Nov 16

Adelina, 32 ans, est arrivée à Paris en 2000 via un réseau de prostitution. Elle y subira des coups, la violence et l’obligation de ramener plus de 250 euros par jour.

Jusqu’au jour où elle décide de s’en sortir. Elle dénonce ses proxénètes en 2005. Elle a bénéficié depuis d’une protection associative et détient un titre de séjour, d’après Le Parisien.

Vendredi dernier, ses proxénètes, en fuite, ont été condamnés de 3 à 5 ans de prison et Adelina a même reçu 32 000 euros de dommages et intérêts ! Mais là voilà maintenant visée par une demande d’extradition de la Roumanie. Dans le cadre de cette procédure, elle a fait 8 mois de prison à Fleury-Mérogis !

La chancellerie, gênée, avoue “suivre de près le dossier”

Closer

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Nov 04

Argentine : opérations contre les réseaux de traite de femmes à des fins d’exploitation sexuelle

La volonté politique de combattre la traite des femmes à fin d’exploitation sexuelle et l’outil que signifie la nouvelle loi ont permis dans les six derniers mois de concrétiser trois ou quatre opérations par semaine. Une carte de la prostitution permet de connaître la réalité dans tout le pays : il y a des zones de recrutement, d’ “entraînement” et de distribution.

Cent dix femmes (presque la moitié étaient des enfants et des adolescentes) ont été sauvées, lors de plusieurs perquisitions, de l’enfer des réseaux de traite des femmes à fin d’exploitation sexuelle dans les six derniers mois, selon les statistiques du Ministère de la Justice auxquelles a eu accès Página/12. La décision politique de combattre les maffias qui exploitent les corps féminins, ajoutée à l’application de la nouvelle loi, donne des résultats. Chaque semaine se réalise une moyenne de trois à quatre opérations dans des cabarets et des maisons closes : sur un total de 85 pratiquées entre mai et jeudi dernier, 82 personnes ont été arrêtées, accusées de faire partie de ces bandes dans un de leurs maillons : comme recruteurs, en charge du transfert de femmes ou comme proxénètes.

Avec le témoignage de victimes libérées a été dressé la carte de la traite des femmes dans le pays : il y a des régions de recrutement, des zones avec des centres d’ “amollissement” ou d’ “entraînement”, villes dans lesquelles se produisent la distribution et la revente de filles et des provinces réceptrices.

“Ils réservent les petites filles comme les fraises du dessert. Cela sonne horrible mais ce qui est très côté c’est le jeune génital”, a décrit l’avocate Silvina Zabala, chef de Cabinet du Ministère de la Justice et titulaire du Bureau de Sauvetage et d’Accompagnement de Personnes Sinistrées du Délit de Traite, créé après la sanction de la loi contre la traite, pour décrire le destin des mineures enlevées par les réseaux de traite à fin d’exploitation sexuelle. La loi, qui a caractérisé le délit et l’a mis sous compétence de la Justice fédérale, est entrée en vigueur le 29 avril. De ce jour à jeudi dernier - quand a été sauvée une fille de 16 ans-, on a comptabilisé 85 procédés ordonnés par la Justice et réalisés par des différentes forces de sécurité, principalement la Police Fédéral et la Gendarmerie. Sur les 110 femmes libérées dans les six mois, 55 sont majeures (il n’a pas été précisé l’âge de 14 d’entre elles) et 41 sont des enfants et adolescentes, dont les soeurs de 11 et 14 ans de Missiones, livrées par leur leur mère à un souteneur et sauvées à partir de la dénonciation de leur soeur de 16 ans, qui avait pu s’échapper.

Dans l’une des perquisitions qui ont été réalisées le 18 octobre dernier dans des cabarets de la localité de Carlos Casares, à l’ouest de la province de Buenos Aires, il a été trouvé un book avec des photos en sous-vêtements d’une des enfants sauvées. “Ils doivent les offrir à des clients déterminés à des prix différentiés”, a signalé Zabala. Lors de ces opérations, ont été libérées cinq filles de 13 à 17 ans qui étaient obligées de se prostituer et six personnes ont été arrêtées accusées d’être les gérants des maisons closes. Cette semaine trois femmes ont été arrêtées dans une autre opération dans un édifice du quartier de Mataderos dans la ville de Buenos Aires, après qu’une femme ait dénoncé que sa fille de 16 ans était exploitée sexuellement dans cet endroit. Le nombre de libérées et de détenus augmentent chaque semaine.

Les tortures auxquelles sont soumises les jeunes en tombant dans les réseaux vont depuis les viols systématiques pour “les attendrir” et “les dresser”, ingestion irrépressible de drogues, brûlures de cigarettes si elles se débattent, peu d’alimentation, jusqu’au “travail” sans pause entre client et client. Cette description est livrée à Página/12 par Claudia Lascano, la Susana Trimarco du nord-est argentin, leadere de la Coalition Halte à la Traite, qui regroupe plusieurs ONG dont celle qu’elle préside à Posadas (province de Missiones) et qui travaille maintenant en coordination avec le Ministère de la Justice. Elle connait un grand nombre d’atrocités révélées par les récits de dizaines de victimes qu’elle a écoutés dans les dernières années. “Bien qu’elles aient de faux documents et qu’elles disent qu’elles sont majeures, un client ne peut pas ne pas se rendre compte qu’il a une relation sexuelle avec une mineure. Ce qu’ils voient ce sont des filles totalement aliénées, avec le regard perdu, qui ne savent pas s’il fait jour ou nuit, qui n’ont ni froid ni chaud. C’est impossible qu’ils ne sachent pas qu’elles sont des enfants. Nous en avons trouvé une avec les talons coupés : on les lui avait coupés dans le bordel pour qu’elle ne s’échappe pas”, raconte Lascano. Il y a une semaine et demie, il y a eu une opération à Comodoro Rivadavia (province du Chubut, Patagonie) : ils ont sauvé une adolescente de 17 ans du cabaret La Casita del Amor. La jeune fille a raconté qu’elle a été forcée de monter dans une auto à Oberá, où elle exerçait la prostitution sur une place, et qu’ils l’ont emmenée en voiture jusqu’à Comorodo où ils la maintenaient en conditions d’esclavage. Il y a eu quatre détenus. Une autre jeune fille, libérée d’un restaurant qui fonctionnait comme maison close dans la localité de Lisandro Olmos, municipalité de La Plata, le 5 septembre avec trois autres femmes, toutes paraguayennes - une d’elles mineure -, a déclaré qu’ils l’ont obligé à se faire un avortement avec cinq mois de grossesse et qu’ils enterré le foetus dans une caisse dans le fond du local. Des effectifs de la Police Fédérale sont retournés sur les lieux et l’ont retrouvé. On estime qu’il était sous terre depuis une semaine. Trois personnes impliquées dans ce présumé réseau qui apportait des filles du Paraguay ont été arrêtées.

http://www.pagina12.com.ar/diario/e…

source qui a traduit

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Oct 30

Après une enquête de plusieurs mois au Brésil et dans la région de Girona, un important réseau de prostitution forcée a été démantelé mardi 28 octobre par la Police Nationale espagnole dans plusieurs communes. 14 personnes ont ainsi été arrêtés, à Lloret de Mar, la Bisbal d’Empordà, Calonge, Vilablareix, Mont Ras et Fontcoberta, pendant qu’un autre individu était interpellé dans la ville de Natal, au Brésil par la police fédérale brésilienne. A l’origine, une affaire s’est déclenchée en mai dernier après que deux victimes se sont échappées de la maison close dans laquelle elles travaillaient, pour demander de l’aide auprès de leur consulat. Selon un scénario bien rôdé, ces jeunes femmes étaient recrutées dans la ville de Natal, au Brésil, comme femmes de chambre pour des hôtels de la région de Girona, mais se retrouvaient en réalité contraintes à la prostitution dans des « clubs » et menacées de mort, leurs passeports leur ayant été confisqués dès leur arrivée. A l’issue de plusieurs perquisitions, la police espagnole a découvert des armes, du matériel informatique, 68.000 € en liquide ainsi que des preuves de virements bancaires vers le Brésil.

la-clau.net

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Oct 27

C’est le procès d’une association de 3 proxénètes de Rouen qui vient de se terminer à Rouen. Un couple et le frère du mari ont obligé 2 jeunes femmes à se prostituer la nuit Bd des Belges et de faire le ménage du couple la journée. Toutes les personnes concernées ont le statut Cotorep et souffrent de handicaps, mais les 2 jeunes femmes étaient contraintes de faire 15 passes minimum par nuit à 50 € tout l’argent était confisqué par la famille L. “Le bout de l’horreur, de véritables esclaves” selon le Procureur de la République, un calvaire qui a duré de 2000 à 2004 , 3 ans de prison ferme pour le principal instigateur, 1 an ferme pour sa femme et son frère.Source Paris Normandie.

vivre en normandie

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Oct 24

Téchelet Pierre De Bellefeuille

Un individu arrêté lors du démantèlement du réseau de prostitution juvénile en 2002 fait face à de nouvelles accusations. Dix-neuf accusations sont déposées contre l’ex-membre du Wolfpack Téchelet Pierre De Bellefeuille.

L’une des accusations stipule que l’homme âgé de 26 ans a vécu entièrement ou en partie de la prostitution. Les accusations font aussi mention de deux victimes alléguées auxquelles il aurait fait subir des agressions sexuelles et des voies de fait graves. L’homme est aussi accusé d’enlèvement et séquestration, de trafic de drogue et de menace de mort.

Par ailleurs, il doit déjà répondre à d’autres chefs d’accusations liés à une autre affaire.

Téchelet Pierre De Bellefeuille est accusé d’avoir entravé le travail de deux policiers, d’avoir filmé les discussions et de voie de fait contre l’une des agentes.

Téchelet Pierre De Bellefeuille est détenu depuis le début du mois d’octobre. Son enquête sur remise en liberté est prévue le 31 octobre prochain.

radio-canada

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Oct 22

ANNA travaille aujourd’hui dans un restaurant, quelque part en France. Six ans après son placement sous protection dans le cadre du dispositif national ACSE accueil et sécurisation de protection des victimes de la traite la jeune femme se retourne encore dans la rue, saisie par la crainte d’être suivie par ses trafiquants. Etudiante, Anna s’est retrouvée prisonnière de réseaux de prostitution qui l’ont conduite de Moldavie jusqu’à Nice.

A 18 ans, la jeune fille, qui souhaite tenter sa chance en Europe, tombe sur une annonce pour du travail dans un quotidien. Elle rencontre alors les « intermédiaires » et emprunte à une tante les 300 € qu’on lui demande pour les visas et le voyage. Elle pense partir pour quelques semaines.

Dûment surveillée, Anna est conduite de Roumanie en Hongrie, de la République tchèque à l’Allemagne puis à la France. A chaque passage de frontière, en voiture, train ou à pied, l’étau se resserre : séquestration dans des appartements, confiscation de ses papiers, menaces de représailles sur sa famille…

Une dette impossible à rembourser

Lorsqu’elle arrive à Nice, six mois plus tard, Anna est contrainte de se prostituer pour rembourser les frais de son transport et de son hébergement. Une « dette » qu’elle sait impossible à apurer… Une rencontre, trois mois plus tard, lui permet de s’échapper, de bénéficier d’une prise en charge et d’un titre de séjour. Comme les victimes de torture, Anna souffrait d’un stress post-traumatique qu’elle a mis plusieurs mois à surmonter.

Leparisien.fr

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Oct 22

Violences. Un Toulousain vient d’être mis en examen pour « viol et vols aggravés » et incarcéré. Il aurait agressé une dizaine d’escort girls en six mois.

Sur internet, les sites de rencontre avec des escortes professionnelles sont multiples et c'est sur la toile que le suspect choisissez ses futures proies. Photo DDM, Michel Viala, archives

Sur internet, les sites de rencontre avec des escortes professionnelles sont multiples et c’est sur la toile que le suspect choisissez ses futures proies. Photo DDM, Michel Viala, archives

Quel est le véritable parcours de cet ancien ingénieur commercial ? Désormais incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses, cet homme âgé de 25 ans a reconnu sans détour une dizaine d’agressions ces derniers mois. Ses cibles ? Des professionnelles du sexe rencontrées sur internet. L’homme prenait rendez-vous, passait du bon temps avec la demoiselle et repartait avec l’argent gagné par la belle au lieu de payer les 300 € de la facture, quitte à sortir un couteau pour obtenir plus vite ce qu’il cherchait !

Les policiers de la brigade des mœurs cherchaient sa piste depuis la fin juin et le viol sordide d’une Brésilienne, dans une résidence hôtel du quartier de la Cépière à Toulouse. La victime avait décrit un homme de race noire, élégant et s’exprimant sans difficulté. Les investigations ont permis aux enquêteurs de découvrir un signalement comparable à Clermont-Ferrand où une escorte, cette fois de nationalité tchèque, avait subi une agression similaire. Elle avait eu la bonne idée de conserver le numéro de téléphone utilisé pour prendre rendez-vous.

Agresseur oui, violeur non

Les recherches ont montré aux policiers de la sûreté départementale que ce numéro avait été utilisé à Toulouse. Il restait à connaître son propriétaire. Longtemps, son nom est resté inconnu, jusqu’à la semaine dernière. Le monde des escortes est petit. « Les filles tournent de ville en ville. Ce sont souvent les mêmes », lâche un enquêteur. Les policiers ont donc fait passer le message. La semaine dernière, une fille a deviné que son client pouvait être le suspect. Ce dernier n’a pas eu le temps de rafler la mise, les policiers des mœurs lui sont tombés dessus.

Lors de sa garde à vue puis devant le juge d’instruction Didier Suc, cet homme a reconnu plusieurs agressions. La première à Marseille puis une dizaine à Toulouse et même trois autres à Bordeaux. « Les policiers ignoraient tout de son passage dans cette ville. Il assume les conséquences de ses actes. Des agressions d’escortes girls oui mais rien d’autre », précise son défenseur, Me Pierre Le Bonjour. Le suspect nie en effet totalement les accusations de viol. « Pourquoi aurait-il besoin de violer ces filles ? interroge son avocat. Il les rencontre dans le cadre d’une relation consentie et tarifée dont il sait, à l’avance, qu’elle ne lui coûtera rien… »

L’instruction devra préciser ces accusations. Le suspect aurait trouvé cette combine pour assurer à la fois son train de vie et son goût des relations sexuelles. Désormais, les policiers s’attendent à découvrir d’autres faits. L’homme aurait séjourné à Lyon et à Paris. Et les enquêteurs peinent à croire qu’il n’a pas poursuivi son manège rémunérateur.

Trouver une escorte : quelques clics et un coup de fil…

Objets de bien des fantasmes, longtemps réservés aux initiés, les escortes, descendantes « anglaises » des filles de Madame Claude ont d’abord gratifié de riches chefs d’entreprise un peu trop seuls dans leur palace. Puis, peu à peu, elles se sont démocratisées avant de littéralement exploser avec internet.

Aujourd’hui, il suffit de taper le mot « escorte » sur n’importe quel moteur de recherche pour voir défiler des centaines de filles qui affichent souvent leurs mensurations avantageuses, leurs photos avec des physiques plus ou moins dénudés et leurs tarifs où l’heure ne se négocie pas à moins de 300 €. Le client choisit, passe un coup de fil et obtient un rendez-vous, souvent dans un hôtel discret. « Et elles travaillent très bien », glisse un policier.

Depuis que les règles de la prostitution ont été durcies sur le trottoir avec notamment l’interdiction du racolage, la prostitution de salon s’est développée. L’escorte a vite pris une part du marché importante surtout depuis que les réseaux téléguidés depuis l’Est ont commencé à s’y intéresser.« Nouvelle prostitution, nouvelle délinquance », admet un enquêteur à propos des agressions en série menée par l’homme arrêté à Toulouse. Et dans ce milieu fermé, à la limite de la légalité (une femme seule a le droit de vendre son corps, pas si elle travaille pour une organisation), les plaintes sont rares.

Un temps largués et peu intéressés par le phénomène, les policiers toulousains ont vite réagi pour lutter contre cette prostitution déguisée. Depuis le début de l’année, trois enquêtes, une de la sûreté départementale deux de la police judiciaire, ont mis fin au business toulousain de ces dames et de leurs accompagnateurs. Et à chaque fois, les clients ont dû s’expliquer devant les enquêteurs…

La Dépêche

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Oct 07

Chanson rap sur l’esclavage moderne.

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Oct 03

En Belgique aussi la prostitution est autorisée et encadrée, notamment l’aspect proxénétisme. S’il est légal de louer des studios ou des vitrines ou de gérer des lupanars, celà se fait dans certaines conditions, et quand on ne respecte pas ces conditions, ça peut coûter cher…

Le tribunal correctionnel de Bruxelles (rôle flamand) a condamné jeudi une Nigériane à trois ans de prison pour proxénétisme et traite des êtres humains. La femme, qui avait été prostituée, avait fait venir des compatriotes pour se prostituer en Belgique. Elle leur fournissait des papiers appartenant à des personnes dont le séjour avait été régularisé.

La prévenue est arrivée au milieu des années ‘90 via un réseau de traite des êtres humains. Elle a réussi à racheter sa liberté et est devenue prostituée. Après quelques mois, elle a lancé son propre réseau.

Elle a fait venir des femmes du Nigeria. Afin d’éviter qu’elles ne soient interceptées par la police, elle a fait appel à des Africaines qui avaient été régularisées en Belgique ou qui bénéficiaient d’autorisations de séjour. Les prostituées venues du Nigeria payaient entre 200 et 300 euros par mois pour les papiers de ces femmes.

Le réseau a été démantelé l’année dernière. Le parquet a requis de lourdes peines ainsi que la confiscation de trois immeubles que la prévenue aurait acheté grâce à ses gains. Le tribunal ne l’a pas suivi. Il l’a condamnée à trois ans de prison ferme et a ordonné la confiscation, non pas des trois immeubles, mais de 94.000 euros.

Quatre Nigérianes qui avaient “loué” leurs documents d’identité ont bénéficié de la suspension du prononcé.

Source : http://www.actu24.be/MBO_Article/196395.aspx

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Oct 02

Depuis un an, la vie de Mylène (¹) était un enfer. Contrainte par son “ami” de se prostituer, cette Grenobloise de 21 ans était sans cesse harcelée et frappée, séquestrée entre deux passes par le jeune homme.
Mylène l’avait rencontré en 2007 et était tombée amoureuse de ce garçon, officiellement domicilié chez ses parents à Saint-Martin-d’Hères et bénéficiant du Revenu minimum d’insertion. Après quelques semaines, la jeune femme a rapidement déchanté : l’homme l’a contrainte à passer des annonces sur un site Internet, annonces dans lesquelles elle proposait des massages “coquins” -méthode aujourd’hui communément employée par les prostituées pour rechercher des clients-.
Des revenus qui approchaient les 6 000 € mensuels

Les “massages coquins” de Mylène n’ont pas tardé à trouver une clientèle nombreuse, qu’elle faisait monter dans des hôtels minables du quartier de la gare de Grenoble. Les revenus de la jeune femme approchaient les 6 000 euros mensuels. Mais, sous la contrainte, cette somme était partagée avec son compagnon : le RMI perçu par le jeune homme s’en trouvait complété de façon substantielle. De quoi se payer des vêtements, des sorties et un petit voyage à l’étranger de temps à autre.
L’homme ne se contentait pas d’encaisser les gains de la prostituée : pour la terroriser et l’asservir, il la battait régulièrement. Il l’avait même séquestrée l’été dernier dans l’appartement de ses parents, partis en vacances quelques semaines.
Les policiers de la Sûreté départementale ont mis fin lundi au calvaire de la jeune femme. Placé en garde à vue, le suspect a été déféré au parquet hier après-midi et devait être présenté dans la soirée à un magistrat instructeur en vue d’une mise en examen pour proxénétisme.
(¹) Le prénom a été changé

Source : http://www.ledauphine.com/index.jspz?chaine=85&article=59992&xtor=RSS-85

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