fev 07

Après Soho à Londre, Red Light District à Amsterdam, le coin des prostituées de Madrid est en passe de se transformer en zone commerçante branchée. A quand la boboification totale de la rue Saint-Denis ?

Un groupe de commerçants de Madrid a fait le pari du commerce branché pour éliminer l`un des derniers points visibles de prostitution et de drogue dans le coeur de la capitale espagnole.

C`est l`exemple du Soho londonien, ancien “quartier rouge” de prostitution devenu chic zone à la mode dem l`hyper centre de Londres, qui vient d`abord à l`esprit de Javier Garcia-Renedo pour décrire ce projet.

“Nous souhaitons l`ouverture de magasins de vêtements à la mode, de restaurants et bars alternatifs, galeries d`art et de salles de concert”, explique à l`AFP, Garcia-Renedo qui dirige la société Consultores Grove qui conseille ce groupe de commerçants.

Avec ses sex-shops, ses prostituées postées au bas d`immeubles délabrés et ses drogués, le quartier fait pour l`heure figure de verrue en plein centre de Madrid.

Conscients du grand potentiel commercial de la zone, nichée entre la grande artère commerçante de Gran Via et la très alternative calle Fuencarral, des entrepreneurs du cru ont formé une association pour racheter les locaux commerciaux et les mettre en location.

“Fuencarral est devenue la rue commerçante la plus connue de Madrid et jusqu`à 4.000 clients potentiels circulent par heure sur la Gran Via” qui abrite toutes les grandes chaînes de vêtements, de Zara à H&M, souligne M. Garcia-Renedo.

http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=594102

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Récit suintant le mépris et la suffisance d’une fashion-victim bobo-hype de passage dans la rue Saint Denis. Quelques images de cette rue sur le blog de ce détestable street-reporter.

Le défilé de Jean-Paul est à 14h30, dans ses ateliers au 325 rue Saint Martin, dans le 3ème.

Comme j’y suis déjà allé et que je pense toujours que j’ai une bonne mémoire, je me dis : pas besoin de plan Kamel, tu as des super pouvoirs, tu es comme Batman, tu vas sentir ton chemin… Je l’ai tellement bien senti que je me suis retrouvé rue Saint Denis…

Et à mon avis, cela m’étonnerait que Jean Paul ait eu l’envie de s’installer dans les parages…

Les gens me regardent… je souris, de peur de me faire alpaguer… Mais l’idiot du village que je suis ne se contente pas de sourire : il a sortit son appareil photo devant tout le monde pour … juste effacer les photos déjà mises en ligne… sauf que je suis le seul à savoir cela. Pas les autres et encore mois les… Filles de joie et leur percepteur.

Je décide d’emprunter une ruelle. A l’entrée de la ruelle, un colosse, abrité par un grand imper en cuir et qui a décidé de prendre soin de ses mains en les protégeant de gants en cuir. Moi, histoire de sympathiser, je lui souris et comme un con, je lui montre mon appareil. Il me sort une tronche de maffieux russe. Je me dis qu’il a dû recevoir ses impôts… Je tourne la tête vers l’intérieur de la rue et me rends compte que de chaque côté de la ruelle, perché sur des hauts talons de 20 cm se tiennent des “filles de joie” qui n’en avaient plus que le surnom. Je réalise soudainement que le grand monsieur qui me faisait la gueule étaiet en fait le… souteneur. Le proxenète quoi ! Et elle, ses ouvrières.

Une fille de joie, qui aurait pu être ma mère m’interpelle sur un ton aggressif.

La fille de joie : tu prends pas de photo compris !

Moi, en souriant : pourquoi je vous prendrais en photo ?

La fille de joie : je te préviens, compris ! Tu prends pas de photo, ok !

Je la regarde et j’ai envie de lui dire : “madame, votre sein traine par terre”. Mais je suis cool et … j’ai surtout peur que le proxénète me prenne par le col. Alors je la joue cool mais je te vane quand même.

Moi : heu, je ne veux pas vous vexer, je prends en photos les gens qui ont du style.

La fille de joie : Tu peux répeter ?

A ce moment là, je comprends qu’il faut que je décampe. La fin de la rue est à 50m. Je peux y arriver en 20 secondes. je baisse la tête,range mon appareil dans la poche et avance sans montrer de nervosité… 50m… 40m… 30m…je n’entends pas de pas dérière moi; leproxénète a du rester en place…. Mais s’il avait des baskets… je me fais peur… 20m…10m… je sors de la ruelle… je sors mon appareil photo pour prendre en photo la rue… Une pute file se cacher dans son immeuble en ruine…

Source : http://styleandthecity.blog.20minutes.fr

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Plaque tournante de la prostitution, le quartier de la Gare s’apparente à une véritable cour pour les grands. Entre jalousies, pressions et, bien sûr, beaucoup d’argent, passage nocturne dans un milieu probablement moins dangereux que le veut sa réputation, à condition de ne pas y plonger.

Jugée trop belle par la concurrence, S. est régulièrement contrainte à jouer avec le feu, et sa propre vie. En effet les habituées l’ont chassée des rues Wenceslas Ier et d’Alsace, seul coin où le racolage est toléré. Ainsi livrée à elle-même, la jeune femme d’origine albanaise se rabat sur le «Ale Stréch», où personne ne l’avertit de clients potentiellement agressifs.
«C’est toujours la même chanson», dit-elle, sur un ton agacé. Car en plus du danger évident que représente son activité, elle risque une sanction pour «s’exposer sur la voie publique en vue de la prostitution».
Si cette fois elle s’en sort avec un simple avertissement, la police conduit, quelques minutes plus tard, une jeune Bulgare au commissariat de proximité. Malgré l’amende de 500 euros, elle ne perd pas le sourire.
«Je suis passée par l’Allemagne. Et là, ça fait 3 ans que je travaille ici», raconte cette prostituée de27 ans. Si elle visite régulièrement son pays d’origine, elle n’envisage pas vraiment de retourner y vivre.
Pour l’inspecteur Christiane Schortgen, le procès-verbal relève de la routine, puisque les prostituées «ont toutes déjà payé au moins une fois».

Veiller au calme du quartier

Le rôle des forces de l’ordre ne se limite toutefois pas à la répression. Par sa simple présence, la police rassure et évite, dans la mesure du possible, les dérapages.
«Ce n’est pas seulement une question d’argent, confirment deux prostituées dominicaines. Au Luxembourg, il n’y a pas autant de dangers. Grâce à la police, le pays est tranquille, et les clients plutôt gentils, puisqu’ils ne veulent pas avoir de problèmes».
Au-delà de veiller au calme du quartier, le commissariat ne dispose toutefois pas des moyens nécessaires pour venir en aide aux prostituées. «Il y a très souvent des hommes derrière tout ça. Mais c’est la section de recherche qui s’en charge. En tout cas, les femmes ne se plaignent absolument jamais», précise Christiane Schortgen.
Cette pression, subie par nombre de prostituées, explique en partie le silence que certaines s’imposent. Parfois, elles invoquent aussi leurs enfants ou leur toxicomanie, qu’elles refusent d’étaler au grand jour.
En marge de la prostitution plus traditionnelle, quelques travestis et transsexuels font, eux aussi, le trottoir. «Au moins, je peux m’offrir le luxe que je veux, relate «Vanessa», petite starlette du milieu. Le prix d’un écran plasma, c’est fait en trois ou quatre jours».
Plus tard dans la soirée, il avouera que les relations ne lui procurent aucun plaisir, «sauf quand le client est mignon». Mais en tant que Luxembourgeois, il ne souhaite pas vivre aux dépens de l’État : «Si nous arrêtions, il y aurait trop de personnes à vivre du RMG».
Sans cesse confronté à cette couche de la population, le commissariat de proximité a su trouver sa place au sein du quartier, et instaurer une «bonne relation» avec les filles de rue.
«Au début, je croyais que je devais jouer à Mère Teresa», confie l’inspecteur Schortgen. Entretemps, la jeune femme fait surtout en sorte que le règlement soit respecté, et ce, dans un souci d’ordre public.

Source : http://www.le-quotidien.lu

Après de très nombreuses réclamations et la constitution du comité SOS Gare, le règlement général de police a été modifié, le 26 mars 2001.
Depuis, le racolage est interdit dans les rues formant le «Ale Stréch», à savoir les rues du Fort Wedell, de Reims, du Commerce et d’Epernay. Ces endroits continuent toutefois à être fréquentés par les prostituées à la recherche de la clientèle des cafés et autres établissements. Les amendes peuvent, dans le pire des cas, s’élever à 2 500 euros.
La prostitution se déroule donc de manière officielle dans les rues d’Alsace et Wenceslas Ier, mais uniquement de 20h à 3h et à condition que «ni la sécurité et la commodité du passage ni la salubrité et la tranquillité publiques ne s’en trouvent affectées».
Au-delà de ce cadre bien défini, «il est défendu de paraître en public dans une tenue indécente ou pouvant donner lieu à scandale».

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AMSTERDAM (AFP) — Une vingtaine de couturiers néerlandais ont présenté leurs collections samedi au coeur du Quartier rouge, principal lieu de prostitution à Amsterdam, où ils ont établi leurs ateliers dans d’anciennes cabines de passe, contribuant au nettoyage que la municipalité y a entrepris.

Cohue, brouhaha, musique tonitruante et mannequins en tenues extravagantes - rien ne distingue cette fièvre de celle qui accompagne tous les défilés.

Pourtant celui-ci a lieu le long d’un des plus anciens canaux du centre d’Amsterdam, où s’exerce le plus vieux métier du monde. Il doit refléter le nouveau visage que la municipalité, lasse d’y voir régner le crime et la pègre, veut donner à ce quartier.

Armée de nouvelles lois permettant de fermer les établissement sur lesquels pèse un soupçon de criminalité, sans devoir attendre de décision sur le fond du dossier, la municipalité y a racheté l’année dernière 55 immeubles, en fait des bordels, à un ancien baron de la prostitution.

“Lors d’une visite de travail des autorités municipales dans le quartier en avril dernier, j’ai lancé: +Pourquoi n’y mettez-vous pas des couturiers ?+”, explique Mariëtte Hoitink, directrice de HTNK, une agence de promotion de la mode établie là.

Quelques mois plus tard, la ville lui renvoie la balle en lui demandant de trouver 20 créateurs intéressés, ce qui donne naissance au projet “Red Light Fashion Amsterdam”.

“Les candidats ne manquent pas ! J’aurais pu y mettre des étudiants ou des jeunes en difficulté, mais j’ai choisi d’y mettre des talents confirmés. Contrairement à l’idée reçue, qu’ils soient reconnus n’implique pas qu’ils sont riches. Leur travail coûte cher, et ils sont heureux de trouver ici un espace abordable pour exposer, travailler et vivre”, explique Mme Hoitink.

Le contraste est saisissant: la succession monotone le long du canal des “vitrines”, ces alcôves sur rue où les prostituées vêtues de lingerie criarde étalent leurs charmes, est désormais rompue par des vitrines où ces dames ont cédé la place à des mannequins aux vêtements sophistiqués et aux accessoires les plus tendance.

Les vitrines sont léchées, l’éclairage est recherché. Le décor intrigue et attire le regard.

Anne James ouvre la vitrine derrière laquelle il n’y a pas longtemps deux prostituées aguichaient encore le client. Elle se faufile entre les créations bigarrées de Daryl van Wouw, qui y sont à présent exposées. Suit un escalier sombre et, à l’étage, deux chambres aux couleurs ternes. Dans chacune il y a un lavabo et, sous un miroir, un lit lugubre scellé dans le mur, une planche comme sommier.

“Nous comptons les utiliser comme table pour la machine à coudre”, dit Anne, “car nous ne pouvons pas les enlever”.

Si le projet échoue, les lits sommaires pourraient retrouver leur ancienne fonction.

C’est que “Red Light Fashion Amsterdam” doit d’abord prouver sa réussite. Les créateurs ont un an pour redynamiser le quartier et y attirer une “nouvelle clientèle, pour une économie de qualité”, comme l’exprime l’adjoint au maire Lodewijk Asscher.

“Nous ne voulons plus de trafic de femmes, de criminalité. Nous voulons à nouveau être fiers des Wallen (le nom néerlandais du quartier, ndlr), que les habitants de la ville y retournent et qu’ils attirent un nouveau public”, affirme M. Asscher.

Bientôt les créateurs auront une arme supplémentaire pour réussir: au numéro 121 s’ouvrira d’ici quelques semaines un espace de vente commun, où les créations des vitrines seront commercialisées.

 http://afp.google.com/article/ALeqM5gmW6SBYEJIoOVV1ss1AglNhFsXPQ

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Une prostituée, un client, un panier bien garni, un simple d’esprit… Une passe en forme de chemin de croix, où il est à nouveau prouvé que dans l’amour, le plus beau, c’est la montée des escaliers…

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