Le nouveau gouvernement italien envisage des mesures pour endiguer la prostitution, notamment en légalisant de nouveau les maisons closes et en punissant les souteneurs de la réclusion à perpétuité. Le ministre italien de l’Intérieur, Roberto Maroni, a fait cette proposition au cours du week-end, en déclarant qu’il était favorable à la création de “quartiers chauds” qui aient le feu vert du gouvernement. “Cela garantirait des contrôles sanitaires et protègerait la population“, dit-il dans une interview à la presse italienne. Selon certaines estimations, la Péninsule compte 70000 à 100000 prostituées. Plus de la moitié d’entre elles sont des étrangères et les deux tiers font le trottoir. Payer des services sexuels n’est pas illégal en Italie, c’est la coercition et l’exploitation de la prostitution qui le sont.
“Les prostituées? Des délinquantes habituelles” – Flavia Amabile
ROMA – bientôt le prostituées pourraient ne plus “travailler” dans la
rue car elles aussi sont dangereuses pour la sécurité et la moralité
publique.
Elles pourraient être éloignées si elle ne résident pas là où elles
seraient arrêtées par les forces de l’ordre. Par cet amendement les
rapporteurs du décret sur la sécurité ouvrent la voie à la chasse aux
prostituées en les insérant dans la liste des sujets dangereux. La
proposition de modification présentée par les rapporteurs du décret –
les présidents des commissions Justice et Affaires Constitutionnelles
du Sénat, Filippo Borselli et Carlo Vizzini- prévoit que dans la loi
1423 de 1956 sur les “mesures de prévention contre les personnes
dangereuses pour la sécurité et la moralité publique” soit insérée
aussi la catégorie des prostituées aux côté de celles des oisifs et
des vagabonds; de ceux qui pratiquent des trafics illicites , des
délinquants habituels ; des exploiteurs des prostituées et des
mineurs, des trafiquants de drogue..
L’Italie vise donc à se rapprocher à d’autres pays européens plutôt
sévères dans la réglementation du commerce du sexe comme la Suède ( où
le client arrêté en flagrant délit est puni aussi ), l’Irlande et la
Belgique. Il y à dix jours Daniela Santanchè (du parti Destra ndt)
avait soulevé le problème en annonçant un référendum. Depuis une
enquête du groupe “Abele” du Père Ciotti étaient arrivées ces chiffres
: chaque années 70.000 femme se prostituent quotidiennement sur les
voies publiques italiennes, soit 65% du chiffre global. Les 35%
restantes exercent dans des maisons ou des lieux privées.
Le débat politique sur ce thème a duré plusieurs jours jusqu’à la
proposition de cette mesure. Dans l’amendement on peut lire que doit
être considéré comme un sujet dangereux qui vit ” du fruit de sa
propre prostitution et est arrêté dans l’exercice manifeste de cette
activité”.
Les “sujets dangereux”, selon la loi en vigueur, peuvent être mis en
demeure par le Préfet, éloignés par mesure obligatoire et interdits de
retour pour une période maximale de trois ans. Pour les désobéissants
ce sera la prison jusqu’à six mois d’incarcération. Dans le verdict de
condamnation il peut être décidé qu’une fois la peine acquittée le
“contrevenant” devra être reconduit à son lieu de résidence. Si,
malgré ces dispositions, le sujet dangereux ne se ravise pas en
changeant de conduite, sera mise en place une surveillance spéciale
accompagnée, le cas échéant, par l’interdiction de séjour dans un ou
plusieurs communes ou provinces, jusqu’à l’obligation de résidence
dans une commune. Cette mesure de prévention devra être décidée par le
juge et ne pourra être inférieure à un an et supérieure à cinq. La
question de la prostitution a été affrontée dans le décret sécurité
qui introduit le délit de clandestinité sur lequel une discussion a
lieu entre ceux qui sont les plus proches de la ligne dure de la Ligue
du Nord et qui s’aligne sur les positions du Vatican. Un compromis
pourrait être l’adoption de la proposition du Ministre de la Defense
Ignazio La Russa: prévoir le délit de clandestinité, comme mesure de
dissuasion, et puis au lieu de la prison procéder à l’expulsion
immédiate. Ou bien pourrait être adoptée la proposition du députat du
PDL ( Pôle des Libertés ndt) Niccolò Ghedini, qui voudrait introduire
la question de “la dangerosité du clandestin comme élément objectif”.
Article de Il Manifesto d’aujourd’hui traduit par Ludmila Acone
Documentaire en Italien. Prostitution de rue, chasse aux prostituées, bordels clandestins… Scènes bien glauques, communes aux pays où la prostitution est hors la loi, comme en Italie, aux USA et en France.
Tags: Italie
Daniela Santanchè déposée hier au greffe de la Cour de cassation un référendum question de supprimer, en partie, la loi Merlin. Le comité promoteur est composé uniquement de femmes. Le porte-parole de La droite maintenant: «Je suis contre les maisons closes, des maisons de prostitution de l’État, serait un combat d’arrière-garde“, et pris en charge, si nécessaire, plus moderne des coopératives de femmes. En tout état de cause, «la loi Merlin a plus de 50 ans, il devrait être changé, ne peut être que la prostitution est un crime. Assez de tabous. ” Pour ceux qui veulent en savoir plus a également conduit à un site www.stradeprotette.com, Où vous pouvez signer pour le référendum; commencera la collecte de signatures après le feu vert de la cour, des plages aux routes, assure battagliera Santanché, qui est également un appel aux forces politiques bipartite, et en particulier les femmes, quelle que soit leur déploiement. L’initiative est “culturelle, que la première politique», veut «briser le tabou, ne prétends pas qu’il existe», souligne le Santanchè, que - qui veut faire la même politique de l’autruche - rappelle: en Italie, de l’aube au nuit, sont sur les routes 70mila prostituées et “tous les corps d’une femme dans la rue gagne 5000-7000 euros par mois pour les hommes.
“Plusieurs fois, les gens ne savent pas ce qui parle. Si vous ouvrez les bordels simplement ajouter un autre segment de la diversité monde d’exploitation. Carlo Giovanardi, Sous-à la présidence du Conseil avec les délégués à la famille et drogues a rejeté l’appel sans aucun doute favorisée par référendum Santanchè.
“Pas de modèle à des maisons closes, il ya 50 ans. Aujourd’hui, la situation est complexe, de nombreuses personnes sont impliquées on ne peut pas dire “choisir le moindre mal à réduire ce désagrément, mais nous parlons de droits des travailleuses du sexe, qui doit avoir la possibilité de autodeterminarsi et autorganizzarsi. Ainsi, Pia Covre, exposant du Comité pour les droits civils de la Prostituée, a déclaré que le référendum proposé.
Une journée avec Juli, prostituée à la gare de Venise. En Italien sous-titré anglais. Par Andrea Canova
Un coup de filet a permis l’arrestation de 70 membres d’une organisation nigériane impliquée dans des trafics de drogue et de prostitution en Italie. Les détails à Rome avec Alexis Masciarelli.
Tags: Afrique, exploitation, Italie, juvénile
ROME (AP) — La police italienne a arrêté 18 suspects lors d’un coup de filet dans des boîtes de nuit où plusieurs centaines de femmes étrangères récemment arrivées sur le territoire italien se prostituaient sous la contrainte, ont annoncé les autorités samedi.
Les enquêteurs ont expliqué lors d’une conférence de presse à Florence que les membres du réseau avaient effectué les démarches administratives pour faire venir légalement en Italie des centaines de jeunes femmes -principalement d’Ukraine, d’Arménie et du Kazakhstan-qui se destinaient à des emplois dans le monde du spectacle. Ils ont ensuite organisé leur voyage et leur hébergement à l’arrivée et les ont forcées à se prostituer dans des clubs et des appartements privés, notamment en Toscane et dans d’autres régions du nord et du centre de l’Italie.
La prostitution n’est pas illégale en Italie, mais exploiter des prostituées est un délit.
Huit boîtes de nuit ont été fermés, selon la police.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jDvIiGK6330-xC6Ei5l0Ld4jDU0w
Tags: exploitation, Italie
Mardi, le journal 24 minuti a rendu publique un sondage effectué sur 300 riverains des zones chaudes de Rome. 65% se sont prononcés pour une abolition de la loi Merlin promulguée en 1958. Cette dernière avait signé l’arrêt des maisons closes. Les Romains favorables à la réouverture des bordels restent pragmatiques : le paiement de taxes à l’Etat, une plus grande sécurité et l’hygiène sont les avantages avancés. Le débat sur la présence des prostituées dans certains quartiers de la ville a été relancé dernièrement, à la suite de la proposition du maire du XIe arrondissement, Andrea Catarci, d’instituer des zones surveillées. Le racolage sur la voie publique concerne actuellement la via Salaria, la piazza Navigatori, la via C. Colombo, la via Prenestina, la via Aurelia, la viale Togliatti et la valle Giula.
http://www.lepetitjournal.com/content/view/18549/1626/
Elizabeth, jeune Camerounaise âgée de 20 ans, est sortie de l’enfer de la prostitution forcée à Rome grâce à une loi italienne visant à lutter contre les trafiquants d’êtres humains qui obligent des jeunes femmes de pays pauvres à vendre leur corps pour payer au prix fort leur entrée, souvent illégale, en Europe.
D’autres pays européens ont des lois pour aider ces femmes, mais la législation italienne se distingue par sa souplesse: les filles sont encouragées, mais pas forcées, à témoigner contre ceux qui les exploitent. Quel que soit leur choix, elles bénéficient en outre d’un permis de séjour de six mois, qui peut être renouvelé pour un an s’il leur faut plus de temps pour trouver un emploi légal.
La politique italienne d’aide aux prostituées étrangères sera au coeur d’une conférence sur la lutte contre le trafic d’êtres humains organisée lundi et mardi à Vienne sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’Italie est “le seul pays qui a une législation globale afin que les victimes, qu’elles collaborent ou non, reçoivent le soutien et l’aide” nécessaires, souligne Blanca Tapia, porte-parole de l’OSCE.
Marco Bufo, de l’organisation “Sur la route”, qui aide les femmes victimes de la traite d’êtres humains, rappelle que la loi italienne a été initialement considérée “avec scepticisme” par d’autres pays européens car elle n’exige pas des femmes qu’elles dénoncent les trafiquants. Mais ces dernières années, “l’Italie est devenue une référence au niveau européen et international”.
La loi italienne, adoptée en 1998, est notamment défendue par Soeur Eugenia Bonetti, une nonne de 68 ans qui vient en aide aux prostituées. Une fois par semaine, cette ancienne missionnaire en Afrique se rend avec des bénévoles dans une rue de Rome où des dizaines d’étrangères se prostituent. La passe se monnaye 10 à 15 euros pour les Africaines, deux fois plus pour les filles de l’Est.
A ce compte-là, il aurait fallu à Elizabeth, la jeune Camerounaise, des milliers de passes pour recouvrer la liberté et son passeport. Elle “a rapidement compris ce qui se passait et est sortie de là”, explique Emanuela Moroli, directrice de Differenza Donna, organisation qui lutte contre les violences faites aux femmes et gère un foyer où Elizabeth a trouvé refuge.
Jeune femme intelligente, capable de s’exprimer en français comme en anglais, Elizabeth, qui sort tout juste de l’univers du trottoir, partage une modeste chambre avec une Ukrainienne sortie de la prostitution il y a deux mois.
La plupart des femmes prises au piège pensaient venir en Europe pour travailler légalement. Elizabeth rêvait elle de mener des études de médecine en Suède. Mais ses passeurs lui ont dit qu’elle devait d’abord passer par Rome, où elle avait des membres de sa famille. Là, son passeport lui a été retiré et elle a été contrainte de se prostituer.
La législation italienne favorise l’intégration sociale de ces femmes en leur donnant notamment accès à des cours d’italien et à des formations. Elizabeth “aura un avenir, nous y veillerons”, assure Mme Moroli. “Elle suivra d’abord une formation d’infirmière. Elle trouvera tout de suite du travail et sera bien payée.”
Soeur Bonetti estime que 50.000 à 70.000 étrangères sont contraintes de se prostituer en Italie. Une étude menée il y a deux ans évoquait le chiffre de 20.000, mais les experts reconnaissent qu’un recensement précis n’est pas possible, de nombreuses femmes travaillant dans des appartements ou clubs privés.
Entre 2000 et 2006, plus de 11.500 femmes sont sorties de la prostitution forcée grâce à la législation italienne, selon un récent rapport du gouvernement. Près de la moitié ont trouvé un emploi légal en Italie, quelques-unes sont retombées dans la prostitution et les autres ont rejoint les rangs des immigrés clandestins ou sont retournées dans leur pays.
La loi italienne reste la plus favorable aux femmes victimes du trafic d’êtres humains pour obtenir un permis de séjour. Une directive européenne de 2005 leur donne 30 jours de réflexion pour décider si elles acceptent ou non de coopérer avec les autorités pour éviter l’expulsion. De leur côté, l’Autriche et la Belgique ont une législation très complète, mais obligent les femmes à collaborer pour obtenir le droit de séjour.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5iH3eRBoRW_ktavGAR6DN3ZQ71iFA
Tags: exploitation, Italie, politique
Italie: à Padoue, des prostitué(e)s défilent contre les amendes aux clients
PADOUE (Italie) - Des prostitué(e)s de Padoue (nord-est) ont manifesté mercredi contre un décret municipal entré en vigueur la semaine dernière et qui prévoit des amendes pour les clients, a constaté un photographe de l’AFP.
“Nous faisons l’amour, pas la guerre”, proclamait une pancarte lors du défilé entre la gare et la mairie de Padoue, où une délégation a été reçue par plusieurs adjoints au maire de la ville, Flavio Zanonato (gauche).
La trentaine de prostituées et de transsexuels qui ont pris part au cortège ont également distribué des tracts demandant une lutte plus sévère “contre les trafiquants sexuels plutôt que contre ceux qui exercent librement le métier” de la prostitution.
Entré en vigueur la semaine dernière, le décret de la mairie de Padoue interdit à tout “automobiliste de stopper son véhicule pour négocier des prestations sexuelles sur la voie publique”. Les amendes possibles vont de 25 et à 500 euros.
Des prostituées avaient vivement réagi contre cette mesure, déplorant qu’on les empêche d’exercer leur métier. Dans la foulée, certaines d’entre elles ont décidé d’offrir des prestations sexuelles gratuites à tout client qui présenterait cette amende pour le “dédommager”.
Le maire Flavio Zanonato s’est défendu mercredi en expliquant qu’”il y a des zones de Padoue où il y a une prostituée tous les dix mètres, et où la vie des riverains est rendue difficile par ces présences”.
“Il n’y a aucun doute que certaines femmes se vendent volontairement, mais il n’y a aucun doute qu’il existe aussi un racket et une délinquance tout autour” du phénomène de la prostitution “contre lesquels il faut lutter”, a-t-il ajouté.
(©AFP / 16 mai 2007 22h08)
Tags: anti-client, Italie, manifestation
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