Le tribunal de Lille a condamné, hier, à de la prison ferme, quatre Roumains accusés de proxénétisme. Le groupe est accusé d’avoir bénéficié de l’argent rapporté par leurs compagnes, prostituées de nuit sur l’avenue du Peuple-Belge à Lille. En filigrane, magistrats et avocats se sont dits interpellés par la misère hurlante des camps de Roumains.
L’audience débute de façon presque classique. Les faits d’abord, tombant de la bouche du président Jean-Marc Herbaut. Mercredi, un groupe de jeunes Roumains est interpellé à Lille. Certains sont accusés d’avoir convoyé des dames vouées à la prostitution d’un camp de la Porte de Valenciennes au Vieux-Lille. Et d’avoir bénéficié de l’argent glané par ces femmes. Leurs femmes. Le dossier prend alors une autre dimension. « Aucun cas de violence n’a été noté dans cette affaire », souligne le président Herbaut. Et les prostituées repérées dans ce dossier ont déclaré avoir volontairement mis leurs charmes sur le marché.
Quelles alternatives ?
Simplement, en France, il est illégal de partager les revenus d’une prostituée, fût-elle une concubine, une épouse ou, comme pour l’un des quatre prévenus, une belle-soeur. Il est également strictement prohibé de véhiculer ce type de professionnelles entre un camp de nomades et le lieu de « chasse », même pour cinq euros l’aller-retour. Le procureur Nicolas Josué sera le premier à lâcher les mots : « Prostitution de la misère, proxénétisme de quart-monde. » Il insiste également pour « rétablir ces jeunes femmes dans leur dignité ». Du côté de la défense, Sophie Andries et Grégory Billet insisteront sur « les alternatives ouvertes aux Roms aujourd’hui : le vol, la mendicité, la prostitution ». Me Andries reviendra sur le cas de l’une des tapineuses. « Elle est arrêtée le 8 octobre pour mendicité sur la voie publique, souligne l’avocate. Elle est passée à la prostitution. » Trois des jeunes Roumains seront condamnés à dix mois de prison dont cinq avec sursis, le quatrième à huit mois dont quatre avec sursis. Tous seront envoyés en prison. Un cinquième est en fuite.
Source : http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/02/16/REGION/ART994816.phtml
Il était une fois un bar libertin de Douai, la Villa Romaine, où officiaient deux ou trois femmes qui pour un tarif allant de 50 à 150 euros, à ce qu’on dit, pratiquaient le strip-tease, le body-body, le massage ou la totale, en toute sécurité, dans un lieu convivial et sans être contrainte. Douai est une ville bien grise et on s’ennuie beaucoup, mais la Belgique avec ses night-club gratuits, sa bière à un euro et ses maisons de plaisirs autorisés n’est qu’à quinze minute. Le joyeux bar libertin aurait dût penser à la délocalisation avant. Avant qu’on ne discute un peu trop librement sur internet de la chaleur de l’endroit sur les
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