Mar 26

Studyrama est cité dans Studyrama (version papier et version web) :

“Pour l’institut national de la prostitution, un observatoire indépendant en contact permanent avec les clients et les professionnels, la prostitution étudiante est nettement surévaluée. Une référence au chiffre de 40 000 étudiants se prostituant, avancé en 2006 par le syndicat SUD étudiants. Pour L’institut, la prostitution étudiante reste « marginale » et la sortie des livres ne fait que renforcer « les rumeurs et les fantasmes ». Il évoque notamment les prostitués qui se font passer pour des étudiantes sur le net afin d’attirer une certaine clientèle. ”
http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=33068

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Mar 10

Sujet racoleur pour les uns, problème de fond pour les autres, la prostitution étudiante ne laisse pas indifférent. En janvier, le phénomène de la prostitution étudiante a cristallisé l’attention des médias avec la sortie de deux livres sur le sujet : le récit de Laura D., 20 ans, qui s’est prostituée pour payer ses études, et le mémoire d’Éva Clouet, 23 ans, sur La prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies de communication. État des lieux…

Un livre et c’est le buzz. En publiant Mes Chères études, Laura ne s’attendait pas à une telle ampleur médiatique. Du journal de France 2 à l’émission de Marc-Olivier Fogiel, en passant par la presse internationale, elle a multiplié les interviews, soucieuse de témoigner d’une situation qu’elle juge peu connue.
Et c’est tout le fond du problème. Cachée, discrète et individuelle, la prostitution étudiante est quasiment impossible à évaluer. Jean-Marc Souvira, chef de service à l’office Central de la Répression de la Traite des Êtres Humains (OCRETH), rappelle que la prostitution renvoie à « des réalités diverses ». La police estime que 15 à 20 000 personnes se prostituent régulièrement. Mais il est plus difficile de chiffrer la prostitution occasionnelle, notamment celle pratiquée sur Internet. Et quand on s’aventure sur le terrain de la prostitution étudiante, c’est encore plus flou.
Absence de visibilité

Pour l’institut national de la prostitution, un observatoire indépendant en contact permanent avec les clients et les professionnels, elle est nettement surévaluée. Une référence au chiffre de 40 000 étudiants se prostituant, avancé en 2006 par le syndicat SUD étudiants. Pour François Rigal, président de l’institut, la prostitution étudiante reste « marginale » et la sortie des livres ne fait que renforcer « les rumeurs et les fantasmes ». Il évoque notamment les prostitués qui se font passer pour des étudiantes sur le net afin d’attirer une certaine clientèle. Selon la Brigade de Répression du Proxénétisme : « les fausses étudiantes sont peut-être encore plus nombreuses que les vraies. » Reste qu’il n’existe à ce jour, aucun rapport complet sur le sujet. Mesurer l’ampleur du phénomène reste un vœu pieu.
L’absence de sources et d’enquêtes, n’a pas découragé Éva Clouet, en M2 de Sociologie à l’université Toulouse II – Le Mirail. Elle réalise en 2006 un mémoire sur la prostitution étudiante. Un travail universitaire axé sur la sociologie, qui ne se veut pas exhaustif mais le reflet d’« une réalité sur la prostitution étudiante. » En recherchant des témoignages, elle découvre que les étudiants qui se prostituent s’adressent rarement à la médecine préventive universitaire ou à d’autres organismes en lien avec la prostitution. C’est grâce à un forum sur Internet qu’elle rencontre cinq étudiants qui acceptent de lui confier leur histoire.
L’arbre qui cache la forêt

Franchir le cap de la prostitution, poster une annonce sur un site Internet et prendre rendez-vous. Une démarche qui n’est pas anodine et qui ne résulte pas du hasard. Pour Laura D., les motivations étaient financières. Pour boucler les fins de mois, elle finit par choisir cette voie, faute de mieux. Avec la perspective de sommes importantes, (une heure avec un client entre 150 et 300 €), plus attractives que son maigre revenu de télé opératrice. Pour dénoncer cette précarité étudiante, elle décide de livrer son témoignage. Une problématique qui ressort généralement lors de périodes d’élections. Pendant la dernière campagne présidentielle, quelques médias en ont parlé. Les syndicats étudiants aussi. Ce qui n’étonne pas Jean-Marc Souvira, pour qui, la prostitution étudiante est « un sujet régulièrement rebattu ». Un arbre qui cache la forêt.
Précarité étudiante : État des lieux

L’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE), qui publie régulièrement des rapports sur les conditions de vie des étudiants, définit la précarité étudiante comme « l’accroissement des risques d’échecs qui résulte de la concurrence entre l’exercice d’une activité rémunérée et les exigences des études. » Selon une enquête publiée en 2 000, fondée sur un échantillon test de 26 000 étudiants inscrits dans un établissement supérieur français, 54,5 % d’entre eux exercent une activité rémunérée pendant l’année. Pour 7,1 % d’entre eux, ce job étudiant est susceptible de compromettre leurs études. Ce qui concerne environ 100 000 personnes. La proportion des étudiants en situation de pauvreté grave et durable reste stable, autour de 22 000. Dans son mémoire, Éva Clouet s’intéresse au système des bourses. Elle constate que « sur cinq ans, les dépenses obligatoires – frais d’inscriptions, sécurité sociale, logement, repas au RU, etc. – ont augmenté de 23 % alors que les bourses universitaires et l’allocation logement n’ont augmenté que de 10 %. » Laura comme Sandrine, une étudiante interrogée par Éva Clouet, ne dépendent pas de leurs parents qui ne peuvent subvenir à leurs besoins. Elles assument seules les dépenses engrangées pendant l’année. L’une comme l’autre sont gênées de devoir leur demander une aide et ne veulent pas devenir une charge supplémentaire. Leur pratique de la prostitution occasionnelle et liée à un besoin d’argent.
Sortir des carcans

Mais si l’on en croit Éva Clouet, toutes les étudiantes ne se prostituent pas que pour l’argent. Elle décrit dans son mémoire d’autres parcours en rupture avec la norme. Anne-Sophie, 21 ans, a grandi dans une famille attachée aux traditions et à la religion. Après avoir reçu une éducation stricte pendant son adolescence elle a ressenti le besoin de sortir d’une vie lisse et cadrée. En se prostituant, elle se démarque et se heurte frontalement au modèle parental. Pour Annabelle, 24 ans, c’est encore différent. Elle a choisi délibérément de se prostituer. Une forme de libertinage dans laquelle elle s’épanouit. Tout a commencé par un jeu et la réalisation d’un fantasme pour finir en échappatoire. Elle avoue : « C’est un peu mon oxygène, j’en ai vraiment besoin ! Cela fait partie de mon équilibre dans la vie. »

« La prostitution ne m’a offert que le pire »

Trois questions à Laura D., auteur de Mes chères études, étudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée, aux éditions Max Milo Témoignage.

Au cours de votre première année universitaire, comment avez-vous passé le cap de la prostitution ?
« Je l’ai fait pour des raisons financières. Entre les frais d’inscriptions, le loyer, les factures et une foule de frais annexes, je ne m’en sortais pas. Même avec un job à côté.
En surfant sur Internet à la recherche d’extras, je suis tombée sur des sites avec des annonces proposant des rapports tarifiés. Parfois dans des rubriques en apparence anodine, telles que « service à la personne » ou « ménage ». Je ne me suis pas arrêtée.
Mais une semaine après, j’angoissais de ne pas avoir d’argent et j’ai sauté le pas. »

Qu’est-ce qui pousse à continuer ?
« L’argent. On ne peut pas dire qu’il soit facile à obtenir vu l’effort qu’il demande, mais rapide oui. Et puis c’est grisant de se retrouver un jour avec de grosses sommes. Après ma première expérience, j’ai eu besoin de faire des achats. C’était compulsif. Alors, quand on se retrouve sans rien après plusieurs mois, on recommence.
Et puis d’un autre côté, il y a Internet qui banalise tout. Les clients répondent rapidement et en nombre. Pour eux, c’est avantageux que cela reste confidentiel et secret. »

Quelles sont les conséquences d’une prostitution occasionnelle ?
« Ce n’est pas forcément évident de les mesurer pleinement. Avant de commencer, je n’avais pas réalisé à quel point ça allait me marquer. La domination financière, qui s’établit dans la relation, dénature complètement le rapport. Cette pratique est extrêmement violente. Les conséquences sont dévastatrices pour se construire en tant que femme. Psychologiquement et physiquement, c’est d’autant plus dur pour avancer dans la vie.
Je n’ai pas de conseils à donner à ceux qui se retrouveraient dans ma situation, ce n’est pas mon rôle. J’aimerais juste leur dire que ce n’est pas un acte anodin. Jamais. »

Internet, vitrine de la prostitution occasionnelle

Support privilégié de la prostitution occasionnelle, Internet est pour beaucoup dans son absence de visibilité. Offrant un « anonymat confortable et sécurisant » pour ses utilisateurs, (La prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies de communication d’Éva Clouet, aux éditions Max Milo Témoignage), le Web est devenu une nouvelle plateforme pour l’exercice de la prostitution. La multiplication des sites d’annonces pour adultes et les récentes lois contre le racolage n’ont fait que renforcer le phénomène.
Sur la toile, on ne parle pas de prostitués mais d’« escortes », un terme qui recouvre des réalités diverses. À l’origine, l’« escorte » désignait une personne qui accompagnait un homme lors d’une soirée ou d’une sortie culturelle. Le rapport sexuel n’était pas obligatoire. Aujourd’hui, l’ensemble des prostitués du net utilisent ce statut. Les tarifs en ligne dépassent nettement ceux de la rue. On oscille entre 100 et 500 € de l’heure.
Échappant bien souvent à la coupe des proxénètes, la prostitution occasionnelle n’est pas sans risque. En cas de « mauvaise rencontre », personne n’est susceptible de venir en aide aux « escortes ». Leur vulnérabilité est donc accrue.

source : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=33068

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Feb 27

Prostitution étudiante : L’ Observatoire de la Vie Etudiante, qui selon la rumeur des campus, avait estimé que la prostitution étudiante était en plein boom dément catégoriquement.

Source : Libération

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Feb 14

L’article de Libération sur le thème “Echange logement contre services sexuels” n’en finit pas de faire des petits. Après avoir été repris par des dizaines de sites web, blogs et forums, c’est au tour d’ associations étudiantes de se servir du thème :


Trottoir
envoyé par Rue89Video

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Jan 31

Le fondateur de iprostitution.org sera présent deux fois dans les médias aujourd’hui :

Vers 20 heure sur Radio-Campus-Paris (93.9 FM) pour parler de la prostitution étudiante.

Vers minuit dans “la méthode Cauet” sur TF1, pour un débat sur l’ouverture des maisons closes.

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Jan 24

On en comprend toujours un peu plus tous les jours sur la création de ce coup médiatique qu’est “la prostitution étudiante”. On connaissait l’annonce catastrophique du syndicat SUD. Info reprise par le figaro, puis par toutes les associations anti-prostitution. Cela abouti au livre de Laura D. et à celui d’ Eva Clouet et à l’énorme buzz actuel. On savait déja que le hoax de SUD avait poussé Eva Clouet à écrire son livre (elle en a parlé dans une interview, cela l’avait interpellé). On apprend aujourd’hui, dans cette interview, que Laura D fût encouragée par Marion Kirat, journaliste en herbe et étudiante qui officie sur contrepoint.info, webzine étudiant. Marion Kirat qui avait pondu un article sur le sujet en avril 2007 (Trottoir du soir, étudiantes au désespoir) truffé d’inepties (95% des prostituées sont sous la coupe de proxénète, 15 000 étudiantes se prostituent-donc 90% des prostituées en France sont étudiantes…) où la seule et unique source pour confirmer ou infirmer est un interlocuteur du NID, et où le seul site web en référence pour avoir plus de renseignement est le site du mouvement du NID ! Je résume : Laura D. rencontre Marion Kirat, journaliste qui gobe tout ce que lui dit le NID et ensemble elles font un livre. C’est carrément de l’opération d’intox, et pas une petite, une énorme intox ! Le pire, c’est que tout le monde gobe ça…

Pendant sa première année de Fac, Laura, 20 ans, accumule les factures impayées et boucle difficilement les fins de mois. Confrontée à la précarité, elle se prostitue pour payer ses études. Une expérience bouleversante qu’elle dévoile aujourd’hui dans un livre,intitulé “Mes chères études”. Une façon d’exorciser, peut être, et de témoigner, surtout, pour “ne plus fermer les yeux”. Rencontre avec une jeune femme qui brise les tabous.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

« J’ai voulu signaler une situation dont on parle peu : la prostitution étudiante. Rares sont les témoignages sur la question et c’est dommage. Aujourd’hui, je partage ma propre expérience pour qu’on ne ferme pas les yeux sur une pratique qui existe, malgré la discrétion qui l’entoure. Quand on est étudiant et qu’on est confronté à la précarité, c’est une des solutions pour s’en sortir. On choisit de le faire en connaissance de cause, mais à un moment donné quand on a faim et des factures à payer, est-ce que c’est vraiment un choix ?
C’est une série de jolies rencontres qui m’a donné l’envie et le courage d’écrire ce livre. D’abord celle de Marion Kirat, étudiante et journaliste pour le site contrepoint.info. J’ai été interpellé par un de ses articles, publié en février 2007, sur la prostitution étudiante et je l’ai contacté pour en discuter. On a estimé toutes les deux que c’était un fléau à combattre. Un sentiment partagé par un éditeur de la maison Max Milo. Cette deuxième rencontre a précipité la publication du livre. »

Comment concilier un job étudiant et ses études ? Quelles solutions peut-on trouver pour résoudre la question de la précarité étudiante ?

« Avoir un job étudiant, si tant est qu’on puisse en avoir un, ça implique du temps, de l’engagement et ça empiète forcément sur les études. On doit jongler entre deux circuits, le circuit professionnel et le circuit universitaire, et ce n’est pas toujours facile de passer de l’un à l’autre.
En ce qui concerne les solutions, alors là, je ne voudrais pas rentrer dans un discours politique. Je ne veux pas parler au nom des étudiants, je veux juste ouvrir un débat. Si le livre pousse le gouvernement à se pencher plus avant sur la précarité étudiante qui peut amener à la prostitution, c’est bien. C’est tout le sens de ma démarche. J’espère qu’on trouvera des mesures adaptées et que des changements concrets viendront améliorer le quotidien des étudiants. »

Au cours de votre première année universitaire, comment avez-vous passé le cap de la prostitution ?

« En ce qui me concerne, ce sont des raisons financières. Les frais universitaires sont élevés. Il y a l’inscription, bien sûr, mais aussi une foule de frais annexes qu’on n’anticipe pas forcément. Je pense aux livres, par exemple, qui sont disponibles à la BU mais pas en nombre suffisant pour être consultés par tous. A côté de ça, il faut payer ses courses, son loyer, les factures, un prêt étudiant si on en a contracté un… Et puis on a envie de sortir et de profiter, c’est bien normal. De vivre tout simplement. Alors, au bout d’un moment on cherche des solutions, un petit job qui prend beaucoup d’heures dans la semaine et ne rapporte pas beaucoup, et on se rend à l’évidence, nos poches sont toujours vides.
En surfant sur Internet à la recherche d’un travail, je suis tombée sur des sites avec ces annonces proposant des rapports tarifiés. Parfois dans des rubriques en apparence anodine telles que “service à la personne” ou “ménage”. Et une semaine après, j’angoissais de ne pas avoir d’argent et j’ai sauté le pas. »

Qu’est-ce qui pousse à continuer ?

« L’argent. On ne peut pas dire qu’il soit facile à obtenir vu l’effort qu’il demande, mais rapide oui. Et puis c’est grisant de se retrouver un jour avec de grosses sommes. Après ma première expérience, j’ai eu ce besoin de faire des achats. C’était compulsif. Alors, quand on se retrouve sans rien après plusieurs mois, on recommence.
Et puis d’un autre côté, il y a Internet qui banalise tout. Les clients sont plutôt des hommes avec un statut social important dans la société. Ils ont de l’argent et les moyens d’assumer des tarifs élevés, (entre 100 et 300 euros de l’heure). Pour eux, c’est avantageux que cela reste confidentiel et secret. »

Quelles sont les conséquences d’une prostitution occasionnelle ?

« Ce n’est pas forcément évident de les mesurer pleinement. En tout cas, je ne me doutais pas de ce qui allait arriver avant de commencer. La domination financière, qui s’établit dans la relation, dénature complètement le rapport. Cette pratique est extrêmement violente. C’est très dur de se retrouver devant un homme d’une cinquantaine d’années, nu, et de devenir un objet de fantasme. Les conséquences sont dévastatrices pour se construire en tant que femme. Psychologiquement et physiquement, c’est d’autant plus dur pour avancer dans la vie.
A ceux qui se retrouvent dans cette situation, je ne donnerais pas de conseil car ce n’est pas mon rôle mais je rappellerais que ce n’est pas un acte anodin. Jamais. »

Comment vivez-vous aujourd’hui ? Quels sont vos projets ?

« Je suis toujours étudiante et je galère toujours pour vivre et faire face à toutes les pressions financières que rencontrent les étudiants. Mais je ne me prostitue plus. Comment je m’en suis sortie ? Il n’y a pas de solution toute faîte. Au bout d’un moment, je n’arrivais plus à me regarder dans une glace et j’ai réalisé que je ne voulais plus de toute cette violence, quitte à galérer. Un déclic s’est produit et je me suis libérée de l’engrenage dans lequel j’étais tombée.
Aujourd’hui, j’appréhende les choses différemment. J’aspire à réussir mes études et à travailler dans un milieu qui me conviendra. »

Quel regard portez-vous sur la médiatisation qui entoure la sortie de votre livre ?

« Honnêtement je ne m’attendais pas du tout à l’ampleur que ça prend actuellement. Ca dépasse même les frontières. Je réponds à des interviews pour la Grande-Bretagne, l’Italie, ou encore le Japon. C’est compréhensible dans un sens, c’est un problème qui n’est pas propre qu’à la France. J’avoue que j’ai eu peur et au début et je refusais de parler à quelque média que ce soit. Mais d’un autre côté, la médiatisation me permet de faire entendre mon message et d’encourager les étudiants à s’exprimer.
Et cette ampleur médiatique prouve au moins une chose, c’est qu’il y a bien un problème et qu’il est bon d’en parler. »

Source : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=31383

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Jan 23

Chère Laura D.,

T’as 19 ans, tu fais des études supérieur, t’as un souci d’argent alors tu fais un job qui dès le début te dégoutte ; prostituée. T’as pas d’emprunt à rembourser, t’as pas de famille à charge, t’es pas coupé de tes parent. Juste pour situer. La moitié des étudiants de ta classe font des petits jobs, toi t’as décidé de faire comme 0,05% des « ménagères de moins de 50 ans »; prostituée.

J’ai rien contre toi Laura D., mais j’arrive pas à te prendre au sérieux. A 19 ans, vivre dans une chambre de bonne, manger tous les jours au CROUS et limiter mes soirées à des sorties chez des amis (et parfois des canettes dans la rue) ne me posait pas de problèmes existentiels. D’autant que j’avais pas les entrées gratuites en boite et que mes amies ne m’offraient jamais le resto ou un verre. A croire que quelque chose à changé depuis le début des années 90. J’aurai bien pu faire gigolo à l’époque, mais j’ai pas eu l’occaz’, par contre j’aurais jamais fait un truc qui me dégoutte, comme coucher avec un autre homme. Mais bon, toi tu l’a fait, ça t’a dégoutté, t’en a fait un livre.

D’autres filles font ce que t’as fait et trouvent ça plutôt pas mal comme job. Si si, j’en connais Bien payé, amusant, expérimental, croustillant, surprenant, etc. Elle n’en font pas souvent des livres parce que c’est pas très vendeur et en plus elles passeraient pour des salopes. Dans la société victimaire dans laquelle nous vivons, tu es incontestablement « on the mood » même si ta situation n’est représentative de rien du tout. T’es juste une fille de la classe moyenne qui croyait que la prostitution était une forme de déchéance, avant même de t’y lancer, t’en était convaincu. T’as continué à croire que le regard du client était un regard de gros porc, qu’un corps d’homme de cinquante ans était un corps laid, que tout ce qui t’arrivait était « la faute à la société », etc. Au finish on t’a proposé d’écrire un livre qui te permettrait de te mettre en valeur : Victime ayant une conscience sociale forte, condamnant la prostitution et la dégradation de la condition étudiante, qui souffre intensément en écrivant ses mémoires, et qui s’en sort à la fin. On cherche tous à devenir des héros.

Ton livre est à classer dans une bibliothèque au côté de « Moi Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée » ou alors « la dérobade», deux best-sellers sur le thème « la prostitution c’est l’enfer », à l’autre bout de l’étagère il y a d’autres livres de témoignages que bien peu de personnes lisent, comme « Carnet de bal d’une courtisane » de Grisélidis Réal ou alors « J’ai des choses à vous dire » de Claire Carthonnet. Il est vrai que la prostitution, dans ces livres, n’est pas traité de manière manichéenne, que les personnes qui les ont écrits ne parlent pas que de leurs difficultés et de leur peines mais aussi des joies et de la richesse de leur travail. Pas vraiment des romans de gare, pas vraiment ce que le système est prêt à entendre.

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Jan 22

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Jan 19

Laura D., l’étudiante qui s’est prostitué et qui en a écrit un livre très anti-prostitution sur cette expérience très mal vécue, sera à l’honneur à la télé. On parlera d’elle Dimanche dans l’émission “7 à 8″ sur TF1, dimanche 20 janvier, puis on la retrouvera chez Fogiel mardi 22 janvier dans son émission “T’empêches tout le monde de dormir” sur M6 en seconde partie de soirée.

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Jan 16

Un an qu’on nous bassine avec la “prostitution étudiante”, sur le thème “la prostitution corrompt notre jeunesse”. Un an qu’un syndicat adepte de l’intox a balancé ce “hoax”, avant qu’il ne soit démenti. Seul l’ Institut National de la Prostitution avait signalé, dès le début, l’arnaque intellectuelle et le mensonge médiatique. Aujourd’hui, des petits malins se sont jeté sur ce sujet racoleur pour en faire des livres et on se pose à présent sérieusement la question sur la véracité de cette affaire. Messieurs les journalistes, c’était il y a un an qu’il fallait chercher à savoir si le chiffre donné par le syndicat SUD n’était pas un gros pipo… Et que dire des associations anti-prostitution, qui tout en sachant que l’affaire de la prostitution étudiante était un canular ont préféré pendant un an ne rien démentir ? Il a fallu qu’un journaliste passe quelques coup de fils aux associations pour remarquer que parmi ceux qui ont une expertise dans le domaine, personne n’y croyait… Entre temps, la rumeur s’est bien installée. Un cas d’école sur le phénomène de la rumeur… Faut rire ou pleurer ?

La question de la prostitution dans le milieu étudiant est au centre de deux ouvrages qui paraissent jeudi, mais cette pratique, difficile à chiffrer, reste marginale, selon les associations et les organisations étudiantes.

“Mes chères études, Etudiante, 19 ans, job alimentaire: prostituée” : c’est avec ces titre et sous-titre que Laura D., étudiante en licence de langues vivantes, raconte, dans un livre publié jeudi, comment elle a été “obligée se de prostituer pour payer ses études”.

“Malgré mes petits boulots dans le télémarketing, la restauration, les dettes et les agios s’accumulaient. Je me demandais comment garder mon appartement”, a témoigné à l’AFP cette jeune fille, dont les parents “gagnent le smic et s’en sortent convenablement”.

“Je suis allée voir sur internet pour trouver des jobs étudiants, il y avait des annonces qui proposaient de l’+escorting+ (initialement “accompagnement” d’une personne au restaurant, théâtre etc, rétribué, ndlr), pour 100 ou 200 euros de l’heure. On se dit +une seule fois et pas plus+, et finalement à la fin du mois, c’est la même chose”, a-t-elle confié.

Dans un autre livre, qui paraît aussi jeudi aux même éditions (Max Milo), intitulé “La prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies”, Eva Clouet, étudiante en master de sociologie à Toulouse II, s’intéresse à quelques cas d’”escortes” racolant sur le web.

En 2006, Sud-Etudiant avait estimé à “40.000″ le nombre d’étudiant(e)s qui se prostitueraient (sur 2,2 millions d’étudiants), un chiffre qui avait suscité à la fois intérêt, fantasmes, critiques et agacements. Interrogé par l’AFP mardi, Aurélien Picot, l’un des porte-paroles du syndicat, “ne confirmait plus ce chiffre”, reconnaissant le manque d’études “pour pouvoir chiffrer les choses”.

“Il n’y a jamais eu d’enquête précise, rigoureuse et sérieuse sur la question”, a confirmé Guillaume Houzel, président de l’Observatoire de la vie étudiante, que la médiatisation du sujet, au détriment d’autres situations “tout aussi difficiles”, “agace un peu”.

“La jeunesse obligée de faire des passes pour manger et payer ses droits d’inscription, c’est minoritaire”, a-t-on estimé à la Fage (organisation étudiante).

Jean-Sébastien Mallet, délégué général à la Fondation Scelles (qui milite pour le recul de l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes) admet que “cela existe” mais que c’est avant tout un “phénomène médiatique”.

Selon lui, “99% des jeunes de 15 à 25 ans n’ont pas de relation sexuelle marchande”.

Pour Bernard Lemettre, président du Mouvement du Nid (qui lutte pour la disparition de la prostitution), “il n’y a pas de prostitution +étudiante+” à proprement parler.

“La prostitution piège des personnes qui sont étudiantes, comme elle peut piéger des mères de famille, des jeunes femmes sans travail, bref d’autres catégories, de tous milieux sociaux”, a-t-il ajouté, précisant que “précarité ne signifie pas prostitution, même si c’est un facteur de plus grande vulnérabilité”.

Le phénomène est “relativement marginal”, souligne-t-on à l’Unef qui reconnaît que “la situation sociale des étudiants tendant à se dégrader, elle engendre le recours à des situations extrêmes, dont la prostitution”. Le syndicat réclame “des mesures sociales d’ampleur”.

Source : http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20080116&key2=080116072407.8dojr9bl.xml

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