May 06

Krasimir frappait un peu trop les filles auxquelles il était censé assurer la protection, et en plus il leur prenait 50% de leurs gains. Pas gentil le proxénète bulgare, qui faisait son petit business à Arles et qui se retrouve devant les juges de Tarascon. Il écope finalement de 2 ans avec maintien en détention et 5 ans d’interdiction du territoire français

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Apr 24

Film en compétion à Cannes, le conte de La belle au bois dormant revisité en version dure. Une fille accepte de se prostituer endormie sous l’effet d’une drogue…

Sleeping Beauty from Pollen Digital on Vimeo.

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Feb 15

Maria, 49 ans, est la femme du ministre du Commerce extérieur de la Guinée Équatoriale ! On ne saura pas comment elle s’est retrouvée en Europe et pourquoi elle est devenue prostituée. Pour l’Africaine, il s’agit visiblement d’un choix. Elle a même tenu un bar en Espagne où elle a rencontré, en 2007, celui qu’elle accuse aujourd’hui de proxénétisme.
Norbert Vallez, 57 ans, a été interpellé, tout comme son frère, Patrick, 56 ans. Les deux hommes ont été jugés, hier soir par le tribunal correctionnel de Narbonne, pour, respectivement, “proxénétisme aggravé” et “complicité”. Il y a quelques jours, Maria s’est rendue à la Paf (Police aux frontières) de Port-la-Nouvelle pour dénoncer l’exploitation qu’elle subissait mais aussi des pressions et des violences. Et ceci malgré une peur palpable.


Aussi une enquête a été diligentée, aboutissant rapidement à l’interpellation des suspects.
Maria, petit bout de femme arborant une curieuse perruque rousse, explique que Norbert Vallez l’a envoyée “travailler” à Strasbourg, en Allemagne et en Suisse. Avant de finalement l’installer dans le sud de la France, à Fitou sur le bord de l’ex-RN9, lors de l’été 2007.
Si, au début, elle a apprécié son aide (intervention auprès des autres prostituées du secteur pour qu’elles la laissent s’implanter, appartement loué à La Palme, certificat d’hébergement pour celle qui a un titre de séjour espagnol, démarches à l’Urssaf de l’Aude pour qu’elle s’inscrive en tant que travailleur libéral…), Maria a vite déchanté.
Norbert fait d’abord des difficultés pour lui restituer 3 000 € qu’elle lui avait confiés et puis surtout le quinquagénaire prend l’habitude de venir tous les mardis “relever les compteurs”. « Sur 1 700 €, il me laissait 100 € pour vivre », se plaint Maria. Quant au frère, Patrick Vallez, il habite à La Palme à une centaine de mètres de Maria et est chargé de la surveiller. Des armes et des munitions de gros calibres sont retrouvées chez lui.
« Ils ont utilisé Maria comme un objet. C’est de la traite d’être humain ! », s’insurge Me Pierre Charpy. L’avocat de la prostituée estime qu’« on passe à côté de quelque chose de plus important ». Il soupçonne les deux frères de faire partie d’un réseau européen de prostitution.
Il faut dire que Norbert et Patrick Vallez ont un passé judiciaire très chargé. Avant d’être gérant d’une pizzeria à Figueras (Espagne), le premier a cumulé onze condamnations pour un total d’environ 20 ans ! Notamment pour vol à main armée, stupéfiant, association de malfaiteurs et… proxénétisme. Le second a un “pedigree” comparable, long de plus de 20 ans, notamment pour tentative d’assassinat et vol à main armée.
Les deux hommes jurent n’avoir tiré le moindre argent des activités de Maria. Ils n’auraient fait que l’aider comme on dépanne une amie.
Une version qui ne convainc pas Marie-Hélène Vétro. La substitut du procureur requiert trois et deux ans ferme contre les prévenus.
Leur avocate, Me Véronique Forrat, réplique : « Ils n’ont pas initié Maria qui se prostituait déjà. C’est très important. Et ils n’ont pas eu d’intérêt financier. » Mais les Vallez sont reconnus coupables. Norbert écope de deux ans de prison ferme, son frère Patrick d’un an. Leur victime Maria obtient 12 000 € de dommages et intérêts.

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Feb 10

Deux garçons semant la terreur sur les filles de la nuit ont été écroués, après une enquête de la PJ, pour extorsion.

La prostitution toulousaine infiltrée par la mafia russe ? C’est en tout cas ce que voulait faire croire un duo de petits malfrats, aujourd’hui écroué pour « extorsion en réunion », et qui, en quelques jours, avait réussi à soutirer environ 600€ à des prostituées de passage ou «en tournée» dans la Ville rose. Les policiers de la PJ, très vite alertés ont arrêté les deux imposteurs semant la terreur, lors d’une souricière tendue dans un appartement, fin janvier. Tout commence quelques jours plus tôt.

âgés d’une vingtaine d’années, les deux jeunes garçons, attirés par l’argent facile, repèrent sur internet les numéros de téléphone d’escorts girls (des prostituées du net) en tournée à Toulouse. L’un d’eux fixe le rendez-vous en se faisant passer pour un client. Mais une fois arrivé dans la chambre d’hôtel ou au domicile de la jeune femme, le pseudo client déballe le grand jeu en se montrant menaçant. « Monsieur le Russe veut reprendre le marché de la prostitution à Toulouse, alors il va falloir être gentille avec lui… », lance le plus balèze des deux du haut de ses 1,90 mètre, histoire d’impressionner. Il fait le tour de l’appartement, scrute les moindres recoins et pose sans détours ses conditions : « Il faudra lui remettre 500€ par semaine… »

Cinq victimes au moins

Son acolyte n’avait plus qu’à finir le travail en encaissant l’argent quelques jours plus tard. Un mode opératoire qui aurait fait au minimum cinq victimes parmi les prostituées. En moins d’une semaine, ce duo improbable avait déjà encaissé la bagatelle d’environ 600 €. Lors d’un rendez-vous, fin janvier, fixé dans un appartement situé aux Pradettes, les policiers en planque ont interpellé en flagrant délit l’un des suspects qui était en train d’encaisser la monnaie. Son complice, originaire du Comminges, a fini par se rendre au commissariat car l’étau policier se resserrait chaque jour davantage. Placés en garde à vue, ils ont tous les deux reconnus les faits. Mais selon eux, ce business n’avait rien de répréhensible. Persuadés que la prostitution était illégale, ils pensaient agir en toute légitimité. Mais un duo pas si naïf que ça. « Ils ne touchaient pas aux prostituées bulgares. Ils avaient en tête qu’ils pouvaient prendre un risque en se frottant à un de ces réseaux… », commente une source judiciaire.

«Des proies faciles»

Extorsions, agressions…, les prostituées sont souvent la cible d’agresseurs croyant agir en toute impunité. « Les agresseurs des prostituées pensent qu’elles auront des difficultés à porter plainte. Elles deviennent donc des proies faciles aux yeux de certains qui les voient comme des délinquantes », explique une salariée de l’association Grisélidis, à Toulouse. Depuis l’éclosion des sites internet et la multiplication des rendez-vous via un numéro de téléphone, les prostituées « ne sont pas forcément plus en sécurité que celles qui travaillent dans la rue, poursuit-elle. Il y a toujours la peur des contrôles de police et des faux clients… »

La dépêche

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Dec 27

La police catalane de Mossos d’Esquadra a interpellé samedi dernier trois proxénètes qui contraignaient une jeune femme à la prostitution dans des “clubs” de la région de l’Alt Empordà. Les personnes concernées, deux hommes de 26 et 29 ans et une femme de 23 ans, tous trois de nationalité roumaine, avaient amené la victime, qu’ils connaissaient préalablement, en Catalogne, au mois de septembre, lui promettant un emploi, mais l’ont faite travailler dans des maisons closes situées à La Jonquera et à Figueres, la menaçant et l’agressant physiquement lorsqu’elle tentait de s’échapper. La jeune femme s’était installée dans l’appartement de Figueres habité par ses compatriotes proxénètes, dont un l’obligeait à avoir des rapports sexuel avec lui. La découverte de cette affaire a été possible après que la victime se soit échappée d’un bordel de la Jonquera où elle officiait et déclare son malheur à la police catalane. Quelques heures plus tard, les agents de l’Unité de Recherche de Figueres ont arrêté les proxénètes. Une autre affaire de prostitution forcée, impliquant des proxénètes qui obligeaient de jeunes Brésiliennes à pratiquer le sexe tarifé à Girona, a été révélée le 27 novembre.

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Dec 27

Les quartiers chauds du XVIIIe arrondissement de Paris, de la gare du Nord à la porte de Clignancourt, sont les sites privilégiés des péripatéticiennes africaines, pour la plupart originaires de la région subsaharienne. «A tel point que, lorsque vous êtes noire et que vous parcourez ces rues, vous êtes systématiquement prise pour une prostituée», constate Amely James Koh Bela, présidente de la Commission de l’information et de la formation à la Fédération des agences internationales pour le développement, une organisation non gouvernementale (ONG) d’action humanitaire et d’aide au développement. La France compte autour de 15 000 prostitué (e)s, dont près de 7 000 à Paris. «80 % sont étrangers, dont un peu plus de 40 % viennent des Balkans et 37 % sont d’origine africaine», pouvait-on lire dans l’Humanité du 20 décembre 2003.

Dossier sur la protitution afrivcaine en France

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Dec 27

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Nov 18

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Nov 18
La présidente de l’Afesip a reçu le premier prix de l’ « Human dignity arward » décerné par la Roland Berger Foundation. A la clef, un million d’euros destiné à soutenir les différentes organisations qu’elle dirige ou a fondé.
Somaly et la reine d’Espagne, en visite au Cambodge en 2008 © DR
L’ambassade d’Allemagne a annoncé le 14 novembre la sélection de Mam Somaly comme lauréate du premier prix de la Roland Berger Foundation. Ce prix récompense les efforts des acteurs sociaux impliqués dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, en Asie et dans le monde.
« Il y a beaucoup d’individus, d’organisations et d’initiatives qui mériteraient d’être reconnus par la fondation. Au nom d’eux, Somaly Mam prouve le courage et la résolution pour faire en sorte que la dignité humaine et les droits de l’homme soient respectés, promus et protégés », a rapporté dans le communiqué de presse de l’ambassade Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères de la république fédérale d’Allemagne. Mam Somaly recevra des mains du président allemand Horst Kölher le prix décerné par la fondation lors d’une cérémonie officielle organisée à Berlin le 24 novembre.
Mam Somaly n’a pu être contactée lundi 17 novembre. Elle est depuis le début du mois aux États-Unis pour y faire la promotion de son nouveau livre sur le trafic d’êtres humains. Son assistante Lin Silor a annoncé qu’elle se rendrait directement des États-Unis à Berlin pour y recevoir le prix, dont elle se sait lauréate depuis la mi-octobre. Selon Lin Silor, « tous les employés et Somaly ne pensaient avoir ce prix, d’autant que nous n’avons pas fait acte de candidature. Elle s’est montrée très émue, non pas par le montant du prix, mais par ce titre, nouveau et unique pour nous ». En ce qui concerne la gestion du million d’euros, Lin Silor ignore encore comment cela se fera.
Mam Somaly a été vendue très jeune a un réseau de prostitution et a pu s’échapper de cet enfer. Elle en a donné le récit autobiographique dans le livre « Le silence de l’innocence », une oeuvre récente qui est également une réflexion sur la lutte contre le trafic humain au Cambodge. Elle dirige aujourd’hui l’ONG Afesip, qui a tiré 4 000 femmes et jeunes filles des réseaux de prostitution, depuis la date de sa fondation en 1996.

cambodgesoir

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Nov 18

La France s’apprête-t-elle à expulser un militant des droits de l’homme internationalement reconnu ? Le Géorgien Nugzar Sulashvili s’est battu au péril de sa vie et de celle de ses proches pour dénoncer les trafics qui ont lieu dans son pays. Mais les policiers géorgiens l’accusent eux d’être un mafieux. Qui est vraiment Nugzar Sulashvili ? C’est l’enquête de Matthieu Aron…

Nugzar Sulashvili préside une ONG géorgienne pour la défense des droits des étrangers (FCRS). Son organisation est une des premières à avoir attiré l’attention de l’opinion publique géorgienne sur la situation des clandestins jusque là taboue dans le pays. FCRS a délivré une aide juridique, médicale, psychologique et financière à des centaines de victimes. Très souvent des femmes victimes des réseaux de prostitution internationaux. Elle a réuni des informations sur les activités illégales de nombreuses personnalités officielles. Nugzar Sulashvili a aussi révélé que ce trafic était protégé par la mafia.

Cet engagement pour la défense des droits de l’homme, Nugzar Sulashvili le paie cher. En 2000 le siège de son organisation est cambriolé. Du matériel et des documents précieux sont détruits. En 2001 des preuves réunies par l’ONG portant sur les trafics géorgiens disparaissent à l’aéroport de Tbilissi. En 2002 Nugzar Sulashvili est attaqué et blessé sur le chemin de son domicile. Ses agresseurs l’avertissent : il doit cesser immédiatement ses enquêtes. En juillet 2002, Nugzar Sulashvili et sa famille échappent de justesse à une tentative de meurtre à leur domicile.

Le défenseur des droits de l’homme poursuit malgré tout ses investigations et transmet des informations confidentielles au comité des lois du Parlement géorgien. Elles révèlent l’implication de responsables du pays dans le trafic de clandestins. Une fuite a lieu dans le journal “Akhali Versia”. La mafia n’apprécie pas de voir des noms révélés dans la presse et ses affaires étalées au grand jour. Le 26 mai 2004 la fille de onze ans de Nugzar Sulashvili, Salomé, est sauvée d’une tentative d’enlèvement.

En 2006 Nugzar Sulashvili quitte la Géorgie et se réfugie en France. Dans son rapport annuel 2007, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme souligne qu’en Géorgie : “De nombreux défenseurs des droits de l’homme ont été victimes de violences policières (…). Ceux qui ont dénoncé l’instrumentalisation de la justice géorgienne ont été poursuivis”. Aujourd’hui Nugzar Sulashvili risque d’être obligé de quitter la France. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), refuse d’accéder à sa demande d’asile politique. La raison : les policiers géorgiens ont transmis à leurs homologues français un dossier le qualifiant de “mafieux”. Il devrait donc être expulsé vers son pays d’origine, quels que soient les dangers qu’il encoure.

france-info (documents audio sur leur site)

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