Le procès de Dominique Jochimec et de son amant Jean-Claude Vaze s’est ouvert mardi matin devant les assises du Rhône. Les deux accusés comparaissent pour l’assassinat de Simon Jochimec, le mari, un septuagénaire dont ils voulaient s’approprier la fortune. Poursuivie elle pour complicité, alors que son amant l’est pour assassinat, la veuve a affirmé à la barre qu’elle était sous influence, “subjuguée” par son amant.
“J’ai vraiment perdu la tête du jour au lendemain. Depuis que j’ai rencontré M. Vaze, ma vie n’a été que mensonges” : au premier jour de son procès devant les Assises du Rhône, Dominique Jochimec a justifié la plupart de ces erreurs passées en détaillant l’influence que son amant avait sur elle. Co-accusée du meurtre de son mari, elle s’est présentée comme une femme sous influence, “subjuguée” par son amant. Le couple risque la réclusion criminelle à perpétuité. Mais si Jean-Claude Vaze est poursuivi pour assassinat, Dominique Jochimec doit elle répondre de complicité.
L’un des enjeux de ce procès qui doit se terminer le 1er février est de déterminer le rôle de l’un et de l’autre. “La première année, il m’a obligée à contracter des prêts, la deuxième, je passais en commission de surendettement, la troisième, j’étais prostituée“, a résumé à la barre Dominique Jochimec. “Et vous, grande fille, vous disiez +amen+ à M. Vaze?”, a demandé le président. “Oui”, a répondu l’accusée. La personnalité de Jean-Claude Vaze doit être examinée mercredi.
Les deux amants se sont connus au début des années 80. Jean-Claude Vaze est alors le beau-frère de Dominique Jochimec, le mari de sa soeur aînée. De leur relation extra-conjugale, naît un fils en 1986. Une dizaine d’années plus tard, Dominique Jochimec, installée dans la région lyonnaise, prend l’habitude de fréquenter des hommes d’âge plus mûr et fortunés. Gardienne de la paix, elle est même contrainte de démissionner après des soupçons de prostitution. C’est en 2002 qu’elle rencontre Simon Jochimec. Un an après leur mariage, l’époux décède.
“Assassinat”, le mot n’est en fait prononcé qu’après l’ouverture d’une information judiciaire fin août 2003. Car dans un premier temps, la Guardia civil espagnole classe sans suite l’enquête sur cet “accident “de voiture survenu au nord de Madrid à la mi-juillet 2003. Dominique Jochimec explique alors aux enquêteurs qu’elle a demandé à son mari de vérifier une anomalie au niveau des pneus après avoir arrêté le véhicule sur le bas-côté de la route. Simon Jochimec aurait alors été fauché par un 4×4.
Ce sont les amis de la victime qui donnent l’alerte, surpris notamment par la volonté de la veuve de faire incinérer le corps de son époux le plus vite possible, en Espagne. Dès son mariage, Dominique Jochimec avait obtenu une procuration sur les comptes de son époux. L’enquête permettra de montrer qu’elle avait aussi, dès le début, transféré des fonds en Suisse pour elle-même et pour son amant. Les enquêteurs arrivent d’ailleurs à déterminer que Jean-Claude Vaze se trouvait bien en Espagne le jour de l’ “accident”. Le fils du couple a raconté aux policiers qu’il avait repéré avec son père des petites routes près du lieu du meurtre la ville de l’ “accident”.
Source : Europe 1
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Tags: France, Lyon, violence
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