Dec 29

Doit-on voir dans la prostitution un lieu d’affirmation de soi ou le lieu suprême de l’humiliation ? Est-ce un métier respectable ou une forme moderne d’esclavage ? Et les clients, ne font-il, finalement, rien de mal ; ou, au contraire, doivent-ils faire l’objet de poursuites pénales ? Qui a raison ? Depuis des décennies les pouvoirs publics pataugent. Pour tenter d’y voir plus clair, le point de vue de la philosophie peut être une solution de “sortie de crise”, comme l’on entend dire en ce moment …

Ce livre interroge donc la prostitution de la manière la plus radicale possible. Pour cela il remontera jusqu’à ce qui constitue, en quelque sorte, l’essence même du rapport prostitutionnel, mais dans le contexte sexuel uniquement. Et dans le cadre d’un apport spécifiquement philosophique pour tenter de comprendre le phénomène de la prostitution.
Il incombe alors au philosophe de chercher à cristalliser une définition du phénomène dont toutes les autres disciplines tendent à déterminer les causes. En cela ce livre ira dans le sens de la clarification conceptuelle, car toute investigation empirique présuppose un certain découpage conceptuel du réel. Ledit ne se fait pas toujours de manière consciente, ni sans certains à priori … En philosophie, on cherchera donc à articuler de la façon la plus claire et distincte possible ; sans oublier ces fameux à priori qui pourraient l’influencer.

Il faut donc analyser les différents discours et s’arrêter sur certaines notions non empiriques qui les émaillent. Par exemple, ces affirmations péremptoires qui veulent que dans la prostitution les notions de liberté, d’autonomie, de dignité, de moralité soient systématiquement mises en avant. Mais tout ne peut se résumer en une seule phrase. Si certains affirment que personne ne choisit librement de se prostituer, d’autres disent, tout aussi sûrement, que le choix de se prostituer peut être un choix parfaitement libre.

Ce livre ne prétend nullement dire le dernier mot sur la question du caractère moral – ou immoral – de la prostitution ; mais il apporte des arguments qui peuvent convaincre que la prostitution n’est pas moralement condamnable. En alimentant ainsi le débat, Norbert Campagna veut dépassionner le débat. Ce docteur en philosophie, professeur-associé à l’Université du Luxembourg, ne veut nullement légitimer le traitement souvent irrespectueux des personnes prostituées par leurs clients ; mais il veut s’interroger sur l’acte pris isolément.

Pour ce faire, cinq chapitres s’articulent autour de sa pensée. Dans le premier, il tente de clarifier le concept de prostitution pour simplifier ce qu’il implique. Dans le second est abordé la question relative à ce qui peut être vénal et à ce qui ne doit pas le devenir. Le troisième chapitre s’interroge sur l’impact de la sexualité en général et des rapports prostitutionnels en particulier sur la dignité humaine. Dans le quatrième chapitre sont étudiés les différentes manières de comprendre l’affirmation selon laquelle personne ne se prostitue librement. Quant au cinquième et dernier chapitre, il analyse les différentes politiques pouvant être mises en œuvre par une société confrontée à l’existence de rapports prostitutionnels.

Bref, et quoi qu’on en pense, il demeure certaines vérités et certains faits qui ne nous dispensent pas de nous interroger sur la compatibilité éventuelle de la prostitution, de la liberté et du respect de la dignité. C’est à une telle interrogation que ce livre procède ; mais il ne justifie en rien la situation dans laquelle se trouver aujourd’hui de nombreuses prostituées. Il ne fait pas non plus l’apologie de la prostitution … Car elle n’est ni un élément constitutif de la société idéale, ni un élément qui lui serait radicalement antithétique.
L’acte prostitutionnel n’est ni un bien en soi, ni un mal en soi.
La prostitution, la liberté et le respect de la dignité sont compatibles au niveau des concepts. Il dépend des êtres humains de les rendre compatibles également au niveau de la réalité.

Source Lemague

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Jun 26

Sortie de la revue SOCIETES, numéro “Prostitution et socialités”.
Revue thématique paraissant quatre fois par an, Sociétés informe sur la recherche, les publications et l’actualité de la sociologie. Elle donne les moyens d’intégrer des savoirs spécialisés dans une réflexion plurielle.

SOMMAIRE :

Avant-propos
Gérard LANIEZ

Prostitution – une histoire sans fin ?
Milena CHIMIENTI

La prostituée, une invention sociale
Françoise GIL

Le traitement juridique de la prostitution
Sarah-Marie MAFFESOLI

La fabrique de la passe
Paul CANARELLI et Catherine DESCHAMPS

« La prostitution est un métier ». Paroles croisées
Christine DELORY-MOMBERGER et Camille CABRAL – CARINE – Maîtresse NIKITA – Claudette PLUMEY – Sonia VERSTAPPEN

Trottoirs, impasses et sens interdits. Ébauche d’une pratique de terrain
Stéphane DUBORJAL

Géographie du marché du sexe : entre dynamiques urbaines, économiques et politiques
Milena CHIMIENTI et Àgi FÖLDHÀZI

Femmes africaines, migration et travail du sexe
Françoise GUILLEMAUT

Se procurer la revue (35 euros) : http://universite.deboeck.com/livre/?GCOI=28011100893320&fa=sommaire

Une version en ligne est disponible là : http://www.cairn.info/revue-societes-2008-1.htm

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Jun 22

ROME, Vendredi 20 juin 2008 (ZENIT.org) - Les gouvernements doivent affronter sérieusement le problème de la prostitution en tablant sur des mesures qui favorisent la suppression de ce phénomène, affirme le responsable général de l’Association « Communauté Pape Jean XXIII », Giovanni Paolo Ramonda.

Dans un article publié sur « L’Osservatore Romano », Giovanni Paolo Ramonda déplore qu’en ce troisième millénaire « l’exploitation de la personne humaine » soit encore « un phénomène à combattre » face auquel « les chrétiens ne peuvent rester impassibles et résignés ».

« Les femmes rendues esclaves de la prostitution ne doivent ni être consolées, ni être entretenues, mais libérées », poursuit-il.

L’exploitation sexuelle des femmes, estime Giovanni Paolo, n’est pas une « rencontre entre deux liberté : celle de la femme esclave et son client ». Elle est « la conséquence directe de système injustes où les victimes, pour améliorer leurs conditions de vie, ou tout simplement pour pouvoir survivre, deviennent des monnaies d’échange facile pour trafiquants sans scrupules ».

Selon le responsable de l’Association, la situation s’est aggravée avec l’émigration massive vers le riche occident et le bien-être facile. « Intermédiaires et exploiteurs organisent de véritables rackets auprès des femmes les plus vulnérables », relève-t-il, « multipliant ainsi les occasions de violence et de cruauté ».

Rappelant les prises de position des deux derniers papes contre ce fléau, Giovanni Paolo Ramonda demande aux gouvernements d’agir avec détermination contre cette forme de violence qu’est la prostitution car, dit-il, « le respect d’autrui n’est pas seulement une des règles de base de notre religion, mais une conquête incontournable au plan culturel et au plan de la civilisation ».

Comme le disait don Oreste Benzi, fondateur de l’association : « aucune femme ne naît prostituée, elle le devient parce que quelqu’un l’y a poussée ».

Des peines plus sévères pour les trafiquants

Pour mettre fin à ce fléau, Giovanni Paolo Ramonda pense qu’il ne peut y avoir de solutions « tolérantes » : on ne peut « faire passer pour légitime », souligne-t-il, « ce qui est l’expression même d’une possession pure et simple de la personne réduite à un objet, une offense à la dignité et à la liberté des consciences. Une chose injuste le reste au-delà des situations qui conditionnent l’acte ».

Le responsable de l’Association se dit déconcerté « par la thèse de ceux qui pensent pouvoir résoudre le problème en le circonscrivant à des zones urbaines classées X, ou en confiant la gestion de ce type d’exploitation à des coopératives ».

« Comment peut-on penser contraster un mal en le délimitant géographiquement ou en le règlementant par des normes spéciales ? » s’interroge-t-il. « Le vol aussi est mal tout comme tant d’autres formes d’exactions qui nient le sens du prochain, mais on n’a jamais pensé les combattre en créant des règles ou une discipline car cela reviendrait à leur donner un semblant de légitimité ».

Pour lui, la solution est que « les gouvernements approuvent des moyens législatifs appropriés » qui permettent de « réprimer le phénomène en frappant les responsables du racket, en renforçant les contrôles et les peines ».

Cette attitude doit être accompagnée d’une régénération des valeurs, « indispensable pour donner la possibilité aux jeunes de grandir dans une société plus saine et moins hypocrite ».

« Un Etat attentif doit veiller à protéger le bien commun s’il veut promouvoir la vraie croissance humaine et culturelle de ses citoyens, et à ne pas se plier à des solutions hypocrites et rapides, qui ne sauraient profiter qu’à ces mêmes personnes, fourbes et privées de scrupules ».

L’Association « Communauté Pape Jean XXIII » a été fondée en 1968 par le père Oreste Benzi (décédé le 2 novembre dernier). Elle s’occupe de toxicomanes, handicapés, mineurs en difficulté et anciennes prostituées. Elle est présente dans 27 pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. Elle a aidé jusqu’à présent près de 6.000 jeunes filles à quitter la prostitution.

http://www.zenit.org/article-18254?l=french

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Jun 09

Pierre Lumbroso, avocat pénaliste au barreau de Paris depuis dix-sept ans, revient sur les problèmes posés par la loi sur la sécurité intérieure du 21 janvier 2003 et sur ses conséquences sur la prostitution à Paris.

“La loi de 2003 n’est pas efficace contre la prostitution internationale. Pire, elle est extrêmement dangereuse pour les filles qui travaillent de façon indépendante.”

D’où viennent les prostituées qui travaillent dans la capitale ?

Des pays de l’Est, d’Asie du Sud Est et d’Afrique noire. Ces filles travaillent essentiellement dans les bois de Vincennes et de Boulogne. C’est là que sévissent les réseaux internationaux. Il reste quelques prostituées “traditionnelles” dans des camping-cars, au bois de Vincennes, mais la majorité des filles viennent de l’Est. Le terrain est bien gardé, les bagarres sont fréquentes et les Fran­çaises très vite délogées. Au bois de Boulogne, où la violence est tout aussi importante, les prostituées sont essentiellement des transsexuels ou des homosexuels. Les filles d’Afrique noire sont basées principalement en haut de la rue Saint-Denis. Les filles originaires de Thaïlande, du Laos ou du Viêt Nam, tra­vaillent, sous la contrainte de proxénètes, dans des studios des tours du XIIIe, notamment porte de Choisy et avenue d’Italie.

Qu’en est-il des prostituées traditionnelles ?

Elles travaillent ou dans des camping-cars ou dans des studios loués rue Saint-Denis, place de la Made­leine ou près des bars de Pigalle. Aujourd’hui, elles ne constituent que 30% des 1 500 à 3 000 prostituées franciliennes. La loi sur la sécurité intérieure du 21 janvier 2003 a été adoptée pour lutter contre les réseaux internationaux de prostitution. L’idée était de criminaliser la prostitution en interpellant les filles afin qu’elles livrent leur proxénète. Les têtes de réseaux se trouvant à l’étranger, ça n’a jamais marché. Au final, cette loi pénalise les prostituées traditionnelles. Les bâilleurs qui leur louent des studios sont désormais considérés comme des complices. Les filles ont été contraintes de déserter le centre des villes pour aller travailler dans des lieux à risque, notamment les forêts, Ram­bouillet ou Fontaine­bleau. Avec l’insécurité qui y règne, elles ont dû faire appel à des proxénètes. Par ailleurs, les clients qui sont surpris avec une prostituée sont accusés de racolage passif. Résultat, ils vont sur Internet.

Quels sont les risques d’Internet ?

Comme pour les petites an­nonces dans les jour­naux, elles ne voient pas la personne à qui elles ont à faire. Les risques sont beaucoup plus importants : violence, vols, pratiques sexuelles non voulues… Chaque passe peut constituer un danger.

Comment protéger le plus vieux métier du monde ?

En le rendant plus transparent. Il faut que les filles puissent revenir travailler en ville et que des struc­tures soient créées. Louer un studio, voir un médecin ou bénéficier de la sécurité sociale sont des choses auxquelles tout le monde a droit.

Les maisons closes ne sont-elles pas la solution ?

Ça ne réglera pas le problème des proxénètes. L’idéal serait qu’elles puissent travailler de manière indépendante.

http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/

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May 24

Marcella Iacub intervient sur divers sujets, et vers la sixième minute, parle de prostitution.

Cette semaine Parlons Net reçoit Marcella Iacub, juriste et chercheur. Elle défend dans ses essais le droit à la prostitution, le mariage gay ou la procréation artificielle. Elle vient de publier chez Fayard « Par le trou de la serrure, une histoire de la pudeur du 19e au 21e ». En pleine commémoration de mai 68, elle montre comment l’Etat n’a jamais autant régulé les comportements sexuels qu’aujourd’hui. Avec Marcella Iacub on parlera de sexe et de droit mais aussi de la fascination des médias et de l’opinion pour les crimes pédophiles et du plan de Nadine Morano pour « sauver nos enfants » des dangers d’internet. Pour interroger Elisabeth Lévy de Causeur.fr, Bénédicte Charles de Marianne2.fr et Marie-Sophie Keller de Rue89.com. Une émission animée par David Abiker.

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Apr 15

Ha, les colloques anti-prostitution… J’ ai systématiquement envie d’interrompre les orateurs pour leur demander des précision ou en apporter. D’où vient ce chiffre des 80% de prostituées qui ont été violées dans l’enfance ? D’où vient cette catégorisation du client et ces intentions qu’on lui donne ? Etc. Quand on a lu deux ou trois livres sur la manipulation et les systèmes de propagande, toutes ces videos (voir les autres sur dailymotion) sont des plus intéressantes. Mettez leur un contradicteur informé, en moins de deux ils s’en sortent en balançant des attaques perso ou ils se drapent dans leur personnage de bon samaritain. Ces gens sont bidons.

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Apr 08

Ça c’est du titre ! Après amour gloire et beauté, j’ai trouvé mieux avec Poule de Luxe, business et prostitution, suite à une discussion au sujet du concept délicat qu’est la Poule de Luxe avec Korchov, mon nouveau coach intellectuel.

Korchov : oui mais Poule de Luxe comme dans ton article c’est ambigu

Lyne : ben non pourquoi? je l’ai clairement défini!

Korchov : oui mais dans l’esprit des gens, une Poule de Luxe ça n’en reste pas moins une Poule de Luxe… un peu comme ces russes qui arrivent à se faire payer des apparts avec vue sur le Kremlin ainsi qu’une pension mensuelle pour être entretenues et voir leur type de temps à autre…c’est en quelque sorte… des permanentes!

Lyne souriant : oui je vois, d’ailleurs avant d’utiliser ce terme j’ai regardé dans le dico et effectivement, Poule de Luxe signifie prostituée de haute maintenance…mais dans le premier article que nous avions écrits, c’était dans un tout autre esprit…mais c’est vrai que ça peut paraître ambigu…

Alors j’ai commencé à réfléchir sur ce que c’est vraiment que la prostitution, où cela commence, où cela finit, car c’est important de savoir de quoi on parle.

En tant que vendeuse, j’ai je dois l’avouer, quelque fois la désagréable impression de me prostituer un peu quand je garde des contacts bien cordiaux avec des gens que je n’apprécie pas vraiment, juste parce qu’ils pourraient m’être utile dans le business.

Moi quand j’aime je le dit, je sourie, j’ai plaisir à rester auprès des gens. Quand je n’aime pas, je ne dis rien ou presque et j’évite les gens autant que je le peux.

Pour cette raison, il y a une pratique du travail qui me met fortement mal à l’aise: c’est le networking. On fait semblant d’être potes, on se trouve des points communs qui n’en sont pas, tout ça pour du business au final. À quoi bon? Si j’ai un intérêt quelconque vers un produit ou un service d’une entreprise, je vais aller voir la personne et discuter, certes poliment et cordialement, mais au sujet du business, ni plus ni moins.

Pourquoi est-il si courant et fortement encouragé aujourd’hui de s’immiscer dans la vie privée des gens? Je déteste quand mes patrons me demandent comment mon week-end s’est passé ou comment je comptais passer le prochain. Est-ce que je leur en pose moi, des questions? Surtout que je sais qu’ils s’en balancent et essayent juste de me faire croire qu’ils s’intéressent à moi en établissant un « rapport ». Je n’ai pas le temps pour ça et le maximum d’intérêt réciproque que j’ai envie d’établir avec eux serait, « bonjour, ça va? » En espérant qu’ils me répondent juste « bien merci » et fin de la conversation.

Je me suis d’ailleurs pris trop de fois dans les dents par mon patron, « expert en vente » le type de réflexion suivante:

MétroSamuel : tu gardes trop tes distances à la française Lyne, t’arrivera à rien vendre comme ça, c’est des humains en face, il faut un peu leur montrer que tu t’intéresses à eux.

Lyne : je leur manifeste mon soucis le plus sincère pour leurs intérêts financiers, en leur proposant une solution qui va leur faire gagner du temps et de l’argent, c’est déjà bien non?

MétroSamuel : Non justement! T’es trop business-focussed, il faut que tu mettes en place un dialogue amical, arrive à savoir s’ils ont une famille, des enfants, ce qu’ils aiment faire comme ça hop! Tiens toi aussi tu as un fox-terrier, quel hasard!! Vous êtes faits pour vous entendre et au passage, j’ai un super truc pour toi et ta boîte!

Regarde moi, je suis dans la ventes depuis des années - NB : mais combien vends tu blaireau? - et j’ai plein de contacts qui pensent qu’on est amis alors que j’en ai rien à battre d’eux! Aahahahah!!!

Lyne (intérieurement) : quelle horreur… et dire que ce type est mon patron… allez ma petite, rigole un coup t’aura au moins fait ton networking du jour avec ce misérable individu.

Donc pour moi, clairement ce type il se prostitue à ses clients, le vendeur véreux quoi. Et j’ai l’impression que ces comportements se généralisent dans le business, ce qui ne me plaît pas du tout. Si c’est à ce prix que je dois devenir vendeuse professionnelle, je ferais mieux de me reconvertir même si j’aime mon métier car ça ne va pas me plaire du tout. Enfin, je pense quand même que ce type n’est pas un bon exemple et que la vraie vente, c’est avant tout être honnête et vouloir sincèrement répondre au besoin d’un client. Ensuite, si à prix et service égal le client hésite entre moi et un concurrent, et bien c’est là que le relationnel peut influencer, mais c’est à garder en dernier recours.

Après cette introduction d’un point de vue pratique, revenons à nos moutons. Je suis donc allée voir ce qu’est la définition de la prostitution et voici ce que j’ai trouvé :

Pratique de la débauche pour des motifs plus ou moins intéressés; inconduite où le sentiment n’a point de part.

Débauche signifiant un usage excessif ou déréglé de tous les plaisirs des sens, notamment de ceux de l’amour et de ceux de la table, et inconduite se définissant comme une conduite qui n’est pas conforme à la morale, aux règles.

Les deux passages les plus intéressants ici sont « pour des motifs plus ou moins intéressés » et « où les sentiments n’ont point de part ». Au final l’inconduite et la débauche quelles qu’elles soient ne sont un problème que si elles sont menées dans un but précis ou d’une certaine façon.

Ce qui est dénoncé, c’est d’être intéressé et qu’est ce que ça veut dire intéressé ?

Qui recherche avant tout son avantage personnel, notamment matériel

Dénoncé également, le fait de ne pas avoir de sentiment et qu’est ce qu’un sentiment ?

État affectif complexe, assez stable et durable, composé d’éléments intellectuels, émotifs ou moraux, et qui concerne soit le « moi » (orgueil, jalousie…) soit autrui (amour, envie, haine…).

Cette dernière définition n’est pas idéale car elle englobe les sentiments positifs et négatifs envers soi et autrui. Je pense que la définition de base de la prostitution comprend dans le mot sentiment, celui relatif l’amour et à l’affection.

Ceci étant clarifié, on peut en conclure que la prostitution c’est un ensemble de comportements réprouvés par la morale, dont les relations sexuelles, dans un but d’avantage purement personnel, matériel ou autre, et sans sentiment amoureux.

Avec les mœurs contemporaines, les pratiques sexuelles ne sont plus réprouvées moralement et sont autorisées par la loi, pour les adultes consentants dans n’importe quel contexte.

Avoir du sexe avec un partenaire est aussi bien accepté dans le cadre d’une relation sentimentale (une relation dite de couple) qu’en dehors (coup d’un soir), dans un intérêt commun ou personnel.

Par conséquent, ce que l’on qualifie encore aujourd’hui de prostitution n’a plus lieu d’être et devrait être reconnu une activité marchande comme les autres. Si une personne (cela s’applique tant aux hommes qu’aux femmes) consent à avoir des relations sexuelles où elle y trouve un avantage (charnel ou pécuniaire peut importe), cela ne devrait nullement nous déranger puisque cela fait déjà partie intégrante du quotidien dans lequel nous vivons.

Que celui ou celle qui ne s’est pas envoyé en l’air une seule fois avec une personne sans avoir de sentiments et dans la recherche avant tout de son avantage personnel jette la première pierre à celles qu’on ose encore appeler des prostituées…

Maintenant venons en à ce que moi j’appelle les vrais prostitués, ceux qui feignent des sentiments et qui trompent les autres dans la recherche d’un avantage personnel, charnel ou pécuniaire. Ils utilisent la manipulation et de ce fait violent le corps et/ou l’esprit de leurs victimes, les laissant là sans recours, et ne pouvant se reprocher qu’à eux-mêmes leur stupidité pour être tombé dans le panneau. On les appelle communément les séducteurs et les séductrices, et ceux là étrangement, ils ont le vent en poupe.

Enfin, il y a aussi toutes ces pauvres filles que je ne sais pas comment qualifier, car elles se “prostituent” pour de l’amour. Nombreuses sont celles qui acceptent de donner leur corps, avec aucun autre intérêt que le maigre espoir de garder un être aimé, et de le faire aimer à son tour. Celles ci bradent leur corps et leur sentiment pour une retour sur investissement souvent nul. Alors entre celle qui donne son corps, préserve ses sentiments tout en retirant quelques avantages personnels et celle qui donne tout sans rien recevoir en retour, je me demande bien laquelle est la plus à plaindre…

Source : http://pdsitc.mabulle.com/index.php/2008/04/07/131548-poule-de-luxe-business-et-prostitution

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Mar 25

En lisant l’entretien que Christine Delphy a donné à Christelle Taraud dans Féminismes en question, Eléments pour une cartographie, j’apprends que la confondatrice du MLF ne comprend pas :

 

la métaphore qui consiste à dire qu’on ne se prostitue pas plus en louant l’usage de son sexe que celui de ses mains, de ses jambes, ou de son cerveau…Franchement, pour l’instant, je suis incapable de justifier théoriquement ma position. Je ne sais pas quelle est la différence, c’est vrai. Mais je ne me sens pas « prostituée » en travaillant pour le CNRS.

 

Notons tout d’abord cet aveu de « non-scientificité », un recours à l’affectif, plutôt louable dans un contexte où l’on a tôt fait de confondre ses goûts personnels avec ce qui s’impose à tous via les diverses législations qui régissent les existences individuelles. Je ne suis pas du genre à refuser aux autres le droit de donner leur avis, au contraire, je pense sincèrement qu’il me serait difficile de vivre dans un monde de clones cognitifs, sans possibilité, si ce n’est de me confronter, ne serait-ce que d’entendre des opinions qui ne sont pas les miennes. Ici, en l’occurrence, je comprends tout à fait la métaphore et j’y adhère. Que Christine Delphy ne se sente pas « prostituée » en travaillant pour le CNRS, grand bien lui fasse, de même que d’autres ne doivent pas de sentir « travailleuses pour le CNRS » en se prostituant …

Mais plus loin, la sociologue précise :

Pour moi, d’une manière affective, la sexualité est et surtout doit être autre chose

On passe donc d’un registre personnel, affectif, non rationnel et rationalisable (Christine Delphy avoue l’impossibilité d’une justification théorique) à celui du « doit », donc de ce qui doit s’appliquer à tous, par voie de généralisation volontaire (pour celles et ceux qui partagent cette affectivité d’une sexualité qui est « autre chose » que boire, dormir, sortir les poubelles ou ôter les bourres de poils de son chien) ou forcée via la loi (pour ceux et celles qui ne font pas de leur sexualité, partiellement ou entièrement, quelque chose d’ « autre »).

Et à l’impossibilité de théorisation première succède, rapidement et sans crier gare, une justification pour le moins « bizarre » :

Mais qu’est-ce que c’est qu’un « rapport sexuel ». Cela existe-t-il comme entité technique indépendante de ce qu’est, justement, le rapport avec qui il fait cet « acte » ?

En gros, il n’y a pas de location de sexe possible, dans le cas de la prostitution, puisque ce n’est pas un sexe qu’on loue mais, ou mieux un « rapport » impliquant deux (voire plus) personnes. Je félicite Christine Delphy d’avoir un métier totalement indépendant, et qui ne se fait sans aucun « rapport », mais je pense rapidement aux téléopérateurs, voire aux kinésithérapeutes, qui, a priori, auraient du mal à exercer leur métier (et donc à vendre ou à louer leur savoir-faire) sans aucun « rapport » qui fait l’ « être » de leur activité… En gros, ce qui gênerait Christine Delphy, ce serait le côté non délimitable de la chose « vendue » ou « louée » dans la prostitution (on parle de location ou de vente de sexe, mais certaines pratiques SM, par exemple, sont dénuées de toute « génitalisation », il arrive qu’une prostituée ne fasse que parler ou prodiguer des gestes de tendresse à son client, etc.) mais dans ce cas, sa justification théorique qui n’en est pas une, devrait aussi s’intéresser à tout le commerce de l’impalpable, c’est-à-dire à celui des services…

 

S’il est impossible de délimiter « 300g de rapport sexuel », argument ultime pour faire que la sexualité « doive » être autre chose, et donc qu’elle ne puisse s’insérer dans une logique marchande, Christine Delphy termine son raisonnement par une pirouette qui pourrait faire rire, si elle n’était pas, dans les faits, ce genre de métaphysique honteuse d’elle-même, n’était à l’origine de la difficulté, souvent tragique, qu’ont les prostitué-e-s à travailler sereinement, au moins aussi sereinement d’un expert comptable, et si jamais un « travail » est jamais « serein »…

 

 

Dans la prostitution, la signification qui est négociée entre les protagonistes, c’est l’humiliation de la personne qui « se vend », c’est cette humiliation que l’acheteur achète et dont il jouit, et non une activité mécanique pour laquelle il n’a pas besoin de partenaire ».

 Sous-entendu donc : demander de l’argent pour avoir un rapport sexuel, alors que tant de gens, dans le « vrai » monde (des travailleurs du CNRS par exemple), peuvent avoir des rapports sexuels gratuitement, c’est humilier celui ou celle qui le reçoit …Je pense que pour le « sens commun », l’humiliation serait inverse, mais certes, je n’ai peut-être pas une connaissance étendue de ce qu’est le « sens commun ». Mais ce qui me gêne vraiment, plutôt qu’une opinion qui serait en porte à faux avec une prétendue vérité d’une autre opinion plus répandue, c’est que Christine Delphy, qui pourtant est l’une des premières à recourir à des processus socio-culturels et historiques pour expliquer l’existence de réalités dont une approche biologique ferait plaisir à Occam et son rasoir, tombe les pieds joints dans ce que j’appellerais une tentative de naturalisation du culturel.

Que les rapports de genre soient modelés par l’histoire et la « société », c’est une évidence pour Christine Delphy, parler d’une femme en termes de vagin, d’utérus, et des processus bio-chimiques qui l’accompagne, et qui ne sont pas les mêmes quand on possède une bite et des couilles, c’est réducteur, c’est déterminant, et c’est impensable (voire c’est un mensonge pseudo-scientifique)…sauf quand il s’agit d’un-e pute, qui ne profite pas des millions d’années d’évolution, de diversification, de complexification de la sexualité comme pratique devenue « culturelle ». Un-e pute restera toujours une bête, un individu proche du débile mental, sans volonté propre - et si elle n’est pas son sexe, elle le deviendra…

Si Christine Delphy se demande ce qui, techniquement et matériellement, délimite un « rapport sexuel », je lui demanderais ce qui, techniquement et matériellement, délimite « l’humiliation » et si elle peut se faire sans un rapport avec qui elle fait cet acte d’humilier<!–[if !supportEmptyParas]–>

 

Si le rapport sexuel ne peut faire l’objet d’un échange argenté, parce qu’il n’est pas un objet indépendant des individus (avec leurs personnalités, leurs faiblesses, leurs sensibilités, blabla) qui consentent à cet usage, en quoi l’humiliation est-elle achetable, matérialisable, technicisable ?

Pour tourner encore la cervelle dans tous les sens, je me demande comment peut humilier un masochiste qui cherche à être humilié, et qui quelquefois paye pour ressentir (et jouir de) ce sentiment d’humiliation : faudrait-il inventer un nouveau concept d’humiliation de l’humiliation, voire de l’humilié humiliant ?

Autrement dit, je n’empêche pas à Christine Delphy de penser que dans le sexe, on peut s’humilier, être humilié, etc., je ne lui en veux même pas de croire en l’humiliation, je lui demanderais juste de m’apporter, pour voir, une livre d’humiliation.

Source: http://lamutationestenmarche.blogspot.com/2008/03/vous-me-mettrez-une-livre-dhumiliation.html

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Mar 04

On ne voit pas très bien ce que le métier de prostitué(e) aurait de plus moralement dégradant que d’autres métiers dits “de services”; ce qui l’est c’est, d’une part, le regard hypocrite d’une société qui le méprise tout en l’exploitant (en tous les sens du terme) et surtout, d’autre part, les conditions de cette exploitation, du fait de cette condamnation morale de façade. Tout métier de service à la personne pourrait,si on pousse la logique des choses, être considéré comme de la prostitution. La condamnation “moraliste” du seul service qu’est le service sexuel est en droit injustifiable; du reste le droit n’interdit pas la prostitution, mais le proxénétisme généré par le refus de soumettre ce métier au droit social ordinaire.. Il y aurait donc une contradiction à refuser certains droits sociaux aux prostitué(e)s, au nom de refus moral de la prostitution, alors que celle-ci n’est pas, en droit, interdite et qu’elle est une profession légalement fiscalisée et donc reconnue.

Examinons les élements de ce paradoxe:

On ne voit pas, en effet, en quoi le sexe serait un organe corporel différent de la main qui masse ou qui coupe les cheveux ou qui soigne…à moins de considérer que la sexualité en général doit être soumise à des normes ou interdits moraux particuliers, ce qui avait peut-être encore un sens à une époque où la contraception n’existait pas, mais n’en a plus aujourd’hui. Les seuls motifs de cette différence paraissent d’ordre religieux et donc ne valent que pour ceux qui y adhèrent et non pour tous. Le problème est donc que le point de vue moral des adversaires de la prostitution n’est pas nécessairement celui de tout le monde; chacun a le droit de considérer que la prostituion est un service comme un autre et je ne vois pas au nom de quelle morale valant pour tous on pourrait imposer aux autres, clien(e)ts et prostitué(e)s consentant(e)s, la morale particulière qui est celle de ses adversaires. Personnellement, je n’aime pas la boxe que j’estime violente mais je n’en demande pas l’interdiction pour autant, dès lors que les boxeurs (adultes et vaccinés) ne la voient pas comme telle ou consentent à cette violence comme un plaisir lié à leur sport. Si c’est en effet le droit des adversaires de la prostitution de la refuser pour eux-mêmes, ce ne l’est pas de l’interdire aux autres.Ce qui fait que le droit, par principe libéral et universaliste, ne peut interdire la prostitution (laquelle ne concerne pas que les femmes), ce qui est effectivement le cas: le droit interdit le proxénétisme et le racolage sur le voie publique, pas la prostitution. Il est alors absurde de voir le droit condamner pour proxénétisme quiconque vit avec un(e) prostitué(e) ou loue un logement ou une chambre à un(e) prostitué(e ) etc..

Ainsi si nul ne n’oblige personne à se prostituer ou à fréquenter les prostitué(e)s on ne voit pas en quoi il faudrait interdire le prostitution, comme service rémunéré à la personne, à ceux qui y consentent . De plus le fausse interdiction actuelle a pour seul résultat de transformer la prostitution en esclavage et en entreprise mafieuse dont les pratiques sont contraires aux droits des hommes et des femmes prostitués.

C’est un tel déni des droits des prostitué(e)s qui est injustifiable alors qu’elle ont le droit d’exercer ce métier. Pour sortir de cette contradiction, il faut donc sortir de l’hypocrisie qui consistent à condamner la prostitution et surtout les prostituées pour des raisons «moralistes» particulières et à la «tolérer» l’exercice de leur métier, dans les conditions les plus intolérables pour elles et les plus dangereuses pour la santé publique, du fait même de cette condamnation injustifiable en droit. Il faut donc légaliser la prostitution de telle sorte que les prostituées jouissent du droit social de tous les autres travailleurs. et que les exigences de santé publique particulières à cette profession puissent s’appliquer comme dans les autres.

Réponse à une objection:
Dans le précédent article, je n’ai fait que montrer qu’il y a une contradiction entre le fait que l’on ne peut ni en droit, ni en fait, interdire une profession et le fait de refuser tout droit social quant à son exercice; cette contradiction conduit donc à stigmatiser les prostitué(e)s et à accepter, avec quelques protestations bien-pensantes parfaitement hypocrites, qu’ils (prostitué(e)s) l’exercent dans des conditions qui, du fait de cette stigmatisation, sont parfois proches de l’esclavage et dans un cadre criminogène dont ils sont les premières victimes, mais aussi la santé publique via leurs clients.

Quant à savoir ce qu’il en est de la jouissance féminine, deux remarques:

Je ne suis pas certain que les prostituées exercent cette profession en vue d’en jouir sexuellement même si cela n’est pas exclu. mais cela est vrai de la plupart des professions qui ne sont pas, ni sexuellement, ni autrement, des parties de plaisir. D’autre part je ne pense pas qu’il y est une grande différence entre la jouissance masculine et féminine mais qu’il y a des différence entre les individus tous sexes confondus.

Le métier de la prostitution ne concerne pas que les femmes mais aussi les hommes, c’est pourquoi je m’efforce d’écrire: prostitué(e)

Je n’ai aucune métaphysique qui essentialiserait la différence sexuelle et du reste ma philosophie est anti-métaphysique en cela qu’elle refuse d’enfermer la réalité dans des grilles conceptuelles qui vaudraient pour tous sans examen rationnel et critique. Elle se soucie des personnes plus que des entités conceptuelles plus ou moins forgées sur fond de préjugés discutables sur la sexualité. Ce que le pense avoir fait dans mon article.

Je soutiens entièrement la cause des mouvements qui militent pour la légalisation, en terme de droit du travail, d’une profession qui ne peut pas être affirmée, en elle-même, comme plus infamante que beaucoup d’autres.

Il ne faut pas confondre les situations et les problèmes:

C’est une chose de constater que, dans les conditions d’aujourd’hui, il est imposssible d’exercer cette profession dans des conditions de dignité sociale et de santé publique minimales; mais la légalisation et la non discrimination de cette profession ferait que ceux et celles (et je le redis: les prostitué(e)s ne sont pas seulement des femmes) qui désirent l’exercer pourraient le faire sans être socialement discriminées ou méprisées à commencer par le droit; c’est le même problème qu’avec l’homosexualité: le société peut et doit évoluer sur ce point et le droit peut et doit y contribuer.

C’est autre chose que de choisir la prostitution socialement et juridiquement réhabilitée pour soi ou ses proches (et des adultes ne sont pas des enfants et reciproquement: la pédophilie est condamnable car elle est toujours violence faite à l’enfant, pas la prostitution entre adultes consentants); car cela relève de la liberté individuelle.

Chaque famille peut donc choisir d’éduquer et d’orienter la formation de ses enfants dans le sens de ses convictions; ce qui ne veut pas dire que les enfant, devenus adultes, ne fassent pas des choix différents. La seule chose qui paraît devoir être rigoureusement interdite c’est une éventuelle formation professionnelle à la prostitution avant la majorité; cela reviendrait à décriminaliser la pédophilie. Mais il y a de nombreux métiers qui ne peuvent pas relever d’une formation “en acte” avant la majorité (ex: la police et l’armée et toute profession qui peut faire usage de la violence potentiellement létale).

Source : http://sylvainreboul.free.fr/prostitution.html

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Feb 28

Quand Maurice parle de prostitution, ça dépote !

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