avr 02

Vendredi 18 avril de 9h30 à 13h30

Demi-journée de rencontres

Traite des êtres humains et prostitution : Business pour les réseaux mafieux ?

Une forme du langage populaire dit que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Cela sous-entendrait qu’il est inutile de lutter contre la prostitution, puisqu’elle est considérée comme un métier au même titre qu’un autre, Force est de constater que malgré les interdictions de toutes sortes, la prostitution a traversé les époques, jusqu’à devenir aujourd’hui encore plus difficile à enrayer, avec notamment l’ouverture des frontières aux pays de l’Est. Actuellement, on se trouve dans certains cas de figures face à un véritable trafic organisés d’êtres humains. Ce trafic éhonté régi par des réseaux mafieux n’est pas chose aisée à démanteler. En effet, faire la distinction sur le terrain entre les prostituées volontaires et celles qui sont forcées se révèle une mission difficile. De plus, les victimes de ce trafic sont très souvent apeurées et sous l’emprise de chantage ce qui les rend fort peu enclines à sortir du silence et à venir déposer plainte, en sachant tout les risques que cela comporte.L’histoire nous a montré que si certains se sont, bien sûr, enrichis sur le dos de la pauvre putain, d’autres ont essayé de créer un minimum de règles pour protéger ses droits, tandis que certains ont aussi fait des efforts pour améliorer son sort en instituant des programmes pour les réhabiliter. Mais, il ne faut pas se leurrer cela reste compliqué d’être absolument sûr que la personne se prostitue de son plein gré et que ses gains lui restent en pleine propriété.Lors de cette journée de rencontres, nous lancerons une réflexion afin d’ébaucher des pistes de solutions à cet engagement citoyen qu’est la reconnaissance légale des prostituées ainsi que tous les avantages qui l’accompagnent et ce tout en réfléchissant sur les solutions potentielles à l’éradication de la traite des êtres humains à des fins sexuelles.

9h00 Accueil des participants
9h30-10h00 Le nouveau cadre légal de la traite des êtres humains par HUBERTS Claire, Attachée-juriste, Service des Principes de Droit pénal et de Procédure pénale, SPF Justice.
10h00-10h30 L’approche de la police locale dans la lutte contre la traite des êtres humains par MINNEN Karine, Commissaire de police de la recherche locale, section Mœurs de la zone Bruxelles-Capitale.
10h30-11h00 Traite des êtres humains : vers une harmonisation des législations au niveau européen par JEKELEER Sophie, Représentante de la Fondation Samilia.
11h00-11h20 Débat avec le public.
11h20-11h40 Pause-café
11h40-12h10 Traite des êtres humains et prostitution, état des lieux en 2008 par DRIANNE Fabian, Travailleur social à l’ESPACE P.
12h10-12h40 Fonctionnement de l’asbl Pag-Asa et interventions psycho-sociales auprès des victimes de la traite des êtres humains par DUTRIEUX Anne-Sophie, Psychologue, Accompagnatrice psycho-sociale et responsable de la cellule ambulatoire de Pag-Asa.
12h40-13h00 Débat avec le public
13h00-13h15 Conclusions
Lieu : Bruxelles LaïqueAvenue de Stalingrad, 18-20 à 1000 Bruxelles
PAF : 4 € (2 € étudiants et allocataires sociaux) - Inscription souhaitée-pdeboeck@centrelibrex.be

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mar 25

La CATIN RESURRECTION #1, Carte Blanche donnée à l’ INP par le cercle PAN !. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prostitution est une source d’inspiration plus que puissante.

Je crois que ça a commencé à 19h30 avec Little Ball Room. Imaginez deux filles plus que superbes en bas résille, tailleur noir Betty Boop pour l’une, tenue Léopard pour l’autre, l’une à la contrebasse, l’autre qui chante et accordéone , et les deux qui jouent quelque chose entre Brecht, Audiard et Courtney Love. Oui, c’est de la musique. Talent, classe, folie, merveille, le ton est donnée.
Maintenant que les gens ont le smile et commencent à s’animer, celui qui intervient est un homme de foi, Hervé. Il lira avec respect, dignité et sérieux le passage de la bible ( Jean 8, 1-10) où il est question de ne pas blâmer les femmes adultères. Le silence devient monacale, François Rigal intervient alors pour lire un extrait de son livre INSTITUT, où il est question de la civilisation. Je ne peux pas être objectif à ce propos, puisque François Rigal c’est moi,j’ai juste perçu le beau silence quand j’ai lu, puis après, j’ai été caressé par ma première groupie. Mathilde Tixier déboule, loup en résille et robe de vamp, elle joue du Michel Colucci (Vanne de la semaine : C’est une pute qui discute avec une collègue « J’ai un client qui s’est plaint cette semaine parce que je lui ai filé des morpions. Je lui ai dit « pour cent balle tu voulais pas des gambas non plus ! ») et la salle est pliée (putain, 22 ans déjà..). C’est alors Leila Fares qui lit merveilleusement son texte drôle, profond et touchant, “Abrégé d’itinéraire d’une putain qui ne se fait pas payer”. Le prochain à passer est Mathieu Dielber, il nous lit un passage d’ un texte de Vince Voyeur, un blogueur célèbre pour ses EV (évaluation) de prostituées de l’ Est. C’est triste et drôle en même temps et en lecture c’est très fort. Puis c’est au tour de Hassen Mokdad de lire un beau texte de Georges Bataille, Madame Edwarda. Puis Judy Minx arrive nue et nous lit une scène de domination tirée du livre « Quatrième Génération » de Wendy Delorme. Merveilleux cadeau du ciel cette jeune fille, j’ai envi de la fouetter tellement elle me plaît.
Une nouvelle phase débute avec Nathalie Leonoff, soprano de son état, qui débute par du Bizet pour finir sur de l’ electro-opéra, avec une présence scénique plus qu’ envoûtante. « Un truc de ouf » me dit Kevin, un jeune tectonik arrivé là pas hasard. On est tous littéralement scotché. Après, Thierry Théolier au mieux de sa forme (depuis qu’il déprime, suite à sa rupture avec Marjolaine Sirieix le jour de l’an 2008, il vit une phase artistique très intense.) nous offre une performance hallucinée punk-indus-autofictionelle assez difficile à décrire mais qui est un peu de résumé de ce qui se passera après une heure du matin quand tout le monde sera dans un état second, phase que je ne souhaite pas aborder par décence. Il est pour le moment seulement 22h, on enchaîne direct sur ANA (qui se permet de ne pas avoir de site web ni de myspace ni de même de nom de groupe, symbolisé par un simple carré, je met par convention ANA, du prénom de la leader), groupe de rock-samba mené par une chanteuse-guitariste-batteuse qui met littéralement le feu. Première scène Française pour ces Brésilien du Sud. L’endroit est archi bondé, du jamais vu ici, l’heure pour Debora Danger d’intervenir sur un live electro qui le fait vraiment, la preuve, tout le monde danse.
Puis la soirée évolue avec un set de DJ Loïc de Komodo, “Vrai-DJ electro” (et non pas un de ces fakes qui pullule dans cette ville en déperdition lente qu’est Paris), comme on n’en trouve hélas quasiment plus à Paris, « de la tech sincère » est la phrase qui me vient, on enlève un peu les basses et le gros son pour faire plaisir aux voisins, puis les gars du Palindrome, du projet l’ Entourloupe, dont Radoul Brank fait parti s’occupent du dancefloor avec leur classe habituelle, dans un set dépourvu d’arrogance mais d’une malice folle et d’une discrète complexité, tout simplement le top. Des gars de Laval, pour dire.
Vers une heure ça devient chaud à cause des voisins, alors on met une musique de fond et les choses évoluent dans les espace plus privés.
Confidence d’un alcoolique mondain croisé dans cette soirée : « tout simplement la meilleur party parisienne de 2008. Reste neuf mois pour faire mieux »
C’était CATIN RESURRECTION #1

(Le prochain événement de l’ INP aura lieu le jours de la Saint Jean et s’intitulera CATIN INSURRECTION.)

PS : L’exposition parlons en aussi, ces œuvres originale ont transcendé le lieu. Mathilde Tixier a peint une femme nue, taille humaine, qui a entre les mains un pied de biche. Et une autre grande affiche avec un proxo et une prostituée insoumise. Roselyne Gigot a fait une belle série intitulée “Réverbères et Catin”, représentant des tapineuses lapine, chienne, chatte, renarde, etc. Dom Garcia a présenté une série grand format intitulé “Mona Lisa Fuck”, avec comme modèle le performer Hassene Mokdad (une des photo est visible sur son myspace). Toutes ces œuvres ont été crées spécialement pour la CATIN RESURRECTION. Dom Garcia a aussi apporté une série sur les cabaret de Pigalle, Jérôme DUBAIL a présenté deux tableaux en hommage au dieu Pan, et Isabelle CHIARIOTTI, styliste qui crée, entre autre, certaines chaussures et accessoires des filles du Crazy Horse, a présenté ses modèles, dont les “chaussures martinet”… C’ était bon ! Pour vous procurer ces œuvres originales à prix abordables, contactez directement les artistes.

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mar 22

CATIN RESURRECTION

Dress code : Catin & Gigolo.
Les hommes sont priés de venir accompagnés.

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mar 21

PUTE PRIDE 2008 SAMEDI-13h-PLACE PIGALLE
Pute Pride

QUESTIONS A MAITRESSE NIKITA
Prostituée à Paris, co-fondatrice du groupe Les Putes :
«J’aime mon métier, sinon je ne le ferais pas.»

La Loi Sarkozy a-t-elle aidé les prostituées ?
Cette mesure répressive a eu des conséquences dramatiques sur nos vies, notre santé et nos conditions de travail : rafles et contrôles policiers qui obligent à travailler dans des endroits isolés ; confiscation des préservatifs ; racket et violence accrue.

Pourquoi luttez-vous pour rester sur le trottoir ? C’est si agréable ?
Moi je défends le fait de travailler où on a envie, comme on veut. Il y a des filles qui préfèrent être sur le trottoir car elles sont plusieurs : si un mec vient les faire chier, c’est plus facile pour se protéger. Bien sûr, il y en a d’autres qui préfèreraient travailler chez elles, par petites annonces, mais tout le monde n’a pas d’ordinateur… Et elles ont peur de travailler seules. Pour celles-là, l’idéal serait de travailler en maison close auto-gérée, chaque fille payant sa quote-part ou se faisant salarier par exemple…

Vous êtes fière d’être une Pute ?
Je suis pour le coming out. A la question «et que faites vous dans la vie ?», nous devrions être capables de répondre fièrement que nous sommes des putes. Il faut combattre le stigmate, pour en finir avec toutes les violences putophobes.

Les Putes seraient-elles moins stigmatisées si on légalisait leur activité comme une «profession comme une autre» ?
Pute, c’est plutôt agréable quand les conditions de travail sont bonnes : on se fait payer pour procurer du plaisir. Il y a pire comme métier.

Mais personne ne peut choisir de devenir Pute ? C’est pas un but dans la vie, quand même !?
On ne l’a peut-être pas choisi au départ, mais vous en connaissez, vous, des femmes qui ont la vocation de caissière de supermarché ?

Que faites-vous des femmes qui ont été mises de force sur le trottoir ?
La meilleure manière de les aider, c’est de leur garantir les mêmes droits sociaux qu’aux autres travailleurs.

Vous voulez faire passer une loi contre la «putophobie»… On n’aura plus le droit de crier «espèce de pute» ?
La putophobie, c’est le fait de mettre en place des discours et des mécanismes qui nous assignent à la honte. Considérer les Putes comme des victimes, trop connes, incapables de savoir ce qui est bon pour elles, c’est les maintenir dans un statut d’infériorité. Il y a plein de bonnes âmes qui estiment savoir mieux que nous ce qui nous convient. C’est de la putophobie ! Et ça encourage les actes de violence à notre égard, qui dérivent de la même logique : «Après tout, une Pute, c’est juste une paumée, non ?».

QUESTIONS A CATHERINE DESCHAMPS
Ethnologue, auteur du livre Le sexe et l’argent du trottoir (Hachette) :
«Le système français est un des plus hypocrites qui soit.»

Pourquoi les putes continuent-elles d’exister dans notre société, soi-disant si libérée ?
Heu… Aucune réponse, à mon avis, n’est suffisante et convaincante. Est-ce que c’est parce que la prétendue libération sexuelle a raté ? Est-ce que nos modèles de couple actuels sont plus étouffants qu’il n’y paraît ? Est-ce que la sexualité est toujours plus sauvage et indisciplinée qu’on veut bien dire ? Est-ce à cause d’une misère affective et sexuelle de certains ?…

La prostitution, c’est quoi : la liberté de disposer de son corps ou une mise en esclavage ?
La prostitution est une activité commerciale. Celles et ceux qui en parlent défendent des idées ou expriment des névroses qui n’ont souvent rien à voir avec la réalité des travailleuses du sexe.
Il y a des femmes qui s’identifient et, pour paraître «libérées», défendent les putes. D’autres, qui associent sexualité et amour (voire qui sacralisent sexualité et amour), voient dans l’échange d’argent contre des prestations sexuelles une violence ontologique et deviennent «abolitionnistes». Pour moi, il faut se méfier autant des deux positions. La prostitution n’est ni la métaphore de la libération sexuelle, ni la métaphore de la domination masculine.

Et vous, vous êtes pour ou contre la prostitution ?
Ni pour ni contre. Ma position c’est que le système français est un des plus hypocrites qui soit. Je suis pour l’abrogation de la LSI.

Pourquoi ? Les lois Sarkozy n’ont-elles pas pour but d’aider les prostituées à s’en sortir ?
On voit difficilement comment des lois qui transforment des personnes en délinquantes peuvent améliorer la situation de ces mêmes personnes ! Dans une certaine mesure, la LSI a même fait augmenter le proxénétisme : quand des personnes sont rejetées dans la marginalité, elles peuvent n’avoir pour seul recours que d’organiser la clandestinité.

Pourquoi la stigmatisation des putes s’accompagne-t-elle d’une augmentation de la violence à leur égard ?
Dans la mesure où “aller aux putes” est de plus en plus discriminé (depuis les années 1970, on est censé tout trouver dans son propre couple), ça peut, par réaction, provoquer de la culpabilité et plus d’agressivité des clients vis-à-vis des putes.

Pourquoi continuent-ils à aller aux putes ?
Avec les prostitué-es, ils n’ont pas forcément à se soucier de donner du plaisir au partenaire, et puis, même si une pute tombe enceinte, ce n’est pas leur problème. Certains clients sont malgré tout attachés à “leur” prostitué-e. Ils voient toujours la ou le même : je ne suis pas sûre, alors, qu’il n’y ait pas une forme de séduction.

Vendredi 21 mars 2008 : Assises de la prostitution
9h30-16h ateliers et programmatique; pour les prostitutéEs et leurs alliéEs
Bourse du Travail - salle Léon Jouault - 67 rue de Turbigo Paris 3ème
17h conférence de presse à l’Assemblée Nationale
salle n°1 - 3 rue Aristide Briant 75007 Paris

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mar 18

Vendredi 21 mars 2008 : Assises de la prostitution

 9h30-16h ateliers et programmatique ; pour les prostitutéEs et leurs alliéEs Bourse du Travail - salle Léon Jouault - 67 rue de Turbigo Paris 3ème

 17h conférence de presse à l’Assemblée Nationale Salle n°1 - 3 rue Aristide Briant 75007 Paris

Samedi 22 mars 2008 : 3ème marche de fierté - rassemblement à 13h place Pigalle à Paris

contact presse : Thierry Schaffauser 0669644673

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