fev 13

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C’est encore un phénomène peu étudié, aux contours flous. À Nantes, Médecins du monde mène une action unique en France.NANTES. - En quelques clics, tout y est. Le numéro de téléphone, les horaires de travail, le prix à l’heure (en moyenne 150 €, hors promotion), parfois les photos et naturellement le message. Bref et direct… Même si aucune donnée chiffrée fiable n’est disponible, la prostitution explose sur Internet.

On rencontre des femmes qui préfèrent se dire « escorts ». Aline (1) sourit au téléphone. « C’est pour embellir. Prostituée, c’est pareil. Sauf qu’on fait davantage de psycho. Et c’est pas n’importe qui, qui paye 150 ». Elle a 35 ans, une formation d’aide médico-psychologique en poche et pas de travail. « C’est une période de transition. Je me suis donné un an. Mettre de l’argent de côté et acheter un appartement. »

Sur la Toile, les hommes aussi offrent leurs services. La trentaine, Fred raconte avoir « mis l’annonce, il y a un mois. J’avais perdu mon boulot. C’était financier, mais aussi par curiosité ». L’homme glisse qu’il ne s’est pas prostitué. « Faute d’appels, mais je ne le regrette pas. C’est sans doute mieux comme ça. »

Dans l’appartement ou à l’hôtel

À Nantes, les travailleurs sociaux recensent environ soixante prostitué(e) s sur les trottoirs, trois fois plus sur le Net. C’est un refuge pour les filles, chassées de la rue depuis la loi sur le racolage. Et pour les étrangères sans papiers. Et puis, il y a tous ceux et celles qui se sont improvisés vendeurs de charmes. À l’hôtel ou dans leur appartement, mais qui n’auraient jamais osé séduire un client sur un bout de trottoir.

Anonyme, plus discret que la rue, apparemment plus facile, le Net « facilite » les choses, confirme Cécile Condominas, intervenante sociale à Nantes, à Médecins du Monde, pour la mission prostitution. Qui sont ces escorts ? Le font-ils tous les jours ou de temps en temps ? Est-ce lucratif ? Plus sécurisant que la rue ? Beaucoup de questions et beaucoup de tâtonnements. Le phénomène n’a guère été fouillé.

Depuis un an, cinq salariés et bénévoles de Médecins du Monde explorent ce qu’ils appellent la « prostitution indoor ». Une première expérience en France, suivie à la loupe par d’autres villes. La nuit, ils continuent de circuler à bord de leur bus et, le jour, ils tentent de nouer contact par téléphone avec les escorts. « Ça prend énormément de temps et c’est très compliqué. Les gens sont surpris et méfiants. Nous sommes là pour leur proposer - sans juger -, une écoute, un accès aux soins, aux droits », explique Nicole Neyrat, bénévole et corresponsable de la mission prostitution. Très rapidement, elle et les autres ont réalisé qu’un gigantesque travail les attendait.

Sans préservatif

« Nous avons été alertés par des annonces qui proposent très clairement des rapports sans préservatif. Dans la rue, ça existe, mais c’est plutôt le client qui demande et il négocie. Là, sur le Net, c’est affiché », s’inquiète Nicole Neyrat.

Internet isole aussi. « Les gens n’en parlent à personne. Et entre escorts, on parle peu. Ce n’est pas comme dans la rue, on n’a pas les conseils des plus anciennes ni parfois l’entraide », insiste Cécile. Comme la copine qui relève la plaque d’immatriculation de la voiture du client, au cas où la collègue tarderait à revenir. Alex confirme qu’elle est souvent inquiète. Mais nuance : « On filtre avec le téléphone. Et je refuse aussi les appels masqués. »

Isolées, vulnérables, exposées aux proxénètes, les femmes - celles surtout qui ont noué contact avec Médecins du Monde - se sont révélées bien démunies en cas de problème. Après une relation sans protection, où aller pour un dépistage, où rencontrer un médecin en urgence ? « Il y a cette jeune femme qui n’osait pas porter plainte. Elle pensait que se prostituer était interdit. »
Marylise COURAUD.

(1) Prénoms d’emprunt.

Ce que dit la loi. La prostitution n’est pas interdite. Sont punissables le proxénétisme, l’exhibition et le racolage.

http://www.ouest-france.fr/La-prostitution-explose-sur-Internet-/re/actuDet/actu_3636-558638——_actu.html

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fev 10

A l’occasion d’une visite surprise, les policiers de la brigade des moeurs auraient surpris une scène très intime entre une hôtesse et un client. Le gérant a été interpellé dans la foulée. Il a été déféré hier au palais de justice de Nantes.

La brigade des moeurs de Waldeck-Rousseau a débarqué sans prévenir. On appelle ça un « contrôle inopiné ». Et parfois, c’est « payant » pour les policiers. Et très embêtant pour les clients. Ce fut le cas jeudi soir, quartier République. Dans le cadre de cette tournée surprise des bars à hôtesses de Nantes, les fonctionnaires ont senti comme une gêne à leur arrivée. Derrière les rideaux de ces établissements, ils soupçonnent depuis longtemps certaines femmes de proposer des prestations sexuelles, en échange de bouteilles de champagne surtarifées.

Le client interpellé pour outrage…

L’instruction dira si leurs soupçons se sont confirmés ce soir-là. Un homme, âgé de 60 ans, était en tout cas particulièrement mal à l’aise quand ils se sont présentés. Et pour cause : les enquêteurs auraient surpris une scène très intime entre cet homme et une jeune femme travaillant dans l’établissement. Le client, un entrepreneur vendéen, s’est montré véhément. Il a été interpellé pour outrage.

Dans la foulée, les policiers se sont invités à une autre adresse : celle du gérant de l’enseigne. Il a été interpellé peu de temps après, à Nantes. L’homme, âgé d’une bonne cinquantaine d’années, gère deux établissements de ce genre à Nantes. Il a été placé en garde à vue. Déféré hier en fin de journée, il a été mis en examen pour « proxénétisme » et placé sous contrôle judiciaire dans la soirée.

Sa Porche vandalisée

Dans cette affaire, un troisième personnage a passé la nuit dans les geôles du commissariat central. Il n’avait pourtant a priori rien à voir avec cette affaire. Explication : éméché, il errait dans le coin ce soir-là. La Porsche du client était stationnée non loin de l’entrée du bar. L’homme l’a prise en grippe. Sans rien savoir. Il a commencé à s’acharner sur elle. À briser les rétroviseurs et les phares de la belle cylindrée. Très énervé, il a également arraché les sièges, avant de les balancer dans la rue. D’autres policiers ont donc dû revenir quartier République pour interpeller le vandale. Il était alors 1 h du matin environ.

Source : http://www.presseocean.fr/

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dec 04

Conférence organisée par Le Nid, donc on peut s’attendre à beaucoup d’ânerie dites sur la necessité impérieuse d’ “abolir la prostitution”, rien que dans cet article on nous explique qu’en gros, les prostituées ne travaillent pas pour l’argent mais pour se couper de leur famille, comme acte de rebelion…Et puis avec le “hoax” sorti en début 2007 sur le phénomène de la prostitution étudiante, on s’attend au pire…A remarquer que ces derniers temps, le journal 20Minutes d’où cette annonce est tirée ne fait le porte parole régulier des associations anti-prostitution, annonçant constament leur communiqués de presse… Ceci dit on aimerait bien se procurer la thèse d’ Eva Clouet

Le phénomène a pris son essor avec celui d’Internet. La prostitution étudiante va faire l’objet d’une conférence-débat inédite, jeudi soir, à la Manufacture des tabacs*. Dominique Rialland et Monique Chon, thérapeutes de l’association D’une Rive à l’autre, analyseront notamment les travaux d’Eva Clouet, auteur d’un mémoire de sociologie sur le sujet.

Cette femme de 23 ans a interrogé 138 étudiants en médecine et en psycho à Nantes, entre septembre 2006 et mai 2007. Elle a également rencontré sur Paris des étudiants qui se prostituent.

«Il s’agit souvent de jeunes femmes en 4e ou 5e année ou en doctorat, qui parlent parfois trois ou quatre langues», relève Monique Chon. «Beaucoup n’ont pas le sentiment de se prostituer, car leurs clients sont triés sur le volet, dans le même milieu social qu’elles.»

«Rupture avec leur environnement familial»

Et pour cause: les prises de contacts ont souvent lieu par le biais de petites annonces, sur des sites spécialisés ou des forums de discussion. La nuit s’y monnayerait autour de 400 euros, d’après le Mouvement du Nid, et les prestations ne seraient pas que sexuelles.

Appelées «escort girls», certaines filles proposent en effet à leurs clients «un accompagnement à un dîner en ville ou à des vacances», explique Anne-Marie Ledebt, responsable en Loire-Atlantique du Mouvement du Nid. Les motivations des jeunes femmes restent quant à elles floues. «Il s’agit souvent pour elles d’une forme de rupture avec leur environnement familial», estime Monique Chon.

* Manufacture des Tabacs
10 Boulevard de Stalingrad
44000 Nantes

Source : http://www.20minutes.fr/article/198575/Nantes-La-prostitution-etudiante-au-grand-jour.php

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nov 16

NANTES (Reuters) - Principal prévenu dans le procès des “bars à hôtesses” nantais, Didier Chevalier a été condamné à un an de prison ferme et 80.000 euros d’amende jeudi par le tribunal correctionnel de Nantes.Vingt-sept personnes avaient été jugées en septembre dans cette affaire, pour proxénétisme, blanchiment d’argent et abus de bien social.

Son frère Lionel a été condamné par défaut à deux ans de prison ferme et 100.000 euros d’amende. Un mandat d’arrêt a été délivré par le tribunal. L’homme se trouve d’après ses proches à Phuket, en Thaïlande, où une partie des profits aurait été réinvestie dans un complexe immobilier.

Bertrand Menay, autre complice de Didier Chevalier, a écopé d’un an de prison ferme et 50.000 euros d’amende.

Le substitut du procureur de la République avait requis le 10 septembre deux ans de prison ferme et 750.000 euros d’amende pour Didier Chevalier. Pour ses deux “lieutenants”, 18 mois de prison ferme et des amendes de 500.000 euros et 210.000 euros d’amende avaient respectivement été réclamés.

“C’est un trio à la tête d’un véritable système, basé sur la prostitution et le blanchiment d’argent”, avait affirmé François Touron à l’audience. Selon le magistrat, les bouteilles de champagne, vendues dix fois plus cher aux clients des bars à hôtesses, servaient de “laissez-passer” aux petits salons, où avaient lieu des prestations sexuelles.

Les autres prévenus ont été condamnés à de trois à dix mois de prison avec sursis et huit ont été relaxés. Parmi eux, figuraient des hôtesses et des proches des frères Chevalier et de Bertrand Menay, qui auraient encaissé des chèques sur leurs comptes bancaires avant de les reverser aux intéressés.

“Au final, cette affaire a fait beaucoup de bruit pour rien”, a déclaré après le jugement Me Fabrice Petit, avocat de Bertrand Menay. “Il s’agissait au départ d’une grande opération médiatique, mais l’institution judiciaire a remis les choses à leur juste place”.

Une dizaine de bars avaient été fermés et une quarantaine de personnes arrêtées lors d’un coup de filet en décembre 2004.

Source : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33239108@7-37,0.html

Lire aussi, sur cette affaire :

nantes-proces-dun-reseau-de-blanchiment-dargent-dans-des-bars-a-hotesses/

proces-pour-proxenetisme-a-nantes-premiere-journee/

affaire-des-bars-a-hotesse-de-nantes-tout-ca-pour-ca/

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sep 14

Bars à hôtesses nantais : « Tout ça pour ça… »
Le procès des bars de nuit s’est achevé hier, après une semaine d’audience. La plupart des avocats plaident la relaxe. Délibérés le 15 novembre.
Avec une lancinante insistance, Maître Fabrice Petit s’est employé, hier matin, à dégonfler ce qu’il restait du dossier des bars à hôtesses nantais examiné depuis une semaine à Nantes. Entêté, il s’est employé à démontrer que son client, Bertrand Menay, poursuivi pour proxénétisme et blanchiment, était un simple « ouvrier reconverti dans les bars de nuit ». L’avocat a apporté des retouches au costume trop grand taillé pour son client. « À l’époque, un ministre de l’Intérieur qui s’agitait beaucoup venait de créer les GIR (groupe d’intervention régional). Il fallait des résultats, dans une société qui vit sur un mode du spectacle, de la communication. » Voilà, pour lui, la génèse d’un dossier dans lequel, à son commencement, on n’hésitait pas à parler d’argent sale tiré de braquage, ce dont il n’a pas du tout été question pendant l’instruction.

Pour lui, ce grand chambardement au début de l’affaire n’était pas innocent. « C’était pour obtenir, sur le mode dérogatoire de la bande organisée, des garde à vue de quatre jours, des écoutes nombreuses, des moyens supplémentaires. » L’avocat prend son temps. Souffle. « Tout ça pour ça… » « On a utilisé un bazooka pour tuer une mouche. » Et il embraye pour plaider la relaxe : pas de proxénétisme dans les bars de Bertrand Menay, « car le proxénétisme est une infraction intentionnelle, la simple tolérance ne suffisant pas. » Et, arguant que de nombreux bars à hôtesses sont ouverts depuis des décennies à Nantes, il ajoute : « Ou alors, il faudrait dire que la simple ouverture d’un bar de nuit est un acte de proxénétisme. Ce que vous ne pouvez bien sûr pas faire. »

Dans un autre registre, Maître Trébern n’a pas dit autre chose pour défendre Didier Chevalier. « La plupart des bars ont rouvert. Ces ventes ont été avalisées par le tribunal de commerce à des gens qui vont faire la même chose. […] On est tenté de parler d’hypocrisie. Comme si on découvrait aujourd’hui une réalité qui existe depuis des années. » Il enfonce le clou : « Les hôtesses, les a-t-on obligées à se prostituer ? Non. Elles ont gagné entre 2 000 et 3 000 €. Il n’y a pas d’exploitation. » Et Didier Chevalier, était-il le patron de la nuit ? « Toutes les filles se battaient pour bosser chez lui. Il n’est pas un voyou, pas un bandit. Et il ne se considère pas comme un proxénète. » L’avocat tente d’éviter la prison à son client. « La répression demandée est excessive. Il a déjà fait six mois de détention provisoire. Est-il utile qu’il retourne en détention ? » Décision, pour lui comme pour les autres prévenus, le 15 novembre.

Ouest-France

Lire aussi l’article sur l’ouverture du procès : http://www.iprostitution.org/2007/09/05/proces-pour-proxenetisme-a-nantes-premiere-journee/

Source : Ouest-France

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