Jan 15

On vous le dit depuis des mois que le phénomène de la prostitution étudiante est surestimé, c’est une rumeur infondée, pour le savoir, nous avons cherché des prostituées occasionnelles étudiantes sur le web et on n’a rien trouvé de probant. Il y a des étudiantes qui se prostituent, certe, mais il y a aussi des secretaires, des commerçantes, des ouvrières, des employée de restauration, etc. qui le font occasionnellement ; la population étudiante n’est pas sur-représentée dans le milieu. Aujourd’hui, après un an d’intox, l’Ocreth nous donne raison.

On ne peut plus fermer les yeux sur la prostitution étudiante. Jeudi, deux livres vont nous rappeler que cette activité existe en France. D’abord un témoignage choc, livré par Laura D., étudiante qui vendait son corps pour payer ses factures. Ensuite, et pour la première fois, est présentée une analyse sociologique du phénomène à l’heure de l’Internet, qui facilite la démarche en la rendant simple et, surtout, discrète.

Les chiffres manquent. En 2006, le syndicat étudiant Sud avançait dans un tract le nombre de 40 000 étudiants pratiquant la prostitution amateur en France. Un chiffre qu’aucun recensement ne vient prouver et qui serait même, d’après l’office central pour la répression de la traite des êtres humains (Ocreth), « largement surévalué ». En effet, d’après cet organisme dépendant du ministère de l’Intérieur, la prostitution adulte en France est pratiquée, en hypothèse haute, par 18 000 personnes. “Et on voudrait croire que la prostitution étudiante est deux fois supérieure, tout en restant peu visible ?”, s’étonne un responsable de l’Ocreth. Il reconnaît cependant qu’il existe bien, dans l’Hexagone, « une prostitution étudiante occasionnelle, individuelle et cachée ». Ce qui, quand on est majeur, n’est pas une infraction. En France, seul le proxénétisme est illégal.

Quoi qu’il en soit, le phénomène semble étroitement lié à une précarisation de la vie étudiante. D’après l’observatoire de la vie étudiante, on comptait en 2006 20 000 étudiants “en situation de pauvreté grave et durable”, sans hébergement parental, sans prise en charge par un conjoint ni revenu suffisant pour faire face aux dépenses courantes. C’est bien le cas de Laura D.

Source : http://www.metrofrance.fr//fr/article/2008/01/14/21/1043-48/index.xml

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Jan 15

Un beau témoignage sur la condition étudiante.

Comment en êtes-vous venue à la prostitution ?
Je ne suis pas boursière. J’avais de vraies difficultés à joindre les deux bouts. J’ai essayé de chercher des aides auprès du Crous, et on m’a renvoyée vers les Restos du cœur. Ça a été pour moi un échec assez violent et une prise de conscience tout aussi violente de mon statut dans la société. J’avais déjà un petit boulot pour payer mon loyer mais ce n’était pas suffisant. Internet s’est imposé comme un moyen facile de trouver des extras. On tape « job étudiants » et on tombe sur des sites qui proposent des services à la personne, castings ou auditions aux plus de 18 ans, vénales ou non vénales. Les annonces sont explicites, du type : “Cadre peut aider étudiante”, “Jeune homme, 50 ans, cherche rencontre occasionnelle avec étudiantes. Très bonne rémunération.” Rien n’est dit clairement mais tout est sous-entendu et on ne peut pas être dupe quand on lit l’annonce. Mais les sommes proposées sont alléchantes et puis, derrière l’ordinateur, on se sent en sécurité. C’est faux car, en fin de compte, on est seule au rendez-vous.

Pourquoi ne pas avoir demandé d’aide à vos parents ?
Au-delà même de la fierté, je savais que mes parents, au Smic tous les deux, ne pouvaient pas m’aider. Leur demander de l’aide, c’était les mettre face à leur propre échec. Quand on se prostitue une fois, on souffle financièrement. Mais ça crée une addiction à l’argent. Donc quand le porte-monnaie est à nouveau vide, on repense à cette solution. Y penser c’est déjà être dans l’engrenage.

Quels étaient vos revenus ?
Je suis incapable de le dire. Je pouvais gagner 2000 euros un mois et 200 le mois d’après. Mon activité était très ponctuelle, ce n’ était pas monté comme une entreprise. Les revenus à l’heure sont très élevés et si on le fait de façon régulière, on gagne très bien sa vie. Et on s’habitue à un certain confort, qu’on veut retrouver par le suite.

Et ce n’est pas facile de se sevrer d’une addiction…
C’est là le problème et le vice de cette prostitution. On passe d’une survie étudiante difficile à un quotidien complètement vivable au niveau financier. Ce n’est pas une heure à 30 ou 50 euros. On tourne autour de 200 euros. C’est pas rien pour un étudiant. Ça change une vie d’avoir plus d’argent… Mais à côté de ça, ça a aussi bouleversé ma construction en tant que femme.

De l’argent rapide, mais pas facile à acquérir.
C’est rapide mais très éprouvant. On se dit “allez, une heure avec un client, c’est pas grand chose“. Mais c’est en fait loin d’être anodin.

Sachant que, selon les clients, les heures ne se ressemblent pas…
Oui. Certaines souffrances physiques sont plus fortes avec certains clients. D’autres, morales, se conservent à vie. Se prostituer, c’est un viol, mais rémunéré. On sait que la violence va être extrême car il y a rémunération, donc domination. Mais la violence peut aussi être de voir un homme vieux, nu, devant soi, et d’être observée, épiée.

Votre première expérience en tant que prostituée remonte au 9 décembre 2006. Dans quel état d’esprit étiez-vous ?
Tant qu’on est derrière un ordi, on se sent en sécurité. On se dit : “Je peux y arriver, si je ne peux pas, je repars, de toute façon il ne sait pas qui je suis.” Mais le simple fait de répondre à un mail ou une annonce signifie qu’on est déjà dans l’engrenage. Quand j’ai rencontré mon premier client, j’ai ressenti de l’angoisse, trouvé aussi un côté risible à cette situation en même temps qu’un grand mépris. Je me suis dit : “T’as vu ce que t’es en train de faire pour de l’argent !”

Avez-vous des personnes de confiance avec qui partager votre expérience ?
A part Marion Kirat, étudiante avec qui j’ai rédigé mon histoire, non. C’est une expérience très personnelle, très solitaire, très rabaissante. Ça ne se dit pas. Et si je garde l’anonymat, c’est parce que je veux préserver mon avenir. Malgré tout, ma démarche est militante. Je veux que la société découvre où peut mener la précarité. Certains commentaires postés sur les forums disent que j’ai fait ça parce que “elle aime le sexe“. Je trouve ça incroyable qu’on se pose cette question. Je n’étais pas dans le même cas qu’un étudiant qui cherche un petit job. J’avais déjà un petit job mais je ne m’en sortais pas financièrement. Je n’étais pas non plus dans l’état d’esprit d’alimenter une entreprise sur le sexe.

Ecrire le livre a-t-il été douloureux ?
Oui. Ma motivation était vraiment de ne plus fermer les yeux. Il y a eu la rage qui était là avant la souffrance. La souffrance vient quand je relis, quand je parle de mon livre.

Votre vie de prostituée appartient au passé ?
Oui. Quand je suis arrivée à Paris, en avril, j’ai eu deux clients. Ça s’est vite arrêté. En ce moment, je ne vois personne. Mais ça ne fait pas encore vraiment partie du passé, c’est encore frais.

Comment lutter contre la prostitution étudiante ?
En prenant en considération les étudiants qui sont dans cette fourchette fatale, par une aide directe, financière si possible. Le Crous fait ce qu’il peut comme il peut mais n’a pas assez de moyens. Il y a très peu de chambres universitaires, les propriétaires sont réticents à loger des étudiants, la fac de plus en plus chère… On augmente les bourses mais pas autant que les inscriptions et l’inflation. Cette précarité est une des causes de la prostitution étudiante. N’importe qui peut y être confronté. Pas besoin d’être immigré, drogué ou mauvais élève. N’importe qui peut être touché.

Source : http://www.metrofrance.fr//fr/article/2008/01/14/21/2718-48/index.xml

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Jan 14

La sortie du livre de Laura D., Mes chères études, révèle ce drame contemporain : Laura, comme 40 000 autres étudiant(e)s selon le syndicat Sud-Etudiants, se prostitue pour pouvoir poursuivre ses études. Un témoignage magnifique, d’une très violente réalité.
Il y a près d’un an, Contrepoint mettait en lumière, à la une de son deuxième numéro, ce « phénomène méconnu ou ignoré ». L’auteur de notre article, Marion Kirat, a collaboré ensuite à ce témoignage très remarqué de Laura D., espérant qu’un jour, on arrête de fermer les yeux sur la prostitution étudiante.

Laura a 19 ans, elle s’inscrit en première année de licence de langues. Ses parents appartiennent à ces classes moyennes trop riches pour obtenir des bourses, et trop pauvres pour subvenir totalement aux besoins de leur fille. Même si elle habite avec son petit ami et travaille à mi-temps dans une société de télémarketing, Laura ne parvient pas à régler son loyer et manger à sa faim. Prise dans un affreux mécanisme, elle va se prostituer, « juste une fois » dit-elle, avant de recommencer à gagner cet « argent rapide ». L’engrenage commence et le rythme impeccable du texte décrit, pas à pas, le calvaire dans lequel Laura a fini par tomber.

Ce livre n’est pas là où on l’attend. Ni larmoyant, ni obscène, il revêt la forme d’un roman d’initiation moderne, adapté au monde d’Internet et des facilités à communiquer. L’auteur décrit avec réalisme ce à quoi elle s’est tristement livrée, mais aussi avec beaucoup de mesure, sans redite, sans exagération. Choquer ? Éventuellement. Faire comprendre et réagir ? Oui, surtout.

Mais Laura est aussi étudiante. Elle est jolie, elle aime apprendre. Il y a dans ce personnage beaucoup de justesse. eva.jpgLoin d’être un ange, il faut voir en elle une fille comme les autres, amoureuse, brillante et rêveuse. On aime Laura dans cette histoire dérangeante grâce à une écriture féminine, pleine d’émotion et d’ironie. Elle vit, voit des amis, fête Noël : ce témoignage montre, sans être si sombre, comment la vie d’une jeune fille peut devenir absurde et lui être insupportable.

Le courage de Laura D. est très grand. Sans hurlements, elle montre comment la société n’aide souvent en rien ces étudiant(e)s à s’en sortir. L’enquête d’Eva Clouet, jeune sociologue, dont le même éditeur que Laura D., Max Milo, publiera le même jour La Prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies de communication, apporte les preuves de l’aggravation de ce phénomène. Espérons qu’elles soient entendues.

Les études doivent être les plus belles années de la vie. Laura ne demande que ça.

http://www.contrepoint.info/?p=1281

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Jan 12

Interview compatissante d’ Eva Clouet, “étudiante en sociologie” (vous savez, ce genre d’étude qui amène en principe directement vers la case chômage) de 23 ans qui a fait un  mémoire sur la “prostitution étudiante” alors qu’elle était en stage au NID, l’association anti-prostitution la plus influente de France. Son mémoire  vient d’être publié. Nous avons déja parlé sur iprostitution.org du phénomène de la prostitution étudiante. D’ après nos informations, il n’y a pas de sur-représentation de la population étudiante dans le monde de la prostitution, et pour le savoir, il ne suffit pas de pondre des rapports abolitionistes pour le compte du NID, il suffit tout bêtement de fréquenter ce monde de la prostitution, notament en allant sur les sites web d’escorts et sur les sites web de clients, pour constater que le profil “jeune étudiante française cherche homme généreux” est plus que rarissime, et quand on trouve cette perle rare et qu’on la rencontre, on s’aperçoit en général que la dite étudiante a dans la trentaine et n’a pas mis les pieds à la fac depuis des années. Hélas diront certains. Force est de constater, néanmoins, que le sujet est assez racoleur pour qu’ Eva Clouet se retrouve publiée chez Max Milo, se fasse interviewer par l’ Express et profite du réseau d’influence du NID pour toutes sortes de colloques et d’actions de lobbying. Bravo chère Eva Clouet, toi au moins, tu fais un job honorable, pas comme certaines.

Selon le syndicat SUD Etudiant, 40 000 étudiant(e) s se prostitueraient en France. Cette estimation vous semble-t-elle réaliste?

Ce chiffre renvoie à une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante qui évalue à 45 000 le nombre de jeunes en situation de précarité. Pour autant, tous ceux et toutes celles qui rencontrent des difficultés financières ne se prostituent pas! L’an dernier, j’ai mené une enquête sur le campus de Nantes auprès d’élèves de deuxième année de psychologie et de médecine. A la question «Connaissez-vous dans votre entourage un étudiant ou une étudiante qui se prostitue?», 4 personnes ont répondu par l’affirmative, sur 138.

Quelles sont les motivations des jeunes femmes que vous avez rencontrées?

Elles ont besoin d’argent pour payer leurs études, leurs loyers ou arrondir leurs fins de mois. Leur situation économique est souvent précaire, leurs parents, en grande majorité, modestes. Mais d’autres motivations se font jour chez certaines: la volonté d’échapper à une éducation trop rigide, l’envie de pimenter une sexualité trop cadrée, le refus d’une vie trop lisse ou le besoin de prendre une revanche sur le mythe du prince charmant.

© DR

(1) La Prostitution étudiante
à l’heure des nouvelles technologies
de communication (Max Milo).

De quelle manière la prostitution étudiante se distingue-t-elle de la prostitution dite traditionnelle?

Les jeunes femmes, qui se décrivent elles-mêmes comme «escortes» ou «escort girls», exercent cette activité de manière indépendante, «choisie» et occasionnelle. Elles ont entre une «rencontre» par semaine et un «rendez-vous» tous les deux mois - elles ne parlent jamais de «passes» - avec des clients pour la plupart réguliers. Toutes soulignent le caractère temporaire de leur prostitution. Gagner durablement leur vie de cette façon-là leur apparaît inacceptable - «glauque» et «invivable», pour reprendre leurs mots. Elles utilisent Internet pour racoler, soit en mettant des annonces sur des sites de rencontres, classiques ou spécialisés, soit en utilisant des forums de discussion, soit en se créant un blog personnel. De cette façon, elles protègent leur anonymat, posent leurs conditions et fixent leurs tarifs.

Quels points communs avez-vous relevés chez ces jeunes femmes?

Elles sont ambitieuses quant à leurs études et à leur avenir professionnel, qui demeurent leurs priorités. Issues le plus souvent de classes sociales populaires et moyennes, elles ont envie de réussir, de «devenir quelqu’un», de vivre confortablement. Elles sont convaincues que l’école leur offre cette possibilité d’ascension sociale à laquelle elles aspirent. La plupart sont des bosseuses. Elles cachent leur pratique prostitutionnelle de peur d’être découvertes par leurs proches, exposées au regard des autres, étiquetées «prostituées».

Elles parlent de «relations longues» qui permettent de «mieux se connaître», de «discussions» et «d’échanges». Une manière de banaliser leur activité?

Entretenir l’illusion d’une relation naturelle leur permet de ne pas être considérées comme objets de consommation. Elles ne veulent surtout pas être prises pour des pauvres filles! Leur discours sur le caractère «utile» de la prostitution - au couple et à l’institution du mariage, aux hommes frustrés - participe de ce même besoin de légitimation.

Source : http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/prostitution/dossier.asp?ida=463827

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Dec 19

Plusieurs milliers d’étudiantes auraient recours à la prostitution pour financer leurs études. Souvent escort girls, elles gagnent autour de 200 euros de l’heure.

Si le phénomène n’est pas nouveau, Internet lui donne aujourd’hui une nouvelle dimension.
Etudiantes le jour, “courtisanes” la nuit. Un mythe dites-vous ? Sacha Love (1) a 33 ans. Elle est étudiante en licence de droit à Montpellier et rêve de devenir avocate. Ces études tardives sont pour elle une revanche sur la vie. Sortie du système scolaire sans le bac, elle se dirige alors vers l’hôtellerie. Mais rapidement, un gros besoin d’argent la pousse à accompagner des hommes dans des soirées moyennant finances. “Dîners d’affaires, tête à tête au restaurant, évènements culturels, rendez-vous complices et inavouables… Je serai votre compagne idéale“, vante la jeune femme sur son site Internet. Sacha Love devient ce qu’on appelle une escort girl. Quelques années plus tard, grâce à l’argent mis de côté, et parce qu’elle voulait reprendre son avenir en main, elle décide de s’inscrire à l’université. “S’il n’y avait pas l’escort, je ne pourrais pas faire d’études“, assure la jeune femme. “Avec un boulot payé au Smic, ça ne suffirait pas.“

Si Sacha Love n’est pas une exception sur les bancs des facs, difficile toutefois de savoir combien sont ces étudiants qui vendent leurs charmes, que ce soit par manque d’argent, par fantasme, ou par goût du luxe. “Entre un pour cent et un pour mille“, assure Jean-Sébastien Mallet, délégué général de la fondation Scelles (2). Entre 2000 et 20.000 étudiants pourraient donc être concernés, principalement des femmes. “Mais ce n’est pas nouveau“, explique Anne-Marie Ledebt, responsable en Loire-Atlantique du Mouvement du Nid, une association qui milite pour une société sans prostitution. La cause de ce basculement ? “Un problème d’argent précis ou bien une opposition profonde à sa famille“, ajoute Monique Chon, psychothérapeute auprès de l’association D’une rive à l’autre. “Mais si toutes disent qu’elles le vivent bien, elles ont peur d’être violentées ou de tomber sur une personne malade.”

“Pas sur le trottoir”

La nouveauté, c’est Internet. Eva Clouet, étudiante en sociologie à Nantes, l’a mis en lumière dans son mémoire de master consacré à la prostitution étudiante (3). Elle y montre que plus que des prostituées, les étudiantes qui vendent leurs charmes sont des escort girls, de jolies filles, qui accompagnent des hommes à des dîners, dans des soirées, et qui souvent les aident ensuite à s’endormir… “Les étudiantes ne se prostituent pas sur le trottoir“, assure Anne-Marie Ledebt. Forums de discussion, sites d’annonces, pages personnelles. Les moyens sont nombreux sur le net pour qui veut monnayer sa compagnie. “Je consultais les petites annonces pour tout autre chose, puis la catégorie adulte m’a intriguée et j’ai lu les annonces de mecs cherchant une escorte“, raconte Franchisedirecte sur un de ces forums de discussion. “J’avais besoin de sous pour mes cours, donc j’ai fini par poster mon annonce, et voilà.“

Sur leurs annonces, beaucoup n’hésitent pas à signaler qu’elles sont étudiantes. “C’est vendeur”, assure Monique Chon, qui ajoute que les clients, “des hommes qui ont de l’argent“, espèrent ainsi passer la soirée en compagnie d’une jeune femme qui a de la conversation, de la culture. L’argument séduit à tel point qu’il est même souvent utilisé par des jeunes femmes, qui n’ont en fait rien d’étudiantes.

“L’avantage d’Internet, c’est que c’est anonyme“, précise Sacha Love. Selon Monique Chon, les jeunes femmes prennent en effet beaucoup plus de précautions que ne le font les prostituées “des rues”. Entretiens téléphoniques avec les clients avant la rencontre, fidélisation des clients… “Ces jeunes femmes sont apparemment toutes seules“, et non sous l’emprise de proxénètes, ajoute Monique Chon. Un argument qui laisse toutefois sceptique Anne-Marie Ledebt. “Ce serait étonnant que les proxénètes ne viennent pas sur un marché aussi juteux qu’est Internet“, précise-t-elle.

1500 euros la nuit

Avec Internet, la prostitution étudiante est en tout cas beaucoup plus occasionnelle. Car on est loin des tarifs qui se pratiquent sur les trottoirs des grandes villes. Les escort girls demandent en effet autour de 200 euros de l’heure, 1500 euros la nuit. “Avec le web, on trouve beaucoup de prostituées qui ont deux ou trois clients par semaine, avec des prix très élevés, et qui donc ne rentrent pas complètement dans la prostitution“, souligne l’Institut national de la prostitution, qui n’estime pas pour sa part que la prostitution étudiante est plus importante qu’ailleurs.

Quoi qu’il en soit, ces escort girls se définissent avant tout comme étudiantes. “Il m’arrive de refuser des soirées lorsque je n’ai pas fini de réviser“, explique par exemple Sacha Love, qui assure couper son téléphone portable dédié à l’escorting lorsqu’elle franchit la porte de l’université. Et toutes, ajoute Monique Chon, disent qu’elles arrêteront un jour. Pour Sacha Love, ce jour sera celui où elle intègrera l’école d’avocat. Une page se tournera alors. La jeune femme pourra désormais se tourner vers l’avenir, retrouver une vie privée, et surtout se battre “pour que des enfants victimes d’abus sexuels ou de violences ne se retrouvent pas sur le web ou à passer une petite annonce dans la presse pour vendre leurs charmes, par oubli du respect de leur corps“.

1. Pseudonyme que la jeune femme se donne pour parler de son activité d’escort girl. Elle raconte son histoire dans un livre intitulé Une courtisane à la fac, éditions Alban, octobre 2007.

2. La fondation Scelles a créé avec le ministère de la jeunesse et des sports un site Internet visant à sensibiliser les jeunes aux risques de prostitution, http://www.passe-passe.org/.

3. Son étude sera publiée en janvier sous le titre La prostitution étudiante à l’heure des technologies de l’information, éditions Max Milo.

http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3652778,00-etudiante-propose-compagnie-pour-soiree-coquine-.html

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Dec 12

Nous sommes assez circonspect sur le phénomène de la “prostitution étudiante”. On nous explique actuellement qu’il y a un véritable phénomène social, très spécifique à cette population, mais la provenance de ces informations laisse planer le doute. D’une part, il y a eu une annonce, début 2007, lancée par un syndicat étudiant, SUD, qui avait fait sensation, étant dit que 40 000 étudiantes se prostituaient. Ces chiffres avaient été fermement démenti, à la fois par des associations féministe abolitionniste, et par le gouvernement, qui pourtant est abolitionniste et se sert habituellement de ce genre d’information pour justifier la lutte contre la prostitution. Cette information ne reposait sur absolument rien.

Cependant cette nouvelle a été reprise partout, relayée par les médias et les associations, et à l’ INP, nous considérions, jusqu’à preuve du contraire, cela comme une légende urbaine, un hoax, comme il en existe beaucoup quand il faut dénoncer la prostitution.

La deuxième information nous vient de la thèse de fin d’étude d’ Eva Clouet, rédigée pendant son stage à l’association abolitionniste du Nid, où elle revoit ce chiffre fortement à la baisse, sans pour autant obtenir une donnée chiffrée précise. Il y aurait entre 0,1% et 1% des étudiant(e)s qui se prostitueraient, soit entre 2500 et 25 000… En France, il y a officiellement entre 15 000 et 30 000 prostituées… Cela révèle véritablement un problème de chiffrage.

La troisième information que nous avons provient des clients de prostituées, en particulier via les forums de discussion spécialisés. Sur la prostitution étudiantes, il y a aussi là aussi une certaine stupéfaction, et le remue ménage sur la prostitution étudiante a provoqué un trouble : « Mais où trouve t’on ces filles là ? ». Ces forums sont de véritables mines d’information sur la “tendance du marché”, on sait très rapidement quand un nouveau lieu de prostitution se crée, quand le milieu est pris d’assaut par les asiatiques, les africaines ou les filles de l’est, quand un nouveau site ou magazine propose des petites annonces, etc. La prostitution étudiante est l’ arlésienne, et les clients qui apprécient les filles de 20-25 ans, occasionnelles (c’est un plus), qui plus est seraient Francophones (dans l’escort, ça a son importance) constatent qu’elles sont extrêmement rares, les amateurs de femmes de la vingtaine sont souvent contraint de passer par les agences d’escort proposant des filles de l’ Est en tournée en France. La jeune femmes d’origine Française (profil de l’étudiante en France ) est rarissime et il n’y a pas, d’après nos informations, de « boom » de l’offre actuelement..

Cela nous fait dire qu’il n’y a pas un phénomène de prostitution étudiante spécifique en France. Il y a par contre un phénomène de prostitution occasionnelle, favorisé par le web, où de nombreuses femmes proposent leur service à un prix élevé, quitte à n’avoir qu’un à trois client par semaine, ce type de service est très demandé, c’est considéré comme un « bon plan » par de nombreuses femmes, dans une période où les prostituées de rue sont très combattues. Parmi ces occasionnelles, il y a évidement une part d’étudiantes, mais nous ne pensons pas que cette proportion révèle une surreprésentation, nous pensons que le pourcentage de personnes dans la population étudiante qui se prostitue occasionnellement est aussi proche que chez les salariés.

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Dec 08

Pour faire face à des difficultés financières, des milliers d’étudiants vendent leurs charmes pour boucler leurs fins de mois.

La France compte plus de 2 millions d’étudiants, parmi eux, des milliers se prostituent. Solitude affective, besoin d’argent, le pas peut être vite franchi.

« Si j’avais su que venir à Paris c’était si cher, je ne sais pas si j’aurais tellement insisté pour m’y installer. Je rêvais d’étudier à la Sorbonne. C’est tellement mythique… Maintenant je peux plus reculer… toutes mes économies y sont passées… […] Ça a commencé à une soirée il y a pas si longtemps. J’étais avec des potes… on était tous bourrés… j’avais fumé aussi… c’est sûrement ce qui m’a permis de me lâcher un peu plus quand ce type m’a proposé de rentrer avec lui. Au début j’ai tellement rigolé qu’il s’est vexé. Quand il m’a dit combien il me proposait, j’ai pas réfléchi longtemps… […] je pouvais payer mon loyer et continuer à sortir… la belle vie quoi… enfin c’est ce qu’on dit… » Jean, 18 ans, est étudiant à Paris, a raconté son parcours à la Fondation Scelles. Comme lui, des milliers de jeunes, souvent étudiants, se prostituent en France. Jean-Sébastien Mallet, le délégué général de la fondation, reste prudent : ils sont « entre 1 % et un pour mille ». La France compte 2.275.000 étudiants, ils seraient donc entre 2.275 et 22.750 à se prostituer… Autant de drames, de situations délicates, fragiles, précaires pour quelques choix de vie assumés…

« Il m’a glissé un billet »

Noémie a 25 ans et étudie à Bordeaux : « J’ai pas continué les études bien longtemps… […] je suis rentrée dans cet institut assez jeune et puis j’ai appris sur le tas. La première fois qu’un client m’a demandé un petit “plus”, j’étais presque pas choquée… je l’ai fait pour pas qu’il se fâche et puis quand il m’a glissé un billet, j’ai rien dit. Par contre je suis allée m’acheter une jolie paire de chaussures. Je suis pas plus heureuse mais au moins j’peux me faire des cadeaux quand j’en ai envie et ça, ça change… en plus je peux donner de l’argent à mes parents. Du coup j’arrive pas à rencontrer un homme que j’aime […] c’est vrai… j’ai un peu honte quand même… » Autre témoignage recueilli par la Fondation Scelles qui montre la rapidité avec laquelle on peut franchir le pas. La sociologue Eva Clouet, qui a mené une enquête auprès de 138 étudiantes nantaises, explique qu’Internet est un vecteur essentiel dans la prise de rendez-vous avec les clients. L’argent est la principale motivation lorsqu’ils ou elles se trouvent en situation de précarité financière. A côté des étudiants prostitués, on compte également des lycéen(ne)s. Des jeunes filles de 16 ans attendent leurs clients à la sortie du lycée, des cas marginaux mais bien réels…


Sacha Love : escort girl et étudiante

Boucler les fins de mois, trouver une solution… Et si je devenais escort girl ?

Telle fut la pensée de Sacha Love. Pour surmonter des difficultés financières, Sacha s’initie à son second métier. « Au premier rendez-vous, j’étais très intimidée, très stressée. Le client avait amené du champagne, ça m’a détendue ! » Depuis quatre ans, Sacha vend ses charmes. « Je suis devenue moins naïve, je me suis endurcie. Je ne le ferai pas toute ma vie mais je ne regrette pas. » Une nuit lui rapporte 1.200 euros. Le jour, étudiante, elle s’assoit sur les bancs de la fac. « Ici, la prostitution étudiante est très discrète. En revanche, beaucoup d’étrangères profitent d’un statut étudiant pour faire leur business. » Sacha, elle, continue son activité pour sa cause, pour réussir son rêve et enfiler sa robe d’avocate, dans quelques années. « Je suis en pleine période de reconstruction. Une fois que je pourrai vivre de mes activités, je décrocherai. Car cette vie rend très seule. Je n’ai pas de vie privée, parfois c’est très dur. Je fais au mieux. » Depuis deux ans, Sacha a repris ses études de droit et devrait plaider dans quelques années.

http://www.francesoir.fr/dossier/2007/12/08/prostitution-etudiante-ils-seraient-pres-de-23-000-en-france.html

Prostitution : une réalité sur les bancs de la fac
Étudiante en sociologie, Eva Clouet s’est penchée sur la prostitution étudiante par Internet. Son travail sera publié en janvier. Aperçu.
Personne n’en parle ou presque. Mais la prostitution étudiante, Eva Clouet en a fait son sujet de mémoire de quatrième année de sociologie. Une étude succincte qui ne se veut pas représentative. Elle en a parlé jeudi soir à Nantes dans une conférence organisée par le Nid, mouvement qui milite pour la disparition de la prostitution.

Escorts occasionnels

Eva Clouet les a rencontrés après avoir passé des heures à discuter sur des forums en ligne. Prises de contact avec les escorts, la plupart parisiennes. « Escort, c’est le nom repris par toutes les personnes qui se prostituent via le net. Majoritairement des femmes. Elles sont étudiantes en troisième ou quatrième année. Ce n’est pas une activité quotidienne. Elles rencontrent un ou deux clients par mois, des hommes entre 40 et 50 ans, mariés. Les étudiantes disent vivre la prostitution positivement mais toutes veulent arrêter. »

Clients triés sur le volet

« L’étudiante ne propose pas seulement une relation sexuelle, elle accompagne aussi le client dans une soirée, en vacances. Elle est payée à l’heure, en moyenne 200 €. Et la plupart du temps, ce sont des prestations de deux heures. Elle sélectionne rigoureusement le client en échangeant des mails. Elles ont l’impression de fixer les règles du jeu. Internet, c’est vraiment le moyen qui leur a permis de se prostituer. »

Pas que pour de l’argent

Monique Chon, thérapeute de l’association d’Une rive à l’autre a analysé le parcours de ces étudiants aux motivations apparentes très variées. Ils le font pour l’argent, pour payer leurs études quand les parents sont en situation précaire ou quand on s’est endetté. Mais la misère n’est pas que financière. Il y a cette étudiante qui s’ennuyait dans la vie, n’avait pas besoin d’argent « mais depuis six mois, qu’elle se prostitue, elle a pimenté sa vie. » Une autre parle du père parti avec une femme, un autre encore évoque ce « géniteur » avec qui elle n’a plus aucun lien. Enfin, le garçon, le seul rencontré, a grandi sans ses parents. « A commencé à 16 ans après avoir vu une émission à la télé. Il rencontre des hommes riches. » Pour Eva Clouet, ces étudiants ne se sont pas prostitués par hasard. « Tous ont été marqués par ruptures. »

138 étudiants nantais questionnés

Interrogés l’an dernier sur le campus de Nantes, 60 % des étudiants interrogés affirmaient en avoir entendu parler. 70 % des filles, 55 % des garçons. 40 % se sont déclarés pas étonnés. « Les étudiants n’ont pas beaucoup de sous, donc c’est logique. » 59 % ont dit être choqués ou surpris. Ils dressent un portrait type : une femme entre 20 et 24 ans inscrite à l’université. 3 % ont affirmé connaître un étudiant qui se prostituait.

Marylise COURAUD.

(1) D’un côté une étude statistique réalisée sur le campus universitaire de Nantes alors qu’elle effectuait un stage au sein du Nid. De l’autre, des entretiens avec six personnes étudiantes qui se prostituent via internet.

Ouest-France

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Dec 07

Elles se voient plus comme des “escorts girls” que comme des prostituées faisant le trottoir. De fait, l’enquête menée à Nantes par la sociologue Eva Clouet auprès de 138 étudiantes révèle que celles qui se prostituent utilisent internet pour contacter des clients. Pour s’offrir leurs services, les prix montent vite, à comparer avec ceux de la prostitution de luxe. Car ces jeunes femmes ne monnaient pas de simples passes mais des services à l’heure, voire pour une nuit, avec des tarifs de plusieurs centaines d’euros.

L’argent, dans une situation de précarité, est donc une des motivations essentielles de ces jeunes prostituées qui se considèrent avant tout comme des étudiantes donc comme des amateures. Mais selon certaines associations qui les accompagnent, mettre un peu de piment dans sa vie est parfois une autre source de motivation. La plupart d’entre elles estime également se prostituer par choix avec chez toutes l’idée que ce n’est pas une fin en soi. Et qu’elles arrêteront un jour.

Car, autre point commun de ces jeunes prostituées, il ne s’agit pas d’étudiantes en début de parcours universitaire ou en échec scolaire. Elles ont souvent plusieurs années d’études derrière elles, trois ou autre, des diplômes, des compétences et des résultats scolaires en général très bons. Un nouveau visage sociologique à prendre en compte pour mieux les accompagner et les aider.

europe1.fr

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Dec 04

Conférence organisée par Le Nid, donc on peut s’attendre à beaucoup d’ânerie dites sur la necessité impérieuse d’ “abolir la prostitution”, rien que dans cet article on nous explique qu’en gros, les prostituées ne travaillent pas pour l’argent mais pour se couper de leur famille, comme acte de rebelion…Et puis avec le “hoax” sorti en début 2007 sur le phénomène de la prostitution étudiante, on s’attend au pire…A remarquer que ces derniers temps, le journal 20Minutes d’où cette annonce est tirée ne fait le porte parole régulier des associations anti-prostitution, annonçant constament leur communiqués de presse… Ceci dit on aimerait bien se procurer la thèse d’ Eva Clouet

Le phénomène a pris son essor avec celui d’Internet. La prostitution étudiante va faire l’objet d’une conférence-débat inédite, jeudi soir, à la Manufacture des tabacs*. Dominique Rialland et Monique Chon, thérapeutes de l’association D’une Rive à l’autre, analyseront notamment les travaux d’Eva Clouet, auteur d’un mémoire de sociologie sur le sujet.

Cette femme de 23 ans a interrogé 138 étudiants en médecine et en psycho à Nantes, entre septembre 2006 et mai 2007. Elle a également rencontré sur Paris des étudiants qui se prostituent.

«Il s’agit souvent de jeunes femmes en 4e ou 5e année ou en doctorat, qui parlent parfois trois ou quatre langues», relève Monique Chon. «Beaucoup n’ont pas le sentiment de se prostituer, car leurs clients sont triés sur le volet, dans le même milieu social qu’elles.»

«Rupture avec leur environnement familial»

Et pour cause: les prises de contacts ont souvent lieu par le biais de petites annonces, sur des sites spécialisés ou des forums de discussion. La nuit s’y monnayerait autour de 400 euros, d’après le Mouvement du Nid, et les prestations ne seraient pas que sexuelles.

Appelées «escort girls», certaines filles proposent en effet à leurs clients «un accompagnement à un dîner en ville ou à des vacances», explique Anne-Marie Ledebt, responsable en Loire-Atlantique du Mouvement du Nid. Les motivations des jeunes femmes restent quant à elles floues. «Il s’agit souvent pour elles d’une forme de rupture avec leur environnement familial», estime Monique Chon.

* Manufacture des Tabacs
10 Boulevard de Stalingrad
44000 Nantes

Source : http://www.20minutes.fr/article/198575/Nantes-La-prostitution-etudiante-au-grand-jour.php

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Nov 08

Mise en garde : Comme pour toutes les information issues des médias et du web, il convient d’exercer son jugement. Dans l’article suivant, il est question de 40 000 étudiants, la plupart des femmes, qui se prostitueraient en France afin de subvenir à leur besoins. Ce chiffre est une légende urbaine propagée par un syndicat étudiant et ne repose sur aucune étude, c’est un chiffre complètement fantaisiste, il y a environ 300 000 étudiants en France, dont 150 000 femmes, cela voudrait dire que 30% des étudiantes se prostitueraient !!! Et d’après les études démographiques, il y aurait entre 20 et 40 000 prostituées en France, ce qui signifierait que la plupart des prostituées en France seraient des  étudiantes… Que les médias aient osé diffuser ce chiffre des 40 000 étudiants-prostitués en dit long sur le journalisme à la Française…

De plus en plus d’étudiantes se prostituent pour payer leurs études. Un phénomène répandu et en pleine expansion.

« J’ai couché avec plus de quarante hommes en deux mois. J’étais en première année de fac et je gagnais environ mille livres par semaine. Avec mon ancien travail je ne gagnais pas suffisamment d’argent, maintenant j’ai plus de temps pour étudier et pour m’amuser, a déclaré une étudiante anglaise au journal britannique étudiant ‘Varsity’. Et elle n’est pas la seule.

D’après une enquête menée par la revue, beaucoup d’étudiantes, toutes inscrites dans la prestigieuse université de Cambridge, préfèrent porter des bas dim et des bodys en dentelle pour arrondir leurs fins de mois. Exit donc le baby-sitting ou la revente aux camarades des notes prises pendant les cours.

Filles à vendre

Etudier coûte cher, ce n’est pas nouveau. Et si on rajoute aux frais d’inscription universitaire le loyer, les courses, les aller-retours pour rentrer de temps en temps à la maison, les étudiants se retrouvent fréquemment sans rien dans les poches. Beaucoup se démènent en enchaînant les petits boulots : serveur, vendeuse, employé en centre d’appel, et dans le meilleur des cas, en donnant des cours particuliers. Mais tout le monde n’a pas envie de sacrifier ses fins de journée pour gagner quelques dizaines d’euros.

Pourquoi donc ne pas imaginer de vendre son corps, virtuellement ou non, pour améliorer sa vie ? D’après une étude réalisée par le syndicat étudiant Sud-Etudiant et publiée en octobre 2006 par Le Figaro, près de 40 000 jeunes entre 19 et 25 ans [en majorité des femmes], se prostituent plus ou moins régulièrement pour financer leurs études.

Un phénomène qui n’est pas seulement français et qui s’étend comme une tâche d’huile dans d’autres pays de l’UE comme la Pologne et le Royaume-Uni.

Selon un autre sondage de l’université de Kingston, un jeune sur dix admet connaître des étudiantes qui travaillent dans des boîtes de nuit ou comme ‘accompagnatrice’. Le leitmotiv est toujours l’argent. Il suffit d’avoir à l’esprit que les frais d’inscription pour entrer à l’université en Grande Bretagne tournent autour de 4500 euros par an.

Journal d’une webcam girl

En Italie aussi le phénomène semble plutôt répandu. L’année dernière, on a découvert sur le campus de l’université de Calabre un groupe d’étudiantes Erasmus qui recevaient d’autres étudiants chez elles et couchaient avec eux moyennant finances. Mais il ne s’agit pas toujours de prostitution proprement dite.

Souvent il s’agit plutôt de ‘cyber sexe’ : il suffit de se connecter sur un site où des voyeurs sont prêt à débourser jusqu’à 150 euros [70 pour l'agence et 80 pour la fille], pour 10 minutes de conversation avec une jeune fille en dessous sexys. « En un mois j’arrive même à gagner 3 000 euros pour quelques heures par jour, confortablement assise devant mon PC », a déclaré dans une interview au StudentiMagazine Morgana, 22 ans, étudiante en sciences politiques à l’université La Sapienza à Rome.

Il suffit de taper dans la barre d’Explorer l’adressewww.ragazzeinvendita.com, pour comprendre immédiatement que le phénomène est beaucoup plus répandu que ce que l’on croit. Un monde virtuel où de jeunes ‘webcam girls’, parmi lesquelles des étudiantes, s’exhibent, se dévoilent, se filment, en échange de gains faciles et non négligeables. C’est le cas d’Helen qui a justement écrit un livre ‘Journal d’une webcamgirl’, où elle parle de sa vie, de ses choix et de son univers face à la webcam.

Il y en a qui préfèrent l’anonymat et se contentent de vendre sur internet aux fétichistes leur lingerie intime usagée. « Tu veux les culottes que je viens de porter ? Pour 13 euros tu peux les avoir », écrit une étudiante de 18 ans sur un portail de vêtements ‘vintage’ à Milan. Mais pas de rencontres, tiennent à préciser les annonceurs. Tout doit rester strictement virtuel. Sans commentaire. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Mais à quel prix ?

http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=12815

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