Sep 30

Les frontières littéraires de l’économie (XVIIe-XIXe siècles)
Martial Poirson , Yves Citton , Christian Biet , Elsa Marpeau , Collectif

Paru le : 01/08/2008
Editeur : Desjonquères
Collection : littérature & idée

EAN : 9782843211089
Nb. de pages : 217 pages

Prix éditeur : 25,00€

La pensée économique a destin lié avec l’invention de la modernité, depuis son émergence à l’aube du XVIIIe siècle jusqu’à son triomphe contesté de nos jours.

Elle s’est progressivement imposée comme le modèle dominant de représentation du monde à travers le langage, l’imaginaire collectif et les consciences individuelles. De cette évolution, la littérature a présenté à la fois des symptômes, des réflexions critiques et des dépassements poétiques. Le présent volume regroupe une douzaine d’études explorant quelques zones frontières où s’entrecroisent, depuis quatre siècles, discours économiques et discours littéraires.

De Scarron à Proust, en passant par le théâtre du XVIIIe siècle, André Chénier, Isabelle de Charrière ou Zola, les questions posées relèvent d’une éminente actualité : comment articuler valeurs morales et valeurs financières, économie domestique et marchés spéculatifs ? Comment juguler la marchandisation de l’humain et de ses affects ? Comment gérer le commerce des biens culturels et symboliques ? Comment mettre en spectacle la vente de la chair - celle de l’esclave ou de la prostituée ? Dans les regards croisés qui s’échangent ainsi entre théories et fictions, il apparaît que la parole littéraire avait déjà mis en place, depuis plusieurs siècles, des sensibilités et des savoirs qui sont aujourd’hui encore largement en avance sur la discipline économique qui guide - souvent en aveugle et peut-être vers l’abîme - le destin de nos sociétés.

REPRESENTATIONS DE L’ECONOMIE
“Quand l’économie politique était sur les planches : Argent, morale et intérêt dans la comédie à l’Age classique”
“La circulation de l’argent dans L’Héritier ridicule de Scarron : désordre social et confusion sexuelle”
“La Dot de Suzette, ou la science des bienfaits à l’épreuve romanesque”
“La Bourse ou le temps : l’imaginaire financier de Marcel Proust”

ECONOMIES DE LA REPRESENTATION
“Redonner cours à d’anciennes espèces : Guez de Balzac et l’économie politique de la gloire”
“Mais où voit-on ce désintéressement parfait ? L’embarras des échanges dans les dédicaces du Chevalier de Mouhy”
“La propriété poétique, c’est le vol de l’abeille ; Eloge du copillage chez André Chénier”
“Emile Zola : de l’argent de l’écriture à l’écriture de l’argent”

REGARDS AUTRES SUR L’ECONOMIE
“Richesse, redistribution, commerce, pitié : Isabelle de Charrière dans la Révolution”
“Les fuites de l’économie coloniale dans les représentations littéraires du marronnage”
“Argent contre chair”, “Argent contre plaisir” ; Le théâtre actualisation, figuration et dépassement de l’échange économique”

Source : http://www.fabula.org/actualites/article25872.php

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May 15

Jack l’Eventreur, plus célèbre meurtrier en série de l’Histoire, est de retour dans l’est londonien où il a semé la terreur à la fin du XIXe siècle à l’occasion d’une exposition qui ouvre jeudi dans un musée de la capitale britannique.

“Nous racontons l’histoire des meurtres commis par Jack l’Eventreur qui fait partie intégrante de l’histoire de Londres, la façon dont ils ont été rapportés par la presse, dont la police a enquêté et, au-delà, nous explorons la façon dont vivaient les gens à cette époque, en particulier les femmes”, a expliqué Julia Hoffbrand, l’une des commissaires de l’exposition lors de sa présentation mercredi à la presse.

L’exposition “Jack l’Eventreur et l’East End”, quartier dans lequel le meurtrier est soupçonné d’avoir assassiné onze prostituées en deux ans et demi, se déroule jusqu’au 2 novembre au Museum in Docklands, installé à quelques encablures des lieux des crimes.

Le musée reproduit notamment “l’esprit” dans lequel se trouvait la société quand les meurtres ont été perpétrés, avec la récente publication de la nouvelle de Robert Louis Stevenson “L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde” et des premières aventures de Sherlock Holmes par Arthur Conan Doyle.

Au travers de documents d’époque issus des archives nationales et de celles de Scotland Yard, le visiteur plonge au coeur de la vie quotidienne des habitants du quartier le plus pauvre de la capitale britannique où des milliers de personnes s’entassaient dans un dédale de taudis délabrés, dormant souvent dans des maisons communes sordides où maladies, alcoolisme et prostitution régnaient en maître.

Outre des rapports de police rédigés après la découverte des corps, des dépositions de témoins, des photographies des victimes, des reproductions de coupures de journaux où les autopsies étaient décrites en détail, l’exposition présente des courriers du public dans lequel certains s’accusent des meurtres, exposent leurs théories ou dénoncent le comportement suspect d’un voisin.

Figure notamment la lettre en date du 25 septembre 1888 - après le quatrième meurtre - écrite à l’encre rouge et signée Jack l’Eventreur, surnom qui apparaît pour la première fois: adressée au patron d’une agence de presse londonienne, l’auteur promet notamment de poursuivre son ouvrage et crée une légende urbaine qui séduit le monde entier jusqu’à aujourd’hui.

Des films, livres et pièces de théâtre sont toujours consacrés à celui qui n’a jamais été identifié, malgré l’enquête internationale de Scotland Yard et plusieurs centaines de suspects interrogés appartenant notamment aux professions “suspectes” (boucher, coiffeur, barbier, médecin).

source : http://cf.news.yahoo.com/s/afp/080514/arts/gb_histoire_criminalit___exposition_lead_1

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Apr 29

«La Maison Tellier» - Catherine Jacob détonne dans cette adaptation d’une nouvelle de l’écrivain normand, revisitée avec une grande finesse par Colo Tavernier O’Hagan et Élisabeth Rappeneau.
«L’histoire est d’une cruauté infinie», résume, à juste titre, Catherine Jacob en évoquant La Maison Tellier, la nouvelle de Maupassant qu’Élisabeth Rappeneau a revisité pour France 2 avec la complicité de Colo Tavernier O’Hagan. Les trois femmes forment un vrai trio gagnant: en 2005, la réalisatrice et la scénariste s’étaient déjà associées pour filmer Une vie, d’après un roman de l’écrivain normand, avec la même comédienne blonde.

Cette dernière avoue qu’elle a eu envie de «remettre le couvert » avec les deux femmes. «Dans le premier téléfilm, j’étais une mourante. Là, je suis Odile Tellier, la veuve d’un bourgeois qui a eu la chance d’hériter d’un petit commerce florissant et qui n’a pas un passé de prostituée» , précise Catherine Jacob. Joliment fardée, engoncée dans des robes imposantes, elle détonne dans la tenue d’une patronne de maison close de province, responsable de « filles fraîches et jolies», contrairement à celles imaginées par l’auteur de Boule de suif.

Parmi elles, Sophie Quinton, à laquelle l’actrice avait donné la réplique dans Qui a tué Bambi, le film de Gilles Marchand, et une jeune inconnue prometteuse, Églantine Rembauville (Loulou). Quand le frère (parfait Bruno Lochet) qu’elle n’a pas vu depuis dix ans l’invite pour la communion de sa fille, Odile Tellier décide d’emmener ses filles avec elle en les faisant passer pour d’honnêtes vendeuses.

«Dans sa pension, on ne porte pas de jugement moral, seul l’argent compte. Odile Tellier rencontre tous les milieux sociaux, du postier au notaire en passant par le gendarme, souligne Catherine Jacob. Maupassant dépeint avec finesse la terrible condition des femmes de l’époque. Elles n’avaient pas le choix, c’était la prostitution, la pauvreté ou le mariage, qui était une sorte de prostitution légalisée.»

Une fin totalement inventée

La scénariste Colo Tavernier O’Hagan, à laquelle le cinéphile doit entre autres Une affaire de femmes avec Isabelle Huppert, s’est «énormément amusée » à rechercher le langage de l’époque. «À la fin, j’ai demandé à Claude Duneton de relire le scénario, tous les mots sont d’origine, signale-t-elle. J’adore écrire les dialogues. Je me sens entièrement libre quand j’adapte un texte. J’ai complètement inventé la fin.»

Pour autant, Colo Tavernier O’Hagan est restée fidèle à l’esprit de l’écrivain: «Je me sens sur la même longueur d’onde que lui. L’optimisme ne prime pas, mais la fiction est très gaie aussi car les filles sont juvéniles.» Si, en général, la scénariste élabore ses textes sans connaître la distribution, elle a fait une exception pour Catherine Jacob:« C’est du sur-mesure ! » lâche-t-elle. Pour l’heure, elle planche sur un fait divers qui a fait grand bruit et qui donnera peut-être lieu à un nouveau téléfilm. De son côté, Catherine Jacob se réjouit des hasards de la programmation : ce soir, France 2 diffuse La Maison Tellier et, demain, elle assistera à la sortie des Hauts Murs, le film de Christian Faure, d’après le roman d’Auguste Le Breton revu par Albert Algoud.

«Je suis la femme du directeur d’une maison de correction, le seul personnage positif» , indique-t- elle. Au cinéma encore, le 4 juin, Catherine Jacob campera «un être moqueur qui oublie de balayer devant sa porte» dans 48 heures par jour, une comédie, cette fois, de Catherine Castel avec Antoine de Caunes. Enfin, en septembre prochain elle sera au Studio des Champs-Élysées à Paris, avec Célibataires, une pièce de David Foenkinos, mise en scène par Anouche Setbon avec Christian Charmetant. Entre deux rôles, l’actrice trouve le temps de faire son marché.

FRANCE 2 Ce soir à 20h50.

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Apr 25

Antoine Guérini (1902-1967) était, avec son frère Mémé Guérini, l’un des plus puissant gangster de France (voir d’Europe) dans les années 1940 et jusqu’au au milieu des années 1960. Spécialisé dans la prostitution, le clan Guérini cultiva longtemps des liens étroits avec le parti socialiste marseillais et certaines personnalités du show-biz, avant d’entamer son déclin dans les années 60 à cause de la volonté d’Antoine d’investire dans le monde des jeux.

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Apr 22

La première guerre mondiale reste le plus catastrophique conflit que le monde ait connu. Mais il faut savoir que cet événement marque aussi le véritable commencement de la révolution sexuelle aux Etats-Unis et en Europe. En voir plus sur : http://www.vodeo.tv/5-31-5616-sexe-et-premiere-guerre-mondiale.html?PARTID=9084

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Apr 13

Aujourd’hui, nous célébrons le 62 e anniversaire d’une France sans maison close. Le 13 avril 1946, le décret Marthe Richard mettait fin au lupanar légal. Pas plus mal, à l’époque, les maisons closes étaient gangrénées par le “milieu” si bien que la plupart des prostituées ne voulaient plus y mettre les pieds. Marthe Richard, dans les années 70, admit que la “fermeture” n’était pas une fin en soi, et considérait le système des eros centers allemands comme une référence en matière du droit de la femme. C’est l’occasion pour vous offrir à voir ce film :

Attention chef d’oeuvre !!! “La fermeture” est un cours metrage de Gilles Grangier tiré du film à sketches “Un grand Seigneur” (aussi titré “Les bons vivants”). Dialogué par un Michel Audiard au top de sa forme et joué par un Bernard Blier épatant, ce court métrage est drôle, instructif, sensible, élégant, subtil, sexy, etc. Les qualificatifs ne manquent pas, c’est une pépite cinématographique française !

Le “pitch” : Le 13 avril 1946, une maison close parisienne met définitivement la clé sous la porte… Durée 26 minutes. Bon film !



(cliquez sur la video pour démarrer le film, attendre le temps que ça charge le début)

Ce court métrage n’est qu’une partie du film, qui comporte deux autres joyaux de la comedie, avec comme fil conducteur ; la prostitution. On y croise De Funes, Carmet, Mirelle Darc, Jean Richard, Castelli, et bien d’autres…

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Apr 10

Continuons sur le Bordel et surtout sur le célèbre palais du luxe et du vice, Le Chabanais, ouvert en 1878 composé de 35 pensionnaires soigneusement sélectionnées.  Ce temple de Cythère reçût tous les Princes du monde entier, dont le célèbre Edouard VII.

D’abord sur le Web, où j’ai trouvé quelques informations sur Erotissima, où l’on trouve une histoire des maisons closes, on apprend que:

Chabanais1 “Le Chabanais était un Bordel classé trois étoiles où les filles, triées sur le volet, possédaient un certain savoir faire érotique. Langage surveillé, attitude polie, genre bonne famille. Les clients, riches ou célèbres, souvent les deux, très exigeants, y vivaient des fantasmes nécessitant accessoires et mises en scènes. Le champagne coulait à flots. En 1880, l’aménagement de ce paradis artificiel coûta un million sept cent mille francs.
Melle Marthe accueillait avec la plus grande discrétion dans le grand salon du Chabanais, les plus hautes personnalités du début de ce siècle.
Chabanais_baignoire A noter que dans ce palais des voluptés internationales et aristocratiques, Édouard VII, qui n’était encore que le joyeux Prince de Galles, avait sa chambre, avec un lit écussonné et un décor rappelant la campagne des Indes. Il y avait également dans la pièce un étrange fauteuil à étriers métalliques, spécialement conçu et réalisé pour le prince, qui lui permettait sans doute de s’amuser avec deux dames en même temps. Le prince utilisait aussi une baignoire en cuivre ornée d’une figure de proue en forme de sirène; il se plaisait à la remplir de champagne pour y faire boire ses petites amies d’un soir.”

Batiweb nous apporte quelques éléments d’ordre architecturel sur le lieu-dit: “La Maison chic, de grande classe : Le Chabanais de Madame Kelly en était le prototype, près de la Bibliothèque nationale, le monde entier y défilait dans un décor de l’univers, et des Mille et une Nuits. Les chambres se nommaient chambre Edouard VII, chambre japonaise, chambre russe, chambre espagnole, chambre arabe. Les salons portaient les noms de Pompéien, Louis XV. Véritable musée et monument historique, cette maison close est devenue lieu de pèlerinage. Nombre de grands de ce monde l’ont fréquentée sûrement sans complexe. Elle a été fermée en 1946.”

Nous trouvons dans la Galerie Bonheur du Jour un port-folio de 16 photos, d’après des plaques de verre, des interieurs du Chabanais. Pour aller plus loin, quelques anecdotes parisiennes sur le Lutèce mysterieux.

Sinon, cher Vagant, rien de très concret…Je n’arrive pas à trouver d’où provient cette anecdote du fauteuil d’amour et des bains de champagne (cela me turlu-pine, alors si quelqu’un sait…)

A défaut, quelques pistes à suivre dans quelques bouquins:

- Guide secret de Paris de Leca qui est très au fait des Bas-fonds de Paris et y décrit avec minutie les maisons closes de l’époque - mais le livre est très ancien et quasi introuvable, je crois. (Voir aussi tous les guides du Lutèce mysterieux et du Vieux Paris de l’époque, et des livres sur la prostitution sur Gallica…)

- Il y a aussi certainement des anecdotes croustillantes dans les quatre tomes des “Mémoires” des Frères Goncourt (dont je viens de lire le premier volume - mais pas de traces ici du Chabanais - et je ne m’arreterais pas là…) qui étaient de fieffés libertins et amateurs de bordels, et qui scrutent les moeurs du temps avec cette ironie fin de siècle savoureuse (et que j’adore!) et cette érudition monumentale.

- A défaut, se rabattre sur la La Maison Tellier (maison de seconde catégorie) et l’époque du Chat Noir par Guy de Maupassant

Joli_monde - Sinon, voir aussi le Dossier Prostituées sur Clio, ou lire le dernier bouquin qui vient de sortir sur le sujet “Un joli Monde. Roman de la prostitution” par Daniel Grojnowski et Mireille Dottin-Orsini, Robert Laffont

Source : http://radioerotic.typepad.com/monamour/2008/04/du-bordel-2.html

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Apr 05

Surnommées “filles faciles”, “filles de joie” ou encore “filles de petite vertu”, ces femmes venus dans l’Ouest américain pour pratiquer le plus vieux métier du monde sont les premières dames de “l’American Frontier”, les pionnières de l’Ouest.

Le documentaire complet peut être acheté moins de trois euros sur VODEO

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Mar 26

Trous de serrures, Arrêt polisson, ou Miss Dynamite et Plaisir, voilà quelques titres prometteurs des séquences interdites, témoins des années folles, présentées dans cet étonnant coffret.

Trous de serrures, Arrêt polisson, ou Miss Dynamite et Plaisir, voilà quelques titres prometteurs des séquences interdites, témoins des années folles, présentées dans cet étonnant coffret.

Plaisirs d’Autrefois

C’est dans un très beau coffret que nous sont présentés douze films, clandestins et anonymes, dont le genre reste à qualifier. Les courts-métrages sont en effet accompagnés d’un livret particulièrement soigné présentant quelques formes artistiques évoquant la nudité, l’érotisme, le sexe, et la prostitution.
 

Christian Marmonnier, journaliste, grand connaisseur de la bande dessinée et Alex Varenne, dessinateur notamment de nus, sont les auteurs du livret. Des dessins de Varenne, de très belles photos, tant dans leur qualité technique qu’esthétique, ainsi que des peintures, illustrent le texte, à la prose remarquable et caustique, consacré à l’érotisme et aux arts. On notera aussi que des extraits de romans (dont Zola, Maupassant, Flaubert, Céline, Colette…) des poésies et encore des « chansons à proscrire » ponctuent le tout avec pertinence.

Une fois le livret feuilleté, ou lu avec attention, ce sont les films qui suscitent notre curiosité. Difficiles à dater précisément, ils sont toutefois témoins des « années folles », c’est-à-dire les années 20. Les copies sont parfois très abîmées, rayées, surexposées ou sous exposées. Mais qu’importe ! Les intentions, malgré cette technique défaillante et une restauration approximative, dues certainement à un budget serré, sont très claires et parfaitement visibles. Ces films, absolument interdits au public, avaient pour but de faire « patienter » les clients des maisons closes (ou lupanar) avant qu’ils ne « montent avec leur promise ». La majorité de ces séquences, de 4 à 5 minutes, (Trous de serrures, Arrêt polisson, ou Miss Dynamite et Plaisir), présentent deux femmes et un homme qui se retrouvent, par des scénarii improbables et cocasses, à se faire du bien, en trios et dans toutes les positions, représentant franchement la gymnastique sexuelle.

Même si la technique a aujourd’hui évolué, l’esthétique, si on peut parler d’esthétique, est restée la même, passant des plans moyens aux plans serrés voire très serrés montrant les parties intimes et les actes sexuelles dans leur totalité. Il semble alors que l’on puisse parler de pornographie, si l’on considère que l’érotisme procède par allusions ou métaphores et s’attache à mettre en avant un propos en léger décalage avec l’image projetée.
 

Les poireaux en folie sont présentés en bonus comme « 5 minutes 30 de bonheur et de joyeuse trivialité animalière ». Il s’agit d’un dessin animé, drôle et impertinent, tirant toutefois vers la zoophilie.
 

L’intérêt des films réside donc plus dans leur caractère de documents historiques plutôt que dans une recherche formelle ou esthétique de l’érotisme, à l’inverse du très beau livret évoqué plus haut.

Source : http://www.iletaitunefoislecinema.com/dvd/1860/les-films-erotiques-des-maisons-closes

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Mar 11

« Le plus vieux métier du monde » comporte une multitude de références historiques. En effet, depuis l’Antiquité, prostituée et prostitution sont une réalité sociale.

Histoire de la maison close et protstitution chic

Tour à tour tolérée ou réprimée, reconnue ou méprisée, cette activité a traversé les âges en s’exerçant sous diverses formes de l’Athènes de Solon jusqu’au claque parisien des années folles, en passant par la chaleureuse Maison Tellier de Maupassant et la prostituée sacrée de l’Inde…

Sommaire

1.Bordel, maison close, lupanar : trois mots pour un même concept…
2.La réglementation française de la prostitution…
3.Les mouvements de prostituées : une réalité sociale…

1. Bordel, maison close, lupanar : trois mots pour un même concept…

La maison close du XIXe siècle « était un endroit chic de détente aussi ordinaire et naturel qu’un autre ». Partie intégrante de la vie sociale, les hommes d’affaires respectables ou les jeunes gens étudiants s’y rencontraient habituellement et sans se cacher.

Histoire de la Maison Close ou l’art de la prostitution chic

À Paris, ils sont environ 200 établissements officiels, sous le contrôle de la police et des médecins, au milieu du siècle, mais seulement une soixantaine à la fin, par suite de la multiplication des bordels clandestins qui comptent alors 15 000 prostituées.

De 1870 à 1900 environ, 155 000 femmes sont officiellement déclarées comme prostituées, mais la police en arrêtera 725 000 autres pendant la même période pour prostitution clandestine. A tel point qu’en 1911, la police autorisait les « maisons de rendez-vous » où les prostituées ne vivent pas, mais où elles viennent seulement pour travailler.

À côté de ces maisons existent des brasseries qui sont des cafés à serveuses « montantes » : on en compte 115 à Paris dans les mêmes années. On trouve aussi les parfumeries, ou les instituts de bains et de massage où somnole une prostitution déguisée.

Histoire de la Maison Close ou l’art de la prostitution chic

La police estime à 40 000 clients par jour la fréquentation des diverses maisons, ce qui équivaudrait à dire que le quart des hommes parisiens avait des relations avec les prostituées.

Pour les étrangers, les bordels parisiens ont aussi à cette époque la réputation de rivaliser entre eux pour offrir une spécialisation dans toutes les sortes de perversions que l’on pouvait imaginer. Ils sont en tout cas des lieux de plaisir et de raffinement érotique.

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2. La réglementation française de la prostitution…

En janvier 1796, sous l’impulsion du Directoire, Napoléon fait établir le registre de la prostitution parisienne. En 1802, on établit la visite médicale obligatoire des prostituées pour endiguer l’épidémie de syphilis de l’époque.

Histoire de la Maison Close ou l’art de la prostitution chic

Les filles de rue sont alors dites « en carte » et celle des maisons closes sont dites « à numéro ». Les « insoumises » sont punies. Cette position dure jusqu’en 1946, date à laquelle Marthe Richard fait fermer les 1 500 maisons closes françaises.

3. Les mouvements de prostituées : une réalité sociale…

En 1975 le premier mouvement de prostituées voit le jour. Aux côtés de Grisélidis Réal, des milliers de prostituées s’opposèrent aux nouvelles lois répressives et à la réouverture des maisons closes.

Le deuxième mouvement de prostituées a lieu en 2002 afin de protester contre la loi pour la sécurité intérieure dite loi Sarkozy et son article L50 sur le racolage. Enfin depuis 2006 a lieu chaque année à Paris la “Pute Pride”, une marche de fierté des travailleuses du sexe.

Histoire de la Maison Close ou l’art de la prostitution chic

De plus, le Musée de l’érotisme à Paris consacre à la «prostitution chic » de l’époque des maisons closes une exposition permanente comportant documents rares, photos et documents graphiques.

Cependant, le racolage dans la rue étant de plus en plus réprimé et dangereux, beaucoup de prostituées préfèrent nouer des contacts sur Internet…

Source : http://forum-lovahmane.com/lovahblog/histoire-maison-close-et-prostitution-chic.htm

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