Sep 22

Une institutrice d’une école primaire d’Auckland vient de reconnaître exercer la nuit le plus vieux métier du monde. La prostitution étant légale en Nouvelle-Zélande, l’affaire embarrasse la direction de l’école.

Que faire de cette institutrice ? C’est la question que doit trancher le directeur de l’école. Pour l’enseignante incriminée, âgée de 30 ans et mère de deux enfants, la réponse est simple : rien ! Selon elle, « la prostitution est parfaitement légale en Nouvelle-Zélande. Et la façon dont l’institutrice emploie son temps en dehors des heures de cours ne regarde pas la direction de l’école, dans la mesure où son activité n’affecte pas son travail. » Or il semble que l’institutrice bénéficie de rapports élogieux sur la qualité de son travail à l’école.
Reste que le directeur de l’école est embarrassé. D’abord parce que la seconde profession de son employée lui a été signalée par un parent d’élève. D’autres parents pourraient rapidement découvrir le job nocturne de l’enseignante et pas forcément en apprécier la nature.

Une policière comme précédent

En outre, le cas ne s’est jamais produit en Nouvelle-Zélande, et même si l’affaire remonte jusqu’au Conseil des professeurs qui est la plus haute instance administrative pour les enseignants, celui-ci ne pourra s’appuyer sur aucune jurisprudence pour juger.
Pour Peter Lind, le directeur de ce Conseil, « l’essentiel sera de savoir si la seconde profession a des conséquences sur la qualité de l’enseignement du professeur incriminé. Et il faudra apporter les preuves de ces conséquences. »
Mais pour un avocat spécialisé, John Hannan, « dans ce genre d’affaire, il s’agit de mesurer si la seconde profession est compatible avec la première en termes d’exemplarité. Pour le moment, il y a de fortes chances pour que le directeur de l’établissement demande à son enseignante de laisser tomber son second job. »
Si la jeune femme refuse et décide d’aller en justice administrative, la décision du Conseil des professeurs pourra faire jurisprudence.
Il y a deux ans, c’est une officier de police d’Auckland qui avait reconnu exercer le métier de prostituée la nuit, pour arrondir ses fins de mois.

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May 30

Depuis un Prostitution Reform Act de 2003, la prostitution est une activité légale en Nouvelle-Zélande.

Le Comité de suivi de la loi sur la prostitution a été institué pour établir un rapport trois à cinq ans après que le Prostitution reform Act est entré en vigueur.

Publié le vendredi 23 mai 2008, ce rapport est basé sur le travail mené par une faculté de médecine et le centre de recherche sur la criminalité et la justice de l’Université Victoria.

Bien qu’il soit difficile de quantifier exactement les prostituées en activité sur le territoire néo-zélandais, le rapport conclut que le nombre de prostituées est demeuré sensiblement le même, malgré la légalisation de la prostitution.

Le Comité a relevé que plus de 90 % des prostituées avaient le sentiment d’être titulaires de droits juridiquement garantis sous l’empire du Prostitution reform act. Plus de 60 % d’entre elles se sentaient désormais davantage en mesure de refuser leurs services à certains clients au profil un peu trop particulier.
Antérieurement à l’entrée en vigueur du Prostitution reform act, le caractère illicite de leur activité exposait les prostituées à la coercition des proxénètes et des clients.

Le rapport conclut à une amélioration de la condition des prostituées depuis l’entrée en vigueur du Prostitution reform act, tout en soulignant que le progrès n’a pas été uniforme : les patrons de bordels qui traitaient équitablement les filles antérieurement à cette loi ont continué de le faire, tandis que ceux qui faisaient différemment ont persévéré.
Le rapport recommande que l’industrie du sexe, en liaison avec le Ministère du travail, s’oriente vers des contrats de travail écrits plus protecteurs, qui deviennent le standard pour les travailleuses du sexe travaillant dans des bordels.

Le rapport recommande que le délit pénal consistant à avoir recours aux services d’une prostituée mineure ou de les solliciter soit maintenu.

Le ministre adjoint de la justice Lianne Dalziel a déclaré que le rapport montrait que la loi a eu un effet positive sur la santé et la sécurité des travailleuses du sexe et n’a pas entrainé un accroissement du nombre de travailleuses du sexe, contrairement à ce que les détracteurs de cette loi avaient prédit.

Le député “whip” travailliste Tim Barnett, qui avait été l’artisan de la loi au Parlement, a déclaré qu’il avait prévu l’amendement introduisant un processus de suivi de la loi afin d’assurer que le débat postérieur à la loi ne soit pas dominé par ses opposants qui profèrent des contre-vérités sur son impact.

http://www.stuff.co.nz/4558286a10.html

Remarque personnelle : quel contraste entre, d’une part, l’honnêteté intellectuelle et le réalisme des autorités néolandaises et, d’autre part, le dogmatisme étroit et répressif des politiciens français, de droite comme surtout de gauche ! Quand donc se décidera-t-on, en France, à traiter intelligemment et humainement le phénomène de la prostitution, au lieu de faire assaut de démagogie et d’intolérance ?

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Aug 07

La Nouvelle-Zélande envisage d’introduire des cours de prostitution à l’Université

La Nouvelle-Zélande envisage d’introduire des cours de prostitution à l’Université. C’est dans le cadre de réformes visant à accroître l’an prochain «la qualité et la pertinence des disciplines enseignées» que l’un des responsables de l’enseignement supérieur a annoncé cette probable nouvelle discipline, rapporte «The New Zealand Herald». Une de ses collègues a ajouté que ces cours devraient s’organiser «selon les mêmes critères que les autres cours et assurer les qualités standards minimales». De son côté, le gouvernement n’a encore pas eu de demandes de contribuables, d’entreprises ou d’étudiants» pour des cours de tapin.

Source : Le Matin (Suisse)

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