Feb 10

Un Roubaisien soupçonné d’avoir eu des relations sexuelles rémunérées avec un garçon de 14 ans rencontré sur Internet a été arrêté. Des fichiers pédophiles ont été saisis sur son ordinateur.

C’est une famille de Mouscron (B), spécialisée dans l’accueil des jeunes en difficulté familiale et sociale, qui a alerté les services de police belges, début janvier. Après le départ d’un garçon de 14 ans qui lui avait été confié pendant les vacances de Noël, elle s’est aperçue que des conversations enregistrées sur MSN évoquaient des relations sexuelles tarifées avec un interlocuteur semblant beaucoup plus âgé.

L’adolescent étant domicilié dans la métropole lilloise, l’information a transité par le centre de coopération policière franco-belge de Tournai, jusqu’à la Direction interrégionale de police judiciaire de Lille, qui a été saisie d’une enquête : les relations sexuelles sont illégales entre un majeur et un mineur âgé de moins de 15 ans.

Déjà condamné pour viol sur mineur

Le garçon a été entendu par la brigade criminelle, et a confirmé avoir eu des relations rémunérées avec un homme plus âgé, sans plus de précision.

En étudiant les « pseudos » de cet individu, les policiers spécialisés en criminalité informatique ont réussi à remonter à un Roubaisien d’une quarantaine d’années, déjà condamné à plusieurs années de prison pour des faits de viol sur mineur.

Les policiers l’ont arrêté chez lui mercredi dernier et ont trouvé dans son ordinateur de nombreux fichiers pédopornographiques et violents mettant en scène de jeunes enfants.

L’homme a reconnu avoir eu des « relations » avec le garçon, tout en entretenant le flou sur leurs circonstances, leur date et leur éventuelle réitération.

À l’issue de sa garde à vue, mercredi, le Roubaisien a été mis en examen pour agression sexuelle, corruption de mineur, viol sur mineur et détention de fichiers à caractère pédopornographique. L’homme a été placé en détention provisoire.

D’autres contacts susceptibles d’être mineurs ayant été repérés dans l’ordinateur de cet individu, l’information judiciaire aura également pour but d’identifier d’éventuelles nouvelles victimes.

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Nov 08

Elena Chenescu et Adrian Milea, patrons du bar à hôtesses Le Garden, ont été condamnés hier à 3 ans et à 2 ans et demi de prison pour proxénétisme et abus de biens sociaux.

Adrian Milea est en larmes. Il peine à parler. Il donne une drôle d’image de lui, ce Roumain de 38 ans à la carrure imposante qui, jusque-là, paraissait complètement détaché des faits qui lui étaient reprochés. Il pleure quand Thierry Fourdrignier, le président du tribunal, lui demande ce qu’il a à ajouter. C’est 30 minutes environ avant que le tribunal correctionnel de Saint-Quentin le condamne à 18 mois de prison pour avoir toléré ou accepté de la prostitution dans son établissement. Le tribunal l’a aussi condamné à 1 an de prison pour abus de biens sociaux. Sa femme, Elena Chenescu, 36 ans, fond elle aussi en larmes. Elle pense à ses trois enfants dont elle va être séparée. Elle a été condamnée à 2 ans et à 1 an de prison pour les mêmes faits que ceux reprochés à son mari.

L’affaire commence en 2005 par les confidences faites par une ancienne serveuse du Garden à une inspectrice du travail. Elle se serait prostituée dans l’établissement installé au 20, rue de Crimée, à deux petits pas du commissariat.


Les mêmes hôtesses que dans l’affaire du Folie’s

Les bouteilles de champagne sont vendues 200 euros. Les hôtesses sont chargées de faire du charme aux clients. Pour qu’ils consomment. Toujours plus. Sept employées ont livré leurs témoignages aux enquêteurs de la police judiciaire d’Amiens. Elles touchaient 20 % sur le prix des bouteilles de champagne et 5 euros sur le verre. L’une d’entre elles raconte dans les auditions que tout commençait par des baisers. Puis, elle masturbait des clients. « On ne devait rien laisser dans les poubelles. Il n’y avait pas de préservatifs. C’est pour ça que les actes intimes n’allaient jamais jusqu’à la pénétration. » D’autres filles évoquent des fellations. Des pénétrations digitales. Des cunnilingus.

Plusieurs clients, entendus par les policiers, ont confirmé. L’un d’eux précise : « Trois bouteilles, c’était la masturbation. Quatre bouteilles, c’était la fellation. »

La question pour le tribunal a été de savoir si les patrons savaient ce qui se passait dans les salons. Elena nie. « Une hôtesse n’est pas une prostituée. Les filles ont peut-être fait des choses comme ça, mais pas dans le but d’avantager le bar. » Et de décrire : « Il fallait que ce soit des filles inaccessibles. Si je savais qu’il se passait des choses comme ça, je mettais les filles à la porte. » Une ancienne employée appelée comme témoin à la barre confirme : « Je n’ai jamais rien fait de sexuel. Il y a eu des choses, mais Elena a viré les filles. »

Me Clotilde Gravier, pour la défense, quant à elle, s’étonne : « Ce sont les mêmes employées qui, dans l’affaire du Folie’s (N.D.L.R., autre bar à hôtesses tombé pour proxénétisme), expliquaient à la barre qu’il n’y avait rien de sexuel dans l’établissement. À l’époque elles n’ont pas été crues. Aujourd’hui, dans l’affaire du Garden, elles sont crues quand elles disent qu’il y avait de la prostitution au Garden. » Et en effet, les magistrats ont cette fois-ci accordé du crédit aux propos de ces hôtesses.

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Oct 15

Il y a des messieurs, de Novion-Porcien et de Wasigny, qui ont dû avoir des bourdonnements d’oreilles, lundi après-midi, car leurs noms ont été cités, à l’audience du tribunal correctionnel. Non qu’ils aient eu quelque chose à se reprocher, mais parce que c’est grâce à leurs témoignages, si les gendarmes locaux ont pu enfin « accrocher » pour des faits de proxénétisme, Sébastien Ludwig, 33 ans, que leurs collègues de la BR de Reims soupçonnaient depuis longtemps.
Poursuivi ainsi, pour avoir hébergé chez lui, en 2003, en toute connaissance de cause, une jeune femme roumaine se livrant à la prostitution, il avait fait bénéficier de ses charmes certains habitants de ces deux communes, en les conduisant lui-même au bois, dans sa propre voiture, pour qu’ils usent et abusent de ses talents buccaux et autres…
Ce qui constituait donc déjà, au minimum, une assistance à la prostitution, en soi déjà condamnable, mais aggravée, de surcroît, par le fait que, selon leurs dires, Ludwig avait gagné, si l’on peut dire, à tous les coups, prélevant sa dîme sur chaque « passe » de la dame.
En fait, les témoignages de ces « clients » n’avaient fait que confirmer, pour les enquêteurs, la dénonciation que leur avait faite, de son côté, à la même époque, sa propre compagne, jalouse qu’il ait ramené sa Roumaine avec lui, sous le toit conjugal et tout avait ainsi contribué à ce qu’il fût confondu.
Devant les juges carolomacériens, toutefois, le couple s’étant rabiboché

entre-temps et la prostituée ayant regagné, depuis les faits, les trottoirs de Bucarest sans qu’elle puisse, donc, confirmer ou infirmer les faits, Ludwig a tout nié, la main sur le cœur. Allant jusqu’à prétendre qu’il ne savait pas que la jeune femme en question, dont il s’était amouraché lors d’un voyage dans les Carpates, vivait de ses charmes, alors qu’il la croyait préparatrice en pharmacie !
L’homme étant déjà défavorablement connu, notamment pour des faits liés aux stupéfiants, le tribunal n’a évidemment pas cru un mot de cette fable, le substitut penchant même carrément pour une traite organisée de filles de l’Est, auquel Ludwig, qui s’est rendu à plusieurs reprises en Roumanie, aurait été associé, sans qu’on ait pu en réunir les preuves et requérant, de ce fait, de 12 à 15 mois de prison assortis d’une interdiction de droits civiques.
Mais, les faits remontant maintenant à plus de cinq ans, en raison des lenteurs de l’instruction, l’avocat a joué sur du velours, en faisant valoir que, vu les modestes tarifs (de 30 à 60 euros) pratiqués par sa « gagneuse », pour autant qu’elle l’ait été, Ludwig n’avait été en fin de compte qu’un bien médiocre « julot casse-croûte », ne méritant pas les foudres de la justice.
Au bénéfice du doute ainsi instillé, le proxénète n’a finalement été condamné qu’à cinq mois de prison avec sursis, avec obligation de travailler et de se faire oublier pendant deux ans.

Source : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/192663/Le_proxenete_conduisait_les_clients_du_village

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Sep 27

À défaut d’être récalcitrant, Yassine K. a tous les atours du prévenu déconcertant. Un casier judiciaire immaculé, un statut de « grand frère » à la maison et, dans les dossiers du tribunal, une ex-compagne qui l’accuse de la forcer à se prostituer dans un bar belge. Le butin du tapin ? 50 000 E .

Yassine K. n’est d’accord sur rien. Non, il n’a pas prostitué une jeune femme de 22 ans. Non, il n’a pas demandé à une autre jeune femme de « travailler » contre monnaie sonnante et culbutante. Non, il n’a menacé ou harcelé personne. Yassine K. n’est d’accord sur rien. Ce Tourquennois de 21 ans demandera un délai pour préparer sa défense. Il s’agit donc, pour l’heure, de savoir si le jeune homme au casier vierge dormira en prison ou pas jusqu’à sa prochaine comparution.
Nuages bas

« Je vais juste survoler le dossier », précise alors la présidente. Le survol s’effectue sous des nuages très bas. L’évocation de la plainte déposée par « l’ex-compagne » est riche en enseignements. La jeune femme aurait été poussée au racolage pendant près d’une année (de septembre 2007 à juillet 2008) et aurait été spoliée de ses gains - près de 50 000 E - par celui qui sera bientôt jugé pour proxénétisme.

Enfin, Yassine K. serait passé à la vitesse supérieure en « embauchant » une autre « ouvrière » malgré elle. « Cette jeune femme a été retrouvée , indique la présidente Foltzer. Elle n’a pas déposé plainte, mais elle a confirmé que vous lui avez demandé de travailler pour vous en Belgique. » Et pour ne rien arranger : « Sur des écoutes téléphoniques, vous tentez de convaincre la plaignante de reprendre son travail en Belgique », complète la magistrate. Sans surprise, la représentante du parquet réclame le placement en détention provisoire du prévenu, notamment « afin d’éviter les pressions » sur la plaignante. Pour la défense, Jacques-Yves Delobel multipliera les efforts afin d’éviter cette issue. En vain.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2008/09/27/article_joli-coeur-en-france-et-proxenete-en-bel.shtml

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Feb 16

Le tribunal de Lille a condamné, hier, à de la prison ferme, quatre Roumains accusés de proxénétisme. Le groupe est accusé d’avoir bénéficié de l’argent rapporté par leurs compagnes, prostituées de nuit sur l’avenue du Peuple-Belge à Lille. En filigrane, magistrats et avocats se sont dits interpellés par la misère hurlante des camps de Roumains.

L’audience débute de façon presque classique. Les faits d’abord, tombant de la bouche du président Jean-Marc Herbaut. Mercredi, un groupe de jeunes Roumains est interpellé à Lille. Certains sont accusés d’avoir convoyé des dames vouées à la prostitution d’un camp de la Porte de Valenciennes au Vieux-Lille. Et d’avoir bénéficié de l’argent glané par ces femmes. Leurs femmes. Le dossier prend alors une autre dimension. « Aucun cas de violence n’a été noté dans cette affaire », souligne le président Herbaut. Et les prostituées repérées dans ce dossier ont déclaré avoir volontairement mis leurs charmes sur le marché.

Quelles alternatives ?

Simplement, en France, il est illégal de partager les revenus d’une prostituée, fût-elle une concubine, une épouse ou, comme pour l’un des quatre prévenus, une belle-soeur. Il est également strictement prohibé de véhiculer ce type de professionnelles entre un camp de nomades et le lieu de « chasse », même pour cinq euros l’aller-retour. Le procureur Nicolas Josué sera le premier à lâcher les mots : « Prostitution de la misère, proxénétisme de quart-monde. » Il insiste également pour « rétablir ces jeunes femmes dans leur dignité ». Du côté de la défense, Sophie Andries et Grégory Billet insisteront sur « les alternatives ouvertes aux Roms aujourd’hui : le vol, la mendicité, la prostitution ». Me Andries reviendra sur le cas de l’une des tapineuses. « Elle est arrêtée le 8 octobre pour mendicité sur la voie publique, souligne l’avocate. Elle est passée à la prostitution. » Trois des jeunes Roumains seront condamnés à dix mois de prison dont cinq avec sursis, le quatrième à huit mois dont quatre avec sursis. Tous seront envoyés en prison. Un cinquième est en fuite.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/02/16/REGION/ART994816.phtml

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Feb 16

Plusieurs prostituées roumaines et leurs proxénètes ont été interpellés mardi à Lille, dans le secteur de l’avenue du Peuple-Belge. L’opération a eu lieu alors que, depuis plusieurs semaines, les habitants du Vieux-Lille se plaignaient des nombreux désagréments liés à la présence des prostituées et de leurs clients. Fellations dans les voitures stationnées en plein jour; ébats visibles depuis les fourrés à proximité des maisons; enfants témoins de scènes un peu “chaudes”; ou mères de familles marchant sur le trottoir interpellées par des hommes en voitures: le ras-le-bol est manifeste. Le parquet et la préfecture ont refusé, pour l’instant, de préciser quelles suites ils comptaient donner à ces problèmes, malgré les demandes pressantes de la population.

Source La Voix du Nord

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May 24

Il était une fois un bar libertin de Douai, la Villa Romaine, où officiaient deux ou trois femmes qui pour un tarif allant de 50 à 150 euros, à ce qu’on dit, pratiquaient le strip-tease, le body-body, le massage ou la totale, en toute sécurité, dans un lieu convivial et sans être contrainte. Douai est une ville bien grise et on s’ennuie beaucoup, mais la Belgique avec ses night-club gratuits, sa bière à un euro et ses maisons de plaisirs autorisés n’est qu’à quinze minute. Le joyeux bar libertin aurait dût penser à la délocalisation avant. Avant qu’on ne discute un peu trop librement sur internet de la chaleur de l’endroit sur les forums échangistes. Et oui, le web à des oreilles, et voici ce qu’il arriva :
FRANCE 3 NORD PAS DE CALAIS

le 24/05

Une maison close qui avait pignon sur rue à Douai

Officiellement restaurant, l’établissement aurait proposé des prestations d’un autre genre pour ses clients masculins

Après plusieurs mois d’enquête, la Sûreté départementale du Nord a arrêté trois personnes, deux femmes et un homme, soupçonnés d’avoir monnayé des prestations sexuelles dans des arrière-salles du restaurant La villa romaine. Il y avait bien des rumeurs qui laissaient entendre que le restaurant était aussi un club échangiste mais rien d’illégal n’était reproché aux gérants de l’établissement. Ce sont en fait des témoignages sur internet, très précis, qui ont attiré l’attention.Des clients racontaient alors les séances de massages très chaudes auxquelles ils avaient participé. Sur la base d’une tarification précise, Ludvina ou Karla se livraient à des stripteases, massaient les clients avec leurs poitrines ou plus selon la formule retenue.Créé en 2005, l’établissement était géré par deux femmes, interpellées mardi 22 mai en compagnie d’un homme qui logeait au-dessus du restaurant et soupçonné également de proxénétisme.

Lors de la perquisition des locaux, plusieurs dizaines de milliers d’euros en argent liquide ont été saisis. Jeudi 24 mai, les trois suspects devaient être présentés à un juge d’instruction à Douai.

src : France 3 Nord Pas-de-Calais

Les histoires d’amour finissent toujours mal ?

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