Feb 13

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C’est encore un phénomène peu étudié, aux contours flous. À Nantes, Médecins du monde mène une action unique en France.NANTES. - En quelques clics, tout y est. Le numéro de téléphone, les horaires de travail, le prix à l’heure (en moyenne 150 €, hors promotion), parfois les photos et naturellement le message. Bref et direct… Même si aucune donnée chiffrée fiable n’est disponible, la prostitution explose sur Internet.

On rencontre des femmes qui préfèrent se dire « escorts ». Aline (1) sourit au téléphone. « C’est pour embellir. Prostituée, c’est pareil. Sauf qu’on fait davantage de psycho. Et c’est pas n’importe qui, qui paye 150 ». Elle a 35 ans, une formation d’aide médico-psychologique en poche et pas de travail. « C’est une période de transition. Je me suis donné un an. Mettre de l’argent de côté et acheter un appartement. »

Sur la Toile, les hommes aussi offrent leurs services. La trentaine, Fred raconte avoir « mis l’annonce, il y a un mois. J’avais perdu mon boulot. C’était financier, mais aussi par curiosité ». L’homme glisse qu’il ne s’est pas prostitué. « Faute d’appels, mais je ne le regrette pas. C’est sans doute mieux comme ça. »

Dans l’appartement ou à l’hôtel

À Nantes, les travailleurs sociaux recensent environ soixante prostitué(e) s sur les trottoirs, trois fois plus sur le Net. C’est un refuge pour les filles, chassées de la rue depuis la loi sur le racolage. Et pour les étrangères sans papiers. Et puis, il y a tous ceux et celles qui se sont improvisés vendeurs de charmes. À l’hôtel ou dans leur appartement, mais qui n’auraient jamais osé séduire un client sur un bout de trottoir.

Anonyme, plus discret que la rue, apparemment plus facile, le Net « facilite » les choses, confirme Cécile Condominas, intervenante sociale à Nantes, à Médecins du Monde, pour la mission prostitution. Qui sont ces escorts ? Le font-ils tous les jours ou de temps en temps ? Est-ce lucratif ? Plus sécurisant que la rue ? Beaucoup de questions et beaucoup de tâtonnements. Le phénomène n’a guère été fouillé.

Depuis un an, cinq salariés et bénévoles de Médecins du Monde explorent ce qu’ils appellent la « prostitution indoor ». Une première expérience en France, suivie à la loupe par d’autres villes. La nuit, ils continuent de circuler à bord de leur bus et, le jour, ils tentent de nouer contact par téléphone avec les escorts. « Ça prend énormément de temps et c’est très compliqué. Les gens sont surpris et méfiants. Nous sommes là pour leur proposer - sans juger -, une écoute, un accès aux soins, aux droits », explique Nicole Neyrat, bénévole et corresponsable de la mission prostitution. Très rapidement, elle et les autres ont réalisé qu’un gigantesque travail les attendait.

Sans préservatif

« Nous avons été alertés par des annonces qui proposent très clairement des rapports sans préservatif. Dans la rue, ça existe, mais c’est plutôt le client qui demande et il négocie. Là, sur le Net, c’est affiché », s’inquiète Nicole Neyrat.

Internet isole aussi. « Les gens n’en parlent à personne. Et entre escorts, on parle peu. Ce n’est pas comme dans la rue, on n’a pas les conseils des plus anciennes ni parfois l’entraide », insiste Cécile. Comme la copine qui relève la plaque d’immatriculation de la voiture du client, au cas où la collègue tarderait à revenir. Alex confirme qu’elle est souvent inquiète. Mais nuance : « On filtre avec le téléphone. Et je refuse aussi les appels masqués. »

Isolées, vulnérables, exposées aux proxénètes, les femmes - celles surtout qui ont noué contact avec Médecins du Monde - se sont révélées bien démunies en cas de problème. Après une relation sans protection, où aller pour un dépistage, où rencontrer un médecin en urgence ? « Il y a cette jeune femme qui n’osait pas porter plainte. Elle pensait que se prostituer était interdit. »
Marylise COURAUD.

(1) Prénoms d’emprunt.

Ce que dit la loi. La prostitution n’est pas interdite. Sont punissables le proxénétisme, l’exhibition et le racolage.

http://www.ouest-france.fr/La-prostitution-explose-sur-Internet-/re/actuDet/actu_3636-558638——_actu.html

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Feb 07

Prostitution sur Internet et Web 2.0 : quelles responsabilités ?
Racolage et proxénétisme connaissent un fort développement sur Internet. Pour autant, les responsabilités de chacun sont souvent délicates à établir, surtout dans l’univers communautaire ou une grande part du contrôle est laissée à l’utilisateur lui-même.

Plusieurs études et ouvrages parus récemment mettent en évidence l’importance grandissante du phénomène de prostitution sur Internet. Une des raisons avancée pour expliquer le développement de cette “cyber-prostitution” serait la création du délit dit de “racolage passif”, par la loi de 2003 pour la sécurité intérieure : la prostitution aurait quitté la rue pour les espaces d’Internet, moins dangereux et surtout moins exposés aux interventions policières.

Le racolage via Internet est il légal ?

Ce développement de la prostitution sur Internet conduit tout d’abord à s’interroger sur le point de savoir si elle est illégale et si les sites de prostitué(e)s sont susceptibles de constituer un délit de “”racolage” ? Pour répondre à cette question, il convient avant tout de rappeler l’article 225-10-1 du code pénal, selon lequel “Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende“.

Si la rédaction du texte est pour le moins large, la jurisprudence s’est montrée restrictive dans l’application de ce délit. Ainsi, plusieurs juridictions ont considéré qu’il ne pouvait y avoir délit à défaut de constatation d’actes commis en vue d’inciter quiconque à des relations sexuelles rémunérées. Concrètement, cela suppose par exemple des “paroles ou gestes expressifs pouvant constituer une invitation à avoir des rapports sexuels“.

A la lumière de la jurisprudence, la cyber-prostitution ne constituerait donc pas du racolage, dans la mesure où la prostituée ne ferait sur son site que la description de services d’accompagnement ou de massages, de nature privée, sans clairement expliciter la nature des services réellement proposés, ni inciter à des relations tarifées… Tel est d’ailleurs le sens d’une réponse du ministère de l’Intérieur au député Godfrain, de juin 2007, aux termes de laquelle le ministère considère que : “[La prostitution étudiante] (…) doit recourir au démarchage par Internet, que la jurisprudence n’assimile pas au racolage défini et sanctionné pénalement.”

Pour autant, une telle réponse ministérielle n’a pas valeur réglementaire et il demeure théoriquement possible, voire probable, qu’une juridiction condamne une proposition de prostitution sur Internet sur le fondement du délit de racolage.

Reste que la poursuite d’un tel délit se heurterait probablement à un problème d’application territoriale de la loi pénale. A considérer en effet que le site Internet incriminé ne se trouve pas en France - hypothèse assez probable, il semblera difficile de le poursuivre dans la mesure où l’acte délictueux, la proposition de relations sexuelles tarifées, sera certainement réputé avoir été commis dans le pays ou le site est établi.

Comment devient-on proxénète ?

La cyber-prostitution ne saurait pour autant être considérée comme légale en droit français. Une décision du 8 mars 2007 rendue par le Tribunal de Grande Instance de Bobigny vient de le démontrer, en condamnant du chef de proxénétisme un développeur de sites Internet pour prostituées. Il a été reproché à ce dernier “d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui” en créant, moyennant rémunération, des sites Web de prostituées.

Dans la mesure où dans cette affaire l’auteur agissait en pleine connaissance de cause, la décision apparaît logique au regard de la loi pénale. On ne voit en effet pas pourquoi celui qui crée un site Internet ne serait pas proxénète, alors que la jurisprudence a reconnu des faits de proxénétisme dans le fait de prêter une camionnette à une prostituée, de publier des annonces racoleuses dans des journaux ou de mettre des lignes téléphoniques à disposition de prostituées. La relative tolérance qui semble prévaloir pour le délit de racolage sur Internet n’a pas cours s’agissant des proxénètes : une telle politique semble se comprendre en ce qu’elle tend à dissuader et sanctionner des exploitants, plutôt que pénaliser celles et ceux que l’on considère comme des victimes.

Si le proxénétisme peut être commis en aidant ou assistant la prostitution d’autrui, il est aussi incriminé par le Code Pénal sous une autre forme qui concerne très directement les éditeurs de sites Internet : l’intermédiation.

Ainsi, l’article 225-6 sanctionne de sept ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende, le fait de “faire office d’intermédiaire entre deux personnes dont l’une se livre à la prostitution et l’autre exploite ou rémunère la prostitution d’autrui.”

Plusieurs sociétés de “minitel rose” ont d’ailleurs été condamnées pénalement sur ce fondement. Il leur était reproché de laisser publier des messages de nature prostitutionnelle évidente et de s’interposer ainsi entre prostituées et clients, en parfaite connaissance de cause. Les sites de rencontres font depuis longtemps face à cette problématique et la majorité échappent à la sanction pénale en mettant en garde leurs utilisateurs, en surveillant scrupuleusement leurs services et en supprimant tous messages ou annonces racoleuses. Cette modération doit permettre d’éliminer l’élément intentionnel du délit, à savoir la conscience de permettre la prostitution d’autrui.

Et dans le Web 2.0 ?

Cette question connaît cependant un nouveau développement avec l’explosion du Web 2.0 : le concept même des sites communautaires, forums et autres réseaux sociaux est précisément de permettre une libre interaction entre les personnes.

Incontestablement, cette liberté est propice à l’offre de services de prostitution sur ces sites, les mettant ainsi en risque de proxénétisme si, à l’instar des sites de rencontres “classiques”, ils ne surveillent pas leur service.

Or, nombre de sites communautaires (blogs, forums de discussion, DailyMotion…) ont été récemment considérés par la jurisprudence comme des hébergeurs, non soumis à l’obligation de surveillance générale de leurs contenus et non responsables des contenus qu’ils hébergent, jusqu’à tant que leur caractère “manifestement illicite” leur soit signalé (c’est le fameux régime de responsabilité “allégée” de l’hébergeur).

Dans ces conditions, une question se pose fatalement : un réseau social ou un blog, qualifié d’hébergeur, abritant des annonces de prostituées est il soumis à un devoir général de contrôle, ce qui ne serait pas cohérent avec son statut légal, ou est il soumis au régime de responsabilité allégée, ce qui aurait pour conséquence de créer un système à deux vitesses avec les sites de rencontre “classiques” (qui sont eux pleinement responsables de leur contenus) ?

La réponse logique voudrait que, comme pour tous les sites communautaires, la qualification d’hébergeur soit retenue et que l’on compte sur les utilisateurs pour dénoncer d’éventuels “contenus manifestement illicites“. Pour autant, une offre de prostitution est elle “manifestement illicite” et peut on compter sur les clients pour dénoncer les prostituées ? On peut en douter.

Face au développement de la cyber-prostitution, la réponse judiciaire semble donc relativement floue et peu adaptée au développement du Web communautaire. Il reste alors aux tribunaux, voire au législateur, de se prononcer sur ce point, au risque de voir rouvrir les maisons closes … sur Internet.

Source : Le journal du net

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Feb 04

Le concours des GGGuru 2008 (concours organisé par des experts en référencement) a été remporté par François Rigal, qui a réussi à propulser notre site en tête de Google sur le mot clé “prostitution”, juste après Wikipedia !

Le GGGuru est un concours de “référencement naturel” entre experts de l’internet, qui a lieu tous les ans, et qui consiste, à partir d’un mot clé un peu provoquant, à propulser un site en tête d’affiche des moteurs de recherche. Cette année, le mot clé était “prostitution”. François Rigal nous a alors contacté, alors que notre site était perdu dans les limbes d’internet, et nous a fait grimpé en première place en six mois !

Bravo, et merci à notre expert du webmarketing !

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Jan 25

Jusqu’à hier nous étions numéro deux sur Google avec le mot “prostitution”, juste après Wikipédia. Place normale, puisque nous sommes la source d’info la plus complète sur le sujet.

Puis depuis ce jour… disparu de Google ! Pas en troisième position ou en troisième page, non non, disparu, même pas en dixième page !

Pile au moment où la polémique sur la prostitution étudiante fait rage, où le public et les médias comprennent que le point de vue de l’ Institut National de la Prostitution sur cette affaire, que nous considérons comme une opération d’intox depuis le début, était le bon. Pile au moment où nous dérangeons le plus !

Un(e) employé(e) de chez Google que nous dérangerions dans ses convictions personnelles aurait il fait acte de censure, ou simple problème technique temporaire ?

Retour à la normale le 26 janvier 2007 : iprostitution.org est revenu en tête de Google, qui reste notre ami.

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Jan 25

Créer un site pour une prostituée est assimilé à une activité de proxénétisme. C’est ce qu’a appris, à ses dépens, un informaticien de 27 ans qui avait réalisé 14 sites de ce genre. Le tribunal correctionnel de Bobigny l’a condamné à quatre mois de prison avec sursis pour le fait « d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui », l’un des trois cas de proxénétisme visé par l’article 225-5 du code pénal. Conscients qu’ils n’avaient pas affaire à un réel proxénète, les juges ont accepté que cette peine ne soit pas inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire.
Administrateur de réseaux pour un prestataire d’IBM au moment des faits, ce jeune informaticien avait rencontré une escort girl dont il était tombé amoureux. A force d’insistance de la part de la prostituée, il avait fini par accepter de créer son site internet « professionnel ». Si cette prestation est gratuite, les 13 autres qui suivront seront payantes. Il facturera les sites entre 600 et 1 000 euros. Puis il sera repéré par les enquêteurs de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois.
Seul le webmaster a été poursuivi. Quant au site, il est toujours en ligne. Est-il pour autant licite ? On peut en douter. D’abord, les mentions légales imposées par l’article 6 III-1 de la LCEN aux éditeurs professionnels (nom, prénoms, adresse, téléphone, n° RCS) n’y figurent pas. S’il s’agissait d’un site personnel, il faudrait, de toute façon, que le nom et les coordonnées de l’hébergeur y soient inscrits et que la jeune femme lui ait communiqué ses données d’identification. Puis, on peut se demander si le fait d’offrir de tels services sur internet ne constitue pas du racolage. L’article 225-10-1 du code pénal prévoit, en effet, que “le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 Euros d’amende”.

Source : http://www.legalis.net/article.php3?id_article=2162

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Dec 05

Quand on surfe sur des sites d’escort-girls, on ne peut qu’être frappé par le nombre de femmes russes, tchèques, roumaines, hongroises…

Sur Internet, on trouve des annuaires de milliers de filles qui vendent leurs services très explicites aux hommes.

Mais on remarque rapidement que beaucoup de filles sont “en tournée”. Ce 5 décembre, on en compte 150 en France, sur le seul annuaire en ligne d’escort-girls Escort-Annonce.

Parmi elles, une majorité de Russes, et d’autres femmes d’Europe de l’est, même si on trouve aussi des Brésiliennes, des Malaisiennes, des Espagnoles ou des Italiennes (et de rares Françaises, en “tournée” hors de leur ville d’origine).

Généralement, elles ne restent que quelques jours. Et peuvent enchaîner 7 villes en 15 jours, comme cette Brésilienne annoncée à Bordeaux, Lille, Rennes, Paris, Dijon, Grenoble, Nice, entre le 5 et le 21 décembre.

“Escorte en tournée à Toulouse - FRANCE - Depuis 3 Décembre 2007 jusqu’à 8 Décembre 2007 - Courriel de la tournée: (l’email est donné, NDLR) - Téléphone de la tournée: +420-77…(le numéro est donné, NDLR).” Voilà un exemple d’annonce de passage.

Le numéro de réservation renvoie à Prague, dans une “agence”. Cette entreprise s’appelle Prague Passions, si l’on en croit son site Internet, qui affirme que ses escort-girls se déplacent dans le monde entier (à la charge du client). L’agence revendique au moins 14 filles. Les prix? 250 euros les deux heures à Prague, mais plus à l’étranger. Prague Passions affirme qu’elle a actuellement 4 escort-girls en tournée… toutes en France.

Le phénomène semble massif. Sur le seul site Internet Escort-Annonce, sont inscrites 451 “agences”, dont certaines n’ont certes que quelques membres.

“Delphine”, escort-girl à Grenoble, voit les filles de l’est passer: le cliché de l’invasion de femmes d’Europe de l’est? “Il y a une part de vérité là-dedans…”, nous répond la jeune femme, qui par ailleurs ne veut pas que son job d’escort “gêne sa vie privée. “Elles ne restent pas longtemps. Elles vont de ville en ville.” Mais elle estime qu’elle n’a pas “eu affaire à elles”.

“Moi, je m’en fous, Je peux vous assurer que vu la demande, y’a du travail pour tout le monde…”, ironise Delphine (prénom changé), quand on lui demande s’il y a une tension à cause de la concurrence entre filles de l’est et française, entre escorts “indépendantes” et escorts “d’agence”.

“Les réseaux de filles de l’est ont investi Internet après la loi Sarkozy de 2003″, regrette Jeanine Mossuz-Lavau, chercheuse au Cevipof. “A cause de la répression du racolage passif, on a eu une reconversion de toutes les filles de l’est qui étaient arrivées en France au début des années 2000. Les réseaux se réorganisent.”

“Le mois dernier, un propriétaire a découvert qu’une fille de l’est se prostituait dans son appartement”, raconte Samuel Prieur, de l’association Le Nid, contre la prostitution, qui a reçu cet appel de détresse. “Il y avait sans cesse du va-et-vient dans l’appartement et ce n’était pas la fille qui payait…” Jeanine Mossuz-Lavaud évoque aussi des témoignages selon lesquels la mafia russe a acheté en France des immeubles et des appartements pour la prostitution, mais estime surtout qu’on ne connait pas assez bien le problème.

“La technique des tournées rend les flagrant délits beaucoup plus difficiles, car le temps passé par la prostituée en France est très court”, estime le responsable de l’association Le Nid.

http://www.lepost.fr/article/2007/12/05/1063067_les-reseaux-de-filles-de-l-est-ont-investi-internet.html

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Dec 05

C’est la formule d’un client habitué des escort-girls, ces femmes qui vendent leurs services via Internet. Une idée fausse selon l’association Le Nid.

Qu’est-ce que c’est que les “escorts girls”? C’est la question que se posent certains internautes en découvrant les plateformes Internet sur lesquelles des milliers de filles louent leur corps à l’heure. Une activité potentiellement illégale mais qui a dépassé la prostitution dans la rue…

Voici la réponse d’un habitué, qui répond en des termes crus à un nouveau venu sur le forum d’Escort-Annonce.com, un des annuaires d’escort-girls qui permet aux clients d’”évaluer” les filles. Un témoignage pour mieux comprendre l’état d’esprit de ceux qui consomment.

“En gros, pour les escort girls, c’est toujours de la prostitution bien sûr. Mais elles sont aux putes de rue (type Strasbourg St-Denis) ce que la haute gastronomie est au fast food.”

“Bien sûr, on peut aussi avoir de mauvaises surprises (mais cela ne m’est arrivé qu’une fois sur dix expériences maintenant - je suis un “punter” modéré, pour ne pas me fâcher avec ma banque - [les punters, c'est le mot anglais utilisé pour désigner les clients des escorts girls, NDLR]). Bon : un ratage sur dix rdv , c’est tout de même peu. Plus un rdv avorté car il y avait un type devant la chambre d’hotel.”

“Haute gastronomie dis-je : tu as tout intérêt à être très propre sur toi, voir bien looké… les nanas de l’est sont sensibles à l’argent, au pouvoir, il faut faire passer intuitivement l’idée, faire sentir, que tu n’as ‘pas de problème’.”

“Sur le plan relationnel : il ne faut pas attendre que tout vienne d’elle. Y ‘aller’ : cuni, DFK… (cunilingus et “deep french kiss”, c’est-à-dire un baiser profond avec la langue, NDLR). Oui elles embrassent et en principe les services sont précisés sur les sites. Les caresser, normal, comme avec une copine.”

“Venir avec ses préservatifs préférés est également bien vu (mais évidemment, elles sont équipées!).”

“Elles sucent ’sans capote’ pour la plupart, sinon c’est précisé. Pas de risque de contamination pour le punter si tu te fais sucer. Par contre pour le cuni, cela peut craindre.”

“Rapport sexuel sensu stricto toujours protégé, bien sûr.”

“Certaines arrivent à nous faire croire que nous sommes leur petit ami.
Le problème, c’est qu’elles sont gentilles avec tout le monde (qui les paient!), sauf les gros bourrins.”

“Toujours payer à l’arrivée.
Se lâcher.
Et bonne bourre.”

L’avis d’une association d’aide aux prostituées: “Il n’y a pas de prostitution ‘haut de gamme’… les escorts girls, ça reste de la prostitution”, nous dit Samuel Prieur, de l’asso Le Nid, qui lutte pour une “société sans prostitution”.

“C’est une fausse idée de distinguer d’un côté les ‘pauvres’ femmes âgées qui travailleraient sur le trottoir et de l’autre des femmes plus glamour, qui se prostitueraient des hôtels de luxe…”

“Les dégâts sur les femmes sont les mêmes…
il n’y a pas de différence de fond entre prostitution de rue et de ‘luxe’ ou prostitution ‘libre’ et prostitution ‘forcée’… La prostitution reste subie.”

http://www.lepost.fr/article/2007/11/26/1058428_les-escort-girls-c-est-la-haute-gastronomie-de-la-prostitution.html

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Dec 05

On a interrogé un policier spécialisé sur les sites d’escort-girls, qui louent leurs services en ligne. Proposer de la prostitution sur le Web, on peut y voir du racolage ou du proxénétisme, en théorie.

Quelle est l’ampleur du phénomène de la prostitution en ligne? Que pèsent les plateformes Internet sur lesquelles des femmes vendent leur corps?

Cela dépasse amplement ce qu’on trouve sur la voie publique“, nous répond un policier très proche de ces questions.

“Il y a plus de prostitution via Internet que dans la rue.”

Il y a une bascule qui s’est faite, en quelques années”, ajoute ce fonctionnaire haut placé. “L’offre est vraiment très importante“, dit-il encore.

“L’affichage de la prostitution sur le Net peut-être considéré comme du racolage, ce qui est interdit”, précise encore notre source de police.

Si la prostitution n’est pas illégale en soi, le code pénal précise “le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende“, rappelle au Post l’avocate Murielle Cahen.

Tout est ensuite une question de présentation: est-il clair que l’escort propose du sexe, affiche-t-elle ses tarifs? Sur certains sites, il y a peu de doute.

Les sites d’escort-girls peuvent se faire accuser de proxénétisme. Car le code pénal interdit “d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui” et de faire “office d’intermédiaire” entre une prostituée et son client, précise l’avocate Me Cahen.

En hébergeant les pages perso des escort-girls les annuaires en ligne pourraient en théorie être poursuivis pour ce délit, puni lourdement: 7 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Sans parler des “agences” de filles de l’est, vantées via des sites et des annuaires, qui peuvent elles être accusées d’employer des prostituées.

Mais la police ne souhaite pas s’exprimer officiellement sur les escort-girls. C’est pour cela que le responsable interrogé par Le Post ne souhaite pas être cité ni donner trop de détails.

Pourtant, les services spécialisés disent suivre le dossier de la prostitution en ligne.

La prostitution en ligne est-elle plus difficile à contrôler? “Non. On travaille autrement“, se borne à dire notre responsable policier.

Pourtant, on a l’impression que le phénomène se développe assez librement. L’avocate Murielle Cahen n’a pas connaissance de sites ou d’escort girls qui aient été condamnés pour racolage ou proxénétisme à cause de leur activité sur Internet. Ce qui n’empêche pas

Des centaines d’”agences” répertoriées en Europe et sur des sites français, des dizaines de milliers de femmes inscrites sur les annuaires, des numéros de téléphone portable des prostituées affichées en clair sur le Réseau… Pour l’instant, le monde de l’escorting n’a pas l’air de trop s’en faire.

Source : Le Post

Un exemple de site d’escort en France : http://www.escort-annonce.com/

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Nov 22

Guerre à la prostitution sur internet aux USA. Les clients et prostituées se retrouvent en plus à la télé, menottés, visage non masqué, avec leur nom…

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May 28

Femme chinoise

La chine, toujours à la pointe des libertés… 

12 sites de rencontres sur Internet accusés de promouvoir la  prostitution
 
  2007-05-27 17:18:39   

BEIJING, 27 mai (XINHUA)– L’observatoire de l’Internet de Beijing a accusé 12 sites de rencontres de servir de couverture à la  prostitution, leur laissant une semaine pour nettoyer leur contenu.  

     “Le contenu ouvertement racolleur sur certains sites internet  est très choquant“, selon le Beijing Online News et Information  Panel, un comité d’observation de l’Internet composé d’officiels  du gouvernement, d’experts et de représentants du comité  d’internautes.  

     Sur ces sites, on trouve des informations détaillées sur le  commerce sexuel, dont “des contacts, des prix et des services”. 

     Selon le comité, les informations en lien avec le commerce  sexuel représentent 95% du contenu des sites, qui devront les  retirer avant le er juin. 

     Sur l’un des sites, qui se définit comme un site de rencontres  pour les coeurs célibataires, on peut trouver une annonce sans  doute écrite par une jeune femme, qui se décrit comme une “  professionnelle du plaisir”. 

     Dimanche matin, le site semblait avoir effacé ce type  d’annonces. Il ne contenait que 11 annonces de “femmes cherchant  un homme” et aucune d’”hommes cherchant une femme”. 

     Le comité accuse les sites de faire explicitement du commerce  sexuel en accompagnant les annonces de services sexuels d’icônes.   

     “Aider et se rendre complice de la diffusion d’informations  relatives à la prostitution pour augmenter le taux de clics d’un  site est contraire à la loi”, a déclaré Min Dahong, directeur du  comité.

src : xinhuanet

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