May 27

PARIS (AP) — Six personnes sont en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur un hammam à Paris (XVIIIe arrondissement) où exerçaient des prostituées, a-t-on appris jeudi auprès de la Préfecture.
Depuis septembre dernier, la brigade de répression du proxénétisme (BRP) enquêtait sur cet établissement réservé aux hommes. Au fil des investigations et des surveillances, les policiers repéraient des femmes qui se prostituaient. “Elles devaient reverser 50 euros quotidiennement à une femme de 36 ans chargée de l’organisation de cette activité ‘annexe’ et du recrutement du personnel”, indique la Préfecture. “Les revenus journaliers de l’établissement étaient évalués à 6.000 euros”.
Les 24 et 25 mai, cinq hommes âgés de 23 à 62 ans et la gérante de l’établissement, soupçonnés de proxénétisme, étaient interpellés. Les perquisitions des différents domiciles ont permis de saisir près de 26.000 euros. Quatre prostituées ont confirmé les faits, indique encore la Préfecture. AP

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Apr 25

France 2 consacre un sujet de son journal aux filles qui se prostitutent sur les boulevards maraichaux, occasionnant des gènes pour les riverains. Une riveraine propose que les filles aillent ailleurs, dans les bois. Le journaliste constate que les lois sur le racolage passif ne sont pas respectés. Les riverains se regroupent en association de quartier.

Voir ce reportage.

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Apr 14

C’est le Parisien qui nous apprend cette nouvelle :

Henri Botey, 77 ans, plus connu sous le surnom de Monsieur Eric dans le monde de la nuit parisienne vient, à nouveau, de tomber dans les filets des policiers de la brigade de répression du proxénétisme (BRP) de Paris. Mis en examen pour proxénétisme aggravé, celui qui est également surnommé l’Empereur de Pigalle a été incarcéré en fin de semaine dernière à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) (…) Figure du proxénétisme parisien, ce « parrain » à l’ancienne est aussi, officiellement, celui de Marine Le Pen, la présidente du Front national (FN).

Source : http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-proxenete-ecroue-est-le-parrain-de-marine-le-pen-14-04-2011-1407004.php

Notre avis : L’INP n’a rien contre les “bar à bouchon” et leur tenanciers. Nous souhaiterions juste que l’ Etat fasse son travail pour empêcher l’escroquerie qui a lieu dans ces bars, certains clients s’y font littéralement dépouiller, souvent sans possibilité, pour des raison familiale, de porter plainte.

De plus, nous estimons à l’ INP que les services annexes à une prestation sexuelle ne devraient jamais dépasser 25% de la prestation. Nous sommes opposés à ce que le client ou la prostituée aient à payer des biens et services à un prix supérieur au motif que la situation est prostitutionnelle. La loi devrait, selon nous, empêcher cela. Une prostituée ne devrait pas avoir à payer sa chambre plus chère pour la seule raison qu’elle est prostituée, de même que le client ne devrait pas être poussé à consommer de l’alcool à prix prohibitif pour être en contact avec ces prostituées. Les solutions développées en Allemagne, Danemark ou Suisse nous semblent interessantes.

Quant au lien des Le Pen avec le milieu de la prostitution que l’on découvre aujourd’hui, nous ne sommes pas dupes : Le pays des douces l’illusions politiques est en période pré-électorale …

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Feb 17

Vendredi 20 Mars 2009 ASSISES DE LA PROSTITUTION

Au regard de la situation de grande précarité sociale et sanitaire des prostituéEs, et à l’occasion de la date anniversaire de l’entrée en vigueur de la LSI (Loi pour la Sécurité Intérieure), se tiendront pour la troisième année consécutive les Assises de la prostitution le vendredi 20 mars 2009, à l’Odéon- Théâtre de l’Europe à Paris.

Répression = insécurité, abus, augmentation des risques sanitaires

Depuis l’entrée en vigueur de la loi pour la sécurité intérieure en mars 2003, les prostituéEs restent difficiles à atteindre, en dépit des actions de santé communautaire et de l’existence de nombreux opérateurs de prévention.

Depuis cette date, nous constatons aussi une dégradation des conditions de vie des prostituéEs, une augmentation des prises de risque du fait de pressions multiples (économique, policière et de la part de certains clients). De plus, de nombreuses associations ont constaté une augmentation du nombre d’IST (Infections Sexuellement Transmissibles) chez les prostituéEs les plus marginaliséEs (transgenres, usagers de drogues, migrants).
Nous observons aussi l’émergence de nouveaux modes de prostitution (internet, bars, etc) qui rendent plus complexe le travail de prévention.

Les acteurs : l’UNALS, « Droits et Prostitution », l’ICRSE, les prostituéEs et leurs alliéEs

L’Union Nationale des Associations de Lutte contre le Sida et le collectif « Droits et Prostitution » , l’International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe, les prostituéEs, les acteurs politiques, les associatifs, les chercheurs en sciences sociales et les intervenants de l’action publique sont impliqués dans l’action.

PROGRAMME

9h00 : Accueil café

9h30 -13h : Ateliers

Les ateliers thématiques développeront les bonnes pratiques de prévention VIH/Sida-IST et d’accès aux droits fondamentaux des prostituéEs.

15h00 -16h45 : Restitution des ateliers

Lors de la restitution des ateliers, les intervenants aborderont également la question de la nécessaire participation des prostitués à l’élaboration de la politique de prise en charge dans les structures d’accès aux soins et d’accès aux droits.

17h00 -18h00 : Conférence de presse

Synthèse des travaux et présentation de la déclaration commune face à la presse.

18h00 -19h00 : Lecture de textes de Grisélidis Réal

Lecture de textes choisis de Grisélidis Réal. ProstituéE genevoise, écrivain et militante, Grisélidis Réal (11 août 1929 - 31 mai 2005) était auteur et poète. Elle a notamment écrit et publié aux Editions Verticales, Le noir est une couleur, Carnet de bal d’une courtisane et suis-je encore vivante ?

Exposition photographique ‘Prostituées d’Europe’ de Mathilde Bouvard
Projet européen, à la fois artistique et sociologique. A la rencontre de personnes prostituéEs (prostitution choisie) dans 15 villes d’Europe

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu : Odéon-Théâtre de l’Europe - place de l’Odéon - 75006 Paris.
Accès : Métro ligne 4 Odéon ou RER B Luxembourg
Informations et réservations : assisesprostitution2009@gmail.com


21 mars : marche pour la défense de nos droits : rendez vous Place Pigalle à 13 h avec un parapluie rouge.

source

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Feb 10

Quatre personnes d’origines africaines qui étaient à la tête d’une réseau de prostitution dans les XVIIIe arrondissement de Paris ont été interpellées le 28 janvier dernier puis mises en examen et écrouées. L’information a été révélée ce matin par la radio RMC Info. Ce sont des riverains qui ont alerté les policiers de la brigade de repression du proxénetisme après avoir constaté que des prostituées africaines racolaient sur la voie publique.

Les jeunes femmes emmenaient leurs clients dans un appartement de la rue Léon. C’est dans ce logement qu’ont été interpellés le 28 janvier un Ivoirien de 28 ans et sa compagne âgée de 31 ans, locataires du studio qu’ils mettaient à la disposition d’une dizaine de jeunes prostituées nigérianes.

Le lendemain, les policiers interpellaient une Nigériane de 31 ans qui faisait venir de son pays des jeunes femmes via le Maroc et l’Espagne ainsi que que son concubin, un Nigérian de 38 ans.

Déférées au parquet de Paris à l’issue de leur garde à vue, les quatre personnes ont été mises en examen pour proxénétisme et écrouées.

Le Parisien

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Feb 10

Emmitouflées dans de grands manteaux noirs, elles se pressent à l’intérieur du bus en tapant des pieds pour se réchauffer. Il est 20 h 30, le Lotus Bus de Médecins du monde vient de se garer non loin du carrefour Strasbourg-Saint-Denis, à Paris, et elles sont déjà une dizaine à patienter dans le froid et l’humidité. “Elles connaissent nos horaires, sourit Hélène Lebail, l’une des bénévoles du programme. Beaucoup sont là avant même que nous arrivions.”

Debout devant le comptoir installé à bord du bus, une Chinoise sort de son sac une petite carte chiffonnée dotée d’un simple numéro. Mélanie Quétier, la coordinatrice du programme, prend la carte, inscrit la date au tampon encreur et donne à la jeune femme 24 préservatifs et un tube de gel lubrifiant. “Sur les cartes, nous ne mettons ni nom ni photo, précise-t-elle. Nous voulons préserver leur anonymat.”

Ce soir-là, une cinquantaine de femmes passent voir l’équipe de Médecins du monde. Toutes sont prostituées, la plupart sont sans papiers, rares sont celles qui parlent français. Les quatre bénévoles qui travaillent avec Mélanie Quétier sont sinophones, et l’une d’elles est interne en médecine : elle peut orienter les femmes vers un service de soins, répondre aux questions médicales, juger d’une urgence.

Transie de froid, une Chinoise d’une quarantaine d’années grimpe dans le bus avant de sortir de son sac une quittance d’hôpital. “C’est une facture, mais ne vous inquiétez pas, sourit Mélanie Quétier. Regardez, il y a écrit “payé” dans l’encadré, là, en bas. Tout va bien. Soulagée, la jeune femme range ses papiers, tend sa carte numérotée et prend les préservatifs.

Venue du nord de la Chine, cette femme a travaillé dans la restauration, à Paris, avant de se retrouver au chômage. Elle s’est ensuite prostituée mais les bleus qu’elle portait sur le corps ont fini par l’inquiéter : après examen, les médecins ont détecté une thrombopénie, une maladie caractérisée par une insuffisance de plaquettes sanguines. Soignée en France, elle a obtenu un titre de séjour pour soins.

Elle vient de recevoir une convocation de la préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour mais elle hésite à y aller seule. Les bénévoles lui proposent leur aide mais, après avoir réfléchi un instant, elle leur assure dans un sourire qu’elle se débrouillera. “Elle est l’une des plus anciennes du Lotus Bus, note Mélanie Quétier. Aujourd’hui, elle est suivie médicalement, elle a des papiers et elle parle un peu français. Elle peut faire des démarches toute seule, c’est un parcours plutôt réussi.”

Cette histoire est cependant rarissime : l’immense majorité des prostituées chinoises qui fréquentent le Lotus Bus vivent dans une extrême précarité. Toutes, ou presque, sont en situation irrégulière, aucune, ou presque, ne lit ni ne parle le français, et la plupart ignorent tout des droits sociaux ou du système de soins français. Elles vivent dans des chambres surpeuplées : pour 100 à 150 euros par mois, elles louent une couchette à des marchands de sommeil.

Leurs histoires de migration se ressemblent : selon Médecins du monde, qui a interrogé 96 de ces femmes en 2007-2008, plus de la moitié viennent du Dong Bei, une région industrielle en déclin située dans le nord-est de la Chine. Avec la fermeture des entreprises d’Etat, beaucoup ont découvert le chômage. “Les habitants de cette région, instruits et habitués à un niveau de vie moyen, se sont retrouvés soudainement en marge de la société”, constate l’association dans son enquête.

Cette prostitution chinoise ne ressemble nullement aux autres. Les femmes sont plutôt âgées - 65 % ont plus de 40 ans - et toutes, ou presque, ont laissé un enfant derrière elles : 90 % déclarent avoir un fils ou une fille en Chine. “Ce sont les pressions financières, souvent dues à l’importance des frais de scolarité de l’enfant ou à la préparation d’un mariage prochain, qui les ont poussées à quitter leur pays”, constate Médecins du monde.

La prostitution leur permet de rembourser leur dette de voyage (7 000 à 15 000 euros) et d’envoyer de l’argent en Chine mais elle les plongent souvent dans la honte et la violence. “Si vous avez été agressée, n’hésitez pas à en parler avec les membres de l’équipe”, précise une pancarte en chinois affichée au-dessus du comptoir du Lotus Bus. “Elles sont confrontées à la violence des clients, mais aussi au harcèlement de la police”, résume Mélanie Quétier.

Malgré l’heure tardive, les prostituées chinoises continuent à se presser dans le Lotus Bus. Elles prennent les préservatifs, échangent quelques mots avec l’équipe mais la plupart ne s’attardent pas. “Il y a beaucoup de policiers, explique l’une d’elles en chinois. J’habite à Belleville, je travaille porte Dorée ou à Strasbourg-Saint-Denis mais en décembre, j’ai été arrêtée plusieurs fois pour racolage. Il faut payer des amendes, j’ai peur.”

La soirée est maintenant bien avancée, le Lotus Bus plus calme, les bénévoles plus disponibles. Une femme chinoise entre et tend sa carte pour obtenir des préservatifs et du gel. Au cours d’une discussion sur les règles de prévention, la prostituée raconte avoir été confrontée à une rupture de préservatif. Malgré les risques de contamination, elle n’a pris aucun traitement post-exposition contre le sida.

Juliette Gueguen, l’interne, lui propose un entretien au fond du bus, dans un petit espace protégé par un rideau fleuri. La prostituée prend le temps de s’asseoir, discute avec une bénévole chinoise, raconte avoir été victime d’une fellation forcée sans préservatif il y a un mois et d’une rupture de préservatif il y a une semaine. Elle se dit protégée d’une grossesse par un implant posé en Chine, il y a cinq ou six ans.

Derrière les vitres sans tain, Juliette Gueguen lui explique qu’il faut, dans ce cas, aller aux urgences dans les quarante-huit heures pour obtenir un traitement post-exposition du VIH. Elle lui indique également un centre de dépistage afin qu’elle fasse un test dans deux mois et une consultation de gynécologie dotée d’un interprète pour faire le point sur sa contraception. La jeune femme range dans son sac la documentation en chinois, sourit et quitte le bus, le visage apaisé. Elle a, ce soir, trouvé à qui parler.

Le Monde

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Dec 31

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Dec 29

Après deux jours de garde à vue, l’homme de 36 ans soupçonné d’avoir tué deux jeunes prostituées thaïlandaises mardi à Paris est passé aux aveux. Le cuisinier portugais résidant au Luxembourg a reconnu être l’auteur des deux homicides, confirmant ainsi la piste envisagée dimanche par les enquêteurs alors qu’on a trouvé chez lui l’arme du crime.

Le suspect avait été interpellé samedi

dans la rue par les enquêteurs à Saint-Germain-des-Prés, et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle. “Des éléments objectifs, comme une partie du butin, en tout cas des effets personnels dérobés chez les victimes ont été découverts dans la chambre d’hôtel du meurtrier présumé et l’arme présumée du double homicide - une arme blanche - était également en sa possession”, avait détaillé dimanche la chef de la section criminelle du parquet, Naïma Rudloff. L’individu a notamment dérobé 1.500 euros et les téléphones portables des deux Asiatiques dont il s’est rapidement débarrassé.

Le meurtrier présumé était “en rupture sentimentale”

“La piste qui semble se profiler est celle du client. L’homme étant l’un des derniers clients de ces deux jeunes femmes thaïlandaises qui se livraient à la prostitution au sein de cet appartement” où elles vivaient, avait expliqué Naïma Rudloff en indiquant que “les circonstances et les conditions du passage à l’acte” restaient à préciser. Ce jeune cuisinier, qui avait eu une relation stable pendant trois ans avec une jeune femme, était “en rupture sentimentale” depuis janvier 2008.

Les corps des deux jeunes femmes, poignardées, avaient été retrouvés mardi peu avant 20 heures dans un immeuble du 15 de la rue de Crussol, dans le 11e arrondissement de la capitale. Elles vivaient en France depuis avril et novembre 2007 en situation irrégulière et se livraient à la prostitution. Le cuisinier portugais les avait rencontrées “par le biais d’annonces que l’on trouve dans la rue avec un numéro de téléphone. Le contact est pris par téléphone et s’établit rapidement sur une base commerciale”, avait souligné le sous-directeur de la Police judiciaire parisienne Philippe Bugeaud.

Le Point

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Dec 27

Que s’est-il passé, dans ce couloir du deuxième étage d’un immeuble du 11e arrondissement de Paris mardi soir ? Deux Thaïlandaises, âgées de 28 ans, y ont été retrouvées sauvagement assassinées à l’arme blanche. Les deux filles gravitaient dans le milieu de la prostitution. Les enquêteurs entendent n’exclure aucune piste : règlement de compte, client, vol… Les policiers fondent de gros espoirs sur les autopsies, pratiquées hier, et sur les indices relevés sur les lieux du crime.

Les traces de sang passées au peigne fin

Pour l’heure, rien ne leur indique la voie à suivre. La prostitution asiatique a l’habitude d’œuvrer cachée. De nombreuses filles se sont spécialisées dans la prostitution par internet. Là aussi, les enquêteurs ont prévu d’éplucher les ordinateurs des victimes pour retracer les personnes que les deux filles ont pu contacter et, éventuellement, rencontrer.

L’évolution des techniques scientifiques devrait également aider les policiers : sur la scène du double homicide, d’innombrables taches de sang ont été relevées, sur la quasi-totalité des murs et des sols. L’auteur pourrait y avoir laissé son ADN (un cheveu, etc.), et donner un sérieux coup de main aux policiers chargés de l’enquête. Cependant, l’arme ayant servi à la tuerie, probablement un couteau de grande taille, n’a pas été retrouvée.

En attendant, l’entourage des victimes a été passé au crible. Voisins, prostituées du quartier… Rien n’a été laissé au hasard. Les prochains jours diront si ces témoignages se sont révélés fructueux.

Ce double crime intervient dans un contexte délicat pour les Asiatiques à Paris, qui se plaignent d’une recrudescence d’agressions (voir ci-dessous). Mais, jusqu’alors, aucun crime de ce genre n’avait encore été perpétré, troublant la communauté asiatique.


La fille des Chirac évoque un mobile racial

« Tuées comme des chiens ». La fille adoptive de Jacques et Bernadette Chirac, Anh Dao Traxel, a fait part de son indignation, hier. Puis s’est interrogée sur l’éventualité d’un mobile racial du ou des tueurs, alors que se multiplient, selon elle, les agressions contre les Asiatiques dans la capitale. D’origine asiatique, elle a réclamé que « toute la lumière soit faite sur les conditions et les mobiles de cette horrible barbarie ».

Anh Dao Traxel « en appelle à Mme le Ministre de l’Intérieur et à M. le président de la République », leur demandant de s’exprimer avec autant de force « au cas où l’enquête révélerait un crime à caractère racial » qu’ils le font « pour la communauté juive de France ou toutes les autres communautés comme cela est légitime pour des actes odieux, et à condamner fermement les auteurs de ces crimes ».

Elle a justifié son inquiétude par la multiplication des « agressions visant des femmes d’origines chinoises et vietnamiennes dans les quartiers des 10e, 11e, 12e et 13e arrondissements de Paris, depuis six mois : vols, insultes dans la rue, agressions dans les magasins ».

« La classe politique française et les médias ne doivent pas passer sous silence : il faut réagir avec la même ferveur que lorsque sont victimes des personnes d’origines juive, maghrébine, ou africaine », a-t-elle ajouté, estimant que la communauté asiatique, qui se montre « discrète », doit maintenant se faire entendre et affirmer « ça suffit ».

À son arrivée du Vietnam avec un groupe de boat people en 1979, Anh Dao Traxel a été recueillie par le couple Chirac. Elle n’a pas été adoptée formellement, n’étant pas orpheline, mais « a toujours considéré Jacques et Bernadette Chirac comme (ses) seconds parents ».

Elle dirige aujourd’hui une organisation humanitaire, l’Étoile européenne du dévouement civil et militaire (EEDCM), qui se consacre à la solidarité avec les personnes âgées et les orphelins de fonctionnaires morts en service commandé.

 

la dépêche

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Dec 27

Que s’est-il passé ?

“Elles ont été victimes d’un crime d’une rare sauvagerie”, confie une source proche de l’enquête au Parisien. Les jeunes femmes ont reçu de nombreux coups de poignards et sont mortes des suites de leurs blessures.

vidéo BFM Tv

Où en est l’enquête ?

Le crime serait lié à la prostitution. C’est pour l’instant l’hypothèse privilégiée par les enquêteurs.

“De nombreux préservatifs ont été retrouvés au domicile des deux jeunes femmes ainsi que des petites annonces faisant référence au commerce de leurs charmes”, précise une source proche du dossier dans Le Parisien. Et cette même source de préciser que les victimes ont été découvertes “en petite tenue”.

“La thèse du meurtre commis par un client est envisagée”, explique cette même source. Pourquoi aurait-il fait ça ? Difficile à dire.

Les enquêteurs ont saisi plusieurs téléphones portables qui vont être examinés.

Que sait-on de ces femmes ?

Elles ont été identifiées dans la nuit de mercredi à jeudi, grâce à leurs passeports que les enquêteurs ont retrouvés dans l’appartement.

Elles s’appelaient Tacha et Khongprom. Elles étaient toutes les deux Thaïlandaises. Elles avaient 28 ans.


2 Femmes poignardées à Paris 11 ième [news] Bfm 241208
par 720par576

Source : http://www.lepost.fr/article/2008/12/25/1366481_2-femmes-poignardees-a-paris-un-crime-d-une-rare-sauvagerie.html#xtor=AL-235

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