Oct 04

La France est un des seuls pays d’ Europe où louer une chambre à une prostituée, même au prix du marché, peut envoyer l’hôtelier en prison. Le fait divers qui suit est des plus classique au pays de “doits de l’homme” : Un couple loue ses chambres 40 euros jours à Toulouse, il déclare ses revenus, des prostituées sont clientes. Le couple d’hôtelier se voit accusé de proxénétisme, sa réputation est entachée à jamais, il se retrouve trainé devant la justice, et comme on se rend compte au final que ces gens là n’ont jamais fait de mal à une mouche, on leur applique une peine symbolique (sursis). Pendant ce temps, les proxénètes qui assuraient la traite de ces prostituées sont loins.
Le procès de la misère humaine s’est tenu jeudi à Toulouse. Accusés d’avoir aidé et accueilli des prostitués bulgares dans leur hôtel de la Caravelle rue Raymond IV, les gérants et un veilleurs de nuit comparaissaient devant le tribunal Correctionnel de Toulouse. Les deux prostituées et mères maquerelles de 13 autres jeunes prostituées bulgares, accusées elles aussi, n’étaient pas présentes à l’audience. Les faits remontent aux années 2004-2005 : de jeunes prostituées bulgares arrivent dans les rues de Toulouse.

Proxénétisme et blanchiment

La police toulousaine mettra fin à ce trafic d’êtres humains lors d’une descente de police le 5 juillet 2004. 13 prostituées sont alors arrêtées.

Un réseau organisé, maffieux sur lequel plane l’ombre d’un certain “Emo” espèce de Kaiser Sauzé plus que Don Corleone, tête du réseau resté en Bulgarie pour recevoir les dividences de ses activités et éventuellement faire pression sur les familles des prostituées envoyées en France.

A Toulouse, les filles finissent par s’installer hôtel de la Caravelle rue Raymond IV. Un hôtel jadis cossu. Elles sont plusieurs, plus d’une dizaine explique le président du Tribunal. Elles vivent à l’hôtel et y recoivent leurs clients pour les passes.

A l’abbatage, chaque fille effectue 4 à 5 passes de jour ou de nuit. Et autant de locations pour les gérants de l’hôtel de la Caravelle qui profitent de cette mâne. A 40 euros la location de la chambre, le magot s’élève en quelques mois plusieurs milliers d’euros. De quoi fluidifier les finances de l’hôtel …

Leur casier est vierge mais ils fournissent “Aide et Assistance” aux prostituées. En clair, du proxénitisme. Ils sont également accusés d’avoir blanchi le produit de ces revenus économiques. Le gardien de nuit lui aussi est dans la salle, accusé de s’être servi au passage.

Des “Ténardiers” modernes qui profitent là de la misère humaine et d’un réseau de prostitution bien organisé ? Le procureur de la République le pense et elle requiert de la prison ferme et de lourdes amendes pour les gérants de l’établissement.

Les avocats ne sont pas du même avis.

Le célèbre pénaliste toulousain Simon Cohen défend les époux gérants de la Caravelle. Pour l’avocat, l’infraction de blanchiment n’est pas constitué et son argument sera retenu par la cours. Quand au proxénétisme, l’homme de loi tente de le minimiser en diluant les responsabilités tout en arguant du caractère occasionnel de la mise à disposition des chambres pour la prostitution. Sa plaidoirie démonte une à une les accusations. Dans les détails, Ses clients ne sont pas des tenardiers explique t il. Et, argument ultime, une note de la police anti blanchiment Tracfin n’accuse pas les époux gérants.

Une plaidoirie entendu par les magistrats. L’infraction de blanchiment n’est pas retenue mais les époux gérants et le veilleur de nuit sont déclarés coupables et condamnés. Prison avec sursis et lourdes amendes.

Quand aux prostituées maquerelles, absentes des débats, elles sont également condamnées.

Source : http://www.toulouse7.com/2008/10/03/prostitution-a-toulouse-le-proces-des-filieres-bulgares/

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Oct 22

Cinq proxénètes avignonnais interpellés, deux ont été écroués

Ce réseau, bien organisé, existait depuis un an environ, mais les trois gérants de l’Hôtel ### (Avenue ### à Avignon) ouvraient, eux, leurs portes depuis une bonne dizaine d’années aux prostituées de divers réseaux. Il aura fallu sept mois d’enquête à la police judiciaire avignonnaise et à la brigade “proxénétisme” de la PJ marseillaise pour démanteler ce réseau géré de mains de maîtres, et depuis leur pays, par deux frères Roumains.

Au total une dizaine de prostituées entendues par les enquêteurs, quatre sur Avignon et six sur Marseille, ont expliqué ce qui constituait leur quotidien. “Elles sont toutes Roumaines; elles alternaient souvent entre Marseille et Avignon”, expliquait hier la patronne de la PJ avignonnaise.

420 000 euros dans un coffre-fort

Sur Avignon, les deux frères roumains pouvaient compter sur l’aide d’un couple de 25 ans. La femme habite le centre ville et son “mec et mac” vit sur la Rocade. Leur rôle de relais consistait à héberger les prostituées lorsqu’elles arrivaient en France et à les diriger vers l’hôtel ### où certaines prenaient même leurs quartiers. En effet, quelques unes y vivaient ensuite à plein-temps et d’autres venaient juste y faire leurs passes.

Les trois gérants, un couple d’une soixantaine d’années et leur fils, ont avoué avoir accueilli des prostituées pendant pas moins de 10 ans. Ils ont d’ailleurs précisé que chaque “travailleuse” faisait environ 5 à 6 passes par jour et qu’à chacune d’elles, ils récupéraient 20 euros. Résultat des courses: la PJ a saisi leur trésor de 420 000 euros dans un coffre-fort lors d’une perquisition dans une banque avignonnaise.

Leur hôtel, dans lequel deux ou trois chambres étaient exclusivement réservées aux passes, va être fermé bien que ses trois gérants aient été laissés libres hier par le juge des libertés et de la détention marseillais qui a considéré qu’ils ne risquaient pas de quitter le territoire avant leur procès. Les deux relais ont eux été écroués, même s’ils n’ont eu de cesse de minimiser leur implication dans ce réseau.

La fille a expliqué aux enquêteurs être une simple prostituée et lui a assuré n’être qu’un copain de passage! Reste qu’après les affaires des hôtels Balladins au Pontet et du Formule 1 en Courtine, cette histoire fait d’Avignon une place forte de la prostitution hôtelière.

http://www.laprovence.fr/articles/2007/10/20/141610-UNKNOWN-L-hotel-###-accueillait-des-prostituees-depuis-10-ans.php

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