Feb 17

Vendredi 20 Mars 2009 ASSISES DE LA PROSTITUTION

Au regard de la situation de grande précarité sociale et sanitaire des prostituéEs, et à l’occasion de la date anniversaire de l’entrée en vigueur de la LSI (Loi pour la Sécurité Intérieure), se tiendront pour la troisième année consécutive les Assises de la prostitution le vendredi 20 mars 2009, à l’Odéon- Théâtre de l’Europe à Paris.

Répression = insécurité, abus, augmentation des risques sanitaires

Depuis l’entrée en vigueur de la loi pour la sécurité intérieure en mars 2003, les prostituéEs restent difficiles à atteindre, en dépit des actions de santé communautaire et de l’existence de nombreux opérateurs de prévention.

Depuis cette date, nous constatons aussi une dégradation des conditions de vie des prostituéEs, une augmentation des prises de risque du fait de pressions multiples (économique, policière et de la part de certains clients). De plus, de nombreuses associations ont constaté une augmentation du nombre d’IST (Infections Sexuellement Transmissibles) chez les prostituéEs les plus marginaliséEs (transgenres, usagers de drogues, migrants).
Nous observons aussi l’émergence de nouveaux modes de prostitution (internet, bars, etc) qui rendent plus complexe le travail de prévention.

Les acteurs : l’UNALS, « Droits et Prostitution », l’ICRSE, les prostituéEs et leurs alliéEs

L’Union Nationale des Associations de Lutte contre le Sida et le collectif « Droits et Prostitution » , l’International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe, les prostituéEs, les acteurs politiques, les associatifs, les chercheurs en sciences sociales et les intervenants de l’action publique sont impliqués dans l’action.

PROGRAMME

9h00 : Accueil café

9h30 -13h : Ateliers

Les ateliers thématiques développeront les bonnes pratiques de prévention VIH/Sida-IST et d’accès aux droits fondamentaux des prostituéEs.

15h00 -16h45 : Restitution des ateliers

Lors de la restitution des ateliers, les intervenants aborderont également la question de la nécessaire participation des prostitués à l’élaboration de la politique de prise en charge dans les structures d’accès aux soins et d’accès aux droits.

17h00 -18h00 : Conférence de presse

Synthèse des travaux et présentation de la déclaration commune face à la presse.

18h00 -19h00 : Lecture de textes de Grisélidis Réal

Lecture de textes choisis de Grisélidis Réal. ProstituéE genevoise, écrivain et militante, Grisélidis Réal (11 août 1929 - 31 mai 2005) était auteur et poète. Elle a notamment écrit et publié aux Editions Verticales, Le noir est une couleur, Carnet de bal d’une courtisane et suis-je encore vivante ?

Exposition photographique ‘Prostituées d’Europe’ de Mathilde Bouvard
Projet européen, à la fois artistique et sociologique. A la rencontre de personnes prostituéEs (prostitution choisie) dans 15 villes d’Europe

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu : Odéon-Théâtre de l’Europe - place de l’Odéon - 75006 Paris.
Accès : Métro ligne 4 Odéon ou RER B Luxembourg
Informations et réservations : assisesprostitution2009@gmail.com


21 mars : marche pour la défense de nos droits : rendez vous Place Pigalle à 13 h avec un parapluie rouge.

source

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Feb 10

Le Groupe International de Paroles de Femmes (GIPF) a décidé de lancer la première édition de la Journée Mondiale de Lutte Contre l’Exploitation Sexuelle,

Placée sous le haut parrainage de Madame Célhia de Lavarène, Présidente Fondatrice de STOP (Stop Trafficking Of People), et de Monsieur Philippe Scelles, Président de la Fondation Scelles, cette journée se tiendra le 4 mars à Paris et réunira des experts internationaux qui participeront à une conférence au Conseil Régional d’Ile de France.

Des représentants des pays suivants : Argentine, Azerbaïdjan, Bangladesh, Belgique, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chili, Côte d’Ivoire, Espagne, France, Guinée, Haïti, Honduras, Kenya, Mali, Népal, Niger, RDC, Salvador, Sénégal, Togo, ont donné leur accord pour participer à cette journée mondiale.

Devant l’ampleur du phénomène de l’exploitation sexuelle, tant au niveau européen qu’international - traite des êtres humains à des fins de prostitution, de pornographie, tourisme sexuel - aussi bien des adultes que des enfants, il est essentiel, pour les initiateurs de cette journée mondiale, que l’ensemble de la Communauté Internationale (société civile et gouvernements) puisse s’unir autour d’une journée. Une journée pour mobiliser, sensibiliser, informer les gouvernements, les institutions et le public, sur cet asservissement sexuel.

Pour plus d’informations :

http://www.ong-gipf.com

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Jan 04

Couleurs rosées pour rappeler le champagne qui coule à flot dans ce genre de soirée. Le flyer  controversé de la soirée du Studio One. Photo DR
Couleurs rosées pour rappeler le champagne qui coule à flot dans ce genre de soirée. Le flyer controversé de la soirée du Studio One.

« Je trouve cela choquant et très irrévérencieux, tant pour les hommes que pour les femmes, tout deux rabaissés à des rôles peu valorisants », remarque Julie, de l’association féministe Mix-cités. De toute façon, ce problème est récurrent ».

Le Studio One, discothèque pour les 25-45 ans basée au Ramier, proposait vendredi soir une soirée sur le thème de… « Putes et macs ».

Le flyer de présentation, inondé de rose, met en avant une femme en tenue aguicheuse et un homme dont la posture ne laisse aucun doute sur ses fonctions. Cerise sur le gâteau, une liasse de billets tapisse l’ensemble, montant encore d’un cran, dans le mauvais goût, selon celles et ceux que cet objet publicitaire a choqué.

mauvais goût ou simple dérision ?

Confronté aux critiques de plusieurs associations féministes, Phils, responsable de cette animation et professionnel de la nuit, se défend : « C’est une soirée bon enfant, basée sur l’humour et la dérision. Un clin d’œil à la morosité ambiante. Aucun message anti femme ou contre les prostitués ne se dessine derrière ».

Le Studio One, habitué des soirées un brin provocantes, est prêt à s’excuser si ce thème a pu blesser certains. « Il faut prendre cela au second degré, note Jean-Jacques Lasserre, responsable du complexe du Ramier et du Studio One. Les associations féministes devraient plutôt se concentrer sur le problème de la prostitution en bord de canal ».

« Le problème de ce genre de soirée, c’est la banalisation de la prostitution, triste drame humain souvent subi, par des bobos qui viennent s’encanailler le temps d’un soir, reprend Virginie, de Mix-Cités. Sous couvert de la fête, tout devient permis ».

Marie-Laure, de l’association Act Up considère qu’en 2009 ce type de soirée est devenu ridicule : « Ce qui m’interpelle le plus, c’est la caution du retour du machisme. Je constate aussi la dégradation du rôle de la femme, reléguée à un simple jeu sexuel sur fond d’argent. Des critères inacceptables véhiculés tout normalement dans la société ».


Un thème décidément adoré des discothèques

Décidément, le thème, « Putes et mac » inspire les responsables des clubbers. En effet, en 2005, le même thème de soirée avait été lancé par plusieurs lieux de nuit de Toulouse et fait réagir plusieurs associations féministes de la ville. « On avait déjà dénoncé le côté irrespectueux envers les femmes par le biais de ces soirées, précise Julie, de Mix Cités. Mais apparemment, c’est récurrent dans le monde de la nuit. Bien sûr, on nous dira que la télévision, la publicité exploitent aussi bien souvent la femme, mais personne n’est obligé de copier la bêtise ». « On peut rire de tout mais pas avec tout le monde », disait Pierre Desproges. Une phrase décidément intemporelle.

La dépêche

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Nov 18

Les 19 et 26 novembre à 19h30 et le 28 novembre à 20h30
5 impasse Bonne Nouvelle, Metro Bonne Nouvelle

Flores Nocturnas est une Création théâtrale étudiante sur les prostituées.
On y parle de leur de leur joies,leurs tristesse, leurs rêves, leur quotidien…
aux paroles crues se mêlent le rire, la complicité, l’hypocrisie.
Nous espérons vous y voir nombreux et nombreuses!!!
Jeu, mise en scène et chorégraphie: Mejia Soledad, Truf Mélanie, Ghio Veronica, Bouma Jill
Texte: Tomo Catel, Truf Mélanie, Ghio Veronica, Bouma Jill, Mejia Soledad
Voix off: Martin Mallet
Guitare: Ghio Lucas
Lumière: Ayshe Engur, Luigi D’aria
Graphisme: Barbier Sylvie
Merci à: Rojas Fredy, Grisel Bercovich, Yahaira, Catrevaux Brice, Laurent Wittmer, Christian Schmitt, Phillipe Tancelin, Katia Legeret, Laurence Falzon.

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Oct 29

Le Groupe international de Paroles de femmes (Gipf) organise au Conseil Ile-de-France à Paris le 4 mars 2009 une conférence intitulée “Première Edition de la Journée Mondiale de Lutte Contre l’Exploitation Sexuelle”.

L’objectif de cette journée, sous le Haut Parrainage de Mme Célhia de Lavarene, est de dénoncer l’exploitation sexuelle et de mutualiser les moyens afin de mettre un terme au trafic.

PRÉ PROGRAMME 2009 Mercredi 4 mars 2009 9h00 Accueil9h30 - Allocution extérieure- Ouverture (Présentation du G I.P.F. ; Présentation du Livre) Pourquoi cette journée (lien traite et prostitution)

- Mot de la Marraine Mot du Parrain

- Les différentes formes d’exploitation sexuelle (État des lieux de la prostitution + pornographie dans le monde)- TSIE - Mariages Forcés 12h15 Déjeuner Libre
13h15 Reprise

- Conséquences médicales et psychologiques (Docteur Judith Trinquart)
- Convention sur le crime organisé transnational - L’influence du
(néo)libéralisme dans la formulation même desdites conventions et leurs
effets sur les victimes de la traite à des fins d’exploitation sexuelle
et du trafic des migrant-es (M. Richard Poulin) - L’exemple de la Suède 15h45 Pause
16h10 Reprise

Table ronde :
La nécessité pour la création d’un organe indépendant de centralisation
des informations, d’observation de surveillance et de contrôle du
phénomène de l’exploitation sexuelle et de la prostitution à travers le
monde ? ” - Recommandations et Clôture Pause

18h30
Projection de Lilya 4-ever film de Lukas MoodyssonLilya
a 16 ans. Elle vit dans une banlieue triste quelque part en ex-Union
Soviétique. Elle rêve d’une vie meilleure. Sa mère vient de partir pour
les Etats-Unis avec son compagnon. Lilya espère les rejoindre, mais ne
reçoit ni nouvelles, ni argent. Son seul ami est un garçon de 11 ans,
Volodya. Ils traînent ensemble dans les rues et s’inventent des
histoires pour que la vie soit plus belle. Mais un jour, Lilya tombe
amoureuse d’Andrei, qui lui demande de le suivre en Suède pour
commencer une nouvelle vie à deux.
Soudain elle se retrouve dans un avion pour la Suède - sans savoir ce qui l’attend…

Inscription Conférence du 4 Mars

Les personnes désirant assister à la conférence du 4 mars “Première
Edition de la Journée Mondiale de Lutte Contre l’Exploitation Sexuelle ”
qui se déroulera à Paris au Conseil Régional d’Ile-de-Farnce, 35, Boulevard des
Invalides 75007 Paris (sous réserve) peuvent s’inscrire en envoyant un
email à conference4mars2009@gmail.com
en indiquant les informations suivantes : prénom, nom, adresse,
organisation et fonction. L’entrée est libre et ouverte à tous
sur inscription préalable.

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Oct 16

Le cycle de trois conférences sur l’Histoire des Maisons closes s’est terminé jeudi dernier. En démarrant leur histoire sous l’Antiquité, la conférencière Brigitte Rochelandet a traversé les époques, développant les périodes parfois très difficiles pour les filles publiques, au fil temps de plus en plus parquées, rejetées mais pourtant et paradoxalement, toujours tolérées puisque les clients demeurent.
Des ateliers de prostitution, aux bourdeaux du Moyen-Âge, au XVIIIIe et XXe siècle, en passant par les longues périodes de clandestinité, les voilà à nouveau enfermées cette fois, dans les Maisons closes. Dès la fin du XVIIIe siècle, l’État cherche à codifier la prostitution en leur donnant un statut juridique, des impôts à payer, des quartiers précis pour travailler dans la Cité et l’obligation de passer une visite sanitaire mensuelle, ce, afin de ralentir l’expansion de maladies vénériennes. Les filles sont alors « encartées », elles devront se déclarer et porter sur elles, une carte professionnelle. En 1870, la création des premières Maisons closes, permet de mettre en place une surveillance accrue de ces filles mais aussi d’une population précise, peu saine, qui gravite autour.
La vie à l’intérieur de ces maisons, classées par catégories, est organisée souvent par une tenancière, qui accueille entre 3 et 15 filles recrutés et vendus par des placeurs, qui exploitent la naïveté et la misère morale et financière, premières causes de leur arrivée dans les Maisons closes. En 1946, après la Seconde Guerre mondiale où les nazis ont réquisitionné les Maisons closes, la loi Marthe Richard ordonne leur fermeture dans une volonté de retour à la pureté, elles se retrouvent une nouvelle fois dans la rue, obligées de renouer avec la clandestinité.

Le journal de saone et loire

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Oct 15

DES NEONS SOUS LA MER de Frédéric Ciriez raconte l’histoire d’un bordel auto-géré dans un sous-marin… C’est une des révélations de la rentrée littéraire 2008.
La librairie Pensées Classées vous invite à rencontrer l’auteur à la librairie, le jeudi 16 octobre à 19h. Frederic Ciriez lira également des extraits de son roman, dont nous vous recommandons vivement la lecture.

Frédéric Ciriez présente DES NEONS SOUS LA MER
le jeudi 16 octobre à 19h
à la librairie Pensées Classées
9, rue Jacques Coeur
75004 Paris (metro Bastille)
01 40 27 87 94
http://librairiepenseesclassees.wordpress.com/

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Oct 02

1ere partie: jusqu’au 9 novembre 2008
2eme partie: du 18 novembre au 4 janvier 2009

Musée Cernuschi, 7, avenue Vélasquez 75008, 7,50€

Dans le cadre du 150e anniversaire des relations franco-japonaises, le musée Cernuschi accueille une magnifique exposition de peintures de la période Edo (1615-1868) issues du musée Idemitsu. Un industriel et collectionneur japonais dont sont actuellement exposées les oeuvres de Rouault à la Pinacothèque de Paris. Divisée en deux temps, l’exposition du musée Cernuschi met en valeur la beauté des courtisanes et les scènes de divertissement qui se répandent à partir du XVIe siècle dans un Japon en plein essor urbain.
Alors que le Japon connaît une longue trêve de paix entre 1615 et 1868, la ville d’Edo, qui deviendra Tôkyô en 1868, se construit ex nihilo et atteint rapidement le million d’habitants. Edo est la capitale du shogun (commandement militaire contrôlant le pouvoir politique, administratif et plus tard économique) TOKUGAWA Ieyasu, qui a unifié le pays au XVIIe siècle. Kyôto reste la résidence de l’Empereur et un centre majeur de l’artisanat de luxe tandis qu’Osaka, surnommée Niho no daitokoro (cuisine du Japon) constitue une plaque tournante commerciale.

MORONUBU Hishikawa (?-1694), Jolie Fille et fleurs d'automne. Encre et couleurs sur soie. 88,9 x 31,6 cm (c) Musée IdemitsuDurant la période Edo, les samouraïs n’ont plus le droit de se battre. Oisifs, ils ont du temps à consacrer aux arts et aux divertissements qui fleurissent grâce à la paix qui règne. Le système du sankin kôtai contraint les membres des familles des daimyos (chefs régionaux) à résider à Edo une année sur deux. De ce fait, la majeure partie de la population de la ville recherche les plaisirs luxueux pour passer le temps. Mais pas question pour les samouraïs d’avouer leurs penchants pour les loisirs du “Monde Flottant” - attitude symbolisant l’hédonisme -! Dans les estampes de MORONOBU Hishikawa (?-1694), un des premiers maîtres du genre, les guerriers sont représentés avec un chapeau de paille et leurs traits sont masqués. Néanmoins, ils conservent leurs deux sabres, qui trahissent leur statut social.

Les courtisanes représentent la fine fleur du divertissement de l’époque. Elles se distinguent par leurs tenues luxueuses et leur obi (ceinture) nouée devant. Les courtisanes de haut rang, les tayû, recoivent une éducation poussée, axée sur la musique, la poésie et la danse. Leur talent impose l’admiration des clients, qui doivent les respecter et suivre une ligne de conduite stricte (showake). A commencer par utiliser un langage réservé aux courtisanes, le arinsu kotoba, qui imite celui pratiqué à la cour impériale. Le service des courtisanes étant très honéreux, seuls la haute noblesse, les daimyos et les riches marchands peuvent y recourir.
Au XVIIIe siècle, les tayû perdent progressivement leur prestige au profit de courtisanes d’un nouveau type, les oiran, tandis que les geisha ou geigi se spécialisent dans la danse et la musique.
La prostitution concerne également des filles de bas rang, pratiquant leur activité dans les établissements de bain, les auberges, les restaurants ou les maisons de thé. Ce que la peinture du Monde flottant - ukiyo-e - se garde de représenter. D’où le titre de l’exposition - un clin d’oeil à l’oeuvre de Balzac - qui omet le terme “misère” des courtisanes.

ANCHI Choyodo, Courtisane. Rouleau suspendu, encre et couleurs sur papier. 95,1 x 38,8 cm. Début XVIIIe (c) Musée IdemitsuLes courtisanes de haut rang sont dépeintes avec des visages similaires - ce qui contredit l’hypothèse selon laquelle les peintures de courtisanes étaient commandées par des admirateurs - alors que leurs tenues sont extrêmement travaillées.

KUNISADA Utagawa (1786-1864), L'Acteur de kabuki Iwai Hanshirô V. Rouleau suspendu, encre et couleurs sur soie. 59,5 x 30,8 cm. Début XIXe (c) Musée IdemitsuL’ukiyo-e a pour autre thème le théâtre kabuki. Un terme issu de kabuku, qui évoque des jeunes gens excentriques, vivant sans aucune règle, pendant la période Momoyama (1574-1615) . La danseuse Izumo no Okuni serait la fondatrice de cette forme de théâtre, qu’elle pratique sur les rives de la rivière Kamo à Kyôto. En 1607, invitées au château d’Edo, ses actrices - des courtisanes - sont interdites d’accès. Les hommes joueront alors le rôle des femmes dans le théâtre kabuki. En atteste l’oeuvre de KUNISADA Utagawa (1786-1864), représentant le portrait de l’acteur HANSHIRO Iwai V.
A la fin du XVIIe siècle, le théâtre kabuki devient un loisir important de la vie publique. Trois théâtres officiels d’Edo en donnent des représentations. Ainsi, selon commissaire de l’exposition, Michel Maucuer, les aristocrates du XVIIe siècle cherchent non seulement à se distraire mais également à se cultiver pour imiter leurs ancêtres lettrés.

L’ukiyo-e décorative s’est répandue dans les intérieurs de maisons grâce au développement de la technique de la gravure sur bois. La xylogravure a longtemps été réservée aux ouvrages religieux, philosophiques et à quelques grands classiques littéraires. Mais dans les années 1600, elle est appliquée pour illustrer des romans, comme le populaire Contes d’Ise (Ise Monogatari). Les illustrations reflètent les moeurs contemporaines tout en faisant référence au  passé (cf. le drapé des kimonos, qui évoquent des légendes anciennes). La xylogravure est également utilisée pour réaliser des estampes.

D’abord monochromes (sumizuri-e), les estampes sont ensuite coloriées à la main (tan-e). Les estampes modernes ou “estampes de brocar” (nishiki-e), réalisées par impression et aux couleurs multiples, sont inventées en 1765.

Si les estampes coûtent relativement peu, la peinture ukiyo-e (nikuhitsu ukiyo-e ou peinture concrète) s’adresse à une clientèle aisée. Elle prend la forme de rouleaux suspendus (kakemono), de rouleaux en longueur destinés à être regardés en les déroulant (emaki), de paravents (byôbu-e) ou de cloisons (fusuma-e).
Dans le cas des rouleaux suspendus de la soie orne le dessus de la peinture. Une soie usée, pour qu’elle ne bouge plus, qui provient d’ancien kimono.

HOKUSAI Katsushika (1760-1849), Clair de lune. Rouleaux suspendus. Encre et couleurs sur papier. 99,1 x 26,3 cm. Début XIXe (c) Musée IdemitsuLa collection du musée Idemitsu rassemble à la fois des estampes et des peintures ukiyo-e. L’exposition offre un panorama exhaustif des différents styles des écoles artistiques que compte la période Edo. Avec des oeuvres d’artistes aujourd’hui mondialement connu, tels CHOSHUN (1682-1752), MOROSHIGE (1684-1704), HOKUSAI (1760-1849), HIROSHIGE (1797-1858). Mais également beaucoup d’artistes anonymes.

A noter, un cycle de conférences, en accès libre, accompagne cette splendide exposition.

Source : http://www.artscape.fr/splendeurs-courtisanes-japon-peintures-ukiyoe-musee-idemitsu-musee-cernuschi/

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Sep 29

Les associations anti-prostitution ont les moyens. Quand les associations de prostituées ont toutes les difficultés du monde pour organiser leur congres annuel, il ne se passe pas une semaine sans que les associations anti-prostitution, comme le NID ou la fondation Scelles organisent un colloque, une table ronde ou une campagne de pub bien choquante. Le prochain évènement où vous êtes convié est le 18 octobre au forum des halles à Paris. Cela sera peut être l’occasion pour nous expliquer d’où vient ce chiffre des “85% des victimes du trafic des êtres humains servent à l’industrie du sexe” (bigre ! L’essentiel des sans papiers qui passent les frontières via des passeurs seraient donc des prostitués… Mais que fait la police !), on connaissait le “80% des prostituées ont été victimes de viol dans leur enfance” et “80 % des prostituées sont victimes des proxénètes,”, mais ce nouveau 80% on ne le connaissait pas.

La fondation Scelles organise, le 18 octobre 2008, au forum des halles, un grand “human shop”, pour sensibiliser au trafic des êtres humains dont 85 % servent à l’industrie du sexe.

Chaque année, plus de 700 000 personnes, femmes et enfants pour la plupart, sont vendues comme esclaves sexuelles. Selon le rapport du Conseil de l’Europe sur la situation du crime organisé (2005), dans les pays d’Europe du Sud-Est, 50 % de ces personnes sont mineures !

http://www.fondationscelles.org/index.php?option=com_content&task=view&id=360

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Jun 19

flyer maison close

Vendredi 20 Juin
à partir de minuit

 

Le temple du plaisir vous ouvre ses portes au 32 rue Marbeuf…
Les danseuses aux cambrures et le pétillement du champagne vous enivreront jusqu’à l’aube..

Spécial Guest: Les PUTAFRANGES ( Cécile et Tania)

Entrée gratuite jusqu’à 1h : envoyer nom et prénoms à liste@maisoncloseparty.com

lineup : Joachim Labrande - Heartbeat - Les Putafranges
World place (Le)
32/34 rue Marbeuf
Paris 8ème

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