mai 18

Kheira, 48 ans, hospitalisée dans un état grave

Je lui avais dit: ne le monte pas. Il a l’air bizarre !” Dans la rue Curiol, à deux pas de la Canebière (1er), la rumeur s’est vite propagée entre les “filles”. L’une d’elles a été “plantée”, comme elles disent. Au numéro 44, au bout d’un étroit couloir sans âme, on devine encore des traces de sang sur le sol. Des vêtements, un jean et un petit pull bleu clair, ont servi à nettoyer. Comme pour masquer l’essentiel.

La douleur s’est tue. Pas le quartier. Kheira, 48 ans, était prostituée. Une “fille trop gentille”, répètent d’une même voix les professionnelles qui exercent ici chaque jour. Kheira était diabétique. “Le gars est arrivé. Un homme de couleur. Il avait l’air douteux. Il lui a demandé ses tarifs : 40 euros. Après, elle l’a emmené chez elle au rez-de-chaussée. Quelques minutes plus tard, elle sortait en hurlant”, raconte une voisine de galère. Les faits ont eu lieu peu avant 11h.

D’après les premiers éléments de l’enquête, dans le huis clos de sa relation avec la prostituée, le client aurait exhibé un couteau de cuisine et porté au moins deux coups au thorax de sa victime. Pourquoi ? Nul ne le sait. “Elle avait du sang partout, la pauvre ! poursuit une autre fille. Heureusement que ça n’arrive pas tous les jours…”

La victime a été médicalisée sur place, puis transportée par les marins-pompiers à l’hôpital de La Timone, où elle a été transférée immédiatement en salle d’opération. Les secours faisaient état hier soir d’un pronostic vital réservé. Le parquet de Marseille a décidé de confier l’enquête à la Brigade criminelle de la police judiciaire. Un signalement a été diffusé. Selon nos informations, il pourrait s’agir d’un déséquilibré déjà connu des services de police.

Cette affaire n’est pas sans rappeler la triste histoire de ce travesti équatorien de 38 ans, qui avait été torturé et assassiné dans un studio voisin, rue Mazagran (1er) en mars 2005.

http://www.laprovence.com/articles/2008/05/18/450740-MARSEILLE-Un-client-poignarde-uneprostituee.php

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fev 03

Trois psychiatres soupçonnés d’avoir vendu des certificats de complaisance à des étrangers pour leur permettre d’obtenir des titres de séjour ont été écroués cette semaine dans l’un des plus gros trafics de ce genre démantelés à Marseille, a-t-on appris samedi de sources proches de l’enquête.

Un quatrième psychiatre marseillais a été mis en examen mais laissé libre. Ils sont accusés d’aide au séjour irrégulier en bande organisée, établissements de faux certificats médicaux et usage de faux et les investigations se poursuivent (…)

“Il s’agit de l’une des plus grosses affaires sur Marseille en matière de trafic de titres de séjour”, selon une source proche de l’enquête qui a évalué à environ 1,6 million d’euros le préjudice, à raison de 1.500 à 2.000 euros par dossier, parfois 4.000 euros (…)

Les investigations ont été menées par des enquêteurs de la brigade de répression du proxénétisme de la préfecture de police de Paris avec l’aide de la police aux frontières et ceux de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille (…)

Le réseau avait recruté un expert agréé auprès de la Ddass et donc de la préfecture, Michel Aubry, qui donnait son aval aux certificats émis par ses confrères. Ce psychiatre, qui menait grand train, “a reconnu avoir agi pour l’appât du gain”, selon la même source.

Certains autres médecins ont expliqué avoir agi plutôt dans un souci humanitaire. Ce sont des contrôles dans le milieu parisien de la prostitution qui ont permis, il y a quelques semaines, de détecter l’attribution de certificats médicaux de complaisance en provenance de psychiatres marseillais.

Source : La Provence

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dec 15

jeudi 20 décembre 2007 19 h à Mille Bâbords, 61 rue Consolat, 13001.

Cycle de réunions publiques : Les rapports Hommes/Femmes - 1

Louer ses services sexuels peut-il être considéré comme un travail ?
présentation par Joël Martine

La question de la prostitution divise les féministes. Selon les unes, la prostituée, à supposer qu’elle ne soit pas contrainte, ne fait qu’exercer son droit à la libre disposition de son corps et au libre choix de sa profession ; donc ce droit devrait être respecté, et protégé contre l’exploitation et la violence. Selon les autres, le client s’octroie un droit inique sur le plus intime de la personnalité d’autrui : sa sexualité ; le fait que l’achat de services sexuels soit légal légitime donc une violence faite à l’ensemble des femmes, puisque toute femme peut se voir imposer une « offre publique d’achat » pour peu qu’elle se trouve en situation de pauvreté ou de vulnérabilité ; dans cette optique le but du féminisme ne serait pas de banaliser la prostitution, mais d’aller vers son abolition … mais comment le faire sans participer à la stigmatisation-discrimination des prostituées ?

Ces deux orientations opposées ont inspiré la loi aux Pays-Bas (légalisation de l’industrie du sexe) et en Suède (pénalisation des acheteurs de services sexuels). On peut donc comparer ces expériences. Mais les bilans comparés posent des questions fondamentales et épineuses pour le féminisme : qu’est-ce qui fait de l’acte sexuel un terrain sur lequel s’installe, non pas inéluctablement mais très souvent, un rapport de domination des hommes sur les femmes (ainsi que sur d’autres hommes et sur les enfants) ? Comment défaire ce rapport de domination … sans pour autant entraver la liberté de l’expérience sexuelle ? Quel rôle doit-on accorder pour cela au Droit et à l’État ? Sachant qu’il y a presque toujours un aspect d’échange économique dans les rapports sexuels (entre autres dans le mariage), qu’est-ce que cela change de traiter la sexualité comme un service marchand ?

http://www.millebabords.org/spip.php?article7266

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dec 13

Le chef d’un réseau de prostitution par internet écroué

Adriana, Julia, Bianca, Alice, Sarah… Elles sont une trentaine à poser nues, sur ces clichés de charme signés par des photographes italiens de renom. Slovaques, Biélorusses, Italiennes, Brésiliennes, quelques Françaises aussi, dont une Aixoise de 25 ans.

En un clic de souris, le client apprend tout de ces jeunes femmes: leur âge (entre 18 et 25 ans), leurs mensurations, “spécialités”, et même parfois, des “avis d’utilisateurs”. Un deuxième clic de souris et le client “réserve” l’une des superbes créatures de ce catalogue. Sa “commande” l’attendra quelques heures ou quelques jours plus tard dans une chambre d’hôtel de luxe, à Paris, Zurich, Prague, Athènes ou Marseille.

Où vous voulez, quand vous voulez“:  le slogan du site n’est pas de la publicité mensongère. Et c’est bien un vaste réseau de prostitution internationale par internet que la brigade de répression du proxénétisme de la DRPJ de Marseille vient de décapiter. De la prostitution de grand luxe, réservée à une clientèle huppée, à en juger par les tarifs affichés en ligne : 260€ les 45 minutes, 1300€ la demi-journée.

Le “patron” gagnait 15000€ par jour!

Les filles gagnaient en moyenne 2000€ par jour, dont la moitié était reversée à l’agence“, explique un enquêteur, à qui Stefano a tout expliqué. Stefano, c’est le “patron” de cette lucrative entreprise, basée en Suisse, où ce type de site n’est pas interdit. Mais la semaine dernière, cet opulent quinquagénaire -ses gains atteindraient 15000€ par jour! - a commis l’erreur de se rendre à Aix, dans le but justement de récupérer ses gains.

Les policiers marseillais, qui enquêtent depuis plus d’un an sur ce réseau, n’ont pas manqué le coche. Le 7 décembre, Stefano et Jessica, son assistante slovaque de 23 ans, étaient interpellés dans un hôtel aixois. Mis en examen pour proxénétisme aggravé, ils ont été écroués aux Baumettes. Longuement entendu par les enquêteurs, le couple a révélé le fonctionnement de ce réseau. “Ces renseignements seront précieux pour combattre d’autres agences de ce type“, se félicite un enquêteur.

Des établissements huppés d’Aix et de Marseille

Les jeunes femmes employées par Stefano réalisaient des “tournées” en Europe suivant un calendrier de rendez-vous fixés avec des clients. Plusieurs établissements huppés d’Aix et Marseille figuraient parmi les adresses du site. Le prix des billets d’avion des filles et celui de la chambre d’hôtel étaient compris dans les tarifs des prestations.

Recrutées par bouche à oreille, les filles sont pour la plupart des étudiantes de très bon niveau, qui parlent souvent plusieurs langues. “À la différence de la prostitution de trottoir, elles ne subissent aucune contrainte ni violences particulières et sont volontaires pour ces rendez-vous“, assurent les policiers.

Mais pour être “4 étoiles”, cette forme de prostitution n’en pas moins risquée. Il y a une dizaine de jours, une escort girl italienne, travaillant pour un réseau similaire s’est présentée à la police marseillaise, le visage couvert d’ecchymoses. La jeune femme avait été sauvagement battue par l’homme d’affaires qu’elle venait de retrouver dans un hôtel de luxe.

Par Sophie Manelli ( smanelli@laprovence-presse.fr )

http://www.laprovence.fr/articles/2007/12/13/182396-MARSEILLE-En-un-clic-il-reservait-les-filles-et-les-hotels-de-luxe.php

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dec 01

Prostitution. Chaussures en croco, somptueuses villas, et armées de « gros bras » ne protègent pas toujours.

Nous sommes en Roumanie, devant une somptueuse villa style mille et une nuits, aux jardins paysagés et aux allées garnies de Mercedes, Jaguar et autres BMW. D’un côté, les « masqués », de beaux bébés cagoulés de la police roumaine ; de l’autre, les « gros bras », sortes de malabars patibulaires, gardiens des lieux. Et au milieu, des agents de la Brigade de répression du proxénétisme de la Direction inter-régionale de la Police judiciaire de Marseille.Ils sont venus jusqu’ici pour coffrer les têtes de réseaux de prostitution dont les ramifications finissent entre autres sur les trottoirs de Marseille. Près d’eux, « Ghita », chaussures en croco et manteau d’hermine, le propriétaire des lieux, fortement suspecté d’être le transporteur de toutes les prostituées roumaines vers les pays d’Europe, fanfaronne entouré de son armée d’avocats.« Jamais je n’ai vu autant de luxe »

Des commissions rogatoires internationales
A force d’être interpellés en France où le proxénétisme est sévèrement puni, les têtes de réseaux pilotent tout de leur pays via des lieutenants envoyés au front. Les autorités françaises se sont donc adaptées. La PJ travaille sur des commissions rogatoires internationales (CRI) de juges d’instruction marseillais, en étroite collaboration avec les autorités policières et judiciaires des pays concernés. Puisque les proxénètes restent chez eux, la PJ va aux proxénètes. « On rencontre des services de police, des magistrats et des Parquets compétents et coopératifs », se réjouit un responsable de la brigade de répression du proxénétisme de Marseille.

« J’ai une grande expérience des perquisitions, raconte un enquêteur, et jamais je n’ai vu autant de luxe même chez nos plus beaux voyous. » Meubles de design partout, marbre, plaquage de cuivre, d’or ; le train de vie du bonhomme (35 ans) ne correspond absolument pas à celui d’un simple transporteur routier.

Les policiers refusent de se déchausser comme Ghita l’ordonne, et prennent 5h pour tout fouiller; en tout cas ce qu’on leur laisse fouiller. Rien de bien particulier n’est trouvé et tout le monde retourne au Palais de justice d’Arad. « Ghita, comme ses avocats, était convaincu qu’il n’avait rien à craindre », se souvient un enquêteur. Alors qu’ils s’apprêtent à dire au revoir au Procureur, celui-ci remet un dernier document. Les mentons leur en tombent. C’est un mandat d’arrêt. Ghita n’a pas le temps de saisir son téléphone pour donner des instructions que les « masqués » lui tombent dessus. « J’étais sûr qu’ils nous préparaient quelque chose les Français », s’étrangle un avocat.

Ce qu’ont préparé les Français n’est ni plus ni moins qu’une remarquable coopération internationale entre les justices et les polices des deux pays. « Nous étions frustrés de constater que les têtes de réseaux échappaient toujours à la justice française, observe un responsable de la Brigade de répression du proxénétisme marseillaise, alors qu’ils étaient identifiés et avec de nombreux éléments à charge. »

Des commissions rogatoires internationales ont alors été émises et, pendant deux semaines, du 4 au 17 novembre, des enquêteurs français ont parcouru la Roumanie pour y interpeller 12 proxénètes, dont 5 seront prochainement extradés vers la France pour y être jugés.

Trois têtes d’un réseau albanais tombent

La semaine précédente, la même opération en Albanie avait fait tomber 3 têtes de réseaux. Ils seront jugés là-bas et risquent entre 10 et 15 ans de prison.« Outre la satisfaction de couper les têtes d’un réseau, ces opérations dans les pays où tout démarre nous permet de mieux comprendre les mécanismes du système », ajoute un enquêteur.Ainsi les réseaux roumains peu nombreux sont interconnectés entre eux. Des filles sont « recrutées » dans les villages miséreux contre une promesse d’embauche en Europe (« comme serveuse ») puis sont acheminées de toute la Roumanie vers la ville d’Arad où Ghita se charge de les dispatcher jusqu’au trottoir des grandes villes européennes. C’est comme ça qu’une gamine de 18 ans termine son voyage dans un abri bus du boulevard Sakakini avec une mère maquerelle chargée de lui apprendre le métier, à coup de trique s’il le faut.

http://journal-lamarseillaise.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4421&Itemid=148

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