nov 10

L’ex prostituée était poursuivie pour avoir organisé des soirées pour des clients aisés.
Elle ne retournera pas en prison, sa peine ayant été couverte pas la détention provisoire.

“Madame Agnès”, une ancienne prostituée poursuivie avoir organisé des soirées pour des clients aisés a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à douze mois de prison dont deux fermes et 60.000 euros d’amende. La jeune femme de 36 ans, ne retournera pas en prison, sa peine étant couverte pas la détention provisoire. Son concubin, également poursuivi pour proxénétisme, a été relaxé.
 
Lors du procès, douze mois de prison dont quatre fermes et 100.000 euros d’amende avaient été requis contre l’ancienne prostituée et six mois avec sursis et 50.000 euros d’amende contre son concubin. Le réquisitoire avait fait référence à “Madame Claude”, qui avait dirigé un réseau de prostitution de luxe dans les années 1960-70 à Paris. “Madame Agnès n’a pas l’envergure de Madame Claude mais elle en a les méthodes“, avait assuré le procureur affirmant que “les faits de proxénétismes sont parfaitement caractérisés“.
 
Des soirées atteignant plusieurs milliers d’euros
 
Au cours des débats, Madame Agnès a expliqué son “glissement” dans la prostitution, éludant toutefois les questions sur ses relations avec les prostituées qu’elle recrutait pour des soirées et sur la disproportion entre les sommes qu’elle demandait à ses clients et celles qu’elle reversait à ses employées.
 
Même discrétion sur les clients, tous les protagonistes du procès ont respecté la discipline du président qui avait annoncé en début d’audience qu’il ne divulguerait aucune identité de la trentaine de notables bordelais interrogés durant l’instruction. L’enquête avait établi que quatre femmes travaillaient avec Madame Agnès pour des soirées tarifiées de deux cents à plusieurs milliers d’euros.

http://tf1.lci.fr/

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oct 26

proxénétisme au profit d’une clientèle haut de gamme.Le tribunal correctionnel a mis sa décision en délibéré au 9 novembre.

Le procureur de la République, Anne-Cécile Dumonteil, a également demandé une peine de six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende à l’encontre de son compagnon qui a affirmé lors de l’audience tout ignorer de ces activités.

La jeune femme de 36 ans était poursuivie pour s’être prostituée pendant quatre ans, avant d’être interpellée en 2005 et incarcérée deux mois, mais surtout pour avoir aidé et proposé les services de cinq à six autres jeunes femmes rencontrées dans des clubs échangistes de la ville.

Les soirées ou les nuits à plusieurs avec des personnalités de la ville, notamment des médecins, des chefs d’entreprise et des footballeurs professionnels des Girondins de Bordeaux, étaient facturées entre 200 et 2.000 euros mais les enquêteurs ont déterminé que ses accompagnatrices n’avaient reçu en retour qu’une mince partie des revenus.

A l’audience, les noms des clients de “Madame Agnès” n’ont pas été révélés selon la volonté des magistrats.

L’accusée est arrivée au tribunal avec un long manteau, un grand chapeau et une écharpe lui couvrant tout le visage pour ne pas être reconnue. Elle a nié être une proxénète et affirmé qu’elle n’avait que mis les clients exigeants en contact avec d’autres jeunes “escorts”.

Les enquêteurs ont établi qu’en quatre ans elle avait pu avec son compagnon acquérir une maison et trois studios à Bordeaux, une maison et un autre terrain dans la campagne girondine. Elle avait également 140.000 euros dans un coffre-fort ainsi que 120.000 euros sur dix-sept comptes en banque.

 http://actualite.free.fr/france/3_2007-10-26T201943Z_01_RIV665371_RTRIDST_0_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-PROSTITUTION-20071026.html

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oct 26

Prison ferme requise contre “Madame Agnès”

12 mois de prison, dont quatre ferme, ont été requis par le ministère public contre “Madame Agnès”, ex-prostituée accusée de proxénétisme. Le procès, ouvert ce vendredi à Bordeaux, inquiète les milieux huppés de Gironde qui ont profité de ses services.
 
 
Le ministère public a requis vendredi 12 mois de prison dont quatre ferme à l’encontre d’Agnès Prioleau, 36 ans, jugée pour proxénétisme devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. “Madame Agnès” est accusée d’avoir organisé des soirées pour une clientèle fortunée et d’avoir recruté des jeunes filles pour ces orgies.

Une quarantaine de personnes apparaissent dans le dossier : chefs d’entreprise, médecins, journalistes, footballeurs des Girondins de Bordeaux, dont trois sont toujours dans l’effectif.

Si le président Alain Reynal a assuré qu’aucun nom ne serait cité. “Madame Agnès” a toutefois parlé de “trois footballeurs brésiliens” qui l’ont mal traitée. Son avocat, Me Arnaud Dupin, a également évoqué un “avant-centre qui lui avait demandé d’aller assurer une prestation pour trois hommes au Novotel” et une “demande de pompier dans une caserne avec trois hommes”.

Le président a aussi évoqué des journalistes parmi les clients.

Un patrimoine immobilier évalué à 700000 euros
L’affaire est sorti voilà deux ans. Agnès Prioleau faisait payer ses soirées avec plusieurs jeunes femmes jusqu’à 2500 euros mais ne reversait que 50 à 80 euros à chacune d’elles. Elle a expliqué les avoir rencontrées dans des clubs échangistes et être venue progressivement à la prostitution.

“C’est vous qui étiez l’organisatrice et vous exploitiez la prostitution de celles que vous présentez comme vos copines et que vous disiez aider”, a affirmé le procureur Anne-Cécile Dumonteil. Elle a par ailleurs requis six mois de prison avec sursis contre son compagnon qui assure ne pas avoir été au courant de son activité.

Lors de son arrestation en février 2005, le président Reynal a rappelé qu’elle possédait un patrimoine immobilier d’une valeur de 700 000 à 800 000 euros, sans compter 140 000 euros en espèce et 17 comptes en banque.

Le jugement a été mis en délibéré

Source : http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=460824
 

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oct 22

Scandale à Bordeaux. Agnès P., ex Miss-Aquitaine va être jugée pour proxénétisme. Ses clients étaient médecins, footballeurs ou journalistes. Celle qui avait tout le gratin bordelais parmi ses contacts pourrait “lâcher” quelques noms lors du procès. Victime d’un viol à l’adolescence, elle explique avoir emprunté le chemin de l’”escort” presque par hasard.

Elle est brune, grande, élancée, porte jeans et talons aiguilles, et préfère se faire appeler par son ancien nom de guerre, “Madame Agnès“. Vendredi, Agnès P., une ancienne reine de beauté reconvertie dans la prostitution de luxe, sera jugée avec son compagnon pour proxénétisme. Durant deux ans, elle s’est livrée à une fructueuse activité d’”escort”, d’abord seule, puis avec d’autres jeunes femmes. Le bouche-à-oreille a rapidement fonctionné auprès d’une clientèle bordelaise haut de gamme: en quelques mois, hommes d’affaires, médecins, avocats, journalistes et footballeurs professionnels se sont rués sur le numéro d’appel de la “Madame Claude” girondine. Quelques noms seront peut-être prononcés lors de l’audience de vendredi.

Agnès manie volontiers l’euphémisme pour évoquer son activité - elle dit “escort” et non “prostituée“, “service” plutôt que “passe” -, et ne s’étend pas sur ses relations avec “ses copines” (les prostituées qu’elle a fait travailler). Pour le reste, elle se raconte sans détour. L’histoire qu’elle livre est d’abord celle d’une maturité précoce. Enfant, ses parents étant accaparés par la gestion d’une “grosse entreprise“, elle devient vite une “petite maman” pour sa fratrie. Elle évoque un “abus” à 15 ans ; corrige son propos, parle d’”une agression“. Et finit par avouer qu’elle a été violée. Elle associe à cet épisode un manque de confiance en soi, “une peur du regard des hommes“. Parcours scolaire sans problème, bac B, études supérieures de comptabilité et gestion. Elle remporte dans le même temps des concours de beauté - Miss Guyenne, Miss Aquitaine. “Par hasard, précise-t-elle, parce que j’avais fait des défilés de mode.

A 20 ans, assure Agnès, j’étais une battante, je voulais avancer dans la vie.” Commerciale dans l’immobilier puis dans le transport, elle complète à l’occasion ses revenus comme hôtesse. Puis devient strip-teaseuse. En décembre 2003, lors d’un enterrement de vie de garçon, on lui demande si, après son effeuillage, elle ne veut pas “aller plus loin“. Elle accepte, sans imaginer alors, dit-elle, où cela va la mener. Son nom circule, les clients affluent. “Ils se disaient: ” Si tu veux un strip-tease amélioré, appelle Agnès. “” Elle dit que “c’était la cerise sur le gâteau“, avant d’ajouter: “Au bout d’un moment, mes clients m’ont demandé deux cerises…” Façon de dire que les “autres filles“, ce n’était pas son idée, mais le seul fruit de la pression des clients: “Deux femmes ensemble, c’est le premier fantasme des hommes“, précise-t-elle.

Agnès P. tirait 12 000 euros mensuels de son activité

Le début des ennuis de “Madame Agnès” remonte à l’automne 2004. Les gendarmes enquêtent alors sur un vaste trafic de voitures en région bordelaise. L’un des protagonistes du dossier est un client régulier d’Agnès. Elle est mise sur écoute et une information judiciaire incidente est ouverte.

Les enquêteurs découvrent que quatre jeunes femmes travaillent régulièrement avec elle. Ils entendent une trentaine de clients dans le cadre de cette procédure, dont huit footballeurs titulaires des Girondins de Bordeaux (ils sont trois à figurer toujours dans l’effectif). Agnès est interpellée en février 2005, mise en examen puis placée en détention provisoire. “ça a été l’enfer“, dit-elle des deux mois passés en maison d’arrêt.

Les gendarmes exhument patiemment son patrimoine et celui de son concubin, y trouvent des immeubles et plusieurs comptes bancaires. Ils estiment qu’entre 2004 et 2005, Agnès P. tirait 12 000 euros mensuels de son activité. L’enquête vise bientôt à établir qu’une partie de ces revenus provient du proxénétisme: selon la demande, la jeune femme se fait accompagner de Mélanie, Mireille, Khamma ou Elvire. Celles-ci reçoivent entre 50 euros et 80 euros quand elle facture 200 euros à 2 000 euros aux clients. Une fourchette de prix particulièrement large. “Les tarifs étaient proportionnels aux revenus. Les footballeurs pros payaient le prix fort…“, confie un ancien client. “J’étais dans ma bulle, un peu insouciante. C’était festif, des hommes me payaient pour des faveurs. Ma vie privée était complètement préservée. J’acceptais, j’assumais ce que je faisais.” Agnès explique que, dans son esprit, “la prostituée, c’était le trottoir“. Son travail à elle, c’était une prestation avec “éventuellement” du sexe. “D’ailleurs, souvent, on ne faisait que discuter. Je passais un moment avec un homme dans une chambre d’hôtel, on parlait de sa vie, de son travail.

Des moments “glauques“, parfois violents

Elle est parfois invitée à des repas d’affaires. “J’étais là pour laisser croire que si ça se passait bien, je pourrais faire partie du lot.” Agnès évoque aussi des moments “glauques“, parfois violents, des soirées à plusieurs avec des sportifs professionnels. Ses mots deviennent durs: “Ils étaient méchants, hargneux. Ils avaient l’habitude de l’argent facile et nous traitaient comme des morceaux de viande.

Deux ans après son interpellation, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 35 ans, dit ne pas comprendre pourquoi on l’accuse : “Je ne suis pas une proxo, je n’ai forcé personne !” Son avocat, Me Arnaud Dupin, dénonce l’hypocrisie d’un système où “les clients rois ne sont pas pénalement réprimés“. “Elle n’a fait qu’assouvir leurs fantasmes“, martèle-t-il. La jeune femme espère que ses juges la comprendront et concluront que son compagnon, lui aussi poursuivi, “n’a rien à voir avec tout ça“. Aujourd’hui, elle affirme être “passée à autre chose” et donner priorité à sa vie de famille.

Le journal du dimanche

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