avr 29

«La Maison Tellier» - Catherine Jacob détonne dans cette adaptation d’une nouvelle de l’écrivain normand, revisitée avec une grande finesse par Colo Tavernier O’Hagan et Élisabeth Rappeneau.
«L’histoire est d’une cruauté infinie», résume, à juste titre, Catherine Jacob en évoquant La Maison Tellier, la nouvelle de Maupassant qu’Élisabeth Rappeneau a revisité pour France 2 avec la complicité de Colo Tavernier O’Hagan. Les trois femmes forment un vrai trio gagnant: en 2005, la réalisatrice et la scénariste s’étaient déjà associées pour filmer Une vie, d’après un roman de l’écrivain normand, avec la même comédienne blonde.

Cette dernière avoue qu’elle a eu envie de «remettre le couvert » avec les deux femmes. «Dans le premier téléfilm, j’étais une mourante. Là, je suis Odile Tellier, la veuve d’un bourgeois qui a eu la chance d’hériter d’un petit commerce florissant et qui n’a pas un passé de prostituée» , précise Catherine Jacob. Joliment fardée, engoncée dans des robes imposantes, elle détonne dans la tenue d’une patronne de maison close de province, responsable de « filles fraîches et jolies», contrairement à celles imaginées par l’auteur de Boule de suif.

Parmi elles, Sophie Quinton, à laquelle l’actrice avait donné la réplique dans Qui a tué Bambi, le film de Gilles Marchand, et une jeune inconnue prometteuse, Églantine Rembauville (Loulou). Quand le frère (parfait Bruno Lochet) qu’elle n’a pas vu depuis dix ans l’invite pour la communion de sa fille, Odile Tellier décide d’emmener ses filles avec elle en les faisant passer pour d’honnêtes vendeuses.

«Dans sa pension, on ne porte pas de jugement moral, seul l’argent compte. Odile Tellier rencontre tous les milieux sociaux, du postier au notaire en passant par le gendarme, souligne Catherine Jacob. Maupassant dépeint avec finesse la terrible condition des femmes de l’époque. Elles n’avaient pas le choix, c’était la prostitution, la pauvreté ou le mariage, qui était une sorte de prostitution légalisée.»

Une fin totalement inventée

La scénariste Colo Tavernier O’Hagan, à laquelle le cinéphile doit entre autres Une affaire de femmes avec Isabelle Huppert, s’est «énormément amusée » à rechercher le langage de l’époque. «À la fin, j’ai demandé à Claude Duneton de relire le scénario, tous les mots sont d’origine, signale-t-elle. J’adore écrire les dialogues. Je me sens entièrement libre quand j’adapte un texte. J’ai complètement inventé la fin.»

Pour autant, Colo Tavernier O’Hagan est restée fidèle à l’esprit de l’écrivain: «Je me sens sur la même longueur d’onde que lui. L’optimisme ne prime pas, mais la fiction est très gaie aussi car les filles sont juvéniles.» Si, en général, la scénariste élabore ses textes sans connaître la distribution, elle a fait une exception pour Catherine Jacob:« C’est du sur-mesure ! » lâche-t-elle. Pour l’heure, elle planche sur un fait divers qui a fait grand bruit et qui donnera peut-être lieu à un nouveau téléfilm. De son côté, Catherine Jacob se réjouit des hasards de la programmation : ce soir, France 2 diffuse La Maison Tellier et, demain, elle assistera à la sortie des Hauts Murs, le film de Christian Faure, d’après le roman d’Auguste Le Breton revu par Albert Algoud.

«Je suis la femme du directeur d’une maison de correction, le seul personnage positif» , indique-t- elle. Au cinéma encore, le 4 juin, Catherine Jacob campera «un être moqueur qui oublie de balayer devant sa porte» dans 48 heures par jour, une comédie, cette fois, de Catherine Castel avec Antoine de Caunes. Enfin, en septembre prochain elle sera au Studio des Champs-Élysées à Paris, avec Célibataires, une pièce de David Foenkinos, mise en scène par Anouche Setbon avec Christian Charmetant. Entre deux rôles, l’actrice trouve le temps de faire son marché.

FRANCE 2 Ce soir à 20h50.

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avr 25

Antoine Guérini (1902-1967) était, avec son frère Mémé Guérini, l’un des plus puissant gangster de France (voir d’Europe) dans les années 1940 et jusqu’au au milieu des années 1960. Spécialisé dans la prostitution, le clan Guérini cultiva longtemps des liens étroits avec le parti socialiste marseillais et certaines personnalités du show-biz, avant d’entamer son déclin dans les années 60 à cause de la volonté d’Antoine d’investire dans le monde des jeux.

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avr 22

La première guerre mondiale reste le plus catastrophique conflit que le monde ait connu. Mais il faut savoir que cet événement marque aussi le véritable commencement de la révolution sexuelle aux Etats-Unis et en Europe. En voir plus sur : http://www.vodeo.tv/5-31-5616-sexe-et-premiere-guerre-mondiale.html?PARTID=9084

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avr 13

Aujourd’hui, nous célébrons le 62 e anniversaire d’une France sans maison close. Le 13 avril 1946, le décret Marthe Richard mettait fin au lupanar légal. Pas plus mal, à l’époque, les maisons closes étaient gangrénées par le “milieu” si bien que la plupart des prostituées ne voulaient plus y mettre les pieds. Marthe Richard, dans les années 70, admit que la “fermeture” n’était pas une fin en soi, et considérait le système des eros centers allemands comme une référence en matière du droit de la femme. C’est l’occasion pour vous offrir à voir ce film :

Attention chef d’oeuvre !!! “La fermeture” est un cours metrage de Gilles Grangier tiré du film à sketches “Un grand Seigneur” (aussi titré “Les bons vivants”). Dialogué par un Michel Audiard au top de sa forme et joué par un Bernard Blier épatant, ce court métrage est drôle, instructif, sensible, élégant, subtil, sexy, etc. Les qualificatifs ne manquent pas, c’est une pépite cinématographique française !

Le “pitch” : Le 13 avril 1946, une maison close parisienne met définitivement la clé sous la porte… Durée 26 minutes. Bon film !



(cliquez sur la video pour démarrer le film, attendre le temps que ça charge le début)

Ce court métrage n’est qu’une partie du film, qui comporte deux autres joyaux de la comedie, avec comme fil conducteur ; la prostitution. On y croise De Funes, Carmet, Mirelle Darc, Jean Richard, Castelli, et bien d’autres…

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avr 10

Continuons sur le Bordel et surtout sur le célèbre palais du luxe et du vice, Le Chabanais, ouvert en 1878 composé de 35 pensionnaires soigneusement sélectionnées.  Ce temple de Cythère reçût tous les Princes du monde entier, dont le célèbre Edouard VII.

D’abord sur le Web, où j’ai trouvé quelques informations sur Erotissima, où l’on trouve une histoire des maisons closes, on apprend que:

Chabanais1 “Le Chabanais était un Bordel classé trois étoiles où les filles, triées sur le volet, possédaient un certain savoir faire érotique. Langage surveillé, attitude polie, genre bonne famille. Les clients, riches ou célèbres, souvent les deux, très exigeants, y vivaient des fantasmes nécessitant accessoires et mises en scènes. Le champagne coulait à flots. En 1880, l’aménagement de ce paradis artificiel coûta un million sept cent mille francs.
Melle Marthe accueillait avec la plus grande discrétion dans le grand salon du Chabanais, les plus hautes personnalités du début de ce siècle.
Chabanais_baignoire A noter que dans ce palais des voluptés internationales et aristocratiques, Édouard VII, qui n’était encore que le joyeux Prince de Galles, avait sa chambre, avec un lit écussonné et un décor rappelant la campagne des Indes. Il y avait également dans la pièce un étrange fauteuil à étriers métalliques, spécialement conçu et réalisé pour le prince, qui lui permettait sans doute de s’amuser avec deux dames en même temps. Le prince utilisait aussi une baignoire en cuivre ornée d’une figure de proue en forme de sirène; il se plaisait à la remplir de champagne pour y faire boire ses petites amies d’un soir.”

Batiweb nous apporte quelques éléments d’ordre architecturel sur le lieu-dit: “La Maison chic, de grande classe : Le Chabanais de Madame Kelly en était le prototype, près de la Bibliothèque nationale, le monde entier y défilait dans un décor de l’univers, et des Mille et une Nuits. Les chambres se nommaient chambre Edouard VII, chambre japonaise, chambre russe, chambre espagnole, chambre arabe. Les salons portaient les noms de Pompéien, Louis XV. Véritable musée et monument historique, cette maison close est devenue lieu de pèlerinage. Nombre de grands de ce monde l’ont fréquentée sûrement sans complexe. Elle a été fermée en 1946.”

Nous trouvons dans la Galerie Bonheur du Jour un port-folio de 16 photos, d’après des plaques de verre, des interieurs du Chabanais. Pour aller plus loin, quelques anecdotes parisiennes sur le Lutèce mysterieux.

Sinon, cher Vagant, rien de très concret…Je n’arrive pas à trouver d’où provient cette anecdote du fauteuil d’amour et des bains de champagne (cela me turlu-pine, alors si quelqu’un sait…)

A défaut, quelques pistes à suivre dans quelques bouquins:

- Guide secret de Paris de Leca qui est très au fait des Bas-fonds de Paris et y décrit avec minutie les maisons closes de l’époque - mais le livre est très ancien et quasi introuvable, je crois. (Voir aussi tous les guides du Lutèce mysterieux et du Vieux Paris de l’époque, et des livres sur la prostitution sur Gallica…)

- Il y a aussi certainement des anecdotes croustillantes dans les quatre tomes des “Mémoires” des Frères Goncourt (dont je viens de lire le premier volume - mais pas de traces ici du Chabanais - et je ne m’arreterais pas là…) qui étaient de fieffés libertins et amateurs de bordels, et qui scrutent les moeurs du temps avec cette ironie fin de siècle savoureuse (et que j’adore!) et cette érudition monumentale.

- A défaut, se rabattre sur la La Maison Tellier (maison de seconde catégorie) et l’époque du Chat Noir par Guy de Maupassant

Joli_monde - Sinon, voir aussi le Dossier Prostituées sur Clio, ou lire le dernier bouquin qui vient de sortir sur le sujet “Un joli Monde. Roman de la prostitution” par Daniel Grojnowski et Mireille Dottin-Orsini, Robert Laffont

Source : http://radioerotic.typepad.com/monamour/2008/04/du-bordel-2.html

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