nov 28

Drole de méthode des ligues de vertue prohibitionistes qui, sous des pretextes humanitaires, vont vers les prostituées pour les remettre à la police…

Prostitution : Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH) dresse le bilan de son action

Accompagner les prostituées victimes de trafics à Lyon, tel est le but du projet Action et concertation contre le trafic et l’esclavage sexuel (Actes), lancé il y a deux ans par l’association Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH).
Le projet, mené en Rhône-Alpes, est une expérience pilote sur la question du trafic des femmes originaires des pays d’Europe centrale et orientale à des fins de prostitution forcée. Le scénario est toujours le même : crédules, les jeunes femmes pensent trouver le  bonheur en partant vers l’Ouest. Agées de 18 à 25 ans, parfois mineures, elles représentent des proies faciles pour les réseaux de prostitution.
Afin de leur venir en aide, l’Amicale du nid, partenaire d’Actes, s’est rendu dans la rue pour retrouver ces femmes, assistée par la police et plus rarement par le bouche-à-oreilles entre victimes.
Depuis 2005, sur 280 contrôles effectués par la police, 38  femmes ont profité du dispositif d’accompagnement mis en place par l’association, 17 ont bénéficié d’une assistance judiciaire et 27 ont déposé plainte contre leur réseau. “Notre dispositif fonctionne, mais il faut continuer à se battre”, résume Nadine Camp, responsable des programmes de AEDH. 
Malgré les actions du préfet, qui a délogé des centaines de prostituées du Confluent l’été dernier, l’ONG considère que le problème est loin d’être résolu. Selon l’association, une fois évincées des centres-ville, les prostituées sont encore plus en danger dans des banlieues cachées de tous.

http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/11/27/19/0649-37/index.xml

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oct 18

 Non aux pressions à l’encontre des personnes prostituées à Lyon

AIDES et Sidaction dénoncent les mesures d’intimidation des pouvoirs publics à Lyon à l’encontre des personnes prostituées et exigent que les associations lyonnaises engagées dans la prévention et la lutte contre le sida puissent continuer leur travail sans pression.

L’association Cabiria, association lyonnaise de santé communautaire avec les personnes prostituées, est soutenue par Sidaction depuis 1997 pour la qualité de son travail de prévention et de suivi auprès des personnes prostituées à Lyon.

La directrice de Cabiria a été convoquée par un Officier de Police Judiciaire de la Police aux Frontières la semaine dernière. Celle-ci s’est vue proposer de dénoncer les personnes sans papiers connues de l’association, mais aussi d’aider la police à les arrêter. L’officier de police a pris le soin de mettre en garde la directrice sur les conséquences d’un refus : gardes à vue répétées des salariés, inculpation pour aide au séjour irrégulier pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Cette tentative d’intimidation est inacceptable et ce d’autant plus qu’elle vient s’ajouter au climat de répression qui règne auprès des associations engagées dans la lutte contre le sida auprès des personnes prostituées. Malgré de nombreuses tentatives de dialogue avec la municipalité lyonnaise et le préfet du Rhône, aucune solution alternative n’a été proposée. Les personnes prostituées exerçant en camionnette ont dû quitter le quartier Charlemagne fin juillet suite à un arrêté municipal leur interdisant le stationnement.

Les conséquences pour la santé publique sont dramatiques. Les contraventions adressées aux personnes prostituées les amènent à travailler dans la clandestinité et à s’isoler. Le travail de prévention est donc plus difficile. La loi sur le racolage passif entraîne certaines prostituées dans la délinquance. Lors des gardes à vue, les prostituées ne peuvent pas suivre normalement leur traitement. La prise régulière du traitement anti-VIH est pourtant l’une des conditions nécessaires pour assurer son efficacité.

Aides, Sidaction et Cabiria demandent aux pouvoirs publics de cesser toute pratique d’intimidation envers Cabiria et les personnes prostituées à Lyon et proposent d’entamer un dialogue avec l’ensemble des pouvoirs publics concernés pour améliorer la situation des personnes prostituées.

 http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12360

 

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sep 20

La Biennale d’art contemporain, par l’intermédiaire de l’artiste new-yorkais, Christian Holstad, a semble-t-il décidé de rendre hommage aux prostituées du quartier de Perrache. L’artiste a installé devant la Sucrière une camionnette identique à celles des prostituées pour leur rendre “hommage”, elles “qui sont pourchassées partout dans le monde”. Christian Holstad souhaite dénoncer ce qu’il qualifie comme une”injustice”.

Source :  novopress

Site de Christian Holstad : http://www.christianholstad.com/

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sep 06

Les prostituées de Gerland sur la sellette
A deux jours du premier match au stade Gerland opposant l’Australie au Japon, les abords du stade sont sous surveillance… (Metrofrance.com)
Le préfet a indiqué avoir donné des consignes pour renforcer le contrôle des stationnements interdits, du trouble à l’ordre public ou du racolage

La quarantaine de prostituées de Perrache, aujourdhui implantées près du parc de l’Artillerie, font l’objet de contrôles de plus en plus réguliers.

Le préfet a indiqué mardi avoir donné des consignes pour renforcer le contrôle des stationnements interdits, du trouble à l’ordre public ou du racolage. Il n’ a pas envisagé d’ actions plus répressives, mais la menace plane.

Dans ce secteur, après une plainte d’une résidente, la police municipale s’est déplacée mardi matin pour exiger des prostituées qu’elles quittent l’arrondissement.

“Cacher la misère”
Pour Jérôme Expuesto, de Cabiria, association de santé qui  travaille avec les prostituées, “les Roms, les SDF, les prostituées feront les frais de la Coupe du monde”.

Médecins du Monde a diffusé un communiqué dans le même sens : “La France veut cacher la misère des Roms avant la Coupe du Monde avec des politiques à court terme”, comme l¹évacuation des Roms de Vénissieux.

La Préfecture a fait savoir qu’elle ne voulait pas entrer dans cette polémique. Le cas des Roms relevait, selon elle, uniquement d’ une question sanitaire.

 http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/09/05/19/1345-48/index.xml

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jul 30

Suite à l’affaire des opérations anti-prostituées à Lyon, Cabiria, l’association d’aide aux prostituées de Lyon transmet ce message que nous relayons : 

Communiqué de Cabiria :

 « Nettoyage » du quartier Perrache par le nouveau préfet du Rhône : Cabiria réagit aux côtés des personnes prostituées

  L’association lyonnaise Cabiria , qui mène une action de santé communautaire auprès des personnes prostituées depuis 1993, réagit aux interventions brutales et discriminatoires du nouveau préfet Gérault qui veut régler leur sort sans tenir compte ni des accords passés, ni des structures locales existantes, ce qui mène à rien, à zéro, mais au contraire ne peut qu’encourager le proxénétisme.

Depuis son arrivée à Lyon, le nouveau Préfet du Rhône, Jacques Gérault, a fait preuve de sa volonté de régler le « problème » des camionnettes à Perrache de la manière forte. L’opération coup de poing du jeudi 12 juillet, à laquelle l’ensemble des médias avait été convié, n’était qu’un début. D’autres opérations similaires se succèdent depuis, à raison de deux ou trois par semaine. À aucun moment le Préfet n’a daigné informer les associations travaillant avec les personnes prostituées de la mise en place de ce genre d’opérations. Ceci est révélateur de son désir de prendre en main la situation sans l’avis des principales intéressées, qui ont pourtant clamé à plusieurs reprises leur colère d’être ainsi « parquées » dans un site trop petit, d’être ainsi repoussées loin des lieux de passage, au mépris de leur sécurité et de leur droit à exercer librement leur activité.

Sous couvert de mener des opérations contre le stationnement abusif destinées à garantir la sécurité de tou-tes, c’est bien l’éloignement des personnes prostituées qui est programmé par le Préfet. Les personnes font systématiquement l’objet de pressions policières visant à leur faire quitter les lieux. S’ajoutent à ce harcèlement constant les contrôles d’identité envers les migrantes et les gardes à vue, qui se sont intensifiés depuis les élections présidentielles.

Depuis des années, nous sollicitons les pouvoirs publics pour qu’une solution viable soit proposée aux personnes prostituées du quartier Perrache. Depuis des années, nous les interpellons sans relâche sur les dangers d’une politique répressive : ce n’est pas en traitant les personnes prostituées comme des délinquantes qu’on améliorera leur sort. Repousser continuellement les travailleuses du sexe jusqu’à des lieux éloignés de tout passage ne conduit qu’à renforcer l’insécurité de leurs conditions de vie et de travail. Depuis la Loi de Sécurité Intérieure de mars 2003 pénalisant le racolage passif et la succession des arrêtés anti-prostitution, les violences, qu’elles soient physiques ou symboliques, qu’elles soient le fait de passants, de clients, des services de polices ou des institutions, sont en recrudescence.

Les mesures visant à éloigner les personnes prostituées du centre-ville ne font qu’accroître la vulnérabilité des personnes prostituées. Et cette vulnérabilité accrue est un facteur de risque aggravant pour les femmes vis-à-vis du VIH, des hépatites et des autres Infections Sexuellement Transmissibles.

Sous couvert de lutter contre la traite des êtres humains, les mesures pénalisant les personnes prostituées s’avèrent totalement contre-productives : plus les personnes prostituées travaillent dans la clandestinité et l’insécurité, plus elles risquent d’être amenées à solliciter les services d’un quelconque protecteur.

Il est temps désormais de mettre fin aux discriminations dont sont victimes les personnes prostituées.
Il est temps de les considérer comme des citoyennes à part entière.
Il est temps, enfin, d’appeler au débat citoyen sur la place des personnes prostituées en France.

Source : http://rebellyon.info/article4056.html

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