nov 13

Tribunal correctionnel. Huit mois de prison dont quatre avec sursis pour un « Julot casse-croûte ».
« Je ne suis pas un proxénète, elle m’aide c’est tout »
Extraits : Proxénète ou « Julot casse-croûte », un père de famille de 41 ans, a dû s’expliquer hier après-midi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

Interpellé par les policiers de la brigade des mœurs avec 470 euros dans son portefeuille alors qu’il ne travaille pas et ne perçoit aucune espèce d’aide, le prévenu a tenté de montrer qu’il ne cherchait pas le profit, qu’il essayait juste de vivre et de se montrer propre devant ses enfants lorsqu’il leur rendait visite à Metz.

« Je suis pas un mac, elle m’aide un peu, c’est tout ». À ces mots, le juge Suc ironise : « Il faudra alors changer le terme juridique ». Proxénète ou « Julot casse-croûte », un père de famille de 41 ans, a dû s’expliquer hier après-midi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Interpellé par les policiers de la brigade des mœurs avec 470 euros dans son portefeuille alors qu’il ne travaille pas et ne perçoit aucune espèce d’aide, le prévenu a tenté de montrer qu’il ne cherchait pas le profit, qu’il essayait juste de vivre et de se montrer propre devant ses enfants lorsqu’il leur rendait visite à Metz. « D’ailleurs, je circule à vélo, et pas sur un VTT, un simple vélo de route. »

À la barre, la jeune femme qui partage son appartement depuis près de trois mois, le défend. « J’essaye de le faire vivre. J’ai besoin de lui, comme il a besoin de moi. J’assume ce que je fais dans la vie. Je pense être quelqu’un de bien et lui aussi ».

Pour Mme Noël, procureur de la République, le proxénétisme est parfaitement établi. « Ce monsieur ne gagne pas un euro et pourtant il va soulever de la fonte à la salle de gym pour 45 euros par mois. On le retrouve aussi avec 400 euros dans son portefeuille », a-t-elle rappelé avant de requérir un an de prison dont six mois de sursis.

Le tribunal l’a laissé repartir libre, le condamnant à huit mois de prison dont quatre avec sursis.

Source : http://www.ladepeche.fr/

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aoû 04

Maquereau par amour, il échappe à la prison

D ans l’argot des voyous d’autrefois, on appelait cela un « Julot casse-croûte ». Autrement dit, un proxénète « à l’insu de son plein gré », un maquereau qui s’ignore, quoi, comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir. En fait, Christophe, âgé de 36 ans, s’est mis en ménage il y a un an avec Soledad, qui vit de la vente de ses charmes. Ce Toulousain à la silhouette de rugbyman mais à la santé fragile, reconnu handicapé à 100 % par la Cotorep suite à un cancer qui l’empêche de travailler, est « tombé amoureux », selon ses propres termes, de cette femme et a adopté son mode de vie : « Je lui ai demandé plusieurs fois d’arrêter » lance-t-il à la barre du tribunal correctionnel, hier après-midi, où il est présenté en comparution immédiate sous le chef de proxénétisme.

« Amoureux mais pas jaloux, le prévenu affichait pourtant un train de vie absolument pas en rapport avec ses maigres ressources officielles » a accusé le procureur Cavaillès, qui a ajouté : « L’infraction de proxénétisme est caractérisée et il faudra tenir compte d’un casier judiciaire fourni » (4 condamnations pour vol et dégradation). Le souteneur partageait les fruits de la prostitution avec sa compagne qu’il amenait sur son lieu de « travail », boulevard de Suisse, et qu’il attendait patiemment au bar voisin « le RG », rue Roland-Garros, à une portée de fusil du commissariat central de l’Embouchure. Le couple vivait à l’hôtel « B et B », le long du canal, avec la fille de Soledad, une jeune femme de 19 ans enceinte de 4 mois.

« C’est plutôt le procès de la misère sociale qu’il faut faire ici, a proposé le défenseur de Christophe, qui estimait : « Ce n’est pas parce qu’on vit avec une prostituée qu’on est proxénète, mon client donnait tout l’argent qu’il recevait, une allocation Cotorep de 880 € mensuels et une allocation de 300 €, à sa compagne, qui a choisi toute seule de se prostituer, avant de le connaître. L’élément moral et intentionnel de l’infraction n’existe pas. L’amour n’est pas un délit ».

Le tribunal a donné une chance à Christophe de vivre peut-être son amour plus légalement en assortissant d’un sursis avec mise à l’épreuve la peine de prison de 6 mois qu’il lui a infligée.

Philippe Emery

Source : http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200708021241

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jul 30

Encore une victime de la “lutte contre le proxenetisme”… 2 ans de prison ferme pour avoir donné un coup de main à une prostitué… Lamentable affaire… 

Amoureux d’une prostituée d’origine roumaine, Jean-Luc C., 47 ans, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel pour proxénétisme.

Ce boulanger-pâtissier toulousain avait hébergé chez lui, durant quinze jours, cette jeune femme. Il la conduisait sur son lieu de travail, sur les boulevards. Jamais condamné, ce père de famille qui avait perdu sa première épouse d’un accident de voiture pouvait-il se douter qu’il serait un jour dans le collimateur de la justice ? À charge, des écoutes téléphoniques qui le mettent en cause et surtout la présence d’une autre prostituée de 29 ans, Elena M., apparaissant selon les enquêteurs de la brigade des mœurs comme la « mère maquerelle » de deux filles arpentant le trottoir toulousain. Lors d’une perquisition au domicile du prévenu, les policiers retrouvent un portefeuille appartenant à Elena et comportant l’argent des deux prostituées. Pour le ministère public, les preuves du proxénétisme sont constituées. Le procureur requiert à l’encontre de Jean-Luc C., deux ans de prison et 5 ans contre Elena. Cette dernière est également mise en cause par des conversations téléphoniques au cours desquelles « elle a encouragé les filles à travailler et à ne pas rentrer trop tôt à la maison… », a estimé le procureur.

Ce qu’elle nie. Des éléments insignifiants, selon la défense d’Elena, assurée par Me Muriel Amar-Touboul qui aura réussi à faire baisser la peine de sa cliente d’un an. Le boulanger toulousain, qui a réfuté également les accusations de proxénétisme et défendu par Me Caroline Laplaze, est reparti en prison. Tous les deux ont été condamnés respectivement à 4 ans et 2 ans de prison ferme. F. Ab

Source : Dépêche du midi

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