May 14

Alain Agostini comparaissait hier devant la cour d’appel de Nîmes

Alain Agostini, ancien élu RPR de l’opposition à la mairie d’Orange, comparaissait à nouveau hier devant la cour d’appel de Nîmes pour des faits de proxénétisme aggravé dans son salon de massage de Sorgues entre 2004 et 2006. Déjà condamné à deux ans de prison avec sursis et à 100000 d’amende en novembre 2007 par le tribunal correctionnel d’Avignon, il avait interjeté appel sur le montant des dommages et intérêts dus à deux anciennes prostituées s’étant portées parties civiles.

Un risque de peine alourdi
“Cindy Ferrand était déjà une prostituée notoire quand elle a travaillé pour lui. C’est elle qui a recruté et formé Leïla Sale pour travailler au salon, elles se livraient même à des prestations en duo pour gagner plus d’argent sans en reverser. Sur les douze personnes interrogées, aucune ne dit avoir été battue ou insultée: seules deux d’entre elles, pitoyablement, se sont portées parties civiles” déclarait Me Gontard, défenseur des époux Agostini. “Ces deux femmes sont des victimes. Elles sont tombées dans le piège tendu par Agostini, un manipulateur qui avait de l’emprise psychologique sur elle,” a tenté de contrecarrer maître Casile pour les parties civiles. Mais c’est bien l’avocat général Plantard, représentant du parquet qui avait aussi formé un appel contre Agostini, qui a le plus enfoncé l’ancien politique. “Votre salon de massage était un vrai claque. Mais aujourd’hui, vous n’êtes là que pour une histoire de fric!” lui a-t-il reproché en l’accusant de s’être, avec son épouse Carmen née Ramirez, “foutu complètement des valeurs de la République.”Il lui a aussi fait remarquer que son look “de proxénète” (costume noir à rayures blanches avec une chemise blanche à large col et cheveux gominés) était “relativement incorrect pour venir au tribunal”. L’avocat général a requis une peine de cinq ans de prison fermes à l’encontre d’Alain Agostini, ainsi que la confiscation des biens ayant servi à commettre l’infraction, autrement dit la villa avec piscine payée en partie grâce à l’argent du salon de massage.

“Nous ne sommes pas riches: nous avons beaucoup travaillé pour en arriver là, sans jamais prendre de vacances” a pleurniché Carmen Agostini, ancienne permanente syndicale à l’hôpital d’Avignon. Elle qui avait écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis risque désormais deux ans fermes de plus (trois ans dont un avec sursis), car elle touchait aussi un pourcentage sur les “massages” pratiqués aux clients. “Le salon a été ouvert en toute légalité, puis M.Agostini est entré petit à petit dans la prostitution. Mais cela n’avait rien à voir avec un réseau organisé. Le couple ne s’est pas rendu compte assez vite et n’a pas réussi à y mettre fin” concluait maître Gontard avant d’ajouter: “Alain Agostini est totalement écarté de la vie politique et ne risque pas de se représenter.”. Le jugement est mis en délibéré au 4 juillet.

http://www.laprovence.com/articles/2008/05/14/444957-UNKNOWN-Le-proxenete-Agostini-risque-la-prison-ferme.php

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Nov 12

Avec son épouse, Alain Agostini, conseiller municipal d’Orange avait exploité à domicile un “salon de massages”

L’heure des explications est arrivée pour Alain Agostini et son épouse Carmen : renvoyé cet après-midi devant le tribunal correctionnel d’Avignon pour “proxénétisme aggravé”, le couple va livrer sa part de vérité dans une affaire qui a fait beaucoup de bruit. Alain Agostini, conseiller municipal d’opposition de droite à Orange, est soupçonné d’avoir, avec son épouse, exploité à leur domicile de Sorgues, sous couvert d’un salon de massages, un lieu de prostitution.

Ce salon aurait commencé à fonctionner en 2003, après la mise en application de la nouvelle loi sur le racolage. Les policiers de la brigade des moeurs d’Avignon se sont intéressés, en avril 2006, à des annonces pour des massages. L’enquête a démontré qu’il s’agissait de massages de nature sexuelle, facturés entre 80 et 300€, effectués par des prostituées au domicile du couple Agostini.

Selon les policiers, Alain Agostini assurait le recrutement, organisait les prestations et assurait le partage des gains, en remettant 50% des prestations aux filles, dont 10% étaient reversés à son épouse Carmen, qui était chargée de répondre au téléphone, de l’accueil, de subvenir aux besoins alimentaires des masseuses et de “faire régner la discipline“. Lors de ses auditions Alain Agostini, assisté du bâtonnier Patrick Gontard et de Me Ambrosino, a toujours maintenu qu’il interdisait les relations sexuelles lors des massages qui étaient “érotiques”.

Il évaluait son chiffre d’affaires à 150000€ et précisait avoir effectué des travaux dans sa maison grâce à cet argent. Il apparaissait toutefois que les masseuses étaient toutes à la dérive et en difficultés financières. Certaines ont précisé qu’Alain Agostini leur avait proposé de se prostituer dans des soirées privées, des boîtes échangistes, voire dans un appartement au Pontet.

Les “filles”, qui gagnaient alors entre 1500 et 3000€ par mois, auraient fait l’objet de pressions, lorsqu’elles évoquaient le désir de cesser cette activité. Ce que conteste Alain Agostini. Il soutient, par exemple, que Lydia se serait ” prostituée à son insu dans le salon de massage” indique le bâtonnier Gontard. Les notes tenues par Mme Agostini ont permis d’établir que le salon, qui fonctionnait en 2006 avec sept prostituées, a reçu cette année-là 2248 clients.

L’analyse patrimoniale montre que le couple possède deux maisons, à Sorgues et au Pontet et avait sur quatre comptes bancaires une somme de près de 40000€. Placé sous contrôle judiciaire avec le versement d’un cautionnement de 50000€ Alain Agostini avait été mis une dizaine de jours en détention au mois d’avril. Carmen Agostini a versé la moitié de son cautionnement de 20000€.

http://www.laprovence.fr/articles/2007/11/12/153951-UNKNOWN.php

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