Bois de l’Épau : le chantage d’un faux policier
Pour combler ses dettes, un Manceau joue le maître chanteur dans les bois de l’Épau. En juillet, il a soutiré 1 900 € à un homme. Il était jugé hier.
« Votre femme ne saura rien »
Les faits se sont produits en juillet : l’homme, au casier vierge, est prêt à se livrer à la prostitution masculine, pour subvenir aux besoins de sa famille. Arrivé sur place, dans les bois de Changé, il change vite d’avis. Et préfère exercer du chantage à un homme, homosexuel, marié.
Le scénario ? « Un partenaire éventuel vous fait un geste », détaille Jean Charbonnel, président du tribunal. Vous vous suivez en voiture jusqu’à un parking. Et vous lui présentez votre passeport, en lui disant je suis policier. » Pour faire vrai, le Manceau fait même mine d’avoir une oreillette. « Je serai discret et votre femme ne saura rien », poursuit le maître chanteur, moyennant finances. Évidemment. Les deux hommes vont jusqu’à un distributeur automatique de billets. La victime retire la somme exigée.
Mais petit hic pour l’apprenti escroc : de retour à son domicile, la victime trouve le scénario légèrement louche. L’homme va porter plainte à la police. « Si cet homme vous rappelle, on ira ensemble au rendez-vous », proposent alors les policiers. Dans le mille ! Le maître chanteur rappelle la victime : « C’est la dernière fois, ensuite votre dossier sera soldé », lui promet-il. Il sera interpellé dans la foulée.
Une somme de 200 € est alors récupérée à son domicile lors d’une perquisition. « Qu’avez-vous fait du reste », interroge le président du tribunal. « J’ai remboursé toutes mes dettes », répond le trentenaire. La victime vient à la barre. Trentenaire également, elle ne demande juste à récupérer son argent.
Anne Fourmel, procureur de la république, requiert alors douze mois de prisons avec sursis, avec 210 heures de travaux d’intérêt général. Une peine retenue par le tribunal.
C’est le procès d’une association de 3 proxénètes de Rouen qui vient de se terminer à Rouen. Un couple et le frère du mari ont obligé 2 jeunes femmes à se prostituer la nuit Bd des Belges et de faire le ménage du couple la journée. Toutes les personnes concernées ont le statut Cotorep et souffrent de handicaps, mais les 2 jeunes femmes étaient contraintes de faire 15 passes minimum par nuit à 50 € tout l’argent était confisqué par la famille L. “Le bout de l’horreur, de véritables esclaves” selon le Procureur de la République, un calvaire qui a duré de 2000 à 2004 , 3 ans de prison ferme pour le principal instigateur, 1 an ferme pour sa femme et son frère.Source Paris Normandie.
Tags: exploitation, Handicape, Normandie, Ouest, Rouen
Une femme a comparu hier devant le tribunal correctionnel d’Angers pour prostitution de sa fille âgée de 17 ans. Soupçonnés d’en avoir profité, deux hommes étaient également convoqués.
Depuis février 2008, l’adolescente entretenait une relation avec un homme âgé de 33 ans, connu de la famille. « Pourquoi donniez-vous de l’argent à sa mère ? » interroge le président du tribunal. « Je fréquente cette fille, explique, à la barre, l’un des prévenus. J’ai donné de l’argent à sa mère pour qu’elle achète du gasoil et de la nourriture, j’ai voulu les aider. »
« Elle m’avait réclamé 40 €. Puis elle m’a proposé sa fille », raconte quant à lui l’autre prévenu. C’était le 3 juillet dernier, place La Rochefoucauld. Les policiers étaient arrivés à temps. La procureur en est convaincue : « Nous sommes en présence de prostitution d’une mineure par sa mère. De l’argent lui était remis pour obtenir des faveurs sexuelles de sa fille. » Elle requiert 10 mois de prison dont 8 mois avec sursis pour la mère, 6 mois de prison avec sursis pour le premier prévenu et 3 mois de prison avec sursis pour le second. Les avocats de la défense ont demandé la relaxe. « C’était une relation amoureuse entre une jeune fille presque majeure et un homme plus âgé, qui contribuait aux charges de la famille. »
Le tribunal a condamné la mère à 6 mois de prison avec sursis, l’homme de 33 ans à 2 mois avec sursis, et le troisième prévenu à 500 € d’amende avec sursis.
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