mar 10

Sujet racoleur pour les uns, problème de fond pour les autres, la prostitution étudiante ne laisse pas indifférent. En janvier, le phénomène de la prostitution étudiante a cristallisé l’attention des médias avec la sortie de deux livres sur le sujet : le récit de Laura D., 20 ans, qui s’est prostituée pour payer ses études, et le mémoire d’Éva Clouet, 23 ans, sur La prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies de communication. État des lieux…

Un livre et c’est le buzz. En publiant Mes Chères études, Laura ne s’attendait pas à une telle ampleur médiatique. Du journal de France 2 à l’émission de Marc-Olivier Fogiel, en passant par la presse internationale, elle a multiplié les interviews, soucieuse de témoigner d’une situation qu’elle juge peu connue.
Et c’est tout le fond du problème. Cachée, discrète et individuelle, la prostitution étudiante est quasiment impossible à évaluer. Jean-Marc Souvira, chef de service à l’office Central de la Répression de la Traite des Êtres Humains (OCRETH), rappelle que la prostitution renvoie à « des réalités diverses ». La police estime que 15 à 20 000 personnes se prostituent régulièrement. Mais il est plus difficile de chiffrer la prostitution occasionnelle, notamment celle pratiquée sur Internet. Et quand on s’aventure sur le terrain de la prostitution étudiante, c’est encore plus flou.
Absence de visibilité

Pour l’institut national de la prostitution, un observatoire indépendant en contact permanent avec les clients et les professionnels, elle est nettement surévaluée. Une référence au chiffre de 40 000 étudiants se prostituant, avancé en 2006 par le syndicat SUD étudiants. Pour François Rigal, président de l’institut, la prostitution étudiante reste « marginale » et la sortie des livres ne fait que renforcer « les rumeurs et les fantasmes ». Il évoque notamment les prostitués qui se font passer pour des étudiantes sur le net afin d’attirer une certaine clientèle. Selon la Brigade de Répression du Proxénétisme : « les fausses étudiantes sont peut-être encore plus nombreuses que les vraies. » Reste qu’il n’existe à ce jour, aucun rapport complet sur le sujet. Mesurer l’ampleur du phénomène reste un vœu pieu.
L’absence de sources et d’enquêtes, n’a pas découragé Éva Clouet, en M2 de Sociologie à l’université Toulouse II – Le Mirail. Elle réalise en 2006 un mémoire sur la prostitution étudiante. Un travail universitaire axé sur la sociologie, qui ne se veut pas exhaustif mais le reflet d’« une réalité sur la prostitution étudiante. » En recherchant des témoignages, elle découvre que les étudiants qui se prostituent s’adressent rarement à la médecine préventive universitaire ou à d’autres organismes en lien avec la prostitution. C’est grâce à un forum sur Internet qu’elle rencontre cinq étudiants qui acceptent de lui confier leur histoire.
L’arbre qui cache la forêt

Franchir le cap de la prostitution, poster une annonce sur un site Internet et prendre rendez-vous. Une démarche qui n’est pas anodine et qui ne résulte pas du hasard. Pour Laura D., les motivations étaient financières. Pour boucler les fins de mois, elle finit par choisir cette voie, faute de mieux. Avec la perspective de sommes importantes, (une heure avec un client entre 150 et 300 €), plus attractives que son maigre revenu de télé opératrice. Pour dénoncer cette précarité étudiante, elle décide de livrer son témoignage. Une problématique qui ressort généralement lors de périodes d’élections. Pendant la dernière campagne présidentielle, quelques médias en ont parlé. Les syndicats étudiants aussi. Ce qui n’étonne pas Jean-Marc Souvira, pour qui, la prostitution étudiante est « un sujet régulièrement rebattu ». Un arbre qui cache la forêt.
Précarité étudiante : État des lieux

L’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE), qui publie régulièrement des rapports sur les conditions de vie des étudiants, définit la précarité étudiante comme « l’accroissement des risques d’échecs qui résulte de la concurrence entre l’exercice d’une activité rémunérée et les exigences des études. » Selon une enquête publiée en 2 000, fondée sur un échantillon test de 26 000 étudiants inscrits dans un établissement supérieur français, 54,5 % d’entre eux exercent une activité rémunérée pendant l’année. Pour 7,1 % d’entre eux, ce job étudiant est susceptible de compromettre leurs études. Ce qui concerne environ 100 000 personnes. La proportion des étudiants en situation de pauvreté grave et durable reste stable, autour de 22 000. Dans son mémoire, Éva Clouet s’intéresse au système des bourses. Elle constate que « sur cinq ans, les dépenses obligatoires – frais d’inscriptions, sécurité sociale, logement, repas au RU, etc. – ont augmenté de 23 % alors que les bourses universitaires et l’allocation logement n’ont augmenté que de 10 %. » Laura comme Sandrine, une étudiante interrogée par Éva Clouet, ne dépendent pas de leurs parents qui ne peuvent subvenir à leurs besoins. Elles assument seules les dépenses engrangées pendant l’année. L’une comme l’autre sont gênées de devoir leur demander une aide et ne veulent pas devenir une charge supplémentaire. Leur pratique de la prostitution occasionnelle et liée à un besoin d’argent.
Sortir des carcans

Mais si l’on en croit Éva Clouet, toutes les étudiantes ne se prostituent pas que pour l’argent. Elle décrit dans son mémoire d’autres parcours en rupture avec la norme. Anne-Sophie, 21 ans, a grandi dans une famille attachée aux traditions et à la religion. Après avoir reçu une éducation stricte pendant son adolescence elle a ressenti le besoin de sortir d’une vie lisse et cadrée. En se prostituant, elle se démarque et se heurte frontalement au modèle parental. Pour Annabelle, 24 ans, c’est encore différent. Elle a choisi délibérément de se prostituer. Une forme de libertinage dans laquelle elle s’épanouit. Tout a commencé par un jeu et la réalisation d’un fantasme pour finir en échappatoire. Elle avoue : « C’est un peu mon oxygène, j’en ai vraiment besoin ! Cela fait partie de mon équilibre dans la vie. »

« La prostitution ne m’a offert que le pire »

Trois questions à Laura D., auteur de Mes chères études, étudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée, aux éditions Max Milo Témoignage.

Au cours de votre première année universitaire, comment avez-vous passé le cap de la prostitution ?
« Je l’ai fait pour des raisons financières. Entre les frais d’inscriptions, le loyer, les factures et une foule de frais annexes, je ne m’en sortais pas. Même avec un job à côté.
En surfant sur Internet à la recherche d’extras, je suis tombée sur des sites avec des annonces proposant des rapports tarifiés. Parfois dans des rubriques en apparence anodine, telles que « service à la personne » ou « ménage ». Je ne me suis pas arrêtée.
Mais une semaine après, j’angoissais de ne pas avoir d’argent et j’ai sauté le pas. »

Qu’est-ce qui pousse à continuer ?
« L’argent. On ne peut pas dire qu’il soit facile à obtenir vu l’effort qu’il demande, mais rapide oui. Et puis c’est grisant de se retrouver un jour avec de grosses sommes. Après ma première expérience, j’ai eu besoin de faire des achats. C’était compulsif. Alors, quand on se retrouve sans rien après plusieurs mois, on recommence.
Et puis d’un autre côté, il y a Internet qui banalise tout. Les clients répondent rapidement et en nombre. Pour eux, c’est avantageux que cela reste confidentiel et secret. »

Quelles sont les conséquences d’une prostitution occasionnelle ?
« Ce n’est pas forcément évident de les mesurer pleinement. Avant de commencer, je n’avais pas réalisé à quel point ça allait me marquer. La domination financière, qui s’établit dans la relation, dénature complètement le rapport. Cette pratique est extrêmement violente. Les conséquences sont dévastatrices pour se construire en tant que femme. Psychologiquement et physiquement, c’est d’autant plus dur pour avancer dans la vie.
Je n’ai pas de conseils à donner à ceux qui se retrouveraient dans ma situation, ce n’est pas mon rôle. J’aimerais juste leur dire que ce n’est pas un acte anodin. Jamais. »

Internet, vitrine de la prostitution occasionnelle

Support privilégié de la prostitution occasionnelle, Internet est pour beaucoup dans son absence de visibilité. Offrant un « anonymat confortable et sécurisant » pour ses utilisateurs, (La prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies de communication d’Éva Clouet, aux éditions Max Milo Témoignage), le Web est devenu une nouvelle plateforme pour l’exercice de la prostitution. La multiplication des sites d’annonces pour adultes et les récentes lois contre le racolage n’ont fait que renforcer le phénomène.
Sur la toile, on ne parle pas de prostitués mais d’« escortes », un terme qui recouvre des réalités diverses. À l’origine, l’« escorte » désignait une personne qui accompagnait un homme lors d’une soirée ou d’une sortie culturelle. Le rapport sexuel n’était pas obligatoire. Aujourd’hui, l’ensemble des prostitués du net utilisent ce statut. Les tarifs en ligne dépassent nettement ceux de la rue. On oscille entre 100 et 500 € de l’heure.
Échappant bien souvent à la coupe des proxénètes, la prostitution occasionnelle n’est pas sans risque. En cas de « mauvaise rencontre », personne n’est susceptible de venir en aide aux « escortes ». Leur vulnérabilité est donc accrue.

source : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=33068

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mar 05

A ne pas rater, un certain dimanche de Pâque. Inscrivez vous en guestlist : iprostitution@hotmail.fr

FREE

CATIN RESURRECTION 23 MARS

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nov 18

Fidèles lecteurs, voici la nouvelle forme d’iprostitution.org. Nouveau design, et surtout, de très nombreuses nouveautés pour naviguer plus facilement parmis les centaines d’articles.

Ainsi, vous avez à présent accès à tous les articles du site sur une seule page via la rubrique “lire tous les articles”. Vous pouvez accéder aux articles par mot clé via le “nuage de tags”. Vous avez à présent une rubrique “video en ligne” pour regarder des heures de video sur le thème de la prostitution. Vos commentaires sont de plus mis en avant puisque les dernier s’affichent sur toutes les pages.

Et toujours, la selection de livre et DVD que vous pouvez acheter directement sur amazon, la fonction “share this” pour partager facilement les information sur votre agrégateur de new favorit ou par email, et bien sûr, la possibilité de lire le site en rss et d’être informé en temps réel, c’est à dire quotidiennement, des mises à jour. 

Grace à vous, iprostitution.org s’est issé en première page d’un célèbre moteur de recherche en quelques mois. Merci de nous avoir suivi dans cet ambitieux projet de devenir LE site francophone de référence sur la prostitution.

Continez de nous linker de votre site ou blog, de parler du site sur les forum et blogs, de laisser des commentaires, de nous envoyer des articles, de parler du site autour de vous. iprostitution.org est fait pour vous et par vous. 

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oct 29

C’était un de nos (nombreux) objectifs et nous l’avons atteint : iprostitution.org est arrivé en première page d’un moteur de recherche bien connu, avec la simple requête « prostitution ». Bien des sites pour adultes paieraient des fortunes pour être, comme nous, un des leader sur ce mot clé !!! Nous sommes, dans le monde du web, devenu en sept mois une référence sur le sujet. Un site sérieux sur la prostitution, sans idéologie, détaché des passions et de toutes formes de « racolage », il fallait l’ inventer, et ça marche ! Nous devons ce succès aux multiples sites qui nous ont « linké », aux participants qui ont mis à jour ce site quotidiennement, aux efforts techniques fait pour le référencement du site. A tous les amis d’ iprostitution.org qui ont donné un coup de main à un moment ou à un autre, un grand merci !!! Merci aux blogueurs et webmasters qui ont parlé de nous, merci aux différentes associations qui nous ont encouragé, merci aux internautes qui quotidiennement nous aident à mettre à jour ce site.

C’est un petit exploit que nous avons réalisé car en quelques mois, nous avons dépassé en terme de visibilité des sites, bien souvent féministes à l’ancienne, qui existent depuis des années et qui ont de gros moyens. Mais le plus dur reste à faire : Se maintenir à la première page (notre position est fragile) , dépasser des sites de référence très puissants qui sont devant nous, pour bientôt, pourquoi pas, devenir LE numéro un sur LE moteur de recherche…

Pour nous aider, il n’y a pas trente six solutions mais quelques unes seulement : Parlez d’iprostitution.org autour de vous, linkez nous à partir de votre blog, de votre groupe ou de votre forum favori, laissez des commentaires sur le site, envoyez nous des articles. Par une mise à jour fréquente (notamment via les commentaires), des articles exclusif et des liens venant d’ailleurs, nous pouvons encore plus nous imposer sur les moteurs de recherche. Utilisons à fond le réseau, aidez iprostitution.org à devenir LE site français sur la prostitution. Nous avons besoin de vous !!!

ENCORE MERCI !!!

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jun 18

Le site iprostitution.org fête son premier mois ! Ouvert le 19 mai 2007 peu avant minuit, iprostitution.org achève sa première phase. Interview de Valérie, webmaster d’ iprostitution.org

INP : Comment en êtes venu à vous occuper du site iprostitution.org ?

Valérie : Depuis que je travaille dans le web, je consacre toujours un peu de temps sur des projets à but non lucratifs. J’ai déjà aidé des artistes à mettre en place leur site, je me suis occupé d’un site sur le déminage, j’ai travaillé pour une association d’insertion aussi. cette année, je défends une autre belle cause en offrant un peu de mon savoir faire.

INP : Pourquoi la prostitution ?
Valérie : Je m’ intéresse à la cause des femmes depuis longtemps, cependant le féminisme militant et dogmatique m’ insupporte. Je voulais faire quelque chose pour l’association “le bus des femmes”, puis j’ai rencontré des membres de l’ INP et on s’est bien entendu. Quand j’ai lu le manifeste, j’étais 100% pour, alors voila.

INP : Quel est le cahier des charge d’ iprostitution.org ?
Valérie : L’ INP voulait créer une sorte de Think-tank sur la prostitution, récoltant les informations en temps réel pour émettre des idées sur la façon dont la prostitution pourrait être abordée en France. L’ idée de départ est clairement de faire un site vivant, mis à jour quotidiennement, accessible à tous, et à terme, devenir une référence du web sur le sujet.
A partir de cela, on a défini les besoins techniques, qui sont :

- Mettre en place Un moteur de publication performant, qui permette une mise à jour simplifiée.
- Avoir un design de site simple et agréable qui plaise au plus grand nombre.
- Permettre un bon référencement sur les moteurs de recherche.
- Mettre en place un moteurs de recherche d’informations, en particulier dans la presse francophone.

INP : Où en êtes vous actuellement par rapport à ce cahier des charges ?
Valérie : Ce qui a été fait est aujourd’hui visible. Ce premier mois était la “phase alpha”, qui correspond à une période où on teste un prototype. Cela nous a permis de voir à quoi pouvait ressembler le concept d’ iprostitution.org et quel travail cela demande pour le faire vivre. Aujourd’hui nous commençons la phase Bêta, nous allons apporter un certain nombre de modifications au site, en fonction des expériences que nous avons tiré jusqu’alors.

INP : Quels sont les premières remarques que vous pouvez faire sur cette experience d’un mois ?
Valérie : Nous avons eu environ 3000 visiteurs uniques, c’est très bien pour un site qui débute tout seul dans son coin. Un petit buzz se met en place. Nous avons aussi pu évaluer la qualité de l’interface auprès d’une quarantaine d’utilisateurs. Nous commençons à être référencé dans les moteurs et annuaires. Mais il reste beaucoup de choses à faire.
Nous allons revoir l’interface pour qu’elle soit plus claire et plus dynamique pour que les gens  restent plus longtemps sur le site, et trouvent les articles facilement. Nous avons aussi besoin d’être mieux linkés à partir d’autres sites, forums ou blogs. Toutes ces choses là prennent du temps, un vrais bilan devra être fait fin 2007, qui correspond à la période de version Bêta. La vrais version 1 sera pour le premier janvier 2008. Il faut six mois pour lancer un site, quand on n’a pas les moyens de se payer des pubs.

INP : Vous êtes vous fixé des objectifs de résultats ?
Valérie : Oui bien sûr. Mais il est difficile d’en parler ici. Tout ce que l’on peut dire, c’est que d’ici six mois, on espère atteindre un certain nombre de visiteur/jour, qu’il y ai une certaine progression naturelle et régulière de ces visites, qu’on devienne leader sur certains mots clés dans les moteurs de recherche, que chaque nouveau visiteurs reste le plus longtemps sur le site et qu’un grand nombre nous mette dans ses favoris, qu’on a besoin d’être linké à partir de beaucoup de site de qualité, etc. Les modifications qui seront entreprises dans les jours qui viennent iront dans ce sens. Ensuite, si le site continue d’avoir un contenu pertinent et intéressant mis à jour régulièrement, si petit à petit on noue des liens avec d’autres site, ça se fera naturellement. Patience.

INP : Qu’avez vous envie de dire aux lecteurs d’ iprostitution.org ?
Valérie : De mettre le site dans leurs favoris et de revenir régulièrement. De laisser des commentaires. De parler du site autour d’eux et sur les forums et blogs. De nous donner leur avis. De nous donner des infos. Et aussi, merci d’être passé !

Source : Les News du Net

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