fev 29

Le père d’une petite fille de 6 ans se bat pour retirer le droit de garde de la mère qui exerce la profession de prostituée.

Le 2 avril prochain, Nadia* soufflera ses six bougies. A priori, comme l’année dernière, Nadia fêtera son anniversaire un jour avec son papa, un autre jour avec sa maman.

Ses parents se sont séparés quelques jours après ses 4 ans. Plutôt en mauvais termes.

Aujourd’hui, Georges, 37 ans, le père, demande un droit de garde exclusive. De son côté, la mère, Mariam* , 30 ans, demande que le montant de la pension alimentaire soit doublé, et que le droit de garde de son ex-petit ami, élargi du mardi au mercredi soir, soit supprimé. Un dialogue impossible, cristallisé par la prostitution avérée de Mariam.

Menaces de mort
Georges et Mariam se sont rencontrés en 2000, à Libreville, au Gabon. Lui était en mission pour Alcatel, elle serveuse dans un café. C’est le coup de foudre. En juillet, ils partent pour la Côte d’Ivoire. Deux ans après, naît Nadia. Georges fait construire une petite maison sur le terrain de la famille. En avril 2003, Georges et Mariam s’installent en France, à Lyon. Par chance, Mariam connaît une gabonnaise, ce qui lui permet d’avoir un peu plus de repères en ville. Elle commence à sortir dans des boîtes et des bars du centre, réputés chauds. En juillet 2004, elle trouve un job à Oullins, dans un bar. Lui travaillait alors comme consultant pour Areva, six semaines en Algérie, une semaine à Lyon. Mariam aurait commencé à se prostituer à cette époque. Sa mission terminée, Georges rentre définitivement à Lyon. Et s’aperçoit que son amie lui ment. Apprenant que son petit copain a découvert la vérité, Mariam quitte l’appartement avec Nadia. C’est le début des procédures devant le tribunal de grande instance. Mariam tente, en vain, de quitter le territoire avec leur fille. Un de ses amis menace Georges de mort. Les relations sont exécrables. Le 7 mars, les deux anciens amants passeront devant un juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance. “J’ai peur pour ma fille. Sa mère se prostitue, les amies de sa mère sont des prostituées notoires et les hommes chez qui elle a habité et habite encore sont, selon moi, des proxénètes” explique Georges, avançant que l’un deux s’est déjà fait arrêté pour collages d’affiches avec le prénom et le portable de prostituées. De son côté, Mariam lance : “il y a combien de prostituées à Lyon ? On les emmerde ? Non, alors ! “.

«Dangereux de mettre sur le tapis le métier de la mère»
L’histoire qui relève effectivement et strictement de la vie privée interroge néanmoins sur un point : la garde des enfants par des prostituées. Jusque dans les années 90, les ordonnances de 60 s’appliquaient encore : considérant la prostitution comme un «fléau social», les enfants étaient automatiquement enlevés à leur parent se livrant à la prostitution. Aujourd’hui, une personne qui se prostitue a le droit légal de garder son enfant, sauf s’il est prouvé des maltraitances ou des effets néfastes pour l’enfant.

Pour Florence Garcia, directrice de Cabiria**, «je comprends que les gens puissent s’inquiéter mais que ce monsieur se rassure, on ne connaît pas beaucoup de généalogies de prostituées». Avant d’ajouter : «c’est dangereux de mettre sur le tapis le métier de prostituée de la mère, ça peut ouvrir les portes sur des dérives…». En l’espèce, à la justice de déterminer si Nadia grandit dans un cadre sain et équilibré.

* Prénom d’emprunt.
** Association d’aide aux prostituées sur le territoire lyonnais.

http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=4693

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fev 28

Un homme de 30 ans, soupçonné d’être à la tête d’un réseau d’une trentaine d’”escort girls”, a été mis en examen et écroué à Lyon pour “proxénétisme aggravé”, a-t-on appris de source judiciaire.
Lors de son interpellation le 30 janvier par la brigade des Moeurs de la Sûreté départementale, l’homme, à la double nationalité russe et allemande, était en possession de 4.000 euros en liquide, de cinq téléphones portables et d’un ordinateur portable, selon une source proche de l’enquête.
Son ordinateur et son répertoire contiendraient une trentaine de noms d’”escort girls”, confirmant une information parue jeudi dans le quotidien régional Le Progrès.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/02/28/01011-20080228FILWWW00431-un-proxenete-presume-ecroue-a-lyon.php

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23

Le procès de Dominique Jochimec et de son amant Jean-Claude Vaze s’est ouvert mardi matin devant les assises du Rhône. Les deux accusés comparaissent pour l’assassinat de Simon Jochimec, le mari, un septuagénaire dont ils voulaient s’approprier la fortune. Poursuivie elle pour complicité, alors que son amant l’est pour assassinat, la veuve a affirmé à la barre qu’elle était sous influence, “subjuguée” par son amant.

J’ai vraiment perdu la tête du jour au lendemain. Depuis que j’ai rencontré M. Vaze, ma vie n’a été que mensonges” : au premier jour de son procès devant les Assises du Rhône, Dominique Jochimec a justifié la plupart de ces erreurs passées en détaillant l’influence que son amant avait sur elle. Co-accusée du meurtre de son mari, elle s’est présentée comme une femme sous influence, “subjuguée” par son amant. Le couple risque la réclusion criminelle à perpétuité. Mais si Jean-Claude Vaze est poursuivi pour assassinat, Dominique Jochimec doit elle répondre de complicité.

L’un des enjeux de ce procès qui doit se terminer le 1er février est de déterminer le rôle de l’un et de l’autre. “La première année, il m’a obligée à contracter des prêts, la deuxième, je passais en commission de surendettement, la troisième, j’étais prostituée“, a résumé à la barre Dominique Jochimec. “Et vous, grande fille, vous disiez +amen+ à M. Vaze?”, a demandé le président. “Oui”, a répondu l’accusée. La personnalité de Jean-Claude Vaze doit être examinée mercredi.

Les deux amants se sont connus au début des années 80. Jean-Claude Vaze est alors le beau-frère de Dominique Jochimec, le mari de sa soeur aînée. De leur relation extra-conjugale, naît un fils en 1986. Une dizaine d’années plus tard, Dominique Jochimec, installée dans la région lyonnaise, prend l’habitude de fréquenter des hommes d’âge plus mûr et fortunés. Gardienne de la paix, elle est même contrainte de démissionner après des soupçons de prostitution. C’est en 2002 qu’elle rencontre Simon Jochimec. Un an après leur mariage, l’époux décède.

“Assassinat”, le mot n’est en fait prononcé qu’après l’ouverture d’une information judiciaire fin août 2003. Car dans un premier temps, la Guardia civil espagnole classe sans suite l’enquête sur cet “accident “de voiture survenu au nord de Madrid à la mi-juillet 2003. Dominique Jochimec explique alors aux enquêteurs qu’elle a demandé à son mari de vérifier une anomalie au niveau des pneus après avoir arrêté le véhicule sur le bas-côté de la route. Simon Jochimec aurait alors été fauché par un 4×4.

Ce sont les amis de la victime qui donnent l’alerte, surpris notamment par la volonté de la veuve de faire incinérer le corps de son époux le plus vite possible, en Espagne. Dès son mariage, Dominique Jochimec avait obtenu une procuration sur les comptes de son époux. L’enquête permettra de montrer qu’elle avait aussi, dès le début, transféré des fonds en Suisse pour elle-même et pour son amant. Les enquêteurs arrivent d’ailleurs à déterminer que Jean-Claude Vaze se trouvait bien en Espagne le jour de l’ “accident”. Le fils du couple a raconté aux policiers qu’il avait repéré avec son père des petites routes près du lieu du meurtre la ville de l’ “accident”.

Source : Europe 1

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10

«Chez nous, de toute façon, depuis un an c’est chaud ! A Renault-Trucks, il y a autant de boulot que de la tension, à croire que cela va avec. Cette affaire, ici, tout le monde en a entendu parler » commente un ouvrier de la chaîne d’assemblage de Bourg. « L’affaire » date de quelques semaines. Au moment où deux salariées de l’usine de Bourg ont été repérées alors qu’elles se prostituaient dans l’enceinte même de l’entreprise.
Sur le site de Renault-Trucks, à l’heure de la pause, les deux jeunes femmes offraient en effet, dans leur voiture garée sur le parking de l’usine, leurs services tarifés aux ouvriers. Une façon d’augmenter confortablement leur salaire. La direction de l’entreprise a eu vent de ces activités et serait intervenue discrètement. Le directeur a dans un premier temps expliqué qu’une intérimaire avait été licenciée, avant que le directeur des ressources humaines assure l’inverse en parlant simplement de rumeurs. Quant à l’autre, salariée embauchée, la direction assure officiellement n’avoir aucune certitude sur son cas et elle travaille donc encore dans l’entreprise.
Au-delà de l’aspect « sensationnel », cette annonce ne manque pas de poser quelques questions. Car jamais, depuis des années, le site Renault-Trucks de Bourg n’avait aussi bien fonctionné au niveau économique. Des carnets de commande remplis pour deux ans, une montée en puissance de la production jusqu’au chiffre record de 250 véhicules par jour, impose à l’entreprise un recours à l’embauche. ! En allant chercher parfois très loin de futurs salariés, en s’associant avec la Région pour établir des contrats d’aide et de retour à l’emploi durable
Mais sur le lot de nouveaux embauchés, il y a du bon et du moins bon. Il y a un mois et demi, une liaison de ramassage de salariés en car entre Châlon et Bourg a dû être arrêtée. Des ouvriers en venaient régulièrement aux mains. Fin octobre, une saisie record de 8 kilos de cannabis était effectuée à Bourg. Au coeur de ce trafic, un ouvrier, repéré alors qu’il écoulait la résine sur le parking de Renault-Trucks. On signalait aussi, récemment, de nouveaux embauchés en urgence, dormant dans leur voiture.

Source : Leprogres.fr

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07

Depuis leur départ forcé de Lyon, les prostituées ont pris leurs quartiers dans le val de Saône. Mais la défense de leur « territoire » a engendré une véritable guerre. Pour le préfet de région, Jacques Gérault, c’était autant un problème d’image que de salubrité publique. La présence de prostituées souvent d’origine africaine ou en provenance des pays de l’Est faisait désordre et à l’automne dernier, de multiples descentes de police dans le quartier de Perrache ou de Confluence ont fait le reste. En quelques semaines, les péripapéticiennes ont quitté les lieux. pour trouver des terres moins surveillées. Dans l’Est Lyonnais comme à Corbas, ou dans le val de Saône, dans le Rhône, comme dans l’Ain. Problème, si, à Lyon, cette prostitution sous surveillance était à peu près maîtrisée, cela n’est plus le cas. Loin de là. C’est ainsi qu’entre Villefranche-sur-Saône et Mâcon, les riverains ont vu arriver camionnettes et clients. « Au début, on croyait qu’elles venaient pour les vendanges. On s’est trompé, elles sont restées », explique un observateur de Belleville. Aujourd’hui par exemple, entre Romanèche-Thorins et Thoissey, les deux kilomètres qui séparent les deux départements « hébergent » quotidiennement jusqu’à cinq camionnettes, souvent habitées par des Africaines. A Corcelles-en-Beaujolais, ou Lancié, les prostituées ont aussi pris leurs quartiers.
Une cohabitation, une surpopulation plutôt, qui ne se fait pas sans heurts, car visiblement, il n’y a pas de place pour tout le monde. Aux premières tensions verbales entre prostituées, a rapidement succédé une véritable
guerre pour la défense de leur « territoire ». Au printemps dernier, à Viriat, une camionnette était déjà partie en fumée sans qu’on puisse identifier l’incendiaire. Mais cette fois dans le val de Saône, les choses sont beaucoup plus sérieuses. En cinq mois, au moins quatre camionnettes ont été brûlées sur le périmètre pré-cité. Et la surveillance renforcée des gendarmes du Rhône et de l’Ain qui constatent avec une certaine impuissance la situation, n’a pu mettre fin aux incendies de véhicules.
Entre Noël et le jour de l’An, une camionnette a encore brûlé. Enfin, hier matin à l’aube, un pêcheur découvrait un nouveau fourgon incendié sur la commune de Saint-Etienne-sur-Chalaronne. Vérifications faites, et sans surprise, les gendarmes de la compagnie de Trévoux établissaient que le véhicule qui avait été volé quelques heures plus tôt était la propriété d’une prostituée camerounaise. Au regard du nouvel incendie d’hier, la guerre des « exilées » de Lyon n’est pas près de s’arrêter.

Source : Le journal de Saône et Loire

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