QUICK MONEY - photographies d’Elisabeth Cosimi
Province de Naples, entre une décharge sauvage et un champ cultivé, des visages masqués de blanc exhibent et vendent leur corps d’ébène pour une somme allant de dix à vingt-cinq euros. Ces jeunes filles originaires de Benin-city sont recrutées depuis leur pays et, une fois arrivées en Europe, doivent rembourser plus de 50 000 euros. Les possibilités de sortir de cet enfer par l’obtention d’un titre de séjour sont quasiment nulles : toute jeune fille qui tente de fuir s’expose, ainsi que sa famille, à de violentes représailles. La seule alternative reste donc l’argent rapide de la prostitution, the « Quick money ». Ce reportage tente de donner un visage humain à ces générations de femmes nigérianes sacrifiées en silence à l’Europe, au profit d’organisations criminelles qui les utilisent comme monnaie d’échange.La projection sera suivie d’une rencontre avec la photographe Elisabeth Cosimi, Vanessa Simoni (membre de l’association “Les amis du bus des femmes”) et Violaine Husson (membre de “La Cimade”)
Le police italienne a interpellé onze personnes, membres d’une organisation criminelle nigériane, accusées d’avoir fait entrer illégalement en Italie une centaine de jeunes femmes en provenance du Nigeria pour les forcer à la prostitution.
Selon les enquêteurs de la police de Trieste, les jeunes nigérianes arrivaient avec de faux documents fournis par les trafiquants, via la Bulgarie, la Grèce ou l’Autriche.
Les jeunes femmes étaient ensuite forcées à se prostituer afin de “rembourser les frais de leur voyage en Italie”, soit l’équivalent de 50 000 dollars, d’après les résultats de l’enquête.
Les prostituées étaient soumises à leurs trafiquants, en l’absence de documents d’identité valides et sous la menace de rites vaudous, toujours selon la police.
“La présence de jeunes femmes étrangères se prostituant le long des routes italiennes est devenue commune, estime Esohe Aghatise, de l’association Iroko Onlus, basée à Turin. La plupart d’entre elles provient d’Europe de l’Est et d’Afrique.”
Le nombre de prostituées nigérianes en Italie est en constante augmentation, selon l’association Caritas. Il est actuellement estimé entre 10 000 à 20 000.
La criminalité nigériane dans la péninsule est un phénomène croissant, en particulier pour le trafic de drogue et la prostitution. En avril dernier, la police de Trieste, déjà, avait interpellé 52 Nigérians dans le cadre d’une vaste opération internationale contre le trafic de cocaïne.
Les principales sources de revenu de la mafia sont le trafic de drogue (59 milliards d’euros), le racket (9 milliards d’euros) et l’usure (12,6 milliards d’euros). Viennent ensuite le trafic d’armes (5,8 milliards d’euros), la contrebande (1,2 mds) et la prostitution (6 millions d’euros).
Tags: Italie, statistiques
Conséquence des nouvelles lois anti-prostitution en Italie. Voilà où on en arrive. Faut il rire ou pleurer ?
Avec humour, le principal syndicat de police italien a conseillé “aux femmes de Rome de ne pas sortir trop court-vêtues”. Depuis mi-septembre, la croisade contre les prostituées dans les rues de la capitale a en effet ouvert un nouveau débat en Italie sur la “longueur de jupe” autorisée, dans un pays où les femmes aiment s’habiller sexy. Le propos peut paraître burlesque, mais le sujet est sérieux: un projet de loi, qui sera soumis début 2009 au Parlement, prévoit des peines de 5 à 15 jours de prison et 200 à 13000 euros d’amende pour “toute personne exerçant la prostitution ou en profitant (les clients, ndlr) dans des lieux publics”. Et sans même attendre son adoption définitive, des maires, dont celui de Rome, Gianni Alemanno, s’en sont inspirés pour prendre des ordonnances anti-racolage.
Depuis, des amendes de 200 à 500 euros pleuvent par centaines, le soir, sur les grandes artères de certaines villes. Dans la capitale, la mesure a suscité un tollé. Des “travailleurs du sexe” et des associations ont organisé des manifestations. “C’est une mesure terrible car les prostituées devront travailler dans des endroits toujours plus cachés et de moins en moins sûrs. Nous souhaitons au contraire une légalisation de la prostitution”, explique la responsable du Comité pour les droits civils des prostituées.
Quant aux policiers, certains syndicats comme le Sulpm ont traîné des pieds, estimant qu’il serait très difficile de faire payer des prostituées, généralement sans domicile fixe. De plus, le texte les définit comme des personnes dont “les attitudes, les comportements et les vêtements manifestent l’intention de racoler”, ce qui est trop flou, selon le syndicat. Dans certaines villes du Nord, comme Vicenza, où la répression de la prostitution de rue est en place depuis août, les avis sont mitigés. “Dans la zone la plus fréquentée habituellement par les prostituées, on n’en compte aujourd’hui plus que quelques-unes. Mais nous avons conscience que cela ne résout pas le problème, ça ne fait que le masquer”, indique Antonio Dalla Pozza, conseiller municipal en charge de la sécurité. “Il vaudrait mieux autoriser les maisons closes, où un contrôle serait possible et où les prostituées paieraient aussi des impôts”, estime pour sa part Nicola, jeune patron de bar. “Mais l’Église, qui a une influence énorme en Italie, ne voit pas ça d’un très bon oeil, c’est pour ça qu’on ne le fait pas”. De fait, le gouvernement ne veut pas entendre parler de maisons closes, ce qui fait craindre à l’opposition la multiplication de lieux de passe privés échappant à tout contrôle.
Selon les estimations, 50000 à 70000 personnes se prostituent en Italie, dont 65% sur la voie publique. Un tiers sont étrangères (dont beaucoup en provenance de pays de l’Est), et 20% mineures. Leur repliement vers les lieux privés, où la prostitution reste autorisée, suscite de nouvelles inquiétudes: des associations de propriétaires réclament déjà l’interdiction de la prostitution au sein des copropriétés.
Source : La Provence
Tags: Italie
Le parcours de Mara Carfagna, membre du gouvernement Berlusconi, à l’origine du projet de loi adopté le 11 septembre qui interdit la prostitution dans les lieux publics italiens, est un régal pour les tabloïds.
Jeune (32 ans), jolie, élancée, la ministre de l’Égalité des chances, élue « plus belle ministre du monde » par le magazine allemand Bild, est une ancienne animatrice de télé. Qui a, accessoirement, posé pour des calendriers de charme très appréciés des Italiens et concouru à l’élection de Miss Italie en 1997.
Mais la carrière de cette licenciée en droit a surtout décollé le jour où son chemin a croisé celui de Silvio Berlusconi. Qui, en direct à la télévision, lui a avoué que s’il n’était pas marié, il l’épouserait sur-le-champ. Veronica Berlusconi ayant moyennement apprécié, Silvio a dû s’excuser publiquement et Mara, elle, a délaissé en quelques mois les téléspectateurs pour le Conseil des ministres.
De premières amendes, une vingtaine au total, ont été infligées à des prostituées et à leurs clients à Rome avec l’entrée en vigueur mardi d’un décret du nouveau maire de droite qui interdit la prostitution dans la rue, rapporte aujourd’hui la presse italienne.
Dix-sept prostituées et trois clients ont été condamnés à une amende de 200 euros chacun.
Les prostituées, essentiellement roumaines, ont déclaré aux policiers municipaux qu’elles n’avaient pas l’intention de payer, affirme le Corriere della Sera.
Le premier client sanctionné, un mécanicien italien de 23 ans, a assuré qu’il n’était pas au courant de ce décret et qu’”il ne voterait plus pour Gianni Alemanno”, le maire de la capitale élu au printemps.
Un syndicat de policiers, le Sulpm, a immédiatement critiqué ce décret, soulignant qu’il serait très difficile de faire payer des prostituées, généralement sans domicile fixe.
M. Alemanno a précisé que son décret serait en vigueur jusqu’au 31 janvier 2009, date à laquelle une loi nationale réprimant la prostitution, dont le projet a été adopté en Conseil des ministres il y a une semaine, sera vraisemblablement définitivement adoptée par le Parlement.
Ce projet propose de sanctionner par 5 à 15 jours de prison et 200 à 13.000 euros d’amende “toute personne exerçant la prostitution ou en profitant (les proxénètes, les clients, ndlr) dans des lieux publics”.
Tags: anti-client, Italie
Comme le dit l’adage, «il ne faut pas ranger tout le monde dans un même sac». Comme au Sénégal, en Italie, il y a des Sénégalaises qui travaillent dans des agences de voyages et d’autres qui s’exercent dans la prostitution. Elles sont des prostituées qui se camouflent et que l’on rencontre souvent dans les bus, les trains, supermarchés… où elles racolent.
Il y a bien des Sénégalaises qui vendent leur chair discrètement. La plupart d’entre elles sont en situation clandestine. Elles ne vivent ni avec leur famille ni avec des proches. Elles ont honte de se prostituer dans les lieux publics que fréquentent les Sénégalais. Soit elles louent des appartements qui leur reviennent, mensuellement, à 500 euros (327.978 FCFA) pour satisfaire leurs besoins, soit elles vivent isolées avec un mec (Ndlr: Nékaalé en wolof) dans une ville où personne ne les connaît. Ce mec-là les prend en charge en leur assurant tout. Même l’argent qu’elles envoient mensuellement au pays. On ne les voit pas dans les rues, ni dans les milieux fréquentés. Mais plutôt dans les trains, bus, supermarchés et autres pour chercher des clients discrètement. Si un Sénégalais rencontre l’une d’entre elles dans un de ces moyens de transport ou dans un supermarché, il peut vite savoir si elle est dans le milieu de la prostitution ou non. Il suffit simplement de l’approcher et discuter avec elle sur son activité en Italie et sa situation matrimoniale. Les réponses les plus fréquentes sont : «Je suis commerçante. Je vis seule. J’ai des difficultés pour payer le loyer». Avant de vous séparer, elle vous donne son adresse et son numéro de portable tout en vous demandant de lui faire signe s’il y a du travail. Parfois, elles vont jusqu’à préciser : «n’importe quel travail». Si vous les appelez, elles ne parlent plus de travail, mais plutôt d’une invitation chez elle. Une fois que vous arrivez dans leur domicile, la première chose qu’elles vont vous dire c’est leur situation sociale. Pourtant, rien ne manque dans leur appartement comme si elles sont en situation régulière avec leurs époux. C’est comme ça donc que les choses « sérieuses » commencent. Pour le reste, c’est à vous de deviner.
http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=18419&cat=societe

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