Nov 30

Journée Internationale pour contrer la violence envers les travailleuses du sexe

Ensemble, prenons le temps de penser à nos sours et frères qui ont subi de la violence et à ceux et celles qui nous ont quitté. Et disons : C’est assez.

5e Journée internationale pour mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe

Joignez-vous à Stella et ses alliés pour la marche des parapluies rouges, événement international des travailleuses du sexe pour mettre un terme à la violence faite aux travailleuses et travailleurs du sexe.

Amener votre parapluie rouge, votre chaleur et solidarité.

Le départ se fera à 17h à partir du métro Frontenac, Montréal, le 17 décembre 2007.

Le 17 décembre est la journée internationale pour mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe. Pour souligner cette journée, Stella et nos alliées marchent ensemble avec des parapluies rouges en l’honneur des travailleurs et travailleuses du sexe que nous avons aimées et perdues.

Les travailleurs et travailleuses du sexe font face à un nombre disproportionné d’actes de violence résultant des lois qui criminalisent le travail du sexe et qui nous laissent sans protection de la police.

Les lois actuelles sur la prostitution et les mesures de répression policière mettent la vie des travailleuses du sexe en danger en légitimant et en favorisant l’abus et la violence envers les femmes. Pendant que le gouvernement canadien dépense des fortunes pour la lutte à prostitution, le résultat concret est que les travailleuses du sexe sont criminalisées et privées du droit à la protection sociale.

Cette criminalisation est en partie responsable des trop nombreux abus, actes de violence, viols et meurtres commis envers notre communauté. Au Canada, un nombre incroyable de travailleuses du sexe ont été assassinées, et nous croyons que le temps est venu de mettre fin à cette violence.

La cérémonie de commémoration pour mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe est une initiative du SWOPUSA. La première vigile a eut lieu en 2003 en l’honneur des victimes du Green River Killer, Gary Ridgway. Maintenant partout dans le monde, les travailleuses du sexe se réunissent en toute solidarité pour exiger la fin de la violence envers les travailleuses du sexe.

Symbolique de la Marche des parapluies rouges

La première Marche des parapluies rouges eu lieu en 2002 à Venise en Italie. Pour les travailleuses du sexe italiennes l’ombrelle rouge symbolise la beauté et la capacité de résister aux attaques tant humaines que du ciel. En 2002, à l’occasion du Biennal des Arts, elles ont défilé ensemble dans les rues, fières et solidaires. Afin de poursuivre la tradition qui souligne les travailleuses du sexe de partout qui ont osé résister à l’oppression, nous avons adopté le parapluie rouge comme symbole de la résistance des travailleuses du sexe à la discrimination.

http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=9304

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Nov 21

Débat chez Fogiel avec les associations demandant l’abrogation de la loi contre le racolage.

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Nov 15

http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/11/nous-ne-sommes-pas-de-mauvaises-filles/

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Nov 07

Bravo aux associations qui ont fait la manif de lundi, on n’a jamais autant entendu la presse, la télé et le web parler du problème engendré par les lois Sarkozy de 2003 sur la conditions des prostituées. A l’ INP on n’est pas tous de gauche et on n’a pas tous l’esprit “gay-pride”, certains d’entre nous sont même des hétéros de droite et catholiques pratiquants, mais force est de constater que la méthode employée a un peu secoué le cocotier et a mis le débat sur la table. Attention à l’ OPA politique et veillons à ce que le mouvement ne devienne pas uniquement “transgenre” ou gay, pour que le public en général se reconnaisse dans ce mouvement. Encore bravo pour ce joli coup médiatique !

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Nov 06

Prostitution2
envoyé par rue89

La scène se passe près du groupe de prostitués, hommes et femmes, rassemblés près du Sénat, à Paris, lundi. La foule disparate attire les regards. Un papi au dos voûté accourt. Il est descendu de son bus “pour se faire prendre en photo avec la chanteuse”. “…” “Ben oui, Céline Dion”. On lui explique volontiers qu’il n’y a pas trace de chanteuse canadienne ici: l’homme a confondu avec un des travestis venus manifester. C’est le collectif Droits et prostitution qui appelait à ce rassemblement pour réclamer l’abrogation de l’interdiction du racolage passif. Cet article de la loi sur la Sécurité intérieure de 2003 a été adopté par le Sénat il y a exactement cinq ans, le 5 novembre 2002. Ici, une banderole “Fières d’être putes”. Là, des prostitués avec des perruques, qui ne souhaitent pas être reconnues. Parmi elles, Joëlle. A 47 ans, la peau crevassée, elle réclame le droit de travailler librement, sans enchaîner les gardes à vues: “On a beaucoup moins de clients. Ils ont peur d’être arrêtés alors qu’en réalité, ils ne risquent rien. Sauf que leurs femmes apprennent qu’elles sont trompées.” Officiant au bois de Vincennes, la prostitution est son unique activité, sa seule source de revenus: “On paye nos impôts. Qu’on nous laisse bosser. Sinon, on fait quoi? On ne va pas se mettre à voler.” Joëlle, qui s’est fait confisquer un camion -”une collègue à moi s’y faisait un client”-, a depuis décidé de ne circuler qu’à pied. Elle soupire: “On ne gêne personne. Qu’on nous foute la paix…” (Voir la vidéo.) Une myriade d’associations (Act-Up, Arcat, Médecins du monde, Pastt, Les Putes…) est représentée par une soixantaine de manifestants, dont des élus Verts. Quelques uns ont ouvert des parapluies rouges, couleur symbole depuis une manifestation de prostituées italiennes en 2002. Les manifestants réclament l’abrogation de la loi de 2003 et davantage de droits pour les prostitués. (Voir la vidéo.) A l’heure où les salons de massage et autres bordels dissimulés pullulent, les prostitués réclament le droit de continuer à travailler dans la rue. Mais si seule une poignée est venue jusqu’au Sénat. Un membre d’Arcat explique que “deux heures de manif, c’est deux heures de travail en moins.” D’autant que les prostituées se réfugient souvent aux périphéries des grandes villes. L’une d’elle lâche: “De nos lieux de tapin au Sénat, ça fait loin…”http://www.rue89.com/2007/11/05/manifestation-de-prostituees-a-paris-foutez-nous-la-paix

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Nov 04

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Nov 01

En guise de bureau du festival, une table sur tréteaux. La carte d’accréditation est en papier recyclé, l’affiche si moche que l’on croirait un flyer annonçant une promo chez Conforama et les films éparpillés aux quatre coins de Berlin. Soit ceux qui ont organisé ça sont complètement à côté de la plaque, soit ils vont dans la bonne direction.

A les voir, ils pourraient être aussi bien profs dans une université ou tenir un resto d’altitude. A la place, ils ont choisi de faire exister sur quatre jours, avec un budget riquiqui, un festival de film porno à Berlin, le deuxième du nom. A quoi ça peut bien servir, le Porn film festival, à l’heure d’Internet et qui plus est à Berlin, seule ville en Europe où fleurissent les sex kino, salles spécialisées où des «ouvreuses» vous proposent en sus un visionnage manuellement assisté ? Ne se tient-il pas déjà tout au long de l’année des gros «salons» de l’industrie porno, avec starlettes, distributions de prix et tournages en extérieurs ?

Justement, le Porn film festival berlinois est l’antidote des salons, une attaque de l’underground lancée en direction de l’industrie. Le festival d’une génération qui voit dans le porno un compagnon de jeu, une source d’inspiration, une culture, une boîte à cul en même temps qu’une boîte à idées, un miroir identitaire (hétéros, gays, lesbiennes, filles-pédés, garçons-gouines, trans, fétichistes, accros à la Net pornographie…). Une génération qui en a marre de n’avoir sous la dent que des pornos affligeants de préjugés sexistes et raciaux à consommer. Et qui cherche dans les marges de l’industrie quelque chose de contemporain qui ressemble plus à un fantasme et non à des stéréotypes : plus dark, plus libres, plus drôles aussi. «Reclaim your porn» (à la fois «réclame» et «revendique ton porno») est le mot d’ordre d’un festival parti du principe que l’image de la sexualité appartient à chacun.

Fantasme hiérarchique

Les réponses sont venues de toutes parts : féministes, étudiants en école d’art, cinéastes expérimentateurs de formes, labels indépendants. Comme si tout à coup, plus personne ne se retrouvait dans le porno en l’état. Il suffisait de lire les intitulés des conférences glissées dans les mêmes salles que les films (deux par jour) : «Culture Web et politique sexuelle» ; «Good Porn for Good Girls» ; «Modifications du corps et sexe transgenre» ; «la Créativité est-elle possible dans le porno mainstream ?» ; «Représentation des tabous politiques et sociaux dans le porno : le Moyen Orient comme cas d’étude». Cette dernière conférence a sans conteste été le gros morceau du festival, qui a eu la bonne idée, cette année, de lancer un coup de projecteur sur la production israélienne et de demander à Liad Kantorowicz d’en contextualiser les problèmes.

Palestinienne, ancienne travailleuse du sexe qui, en 2002, fit connaître médiatiquement la situation proche de l’esclavage des prostituées en Israël, Kantorowicz est depuis l’activiste la plus visible de la région, s’improvisant porte-parole tout à la fois des mouvances queer, féministes et porno. Devenue journaliste, elle envisage de tourner le premier hard féministe en Israël. Elle a le goût de la mise en scène des codes et a compris deux, trois trucs décisifs pour forcer les portes de la société du spectacle. Ainsi, vendredi soir, la jeune femme portait sur la scène d’un cinéma de Kreuzberg (quartier berlinois à forte majorité turque) un foulard léopard et une ceinture de balles. A la fois en guerre et en séduction avec chaque symbole, elle évaluait à Berlin l’avancée du dialogue israélo-palestinien au travers du prisme porno.

Encore tâtonnante du point de vue artistique («le principal intérêt à mater un porno israélien, c’est encore la possibilité de tomber sur quelqu’un que l’on connaît : avantage des pays étroits»), la toute jeune industrie porno de Tel-Aviv (cinq ans d’existence, cinq boîtes de prod) devient passionnante dans sa façon de jouir des codes sociaux, politiques et des tabous entourant le Moyen-Orient. Deux tiers des vidéos sont situées dans des compagnies militaires mixtes, ce qui permet aux réalisateurs de tirer sur le vieux filon du fantasme hiérarchique, donc de jouer avec le harcèlement sexuel (pratique qui a récemment entaché l’appareil politique israélien), et de tirer le constat d’une société en guerre qui, dixit Liad Kantorowicz, «assiste à la militarisation totale de son espace intime».

Racisme semi-avoué.

Comme tout ce qui peur fait aussi un jour ou l’autre fantasmer, le porno israélien a un deuxième thème de prédilection : l’Arabe. La fille voilée (détournement du fichu religieux en ornement fétichiste), à qui un hardeur demande en hébreu de jouir dans la langue arabe, ou le sombre mâle, grimé en dangereux fedayin (les rôles sont tenus par des actrices et acteurs israéliens). Quand elle ne veut pas trop taper sur les nerfs des autorités ou y aller doucement avec le champ de pénétration érotique des territoires occupés, les prods lancent des séries touristiques avec des pays arabes qui ne posent aucun problème diplomatique : ainsi le carton récent de la série tel-avivienne Tunisian Sandwich. Si tout cela avance sur une fantasmatique ambiguë, tirant plus du côté du racisme semi-avoué, Kantorowicz, optimiste, y voit «une avancée paradoxale : le X comme un espace qui échappe au réel, à la politique et aux lois. Des Arabes et des juifs faisant l’amour».

Pour nuancer cet angélisme, le festival avait décidé de programmer juste après AfroDite Superstar, nouveauté du label américain Femme chocolat, 100 % black, (prod, réal, acteurs) monté en réponse aux kyrielles de films interraciaux où des gangs de blancs tombent sur des nanas blacks. Ici, le film se moque des propres archétypes gangsta que l’on prête aux princesses hip-hop, les démonte tout en jouant avec comme on joue à la poupée.

L’ironie envers sa propre communauté sexuelle et ses prétendus signes de reconnaissance fit le lit de ce festival underground : tous les films lesbiens de la compétition Cum2cut avaient une longueur de sarcasme d’avance et même le plus beau film du festival, V.O., de l’Américain William E. Jones, montage élaboré à partir de films gays new-yorkais des années punk, n’y échappait pas : l’effeuillage d’un giton qui, surprise !, porte un tatouage «Tom of Finland» sur les deux fesses est à se tordre. Mais V.O., distillant un chromo louche, proche des premiers Scorsese, avec ces images d’errance dans le métro new-yorkais, monte en intensité dès qu’il superpose à ces séquences sauvées des décombres du sex-shop une bande-son empruntée à Jean Genet, à la Mort de Maria Malibran de Werner Schroeter ou à la Chienne de Jean Renoir. Le mur de résistance entre culture haute et pornographie de caniveau vient de tomber.

L’autre surprise est venue du Ave.X de Joe Gallant. Ancien hardeur passé à la réalisation, Gallant ne prétend pas travailler contre l’industrie, mais la prendre de l’intérieur. Ave.X, produit par Black Mirror productions et distribué par le mastodonde VCA pictures, est un film d’infiltré total : «Vous donnez aux grosses productions leurs cinq scènes anales et pour le reste, vous pouvez faire ce que vous entendez.» A savoir une fiction paranoïaque tournée dans Los Angeles la nuit, à mi-chemin entre Orwell et Burroughs : excité, notre cerveau reçoit plus d’informations, donc de messages subliminaux, et une organisation voudrait détourner les pornos à des fins de contrôle. La question du film est au fond celle qui a fouetté les sangs de tout le festival : que faire de toute cette énergie ?

http://www.liberation.fr/culture/cinema/288410.FR.php

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Oct 29

Prostitution. Des associations dénoncent les effets contre-productifs de la loi Sarkozy.

Lundi 5 novembre, des parapluies rouges devraient fleurir à 18 heures devant le Sénat à l’appel de plusieurs associations de prostitué(e)s comme le Bus des femmes (Paris), Cabiria (Lyon), Autres regards (Marseille) avec le soutien d’Act Up-Paris, de Médecins du monde, des Verts, du Gisti (Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés) et du Syndicat de la magistrature. Tout un symbole coloré pour demander encore une fois l’abrogation de l’article 225-10-1 du Code pénal qui réprime le «racolage passif» de deux mois de prison et 3 750 euros d’amende. Ce texte fut instauré dans le cadre d’une loi emblématique de l’ère Sarkozy au ministère de l’Intérieur : la loi pour la sécurité intérieure (LSI) du 18 mars 2003. A l’époque, Nicolas Sarkozy avait expliqué qu’en pénalisant le racolage, il voulait «nuire à ceux qui mettent des filles et des garçons sur le trottoir pour les exploiter au-delà de toute limite».

«Arbitraire». Quatre ans plus tard, le constat des associations de prostitué(e)s infirme les ambitions de l’ex-ministre. Dans une longue lettre qu’elles viennent d’adresser aux 577 députés et 331 sénateurs, elles reviennent sur les conséquences de la loi : «L’incrimination du racolage public, passif comme actif, avait pour but affiché de lutter contre la traite des êtres humains. En pratique, alors que les arrestations des personnes prostituées se sont multipliées aucune condamnation pour traite n’est intervenue, souligne la lettre. La loi pour la sécurité intérieure qui se révèle à cet égard inefficace serait même contre-productive, voire criminogène.» Dans le détail, la loi Sarkozy a abouti à davantage de violences, «en particulier de la part des agents de police», selon les associations de prostitué(e)s : «L’infraction de racolage conduit à soumettre les personnes prostituées à l’arbitraire policier. Une stratégie de harcèlement est parfois adoptée de façon à nous repousser davantage dans la clandestinité. D’autre part, certains agents de police nous insultent, nous frappent, nous gazent, nous rackettent, confisquent nos matériels de prévention, notre argent et nos affaires. Nous sommes humiliées dans les commissariats, avec fouilles au corps sans que celles-ci ne soient justifiées.»

En 2006 déjà, un rapport de la commission citoyens-justice-police (1) décrivait des exemples de harcèlements policiers : «Angélique, du boulevard Soult, 26 interpellations entre octobre et mi-décembre 2004» ; «Caroline, du bois de Vincennes : en deux mois, 8 gardes à vue».

«Les filles ont le sentiment d’être devenues des délinquantes», racontait le 21 octobre une prostituée lors d’un débat réunissant «travailleuses et travailleurs du sexe», militants associatifs et sociologues dans les murs de Mains d’œuvres, ex-usine et lieu de création à tout faire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis, lire-ci-contre). «Beaucoup de femme se sont éloignées des trottoirs de Paris à cause de la pénalisation du racolage passif, explique Françoise Gil, sociologue et présidente de Femmes de droit. Elles travaillent seules en pleine campagne, au bord des routes, sont exposées au racket et aux agressions gratuites. Elles sont isolées, atomisées et sont beaucoup plus en danger.»

«Aucune chance». L’isolement et la répression accrue ont aussi amené davantage de proxénétisme, selon la sociologue qui cite l’exemple d’une prostituée française contrainte de verser 400 euros par semaine à un racketteur pour pouvoir faire le tapin en Seine-et-Marne. Quant aux victimes de proxénétisme en situation irrégulière ou précaire, elles sont éloignées du territoire, selon les associations de prostitué(e)s, «ce qui ne leur laisse aucune chance de pouvoir faire valoir leurs droits en tant que victimes. […] Certaines ont même pu être éloignées alors que leur proxénète, poursuivi pénalement, n’avait pas encore été jugé.»

(1) Composée de membres de la Ligue des droits de l’homme, du Mrap, du Syndicat des avocats de France et du Syndicat de la magistrature.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/287948.FR.php

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Oct 27

Le 12 septembre 2007, Nathalie Bordes-Prevost était convoquée par la police après que le préfet de Dordogne, où elle habite, ait décidé de faire dissoudre son association. Le prétexte invoqué est que l’ADEP, l’association pour le droit d’exercer la prostitution qu’elle a créée en juin, cacherait des délits de racolage et de proxénétisme et constituerait une atteinte aux “bonnes moeurs”. Cette nouvelle affaire s’inscrit dans la campagne de répression qui s’est accrue depuis l’élection du président Sarkozy.

Rappelons que, depuis le début de juillet, le nouveau préfet du Rhône et ami du président ordonne des rafles de prostituées à Lyon et fait envoyer leurs camionnettes à la fourrière. De plus, la directrice de Cabiria a récemment été convoquée par la préfecture du Rhône pour dénoncer les prostituées migrantes qui fréquentent l’association, et a été menacée de poursuites pour aide au séjour illégal. Début août, c’est le procureur de Nice qui décidait d’interpréter la loi sur le racolage pour faire condamner leurs clients.

Ces mesures d’intimidation et menaces d’interdiction cachent mal une volonté politique bien réelle de casser le mouvement de défense des droits des travailleuses du sexe et de faire taire ses leaders, telle que Nathalie qui fait partie de la nouvelle génération de prostituées qui ont le courage de parler à visage découvert.

Le pouvoir en place sait que le loi qui pénalise le racolage est impopulaire et craint un mouvement d’opposition. Le préfet de Dordogne a cru pouvoir faire taire Nathalie en s’attaquant à une personne isolée. Il n’en est rien car elle a le soutien de l’ensemble des associations de travailleuses du sexe.

Contre toute cette hypocrisie et contre la répression de notre métier, nous appelons à un rassemblement le 5 novembre devant le Sénat.

Sources : Nathalie Bordes-Prevot de l’ADEP, Thierry Schaffauser membre de Les Putes, et Cabiria, 24.10.2007

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Oct 26

Une dizaine de prostituées boliviennes se sont cousu la bouche à El Alto, une banlieue de la capitale La Paz, pour protester contre la croisade morale du gouvernement d’Evo Morales.

Une trentaine d’entre elles a aussi entamé une grève de la faim pour demander au gouvernement de rouvrir les bars et maisons closes, fermées depuis la semaine dernière. Les autorités ont en effet décidé de fermer plus d’un millier de lieux de prostitution illégale à El Alto, à cause d’actes de violences contre ces derniers.

Lily Cortez, une représentante des prostituées, a menacé de «défiler nues dans les rues de La Paz» et de ne plus passer les contrôles médicaux imposés par les services de santé. Elle a expliqué mercredi que si elles n’étaient pas entendues, elles s’enterreraient vivante.

Croisade morale

«On a brûlé nos affaires en nous laissant à la rue, on a volé notre argent et on nous a frappé», a accusé Lily à la télévision, indiquant qu’il s’agissait d’une «tentative d’assassinat» et que «maintenant on voulait les priver de leurs sources de revenus».

Selon la presse locale, une prostituée indigène a été frappée par la foule qui l’a déshabillée dans la rue et lui a volé 300 bolivianos (quelque 40 dollars), sa recette d’une nuit de travail.

Les partisans de cette croisade morale veulent que la mairie ferme plusieurs centaines de centres de plaisir non autorisés et les interdisent effectivement aux mineurs. Ils exigent aussi que ces lieux ne fonctionnent qu’à une distance respectable des églises, écoles et hôpitaux. 

 Source : http://www.20minutes.fr

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