fev 19

Quelque part dans Berlin. Nina sonne. Une femme ouvre et l’accueille à bras ouverts. C’est la mère de Karsten sévèrement handicapé par une sclérose multiple. Cet ancien footballeur, la trentaine, est couché nu sur son lit. Incapable de se mouvoir, il est presque aveugle et ne s’exprime quasiment pas. Nina est venue lui faire du bien… Pionnière en matière d’assistance sexuelle, cette Hollandaise prend son temps et commence par allumer des bougies et brûler de l’encens… Nina caresse le lobe de l’oreille de Karsten, lui masse les épaules, les bras, effleure son corps avec un voile léger. Elle lui demande s’il ressent quelque chose et si cela lui fait du bien. Plus tard, vêtue de son seul slip noir, la jeune femme prend la main de l’homme et la promène doucement sur ses seins puis la pose sur ses fesses tandis qu’elle l’embrasse à pleine bouche. Le visage de Karsten aujourd’hui décédé s’illumine tandis que celui de Nina respire la paix. L’émission diffusée en 2000 par la chaîne de télévision allemande SW3 prend fin sur une impression d’harmonie, de sentiments partagés et de respect mutuel.

Ni ange, ni bête…

Nina de Vries, 42 ans, se déplace ou reçoit chez elle depuis de nombreuses années. Elle prodigue des sensations érotiques à des personnes avec un handicap physique ou mental. Elle masse, caresse, embrasse et prend dans ses bras des gens qui peuvent en faire de même avec elle et leur procure ainsi un plaisir qui peut aller jusqu’à l’orgasme par la masturbation. Pénétration et fellation sont exclues des prestations de cette assistante sexuelle dont les services sont payants. Nina de Vries s’inspire de principes bouddhistes pour pratiquer son art et n’a vraiment rien d’une prostituée.

En matière de sexualité, le sujet déficient mental ne fait pas moins, il fait autrement, écrit le psychologue Denis Vaginay. Ni ange, ni bête mais profondément humain, il a le droit de s’épanouir en vivant pleinement sa sexualité. Cette réalité ne devrait plus être contestée. Brisant un tabou, la section zurichoise de Pro Infirmis a sollicité Nina de Vries pour former des assistants sexuels.

Cette profession existe depuis des années en Hollande, au Danemark et en Allemagne où des associations mettent en contact les handicapés avec des femmes capables de soulager leurs besoins sexuels. Ce sont des volontaires issues des professions médicales (infirmières, aides-soignantes), sensibilisées aux problèmes des handicapés. Elles sont formées pour embrasser,

caresser, déshabiller ou masser les personnes handicapées qui peuvent aussi les appeler pour une simple discussion ou une relation purement sensuelle. En Hollande, ces professionnelles vont jusqu’à la relation sexuelle complète. L’assurance-maladie rembourse leurs prestations à raison de deux séances par mois. Le tarif est d’environ 120 frs de l’heure.

Expériences intimes

Partant du principe que les personnes en situation de handicap sont souvent désavantagées sur le plan de la sexualité, Pro Infirmis Zurich a décidé de suivre ces exemples et de former des assistantes et assistants sexuels qui exerceront à titre d’indépendants et offriront contre paiement des expériences intimes,

sensuelles et érotiques aux personnes handicapées: tendresse mais aussi contacts corporels, conseils sur la masturbation, jeux sexuels et massages érotiques.

Les personnes handicapées &endash; surtout celles qui présentent un handicap mental &endash; ont peu de possibilités de découvrir, d’explorer et de vivre leur sexualité. De nombreux obstacles s’y opposent: mobilité insuffisante, capacité de communication restreinte, déficits d’information… Pour les aider à mieux vivre, Pro Infirmis Zurich a développé diverses offres: conseils en matière de sexualité, documentation et matériel didactique, cours sur l’amour et l’amitié, surprises-parties. L’une de ces offres consiste à former des assistants sexuels. Dès fin 2003, 8 à 12 de ces personnes devraient exercer en indépendants dans le canton de Zurich. Pratiquant de préférence une profession ayant un lien avec le corps, elles auront été préalablement sélectionnées puis formées par Nina de Vries lors d’un cours de 18 jours. La longue expérience de Mme de Vries lui a permis de concevoir un enseignement qui prépare les candidates et candidats à leur tâche délicate avec beaucoup de circonspection et de sensibilité.

 

Coachés et supervisés

Ces assistantes et assistants sexuels seront ensuite «coachés» et supervisés. Ils s’engagent à fournir loyalement des prestations convenues à l’avance à un prix correct ; ils s’obligent à garder une distance professionnelle avec la clientèle ayant un handicap mental et à consacrer le temps nécessaire pour fournir lesdites prestations. Pro Infirmis leur demande d’être capables d’avoir des relations d’égal à égal avec les personnes handicapées et d’adapter leur comportement de façon à tenir compte des besoins particuliers de personnes différentes qui pensent, sentent et fonctionnent différemment. Leurs adresses figureront sur une liste que l’association zurichoise remettra sur demande aux intéressés. Une autre liste contenant les coordonnées de prostituées sera à disposition de ceux qui souhaitent des rapports sexuels complets. Cette liste recensera des professionnelles respectant des règles préétablies par Pro Infirmis.

Que pensent parents, responsables d’institutions et spécialistes de ce type de services ? Pour Catherine Agthe, sexo-pédagogue, l’aide sexuelle directe est la bienvenue. Mais elle ne demeure qu’une offre parmi d’autres et ne peut l’être que de cas en cas. La majorité des personnes handicapées vivent leur sexualité pour elles-mêmes ou avec un(e) partenaire et toutes ne souhaitent de loin pas ce type de services. Il n’empêche! Pour les quelques-unes qui pourraient en tirer profit &endash; parce que vivant un manque important de contacts physiques, ne sachant pas se masturber ou s’auto-mutilant par la masturbation, etc… &endash; les prestations des assistant(e)s sexuel(le)s peuvent contribuer à un mieux-être, voire à un bien-être.

Faire confiance

La sexo-pédagogue pilote actuellement trois relations entre des personnes handicapées et des prostituées. Même si cela se passe bien, il sera toujours préférable de recourir à des professionnelles formées dans les domaines des handicaps, de la relation, de la sexologie, des abus sexuels et de l’éthique, capables de répondre à des besoins spécifiques par des approches sensuelles et sexuelles différentes de celles, assez directes, des prostituées.

Y a-t-il danger que la personne handicapée mentale tombe amoureuse et ne puisse pas assumer cette relation? Cela peut arriver, répond notre interlocutrice.

Le risque zéro n’existe pas dans ce domaine, car c’est la vie. Mais les assistantes et assistants sexuels seront formés et compétents pour gérer la relation. Et l’on pourrait aussi parfois faire un peu plus confiance à la personne handicapée; car qui est propriétaire de son désir? Elle-même, ses parents, son tuteur, ses éducateurs, la direction de l’institution? Cela repose tout le problème de la dépendance de cette dernière et de celui des tiers intervenants avec leurs valeurs, leur morale et leurs fantasmes… C’est souvent autour du tiers que se nichent toutes les peurs, les résistances, les dénis et les silences.

Mme Agthe salue l’initiative “novatrice et courageuse”de Pro Infirmis Zurich. En Suisse romande, beaucoup pensent à ces offres individualisées mais peu osent encore en parler. On observe une prise de conscience grandissante chez les professionnels et les remous provoqués par la percée zurichoise font avancer la cause. Quand bien même d’énormes progrès ont été réalisés en 20 ans, il faudra bien patienter encore quelques années avant que l’utilité des assistantes et assistants sexuels soit reconnue chez nous aussi et que les institutions leur ouvrent leurs portes.

Non au tourisme sexuel

La Farandole, à Fribourg, héberge 36 adultes de 18 à 60 ans avec un handicap mental moyen à sévère, dans deux foyers, trois appartements et un studio. Le droit à la sexualité des résidents y est reconnu. Il s’agit d’ailleurs de l’un des critères de qualité à respecter pour obtenir des subventions de l’OFAS. L’homosexualité ne pose pas de problème pour autant que la relation s’exerce entre deux personnes consentantes. La masturbation non plus, à condition qu’elle ne tourne pas à l’exhibitionnisme et qu’elle se pratique en privé.

Toutes les résidentes de La Farandole en âge de procréer recourent volontairement à un moyen de contraception, qu’elles entretiennent ou non des relations sexuelles. Le risque de grossesse est à éviter absolument. La direction ne s’est pas opposée au désir d’un résident de se rendre chez une prostituée qu’il payait lui-même mais elle n’aurait pas toléré que la dame vienne le voir dans l’institution. L’homme en question avait auparavant été dûment informé par le planning familial et savait se protéger.

A La Farandole, on n’accepte pas le “tourisme sexuel” ou le papillonnage. Un adulte a dû partir dans une autre institution parce qu’il imposait des relations sexuelles à de jeunes femmes incapables de se défendre. Au contraire, on privilégie les partenariats stables. Le studio est d’ailleurs prévu pour accueillir un couple. Il est occupé actuellement par deux hommes parce qu’aucun des couples formés ne va au-delà de quelques baisers et “je t’aime” échangés devant la télévision… L’institution collabore étroitement avec le service du planning familial. Le rôle des éducateurs se limitent à détecter les besoins et à les signaler. A la Farandole, on reste prudent quant à “l’expérience” menée à Zurich avec les assistants sexuels. Actuellement, personne dans cette institution n’aurait besoin de leurs prestations. Si tel devait être le cas, il s’agirait de cadrer leur intervention et d’établir avec eux une charte précise.

 

Ne pas aiguiser l’appétit

Marc, 33 ans, trisomique, vit dans un des foyers de La Farandole. Sa mère a la conviction qu’il n’est pas frustré sexuellement. Cet homme se contente de se satisfaire lui-même dans sa chambre et tout le monde respecte ses pratiques et son intimité dans ces moments-là. Un ou deux copains de son foyer disent faire l’amour “sur la bouche” avec leur copine lorsqu’ils l’embrassent mais cette amitié ne va pas au-delà. Les besoins de ces personnes ne sont pas énormes et ne vont pas jusqu’à une relation sexuelle complète. La mère de Marc n’aurait rien contre le fait que son fils entretienne des rapports sexuels avec une handicapée mentale à condition qu’ils forment un couple stable et que chacun respecte l’autre. Elle souhaiterait le cas échéant en être informée et participer à l’encadrement mis en place autour de cette relation.

Cette mère condamne l’initiative prise par un père qui a emmené son fils voir des prostituées. Il ne faut pas selon elle éveiller des désirs, des besoins qui n’existent pas. Faire découvrir ainsi le plaisir risque d’aiguiser des appétits qui peuvent tourner ensuite à l’obsession et entraîner la dépendance. On aurait tort par ailleurs de surestimer les besoins des personnes avec un handicap mental, affirme notre interlocutrice.

“Je n’arriverais pas à payer quelqu’un pour coucher avec mon fils”, lance la mère de Marc. Et cette

remarque vaut aussi pour de futurs assistants sexuels. A la rigueur pourrait-elle envisager que l’on recourt aux services de ces personnes pour des handicapés légers capables de discernement, à même de s’exprimer et d’évaluer la situation. Il faudrait alors soigneusement préparer l’intervention avec le psychologue, les différents intervenants et le planning familial, sans oublier les parents. Pour les autres, le risque d’abus lui semble trop important. La personne handicapée mentale va s’attacher et tomber amoureuse car elle ne comprendra pas que le bien qu’on lui fait n’est qu’un service tarifé… Pourquoi aller si loin alors que beaucoup de trisomiques se contentent de se donner la main?

Interdit de toucher les seins

Institution Homato, les Buissonnets, Fribourg. Une trentaine de polyhandicapés profonds des deux sexes, âgés de 18 à 38 ans, vivent en totale dépendance dans cinq appartements. Quelques-uns ont des besoins sexuels, qu’ils tentent de satisfaire &endash; souvent maladroitement &endash; par la masturbation. Quelle doit être la réaction d’un éducateur qui constate que quelqu’un se fait mal en se masturbant et n’arrive pas à ses fins? Doit-il apporter son aide? Si un résident demandait à être masturbé &endash; cas qui ne s’est encore jamais produit &endash; , il faudrait en discuter en plénum, répondent nos interlocuteurs. A Homato, les questions en rapport avec la sexualité sont évoquées avec les parents et traitées en collaboration avec le planning familial. Il est important que les résidents n’associent pas éducateurs et éducatrices au plaisir physique. Certes des liens d’affection se créent de part et d’autre et sont nécessaires à la prise en charge quotidienne. Les éducatrices sont souvent sollicitées pour des câlins mais elles doivent montrer par une attitude physique claire doublée d’un déni verbal que certains gestes &endash; comme toucher les seins &endash; ne sont pas admis. Car les éducateurs n’ont pas à s’impliquer directement dans la sexualité des résidents.

Tenir compte de l’avis des parents

Serait-ce alors le rôle d’assistants sexuels extérieurs à l’institution? Les responsables d’Homato n’en sont pas convaincus. Ils redoutent que le handicapé mental se méprenne sur la vraie nature de sa relation avec le thérapeute sexuel. Des personnes dont l’âge mental n’excède pas trois ans ne sont pas en mesure de faire la différence entre une pure prestation de service et de l’amour. Pour éviter de tomber dans la dépendance affective, il faudrait clairement séparer plaisir physique et liens amoureux, ce que les résidents de Homato &endash; d’après les éducateurs &endash; ne sont pas en mesure de faire. Visiblement, le nouveau service de Pro Infirmis Zurich ne répond pas aux besoins de polyhandicapés profonds, estiment nos interlocuteurs qui souhaiteraient toutefois en savoir plus avant de se prononcer définitivement.

En matière de sexualité, les responsables de Homato tiennent toujours compte de l’avis des parents même si leur enfant est adulte. Rien n’est entrepris qui irait contre leurs valeurs. Il en va de leur confiance en l’institution. Reste parfois qu’il faut avoir de sérieuses discussions avec eux. Notamment lorsqu’ils souhaitent faire avaler à leur enfant un médicament qui empêche toute érection, parce qu’ils ne peuvent moralement accepter que celui-ci se satisfasse lui-même.


Nationale 7
“Je m’occupe d’un homme qui va mourir parce qu’il n’a personne pour faire l’amour”, lance une jeune éducatrice à la prostituée qu’elle tente de recruter pour satisfaire René, 50 ans et myopathe. Insupportable, détesté de tous parce que sexuellement insatisfait, cet homme en fauteuil roulant aimerait encore faire l’amour avant d’en devenir totalement incapable. Cet être révolté se confie à sa nouvelle éducatrice qui va (presque) tout faire pour lui donner satisfaction. Julie tente d’abord de convaincre ses collègues de la nécessité de recourir aux services d’une prostituée. Pour ne pas devoir répondre de proxénétisme, elle essaie ensuite &endash; mais en vain - d’obtenir une ordonnance médicale. Elle finira par conduire elle-même, au risque de perdre sa place, le myopathe chez une professionnelle opérant dans une caravane le long de la N7 et ira jusqu’à lui enfiler le préservatif de rigueur… Jean-Pierre Sinapi a réalisé ce long-métrage en 1999 pour Arte en s’inspirant du vécu de sa soeur, éducatrice spécialisée près de Toulon. Un film à voir ou à revoir!

Agir au lieu de parler

Heidi Suter, 50 ans, socio-pédagogue, n’a pas attendu Pro Infirmis pour prêter son corps à des hommes ou des femmes avec un handicap mental ou physique. Longtemps confrontée dans sa pratique professionnelle à l’insatisfaction sexuelle de handicapés, elle a décidé de sortir de l’univers de la pédagogie curative et de payer de sa personne.
Strip-teases, massages érotiques, contacts corporels, vibromasseur, pénétration…
Ses prestations sont étendues mais excluent le baiser sur la bouche, geste sentimental qui pourrait laisser croire à une relation amoureuse. Prostituée spécialisée, Mme Suter rêve d’ouvrir un bordel polyvalent. Elle constate que les institutions sont très réservées à l’égard de la sexualité en général et de ses services sexuels en particulier, craignant peut-être de susciter des besoins. Elle souhaite de leur part davantage d’ouverture d’esprit et une certaine disponibilité au dialogue.
Tél. 062 721 02 91
heidi_suter@bluewin.ch

Nos interlocuteurs

  • Catherine Agthe Diserens, sexopédagogue
  • Thomas Brugger, directeur de La Farandole
  • Mario Seebacher, directeur du Homato, les Buissonnnets
  • Josette Seydoux, responsable pédagogique du Homato
  • Isabelle Lüdecke, maman.


Source : http://insieme.ch/journals/j_3_03_f.html#Pkt

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fev 11

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Alors que la municipalité a décidé de limiter le nombre de prostituées et de coffee-shops dans De Wallen, riverains, commerçants et associations culturelles s’opposent sur l’identité du quartier chaud de la capitale.

Par où commencer ? Il a tant d’histoires intéressantes à raconter, tant de belles choses à montrer. Herbert van Hasselt, directeur de l’Association De Oude Kerk, traverse cette église située dans De Wallen, le quartier chaud d’Amsterdam. Il montre le sol : nous marchons sur les sépultures de milliers d’anciens habitants de la ville. Une centaine de maires sont enterrés ici. Il pointe le doigt vers la gauche. Il y a là la tombe de Saskia van Uylenburgh, la femme de Rembrandt. Le soleil ne l’éclaire qu’une fois par an.

Un peu plus loin, il désigne des cloisons en bois, au fond de l’église. Nous avons même des graffitis, raconte-t-il. Il rit. Dans le bois a été gravé ce qui pourrait ressembler à des sexes. Sans doute par des marins, pense-t-il. Car l’église n’était pas seulement fréquentée par de fervents croyants. Vieille de plus de sept cents ans, elle a toujours été au cœur de la vie.

>>À lire sur Courrier international

http://www.cyberpresse.ca/article/20080208/CPMONDE/80208074/5024/CPDMINUTE

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21

La justice néerlandaise soupçonne un Français de 25 ans d’être “impliqué dans la mort” d’une Roumaine de 21 ans dans une chambre d’hôtel à Amsterdam.
Il avait été arrêté mardi, légèrement blessé dans l’incendie d’une chambre d’hôtel, après que les pompiers eurent maîtrisé le feu.
Dans la chambre, dont la porte avait été barricadée, gisait le corps sans vie d’une Roumaine, qui aurait été tuée avant l’incendie, selon les médecins légistes dont les conclusions ont été rendues publiques vendredi.
L’homme, qui a quitté l’hôpital et est actuellement détenu dans un commissariat, sera présenté au juge lundi. Le procureur demandera son maintien en détention pour une durée de deux semaines et précisera les soupçons qui pèsent contre lui.

Source : AFP

D’après les informations trouvées sur le forum de clients youppie.net :

Cette jeune fille bossait pour l’agence d’escorte YES, visiblement forcée par un maquereau qui était son petit ami. Elle était à Amsterdam depuis novembre. l’article paru dans le journal de sa ville natal dans le nord de la Roumanie a rencontré de vives réactions c’est d’ailleurs sur l’un d’entre eux que mon amie ancienne escorte à Amsterdam, qui a connu la victime m’a montré et traduit les réactions dont une donne carrément le nom des deux maquereaux de la défunte. Elle a été tué par un jeune homme de 25 ans français visiblement d’origine maghrébine ( cela reste à vérifier bien sûr) “toujours d’après des on dit, La victime, lui aurait promis le mariage et revenant sur sa décision celui ci aurait perdu les pédales la tuants avec violence et mettant le feu à sa chambre d’hôtel (swiss hotel) se barricadant à l’intérieure il s’est infligé des brûlures d’où son passage à l’hôpital avant sa garde à vue.
Ce que je trouve étrange, c’est le manque d’information en France même si l’histoire est sordide.
Pauvre gamine qui à commencé sa carrière à 17 ans prostitué de force par deux gros salopards.
c’est informations proviennent de gens proches de la victime et doivent par conséquent être confirmée par d’autres sources.

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20

AMSTERDAM (AFP) — Une vingtaine de couturiers néerlandais ont présenté leurs collections samedi au coeur du Quartier rouge, principal lieu de prostitution à Amsterdam, où ils ont établi leurs ateliers dans d’anciennes cabines de passe, contribuant au nettoyage que la municipalité y a entrepris.

Cohue, brouhaha, musique tonitruante et mannequins en tenues extravagantes - rien ne distingue cette fièvre de celle qui accompagne tous les défilés.

Pourtant celui-ci a lieu le long d’un des plus anciens canaux du centre d’Amsterdam, où s’exerce le plus vieux métier du monde. Il doit refléter le nouveau visage que la municipalité, lasse d’y voir régner le crime et la pègre, veut donner à ce quartier.

Armée de nouvelles lois permettant de fermer les établissement sur lesquels pèse un soupçon de criminalité, sans devoir attendre de décision sur le fond du dossier, la municipalité y a racheté l’année dernière 55 immeubles, en fait des bordels, à un ancien baron de la prostitution.

“Lors d’une visite de travail des autorités municipales dans le quartier en avril dernier, j’ai lancé: +Pourquoi n’y mettez-vous pas des couturiers ?+”, explique Mariëtte Hoitink, directrice de HTNK, une agence de promotion de la mode établie là.

Quelques mois plus tard, la ville lui renvoie la balle en lui demandant de trouver 20 créateurs intéressés, ce qui donne naissance au projet “Red Light Fashion Amsterdam”.

“Les candidats ne manquent pas ! J’aurais pu y mettre des étudiants ou des jeunes en difficulté, mais j’ai choisi d’y mettre des talents confirmés. Contrairement à l’idée reçue, qu’ils soient reconnus n’implique pas qu’ils sont riches. Leur travail coûte cher, et ils sont heureux de trouver ici un espace abordable pour exposer, travailler et vivre”, explique Mme Hoitink.

Le contraste est saisissant: la succession monotone le long du canal des “vitrines”, ces alcôves sur rue où les prostituées vêtues de lingerie criarde étalent leurs charmes, est désormais rompue par des vitrines où ces dames ont cédé la place à des mannequins aux vêtements sophistiqués et aux accessoires les plus tendance.

Les vitrines sont léchées, l’éclairage est recherché. Le décor intrigue et attire le regard.

Anne James ouvre la vitrine derrière laquelle il n’y a pas longtemps deux prostituées aguichaient encore le client. Elle se faufile entre les créations bigarrées de Daryl van Wouw, qui y sont à présent exposées. Suit un escalier sombre et, à l’étage, deux chambres aux couleurs ternes. Dans chacune il y a un lavabo et, sous un miroir, un lit lugubre scellé dans le mur, une planche comme sommier.

“Nous comptons les utiliser comme table pour la machine à coudre”, dit Anne, “car nous ne pouvons pas les enlever”.

Si le projet échoue, les lits sommaires pourraient retrouver leur ancienne fonction.

C’est que “Red Light Fashion Amsterdam” doit d’abord prouver sa réussite. Les créateurs ont un an pour redynamiser le quartier et y attirer une “nouvelle clientèle, pour une économie de qualité”, comme l’exprime l’adjoint au maire Lodewijk Asscher.

“Nous ne voulons plus de trafic de femmes, de criminalité. Nous voulons à nouveau être fiers des Wallen (le nom néerlandais du quartier, ndlr), que les habitants de la ville y retournent et qu’ils attirent un nouveau public”, affirme M. Asscher.

Bientôt les créateurs auront une arme supplémentaire pour réussir: au numéro 121 s’ouvrira d’ici quelques semaines un espace de vente commun, où les créations des vitrines seront commercialisées.

 http://afp.google.com/article/ALeqM5gmW6SBYEJIoOVV1ss1AglNhFsXPQ

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dec 27

Petite ballade dans le quartier rouge d’ Amsterdam qui vit ses derniers jours…

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