Dec 31

Geisha
envoyé par Fulminator

Pour les geisha de Kyoto, les temps sont durs. Les “femmes qui excellent dans le métier de l’art” ne se sentent pas à l’aise dans la ville où elles sont le plus nombreuses et où, historiquement, elles ont fait leur apparition. Certaines d’entre elles se sont plaintes aux autorités de l’attitude des touristes qui arpentent les rues du très visité quartier de Gion. Il leur arriverait souvent de se faire poursuivre, voire tirer les manches par des touristes en quête d’une photo souvenir.

A tel point que certains résidents et commerçants du quartier ont lancé une équipe patrouillant les rues afin de dissuader les touristes d’avoir une attitude déplacée avec les geisha. Les autorités locales ont également publié un avertissement en anglais et en japonais sur leur site internet, demandant aux touristes de ne pas les poursuivre.

Au Japon, le nombre de geisha et d’apprenties - les maiko- n’a cessé de baisser au cours des dernières décennies. Alors qu’elles étaient environ 80 000 dans les années 20, elles seraient moins de 1000 à l’heure actuelle, principalement dans la ville de Kyoto.

Il semble cependant que le nombre d’apprenties geisha connaisse depuis peu une augmentation. En 2008, on a dénombré 100 nouvelles maiko, contre 60 les années précédentes. Une meilleure communication autour de leur métier -consistant à divertir leurs clients en dansant, jouant des airs traditionnels ou simplement en discutant - par le biais de livres, blogs et reportages permet de faire savoir à la population que leur activité ne s’apparente pas à la prostitution, même si, historiquement, les deux activités ont entretenu des rapports étroits.

aujourdhuilejon.com

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Sep 24

Tales of an Osaka Love Theft est un documentaire sur le monde des clubs d’hôtes japonais.

Le manga (Host Club, Blood Hound...) et les dramas/films (Yaoh, Waters) entretiennent avec une grande constance une image idéalisée du club d’hôte (et le traditionnel “nous sommes là pour rendre ces femmes heureuses”…). Les clubs d’hôtes sont perçus comme un lieu un peu paradisiaque rempli de plein de beaux bishis qui sont là pour te servir le champagne. Ce film documentaire remet les choses dans le réel.

Réalisateur : Jake Clennell
Date de sortie au Japon : 2006
Durée : 1h15

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Le réalisateur Jake Clennell a planté pour ce documentaire sa caméra dans un des clubs les plus réputés d’Osaka, le Cafe Rakkyo, où règne en maître le Number 1 du club, Issei.
La caméra filme les soirées qui se déroulent dans le club et alterne avec des interviews tantôt des clientes tantôt des hôtes.

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The Great Happiness Space - Tales of an Osaka Love Thief - vostfr - partie 1
The Great Happiness Space - Tales of an Osaka Love Thief - vostfr - partie 2

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Mar 11

Masaki Kano (Kyoko Fukada) est une lycéenne de 17 ans, qu’on pourrait qualifier de “facile”. Afin d’assister au concert de Keigo Ishikawa (Takeshi Kaneshiro), un compositeur très célèbre de qui elle est fan, elle se prostitue un soir pour s’acheter le billet. Après le concert, elle court derrière la voiture de Keigo et celui-ci l’emmène dans son appartement où ils passent la nuit ensemble. Mais quelques mois plus tard, Kano apprend qu’elle a attrapé le VIH, virus qui se transformera peu à peu en SIDA, à cause de la nuit où elle s’est prostituée

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Feb 02

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Les membres d’un gang de yakuza ont été arrêtés récemment pour trafic humain après qu’ils aient vendu une femme à un bar à hôtesse. Un nouveau cas de trafic humain, toujours aussi répandu au Japon.

Si ce genre de transaction est malheureusement courant, c’est semble-t-il la première fois qu’une Japonaise est l’objet de la transaction.

On estime que ce phénomène concerne entre 100 et 150 000 femmes par an dans l’archipel. Les femmes forcées de se prostituer au Japon viennent principalement de l’Asie du sud Est et de l’ex-Union Soviétique.

Régulièrement, le Japon promet de mettre un terme à ces trafics humain, sans grand succès pour le moment. Le Conseil de L’Europe et plusieurs organismes internationaux interpellent régulièrement le pays sur le sujet.

La nouvelle législation adoptée en 2005, afin de durcir les conditions d’obtention d’un visa dit « Entertainment » n’a pas réussi à juguler les trafics. Facile à obtenir, ce visa de « spectacle » est la porte d’entrée de milliers de prostituées par an. Par exemple, plus de 70 00O Philippines entrent chaque année au Japon avec un tel visa sans que personne ne sachent réellement combien d’entre elles travaillent effectivement dans le monde du spectacle…

Un des problèmes auquel sont confrontées les autorités nippones dans leur lutte contre ces trafics est la demande. En effet, l’industrie du sexe ne s’est jamais aussi bien portée dans un pays où la prostitution est interdite depuis 50 ans. Pour preuve, on compte quelques 10 000 boites ou bars à hôtesse dans l’archipel et un nombre incalculable de filles sont liées de près ou de loin au commerce de l’amour tarifé.

Un autre obstacle contre l’éradication du phénomène est qu’un nombre non négligeable de notables, de membres du parlement ou des forces de l’ordre ferment les yeux sur ces trafics.
En 2005, la police avait découvert 81 cas de trafic humain. Tant les analystes que les association des droits de l’homme jugent ce résultat ridiculement bas par rapport à la réalité. Reste à espérer pour ces milliers de femmes, que le fait que des Japonaises soient désormais l’objet de ce trafic force les autorités à vraiment s’attaquer au problème.

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Jan 24

- Un réseau de prostitution de mineurs sur Internet est démantelé au Japon communique Yomiuri. La plus jeune de ces collégiennes avait 12 ans. Le site annonçait la couleur puisqu’il parlait de “Enjo kozai” ( rencontre compensée), un euphémisme pour prostitution.

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Dec 12

Plus de 60 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, des gestes commis durant le conflit continuent de susciter des réactions.

Mercredi, les députés de la Chambre des communes (Canada) vont se prononcer sur une motion demandant au Japon de présenter des excuses pour avoir contraint des femmes étrangères à la prostitution durant la Deuxième Guerre mondiale.

Cette initiative survient à la suite d’une audience spéciale à Ottawa, où les partis politiques fédéraux ont pu entendre les témoignages de femmes victimes d’exploitation sexuelle par l’armée impériale japonaise.

Selon le texte, la motion demande que le Japon reconnaisse que 200 000 femmes asiatiques ont été forcées de se prostituer pendant la guerre et leur présente des excuses « formelles, sincères et sans équivoque ». Le texte demande aussi au Japon de faire référence à cet épisode dans ses manuels d’histoire.

La députée néo-démocrate Olivia Chow, qui est à l’origine de la motion, a indiqué que tous les partis conviennent du bien-fondé de l’initiative.

Le Canada ne sera pas le premier pays à demander de telles excuses du Japon. Les États-Unis et les Pays-Bas ont déjà adopté des textes similaires.

Source : http://cf.news.yahoo.com/s/27112007/3/national-esclavage-sexuel-le-japon-appele-s-excuser.html

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Dec 04

Nishida, étudiant sans le sou, emménage dans une misérable pension de famille de banlieue, près d’une base militaire américaine. Prostitution et marché noirs rythment la vie du quartier où le yakuza Jo (Tatsuya Nakadai) fait régner la terreur. Un jour, la propriétaire décide de revendre son terrain à un investisseur pressé. Elle charge le terrible Jo et sa bande d’expulser ses locataires. Nishida refuse de quitter les lieux, moins par solidarité avec les malheureux pensionnaires que par défi envers Jo : il veut lui reprendre Shizuko, violée par le yakuza et devenue esclave de ses sentiments ambigüs.

 http://www.lavienumerique.com/articles/71839/riviere-noire.html

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Dec 02

Le phénomène des gigolos au Japon est en plein boom.

Voir aussi : http://www.iprostitution.org/2007/06/28/the-great-happiness-space-la-vie-dun-gigolo-japonais-video/

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Jun 28

Trailer (sous-titré en anglais) de THE GREAT HAPPINESS SPACE, documentaire sur un prostitué japonais, primé dans de nombreux festivals en 2006.

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Jun 04

Seijun Suzuki

Anti-conformiste à l’esthétique décalée, Seijun Suzuki est un cinéaste culte, explorateur des bas fond nippons, de la prostitution et du monde des yakuzas, admiré par les plus grands (Quentin Tarantino, Jim Jarmusch ou Takeshi Kitano).

Du 31 mai au samedi 30 juin, la Maison de la culture du Japon (Paris) consacre une très complète rétrospective à ce « maître de la couleur et de l’action ».

Au programme une trentaine de films, dont une dizaine d’inédits, depuis son tout premier. On notera particulièrement ses œuvres des années 60. Une période très productive et créative pendant laquelle il développa ses expérimentations plastiques, entre Pop-art et surréalisme, et son approche controversée.

Nous vous conseillons :

La barrière de chair
Nikutai no mon

1964 – 90′ – 35mm – Nikkatsu – Couleurs scope - VOSTA

Dans le Tôkyô chaotique de l’après-guerre, cinq prostituées tentent de vivre vaille que vaille dans le monde impitoyable de la pègre.

Histoire d’une prostituée

Shunpuden

1965 – 96′ – 35mm – Nikkatsu - N&B scope - VOSTF

En Chine, pendant la guerre : Harumi, une fille à soldats, tombe amoureuse d’un de ses clients.

Carmen de Kawachi
Kawachi karumen

1966 – 89′ – 16mm – Nikkatsu - N&B scope - VOSTA

Après avoir été victime d’un viol, une jeune fille fugue et commence une nouvelle vie dans le monde interlope d’Osaka.

Mélodie tzigane
Tsuigoineruwaizen / Zigeunerweisen

1980 – 145′ – 35mm – Shinema purasetto – Couleurs - VOSTA

Un homme présente sa femme à son ami professeur d’allemand. Elle est le sosie d’une geisha que les deux hommes ont rencontrée un an auparavant.

Voir les horaires et le programme complet du cycle Seijun Suzuki sur le site de la maison de la culture du Japon.

Et si vous ne pouvez pas vous y rendre, alors vous pouvez vous procurer ces coffrets DVD :

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