May 06


Rêves volés - Bande annonce Vost FR par _Caprice_

Trois jolies filles adolescentes, Jéssica, Daiane et Sabrina qui vivent toutes dans une favela de Rio de Janeiro. Pour pouvoir gagner de l’argent, les trois jeunes filles se prostituent occasionnellement. Malgré la plupart des problèmes quotidien. Elles ont aussi le même rêve que la plupart des adolescentes. Elles essaient de garder le sourire et de continuer à rêver à un monde meilleur.

Date de sortie cinéma : 25 mai 2011

Réalisé par Sandra Werneck
Avec Nanda Costa, Amanda Diniz, Kika Farias

Tags: , ,

Feb 10

Un Roubaisien soupçonné d’avoir eu des relations sexuelles rémunérées avec un garçon de 14 ans rencontré sur Internet a été arrêté. Des fichiers pédophiles ont été saisis sur son ordinateur.

C’est une famille de Mouscron (B), spécialisée dans l’accueil des jeunes en difficulté familiale et sociale, qui a alerté les services de police belges, début janvier. Après le départ d’un garçon de 14 ans qui lui avait été confié pendant les vacances de Noël, elle s’est aperçue que des conversations enregistrées sur MSN évoquaient des relations sexuelles tarifées avec un interlocuteur semblant beaucoup plus âgé.

L’adolescent étant domicilié dans la métropole lilloise, l’information a transité par le centre de coopération policière franco-belge de Tournai, jusqu’à la Direction interrégionale de police judiciaire de Lille, qui a été saisie d’une enquête : les relations sexuelles sont illégales entre un majeur et un mineur âgé de moins de 15 ans.

Déjà condamné pour viol sur mineur

Le garçon a été entendu par la brigade criminelle, et a confirmé avoir eu des relations rémunérées avec un homme plus âgé, sans plus de précision.

En étudiant les « pseudos » de cet individu, les policiers spécialisés en criminalité informatique ont réussi à remonter à un Roubaisien d’une quarantaine d’années, déjà condamné à plusieurs années de prison pour des faits de viol sur mineur.

Les policiers l’ont arrêté chez lui mercredi dernier et ont trouvé dans son ordinateur de nombreux fichiers pédopornographiques et violents mettant en scène de jeunes enfants.

L’homme a reconnu avoir eu des « relations » avec le garçon, tout en entretenant le flou sur leurs circonstances, leur date et leur éventuelle réitération.

À l’issue de sa garde à vue, mercredi, le Roubaisien a été mis en examen pour agression sexuelle, corruption de mineur, viol sur mineur et détention de fichiers à caractère pédopornographique. L’homme a été placé en détention provisoire.

D’autres contacts susceptibles d’être mineurs ayant été repérés dans l’ordinateur de cet individu, l’information judiciaire aura également pour but d’identifier d’éventuelles nouvelles victimes.

Tags: ,

Nov 20
Prostitution d’enfants : les parents de la honte
Plusieurs affaires ont récemment révélé les pratiques monstrueuses de parents sur leurs enfants. Claude Halmos, psychanalyste et coauteur de films sur la maltraitance, répond à la question que nous nous posons tous : comment des pères et des mères peuvent-ils en arriver là ?

Insoutenable, innommable, hallucinant… Ces mots sont ceux que l’on retrouve le plus fréquemment dans la bouche ou sous la plume de ceux qui rendent compte dans les médias de ces affaires où des parents, non contents d’abuser de leurs enfants, les prostituent à d’autres.

Insoutenable, innommable, hallucinant… Ces adjectifs méritent d’être relevés, car ils disent l’insupportable de telles histoires, mais aussi et surtout l’impossibilité de trouver des mots capables de les nommer.

Evidemment parce qu’elles sont ignobles, mais aussi parce qu’elles portent atteinte à deux mythes restés vivaces dans notre société :

– Celui du “bon parent”, c’est-à-dire l’idée que tous les parents ont forcément (et surtout “naturellement”) avec leurs enfants des liens assez forts pour que certaines dérives ne soient pas possibles.

– Celui de “l’innocence” de l’enfant, c’est-à-dire d’une conception qui, acharnée à nier l’existence d’une sexualité infantile, en vient, pour garder de l’enfant une image “angélique”, à refuser qu’il puisse être associé à quelque idée de sexualité que ce soit. Et ce, jusqu’à l’absurde, jusqu’à refuser d’admettre qu’il puisse être un objet sexuel. Ce que pourtant il est. Pour les criminels que l’on nomme “pédophiles”.

Or, il faut le savoir, sur le terrain, cette vision des choses pèse très lourd. Dans le domaine de la protection des enfants victimes, car elle explique certainement tous les cas où (comme à Outreau et à Angers) personne n’a jamais rien soupçonné alors que les familles incriminées étaient suivies depuis longtemps par de multiples intervenants.

Dans celui de la prévention, car si les parents “prostituants” sont des monstres d’une nature totalement exceptionnelle, quelle prévention envisager ?

Suite sur le site psychologies.com

Tags: ,

Nov 18
La présidente de l’Afesip a reçu le premier prix de l’ « Human dignity arward » décerné par la Roland Berger Foundation. A la clef, un million d’euros destiné à soutenir les différentes organisations qu’elle dirige ou a fondé.
Somaly et la reine d’Espagne, en visite au Cambodge en 2008 © DR
L’ambassade d’Allemagne a annoncé le 14 novembre la sélection de Mam Somaly comme lauréate du premier prix de la Roland Berger Foundation. Ce prix récompense les efforts des acteurs sociaux impliqués dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, en Asie et dans le monde.
« Il y a beaucoup d’individus, d’organisations et d’initiatives qui mériteraient d’être reconnus par la fondation. Au nom d’eux, Somaly Mam prouve le courage et la résolution pour faire en sorte que la dignité humaine et les droits de l’homme soient respectés, promus et protégés », a rapporté dans le communiqué de presse de l’ambassade Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères de la république fédérale d’Allemagne. Mam Somaly recevra des mains du président allemand Horst Kölher le prix décerné par la fondation lors d’une cérémonie officielle organisée à Berlin le 24 novembre.
Mam Somaly n’a pu être contactée lundi 17 novembre. Elle est depuis le début du mois aux États-Unis pour y faire la promotion de son nouveau livre sur le trafic d’êtres humains. Son assistante Lin Silor a annoncé qu’elle se rendrait directement des États-Unis à Berlin pour y recevoir le prix, dont elle se sait lauréate depuis la mi-octobre. Selon Lin Silor, « tous les employés et Somaly ne pensaient avoir ce prix, d’autant que nous n’avons pas fait acte de candidature. Elle s’est montrée très émue, non pas par le montant du prix, mais par ce titre, nouveau et unique pour nous ». En ce qui concerne la gestion du million d’euros, Lin Silor ignore encore comment cela se fera.
Mam Somaly a été vendue très jeune a un réseau de prostitution et a pu s’échapper de cet enfer. Elle en a donné le récit autobiographique dans le livre « Le silence de l’innocence », une oeuvre récente qui est également une réflexion sur la lutte contre le trafic humain au Cambodge. Elle dirige aujourd’hui l’ONG Afesip, qui a tiré 4 000 femmes et jeunes filles des réseaux de prostitution, depuis la date de sa fondation en 1996.

cambodgesoir

Tags: , , , ,

Nov 16

“J’ai le sentiment d’être impuissante. Je suis en colère face au manque de réactions de ceux qui devraient nous aider à chercher ma fille,” explique Linda Van Hoey, la maman de Joy, disparue depuis trois semaines, jour pour jour. Autant de journées insoutenables au cours desquelles Linda Von Hoey fait face au silence de son aînée. Le 13 octobre dernier, Joy s’enfuyait du domicile familial du quartier de la pépinière, à Orange.

D’origine belge, les mots manquent à cette mère perdue pour exprimer son désarroi. “Je n’ai eu aucun signe de vie. Je suis très inquiète. Je ne dors plus.” Dans l’esprit de la famille, tous les cas de figure s’entremêlent. “Est-elle à Avignon ? Fréquente-t-elle des jeunes proches du monde de la drogue ? Est-elle en bonne santé ? Pourquoi ne revient-elle pas ? Est-ce un garçon qui la manipule ? Est-elle victime de la prostitution ?

Ce qui pousse Linda à prononcer de telles paroles, c’est de l’argent liquide que l’adolescente sortait de ses poches. “On a remarqué qu’elle avait des billets sur elle, de l’argent que nous ne lui donnions pas, portait de nouveaux vêtements. Mon compagnon et moi ne savions pas d’où cela provenait.”

De mauvaises fréquentations

Joy a déjà fait de nombreuses fugues. Depuis avril, une dizaine selon sa mère. “À chaque fugue, nous essayions de communiquer calmement avec elle lorsqu’elle rentrait. Mais elle ne partait qu’un ou deux jours. Je sais que ma fille ne va pas bien.” La mère répète : “Ce sont ses mauvaises fréquentations, des hommes majeurs des quartiers qui l’ont poussée à prendre de mauvaises décisions. À 13ans, elle est influençable.”

“Depuis quelques mois, nous avions décidé de la placer dans un centre pour adolescents en difficulté à Carpentras, avec l’aide d’une assistante sociale. Je ne pense pas qu’elle a fugué à cause de ça car nous en avons longuement parlé et cette décision ne semblait pas lui poser de problèmes.” Suite à l’article paru samedi dans nos colonnes,“une des copines de ma fille m’a dit qu’elle pourrait être partie rejoindre un garçon à Toulon.” Les enquêteurs ont recueilli les réactions de plusieurs témoins déclarant l’avoir aperçue sur Orange quelques jours après sa disparition. Linda Von Hoey téléphone régulièrement à la police nationale pour se tenir au courant de l’enquête.

Joy Van Halen est une jolie adolescente de 13 ans seulement, même si elle en paraît 18. Blonde aux cheveux longs, elle a les yeux verts, mesure presque 1,60m pour 70kg. Elle vit en France avec sa mère, son beau-père et son frère depuis un an et demi. Son père, avec qui elle n’a aucun lien vit, lui, en Belgique. Là où tous les membres de la famille pensent chaque jour à Joy.

La Provence

Tags: ,

Nov 04

Il faut interdire la prostitution avant 18 ans, estiment les milieux concernés.

Selon certains experts, des jeunes filles suisses se tourneraient de plus en plus vers la prostitution pour être en mesure de s’offrir des articles de marque.

L’Association suisse pour la protection de l’enfance (ASPE) a lancé un appel pour que la majorité sexuelle soit élevée de 16 à 18 ans en cas de prostitution.

L’âge légal de la prostitution étant limité à 21 ans en Allemagne et à 18 en France et en Italie, l’association craint que la Suisse ne devienne un paradis pour touristes sexuels en quête de chair fraîche.

«Nous devons combler cette lacune de la loi, affirme Ruth-Gaby Vermot, ancienne députée et membre de la direction de l’ASPE. Sinon, notre législation laxiste attirera des michés étrangers tout contents de savoir qu’ils peuvent avoir des relations sexuelles avec des jeunes de 16 ou 17 ans sans risquer d’être poursuivis.»

Légale en Suisse

En Suisse, la prostitution est légale. La majorité sexuelle est de 16 ans, même si la différence d’âge entre partenaires excède deux ans. Une relation entre deux jeunes de 13 et 15 ans n’est pas punissable.

«Il faut faire la distinction entre les deux sujets», indique Guido Balmer, porte-parole de l’Office fédéral de la police. «Le Code pénal suisse ne prévoit rien contre la prostitution elle-même, même s’il existe des clauses telles que l’interdiction du proxénétisme. Mais pour ce qui est de l’abus sexuel, le code pénal contient toute une liste de délits.»

Autrement dit, si vous avez 15 ans, vous ne pouvez vous prostituer parce que vous n’avez pas atteint l’âge de consentement et non pas parce que vous vous prostituez. Les relations sexuelles sont légales après 16 ans et le fait qu’elles soient rétribuées n’y change rien.

«Gênant»

Pour l’ASPE, cette situation est inacceptable. «La Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant comme son Protocole sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants – deux textes ratifiés par la Suisse – prévoient de protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle jusqu’à l’âge de 18 ans», précise Karolina Frischkopf à swissinfo.

«Le problème, poursuit cette membre de l’ASPE, c’est que la loi suisse ne dit rient de la prostitution volontaire de jeunes de 16 ou 17 ans, alors que toutes les autres situations sont prévues. Il faut donc combler cette lacune.»

C’est pourquoi l’association demande que l’âge légal pour se prostituer soit fixé à 18 ans et que le commerce du sexe soit interdit au-dessous.

D’autres organisations sont gênées par cette situation dans un pays qui a travaillé dur pour les droits de l’enfants pendant des années. «Pour la Suisse, c’est tout simplement gênant, indique Susanne Seytter de Fiz, une organisations de défense des droits de la femme à Zurich.

Le point de vue du gouvernement

Le ministère de la Justice se repose, lui, sur la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, que la Suisse doit encore signer et ratifier.

Cette convention a été adoptée à la 28e Conférence européenne des ministres de la Justice en juillet 2007 à Lanzarote, en Espagne.

«Cette convention traite entre autres de la pénalisation de ceux qui recourent aux services de prostitués de 16 ou 17 ans», précise Folco Galli, porte-parole du département fédéral de la Justice.

Pourtant, elle doit encore passer par une procédure de consultation, une analyse de ladite procédure, la rédaction du message final du gouvernement au parlement, pour que ce dernier puisse enfin se prononcer…

C’est ainsi que l’âge légal de la prostitution en Suisse n’est pas près d’être élevé à 18 ans.

Le «label sex»

C’est ainsi que se développe en Suisse ce qu’on appelle le «label sex» (du sexe pour des marques), soit le fait que des jeunes filles se prostituent à temps partiel pour se faire de l’«argent de poche» et s’acheter des vêtements et des accessoires de luxe.

Ces filles font de la publicité sur Internet ou visitent des clubs huppés. Une boîte de nuit zurichoise a même organisé une soirée à thème avec des invitées de 16 ans.

La demande en ligne est importante et les publicités mettent l’accent sur l’accessibilité de jeunes filles de 16-17 ans. Mais Ruth-Gaby Vermot craint que les filles qui travaillent en privé soient vulnérables et à la merci du client.

Karolina Frischkopf ajoute que cette prostitution peut entraîner un éloignement de la vie normale puisque, cette activité étant tenue secrète, elle ne peut être abordée avec l’entourage ou la famille en cas de problème.

«La situation s’aggravée encore du fait que l’argent facile peut rendre des projets de formation ou de travail nettement moins attrayants pour ces jeunes. La prostitution enfantine n’est pas un simple ‘péché de jeunesse’, mais vendre son corps peut marquer à vie.

swissinfo, Thomas Stephens
(Traduction de l’anglais: Isabelle Eichenberger)

swissinfo

Tags: , ,

Nov 04

Argentine : opérations contre les réseaux de traite de femmes à des fins d’exploitation sexuelle

La volonté politique de combattre la traite des femmes à fin d’exploitation sexuelle et l’outil que signifie la nouvelle loi ont permis dans les six derniers mois de concrétiser trois ou quatre opérations par semaine. Une carte de la prostitution permet de connaître la réalité dans tout le pays : il y a des zones de recrutement, d’ “entraînement” et de distribution.

Cent dix femmes (presque la moitié étaient des enfants et des adolescentes) ont été sauvées, lors de plusieurs perquisitions, de l’enfer des réseaux de traite des femmes à fin d’exploitation sexuelle dans les six derniers mois, selon les statistiques du Ministère de la Justice auxquelles a eu accès Página/12. La décision politique de combattre les maffias qui exploitent les corps féminins, ajoutée à l’application de la nouvelle loi, donne des résultats. Chaque semaine se réalise une moyenne de trois à quatre opérations dans des cabarets et des maisons closes : sur un total de 85 pratiquées entre mai et jeudi dernier, 82 personnes ont été arrêtées, accusées de faire partie de ces bandes dans un de leurs maillons : comme recruteurs, en charge du transfert de femmes ou comme proxénètes.

Avec le témoignage de victimes libérées a été dressé la carte de la traite des femmes dans le pays : il y a des régions de recrutement, des zones avec des centres d’ “amollissement” ou d’ “entraînement”, villes dans lesquelles se produisent la distribution et la revente de filles et des provinces réceptrices.

“Ils réservent les petites filles comme les fraises du dessert. Cela sonne horrible mais ce qui est très côté c’est le jeune génital”, a décrit l’avocate Silvina Zabala, chef de Cabinet du Ministère de la Justice et titulaire du Bureau de Sauvetage et d’Accompagnement de Personnes Sinistrées du Délit de Traite, créé après la sanction de la loi contre la traite, pour décrire le destin des mineures enlevées par les réseaux de traite à fin d’exploitation sexuelle. La loi, qui a caractérisé le délit et l’a mis sous compétence de la Justice fédérale, est entrée en vigueur le 29 avril. De ce jour à jeudi dernier - quand a été sauvée une fille de 16 ans-, on a comptabilisé 85 procédés ordonnés par la Justice et réalisés par des différentes forces de sécurité, principalement la Police Fédéral et la Gendarmerie. Sur les 110 femmes libérées dans les six mois, 55 sont majeures (il n’a pas été précisé l’âge de 14 d’entre elles) et 41 sont des enfants et adolescentes, dont les soeurs de 11 et 14 ans de Missiones, livrées par leur leur mère à un souteneur et sauvées à partir de la dénonciation de leur soeur de 16 ans, qui avait pu s’échapper.

Dans l’une des perquisitions qui ont été réalisées le 18 octobre dernier dans des cabarets de la localité de Carlos Casares, à l’ouest de la province de Buenos Aires, il a été trouvé un book avec des photos en sous-vêtements d’une des enfants sauvées. “Ils doivent les offrir à des clients déterminés à des prix différentiés”, a signalé Zabala. Lors de ces opérations, ont été libérées cinq filles de 13 à 17 ans qui étaient obligées de se prostituer et six personnes ont été arrêtées accusées d’être les gérants des maisons closes. Cette semaine trois femmes ont été arrêtées dans une autre opération dans un édifice du quartier de Mataderos dans la ville de Buenos Aires, après qu’une femme ait dénoncé que sa fille de 16 ans était exploitée sexuellement dans cet endroit. Le nombre de libérées et de détenus augmentent chaque semaine.

Les tortures auxquelles sont soumises les jeunes en tombant dans les réseaux vont depuis les viols systématiques pour “les attendrir” et “les dresser”, ingestion irrépressible de drogues, brûlures de cigarettes si elles se débattent, peu d’alimentation, jusqu’au “travail” sans pause entre client et client. Cette description est livrée à Página/12 par Claudia Lascano, la Susana Trimarco du nord-est argentin, leadere de la Coalition Halte à la Traite, qui regroupe plusieurs ONG dont celle qu’elle préside à Posadas (province de Missiones) et qui travaille maintenant en coordination avec le Ministère de la Justice. Elle connait un grand nombre d’atrocités révélées par les récits de dizaines de victimes qu’elle a écoutés dans les dernières années. “Bien qu’elles aient de faux documents et qu’elles disent qu’elles sont majeures, un client ne peut pas ne pas se rendre compte qu’il a une relation sexuelle avec une mineure. Ce qu’ils voient ce sont des filles totalement aliénées, avec le regard perdu, qui ne savent pas s’il fait jour ou nuit, qui n’ont ni froid ni chaud. C’est impossible qu’ils ne sachent pas qu’elles sont des enfants. Nous en avons trouvé une avec les talons coupés : on les lui avait coupés dans le bordel pour qu’elle ne s’échappe pas”, raconte Lascano. Il y a une semaine et demie, il y a eu une opération à Comodoro Rivadavia (province du Chubut, Patagonie) : ils ont sauvé une adolescente de 17 ans du cabaret La Casita del Amor. La jeune fille a raconté qu’elle a été forcée de monter dans une auto à Oberá, où elle exerçait la prostitution sur une place, et qu’ils l’ont emmenée en voiture jusqu’à Comorodo où ils la maintenaient en conditions d’esclavage. Il y a eu quatre détenus. Une autre jeune fille, libérée d’un restaurant qui fonctionnait comme maison close dans la localité de Lisandro Olmos, municipalité de La Plata, le 5 septembre avec trois autres femmes, toutes paraguayennes - une d’elles mineure -, a déclaré qu’ils l’ont obligé à se faire un avortement avec cinq mois de grossesse et qu’ils enterré le foetus dans une caisse dans le fond du local. Des effectifs de la Police Fédérale sont retournés sur les lieux et l’ont retrouvé. On estime qu’il était sous terre depuis une semaine. Trois personnes impliquées dans ce présumé réseau qui apportait des filles du Paraguay ont été arrêtées.

http://www.pagina12.com.ar/diario/e…

source qui a traduit

Tags: , , ,

Oct 24

Une femme a comparu hier devant le tribunal correctionnel d’Angers pour prostitution de sa fille âgée de 17 ans. Soupçonnés d’en avoir profité, deux hommes étaient également convoqués.

Depuis février 2008, l’adolescente entretenait une relation avec un homme âgé de 33 ans, connu de la famille. « Pourquoi donniez-vous de l’argent à sa mère ? » interroge le président du tribunal. « Je fréquente cette fille, explique, à la barre, l’un des prévenus. J’ai donné de l’argent à sa mère pour qu’elle achète du gasoil et de la nourriture, j’ai voulu les aider. »

« Elle m’avait réclamé 40 €. Puis elle m’a proposé sa fille », raconte quant à lui l’autre prévenu. C’était le 3 juillet dernier, place La Rochefoucauld. Les policiers étaient arrivés à temps. La procureur en est convaincue : « Nous sommes en présence de prostitution d’une mineure par sa mère. De l’argent lui était remis pour obtenir des faveurs sexuelles de sa fille. » Elle requiert 10 mois de prison dont 8 mois avec sursis pour la mère, 6 mois de prison avec sursis pour le premier prévenu et 3 mois de prison avec sursis pour le second. Les avocats de la défense ont demandé la relaxe. « C’était une relation amoureuse entre une jeune fille presque majeure et un homme plus âgé, qui contribuait aux charges de la famille. »

Le tribunal a condamné la mère à 6 mois de prison avec sursis, l’homme de 33 ans à 2 mois avec sursis, et le troisième prévenu à 500 € d’amende avec sursis.

Ouest-France- Ma Ville

Tags: ,

Oct 15

ETRANGE AFFAIRE à Rambouillet. Les enquêteurs de la sûreté départementale des Yvelines enquêtent depuis le mois dernier sur une affaire de proxénétisme hors norme. Fin septembre, une jeune fille de 17 ans, accompagnée de sa mère, se rend au commissariat pour déposer plainte contre un inconnu qui aurait abusé de sa situation précaire pour l’inciter à faire des passes pour son compte.

L’histoire commence la veille. La maman, qui ne roule pas sur l’or, observe que le comportement de sa fille a changé. Elle porte de nouveaux habits et ne manque jamais de cigarettes. « Ma fille, lui dit-elle, comme je ne te donne pas d’argent, il n’y a que deux solutions. Soit tu vends de la drogue, soit tu te prostitues. » L’adolescente, prise d’un accès de conscience, avoue à sa mère qu’elle vend ses charmes. La maman décide aussitôt d’aller porter plainte.

L’adolescente raconte aux policiers qu’un jour de mai elle a rencontré un homme, un brun d’environ 1,70 m, à la gare. Ils sympathisent et la jeune fille, qui fait plus jeune que son âge, lui raconte que sa famille n’a pas d’argent et que les fins de mois sont difficiles.

« L’adolescente avait plusieurs clients dans l’après-midi »

L’homme flaire la bonne affaire et lui propose un marché pour arrondir ses fins de mois. Il lui fournira des clients et elle se prostituera. La jeune fille accepte et l’homme tient parole. Tous les samedis après-midi, l’ado se donne contre de l’argent. « Elle avait plusieurs clients dans l’après-midi.
Selon leurs désirs, cela pouvait se passer chez eux ou à l’hôtel », précise une source proche de l’enquête. Selon la prestation, la jeune fille touchait entre 15 € et 100 € et en reversait une partie à son proxénète.

Les enquêteurs restent prudents. Le mystérieux inconnu de la gare pourrait aussi bien être une connaissance qu’une fiction inventée par la jeune fille. Toutes les hypothèses sont envisagées. Actuellement, les policiers ont retrouvé des clients et des hôtels fréquentés par la jeune fille. Les enquêteurs savent qu’elle s’est prostituée, mais ce n’est pas interdit par la loi. Il leur reste à identifier le ou les proxénètes.

http://www.leparisien.fr/rambouillet-78120/le-proxenete-recrutait-a-la-gare-11-10-2008-272382.php

Tags: ,

Oct 04

Reportage espagnol sur la prostitution cubaine, avec de nombreuses caméras cachées.

Tags: , ,