les bienvenus.

La police s’intéressait depuis 1996 au Sexe Mania, situé près de la station de métro Frontenac, dans Centre-Sud.

De 1996 à aujourd’hui, les policiers ont constaté que le bar était fréquenté par l’entourage des Hells Angels et la clique des Syndicates, d’ex-membres de gangs de rue entrés au service des motards.

En 2007, pour confirmer que les armes étaient permises à l’intérieur, des agents en civil se sont présentés ar més sans s’identifier et ont pu entrer, même quand les employés voyaient leurs armes.

Un portier a même palpé l’arme fixée à la cheville d’un agent d’infiltration avant de le laisser passer sans plus de questions. «Je fais juste checker pour checker», a dit le portier au faux client.

Tabassé aux toilettes

La clientèle semblait aussi avoir une dent contre les forces de l’ordre.

En décembre 2001, un agent qui fréquentait le cabaret d’effeuilleuses depuis des années dans ses temps libres a été battu dans les toilettes par trois clients.

En novembre 2006, des clients tout juste sortis du bar ont agressé un homme au Tim Hortons voisin parce qu’ils croyaient à tort qu’il s’agissait d’un policier en civil rôdant près du Sexe Mania.

Les criminels n’aimaient pas non plus que des clients «ordinaires» assistent à leurs activités.

Après une tentative de meurtre à l’intérieur du bar reliée aux Syndicates, en mars 2007, des fiers-à-bras des motards ont retracé jusqu’à Lachine un ado de 17 ans qui avait assisté au crime en buvant tranquillement (et illégalement) sa bière dans l’établissement.

On lui avait fait comprendre qu’il avait vu quelque chose qu’il ne devait pas voir.

À l’été 2006, la police a aussi constaté qu’un jeune pimp de race noire avait sous son contrôle deux prostituées de 18 ans qui travaillaient à partir du Sexe Mania.

«La sécurité et l’intégrité du public ne sont pas négociables [...]. Il faut prendre tous les moyens légaux pour protéger la sécurité du public», écrivent les régisseurs André J. Chrétien et Michel Gougeon dans leur décision datée du 8 avril qui suspend temporairement le permis de l’entreprise.

Source : http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2008/04/20080418-080701.html

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Feb 26

Six mois de TIG + identité sur internet + un an de probation… Ca rigole pas avec les clients au Québec ! Tout ça pour quoi ? Un gars de 22 ans propose de l’argent à une fille de 16 ans contre du sexe. Et voila comment la vie de Maxime bascule à 22 ans. Il y a des bêtises qui coûtent très chères…

Maxime Brousseau, 22 ans, s’en tire avec une peine de six mois à purger dans la collectivité pour incitation à la prostitution.

En mai 2006, il avait contacté une adolescente de 16 ans par Internet et lui avait donné rendez-vous près d’une école du boulevard Saint-Claude, dans le secteur Loretteville.

Il lui avait offert de l’argent en échange de faveurs sexuelles, ce qu’elle avait refusé.

Un rapport présentenciel a démontré que l’accusé éprouvait des problèmes d’émotivité sexuelle, et, selon les spécialistes, il aurait repris le droit chemin.

En plus de sa peine dans la collectivité, Brousseau sera soumis à une période de probation d’un an.

http://www.info690.com/nouvelle-six_mois_pour_incitation-746412-4.html

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Feb 25

Action Séro Zéro a un besoin pressant d’aide financière pour maintenir son programme «Travailleurs du sexe», qui vient spécifiquement en aide aux hommes qui pratiquent la prostitution. Si l’organisme n’obtient pas 44 000 $ d’ici la fin du mois de mars, le nombre d’intervenants devra diminuer de moitié. Et pourtant, l’organisme montréalais note une hausse de la fréquentation de son centre du soir de 8 % depuis 2004.

Source : http://www.ledevoir.com/2008/02/23/177487.html

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