mai 07

Comme le montrent les études sur la prostitution et la pornographie, la sexualité fait partie de la sphère marchande : s’il est fréquent de condamner ce qui est parfois appelé la « marchandisation de la sexualité », l’objectif de cette journée d’étude est de comprendre plus précisément les interactions entre la sexualité et les transactions économiques en essayant de circonscrire ce qui est en jeu dans ces phénomènes du point de vue de l’extension de la sphère marchande et de l’histoire de la sexualité.

Suite

Tags: ,

avr 17

Aujourd’hui, l’excellent site de l’Institut National de la Prostitution reproduit un article paru sur Zenit revenant sur le « dossier » de la dépénalisation en ces temps où le gouverneur de New York, Eliot Spitzer, pris sur le fait de relations tarifées, s’est vu « contraint » à la démission, aux excuses publiques et à l’épouse un pas derrière. Sur 8500 signes, 850 sont consacrés au « pro » dépénalisation, le reste aux contres, dont 2100 à l’avis de la Sainte Eglise. Reminder : voir ce que les Témoins de Jéhovah pensent de l’euthanasie.

Bref.

Alors dans cet article, on lit des choses censées (à mon avis évidemment, vous êtes sur mon blog je vous rappelle), telles Patty Kelly, professeur d’anthropologie à l’Université George Washington pour laquelle « la prostitution fait partie de notre culture et elle devrait être dépénalisée », ou encore l’éditorialiste canadien Jeet Heer pour qui « la prostitution est un travail comme un autre et qu’il devrait être légalisé ». Dans l’article original, on apprend même que cette dépénalisation pourrait faire disparaître la « misère », économique ou axiologique, qui entoure la profession. Bah ouais, on a beau leur expliquer aux pignoles abolitionnistes, que tant que la prostitution ne sera pas un métier comme un autre, on le verra difficilement comme un métier comme un autre, CQFD, mais ça n’adhère pas à leurs circuits neuronaux, va comprendre…

Ensuite, on en vient aux joyeusetés pas vraiment rigolotes, du genre de celles de cette journaliste, Barbara Kay, n’ayant pas peur (en même temps, elle est peut-être morte de honte en relisant, j’en sais rien) d’écrire : « Les prostituées font quelque chose qui relève de l’inhumain, pour satisfaire des instincts qui, dans un monde vraiment ‘meilleur’, pourraient être canalisés dans des relations plus dignes et fécondes ». On remarquera ici l’opposition entre la relation tarifée, forcément « stérile » et l’autre « féconde » (fruitful), bonne et vieille antienne qui veut que la sexualité brute soit quelque chose de forcément dangereux et qu’il faille la canaliser un maximum avec des lois, des décrets, des bibles et des leçons de morales pour que le monde tourne rond. J’adore. Reminder : demander à Barbara ce qu’elle pense de la vente de gamètes, a priori ya pas plus fécond comme relation digne.

Ensuite, deuxième couche (la première était-elle sèche ?) : « Vendre son corps n’est pas un comportement dont on peut être fier, car la structure psychologique du genre humain veut que l’estime de soi chez la femme soit indissociable de son comportement sexuel ». AHAHAHAH, heureusement que je n’avais rien dans la bouche à ce moment-là (du genre, par exemple, un donut), car j’aurais bien pu m’étouffer (on vous le répète jamais assez : l’Internet c’est DANGEREUX). La messe est dite : l’estime de soi chez la femme est indissociablement lié à son comportement sexuel. Merci Barbara, mais la femme c’est qui chérie ? J’imagine que c’est toi, sinon, ton crédit crédibilité là, il en prendrait un sacré coup.

Cette notion d’estime de soi revient ensuite sous la plume de Roger Matthews, professeur de criminologie à la London South Bank University (‘tention là sérieux plus personne rigole ‘kay ?), venant de publier Prostitution, Politics and Policy, soit le compte-rendu de 20 années de recherche et d’étude sur le phénomène de la prostitution (‘tention, bis, la science !). Pour Roger, donc, « derrière l’apparente indépendance et autonomie [de la prostitution] se cache un grand nombre de femmes qui ont perdu toutes leurs illusions et qui finissent peu à peu par perdre l’estime de soi ». Oh qu’il est beau le scientifique qui cherche les choses vraies qui se cachent derrière les fausses (ça me fait penser à ma copine Michela Marzano tiens, pour qui « on ne pense jamais vraiment en vrai ce qu’on croit penser pour de vrai » - en substance, évidemment, dans les livres de Marzano, c’est achtement plus compliqué et argumenté rassurez-vous, tamponné CNRS tout ça bien comme il faut).

Pis après, bah, c’est l’avis de l’Eglise et JPII qui répond à BXVI, en lui disant qu’il n’est pas tant question d’ « offense à la dignité » que de « grave péché contre soi-même », euh merde c’est l’inverse mais bon : on s’en fout non ?

Source : http://lamutationestenmarche.blogspot.com/2008/04/le-plus-vieux-mtier-du-monde-est-il-un.html

Tags: ,

avr 16

Les différentes tentatives de légaliser « le plus vieux métier du monde »

ROME, Mardi 15 avril 2008 (ZENIT.org) - Le scandale qui a frappé le gouverneur de l’Etat de New York, Eliot Spitzer, contraint à présenter sa démission après avoir été accusé de fréquenter des prostituées, relance le débat sur le sexe moyennant paiement.

Dans un article d’opinion paru le 13 mars sur le Los Angeles Times, Patty Kelly, professeur d’anthropologie à l’Université George Washington, affirme que la prostitution fait partie de notre culture et qu’elle devrait être dépénalisée.

Au Canada, l’éditorialiste Jeet Heer relève, dans un artiche paru le 12 mars, que beaucoup d’hommes politiques sont des clients assidus de la prostitution. Il estime donc que la prostitution est un travail comme un autre et qu’il devrait être légalisé.

Avant le scandale Spitzer, l’éditorialiste David Aaronovitch, du Times à Londres, affirmait dans son article du 15 janvier que le sexe payant entre adultes n’a rien de mal. Depuis quelque temps, déjà, les autorités britanniques discutent sur une éventuelle modification des normes régissant la prostitution, bien que toute intervention semble pour le moment avoir été reportée.

Mais la presse anglaise a également publié de nombreux articles qui prennent position contre toute forme de légalisation. Le 19 janvier, le Times s’est fait l’écho d’un livre, publié récemment en France, dont l’auteur est une jeune étudiante de 19 ans qui se fait appeler Laura D. Cette jeune fille a payé sa première année universitaire en travaillant comme prostituée et a écrit ce livre pour recommander aux autres filles de ne pas suivre son exemple.

Dans son livre, rapporte le Times, la jeune étudiante décrit son expérience comme une expérience désagréable et assimilable à une forme de domination financière. Elle raconte que depuis qu’elle a quitté son activité, il lui est difficile d’avoir une relation avec l’autre sexe.

Janice Turner, sur le Times du 23 février, écrit quant à elle que la grande majorité des femmes qui s’adonnent à la prostitution souhaite en sortir. Elle pense que les maisons closes légalisées en Hollande sont comme des « aimants pour le crime organisé et les trafiquants de drogue ». La situation, ajoute-t-elle, n’est pas différente dans les centres de prostitution légalisée au Nevada, où bon nombre de femmes sont souvent traitées de façon cruelle.

Sur le journal canadien National Post du 13 mars, est parue une réponse à l’article de Jeet Heer. Selon la journaliste Barbara Kay, la prostitution n’est pas un travail comme un autre et ne saurait être considérée comme tel. « Les prostituées font quelque chose qui relève de l’inhumain, pour satisfaire des instincts qui, dans un monde vraiment ‘meilleur’, pourraient être canalisés dans des relations plus dignes et fécondes », affirme-t-elle

« Vendre son corps n’est pas un comportement dont on peut être fier, car la structure psychologique du genre humain veut que l’estime de soi chez la femme soit indissociable de son comportement sexuel », ajoute-t-elle.

Les victimes

Au moment du scandale Spitzer, en Grande Bretagne sortait un livre sur les politiques de l’Etat en matière de prostitution. L’ouvrage, intitulé « Prostitution, Politics and Policy » (Routledge-Cavendish), écrit par Roger Matthews, rapporte les conclusions de 20 années de recherche et d’étude sur le phénomène de la prostitution.

R. Matthews, professeur de criminologie à la London South Bank University, énonce une série de problèmes liés à la prostitution. Ceux qui favorisent sa dépénalisation, souligne-t-il, considèrent que la prostitution est un délit sans victimes. Une position qui, selon lui, est pour le moins superficielle.

Les personnes qui se prostituent, surtout les femmes qui exercent sur le bord des routes, représentent un des groupes sociaux les plus exposés, estime le professeur Matthews. Beaucoup de ces femmes ont un passé lourd (abus, abandon) et beaucoup d’entre elles sont des toxicomanes. Les estimations varient, ajoute l’auteur, mais d’après plusieurs études réalisées dans divers pays, on estime qu’entre 50% et 90% des prostituées qui sont dans la rue ont subi des abus ou vécu un abandon durant leur enfance.

Ces femmes sont également les plus exposées aux problèmes de logement, de chômage et de pauvreté. Leur vulnérabilité et le manque d’estime de soi font qu’elles se laissent plus facilement exploitées par ceux qui finiront pas les entraîner dans la prostitution, ajoute R. Matthews.

Contrairement à ceux qui dépeignent la prostitution comme un libre choix ou un moyen de libération pour la femme, le professeur souligne que beaucoup de femmes s’adonnent à la prostitution pour pouvoir acheter de la drogue ou d’autres nécessités urgentes. Selon les données rapportées dans son livre, 10 à 15% de femmes se trouveraient sous la coupe de ‘protecteurs’ les forçant à se prostituer.

Selon R. Matthews « derrière l’apparente indépendance et autonomie se cache un grand nombre de femmes qui ont perdu toutes leurs illusions et qui finissent peu à peu par perdre l’estime de soi ». Un problème qui s’aggrave au fur et à mesure que ces femmes avancent dans l’âge et qu’elles perdent leur pouvoir de séduction.

Superficialité

Retirer les prostituées de la rue et légaliser la prostitution peut paraître une solution, mais elle ne l’est que d’un point de vue superficiel, explique le criminologue dans un son livre.

R. Matthews rapporte le cas de l’Etat australien de Victoria où, relève-t-il, la légalisation de la prostitution a conduit non seulement à une prolifération des maisons closes, mais à une hausse également de la prostitution illégale. Les conditions de travail, dans beaucoup de cas, ne se sont guère améliorées, et les cas de violence sur les femmes se sont multipliés.

On retrouve les mêmes problèmes aux Pays-Bas, poursuit R. Matthews, au point que les autorités ont décidé récemment de fermer de nombreuses maisons closes, pourtant légales. Quant à l’expérience allemande, elle montre, selon l’auteur, que la légalisation a augmenté la présence des prostituées dans la rue au lieu de la réduire.

Concernant les contrôles sanitaires qui sont de rigueur dans les structures légalisées, le prof. Matthews affirme que leur efficacité est en réalité très relative, vu que les clients n’y sont pas soumis. Il s’agit donc d’un examen sans grande valeur qui pourrait d’ailleurs faire croire aux gens qu’ils sont en sécurité alors qu’ils ne le sont pas.

Offense à la dignité

L’enseignement de l’Eglise sur la prostitution est clair. Le catéchisme de l’Eglise catholique observe que les personnes impliquées dans ce genre de services sont offensées dans leur dignité, car elles sont réduites à un simple instrument de plaisir sexuel. Le n. 2355 critique également les personnes qui paient, affirmant qu’elles pèchent gravement contre elles-mêmes.

Ces derniers temps, l’Eglise a mis un accent particulier sur les violations de la dignité humaine par la prostitution. Le document conciliaire « Gaudium et spes » dresse une liste de tout ce qui constitue une « offense à la vie et à l’intégrité de la personne humaine », dont la prostitution.

De telles offenses « corrompent la civilisation humaine », affirme le document (n. 27).

Dans l’encyclique Veritatis splendor, le pape Jean-Paul II reprend l’énoncé de toutes les offenses contenues dans la constitution « Gaudium et spes » (5), soulignant que leur nature veut qu’elles soient considérées comme des actes « intrinsèquement mauvais », et donc toujours gravement illicites (n. 80).

Puis, Jean-Paul II, dans son autre encyclique Evangelium vitae, renvoie à la même liste de violations et d’atteintes à la vie humaine, en disant trente ans plus tard : « Encore une fois et tout aussi fermement je les déplore au nom de l’Eglise entière » (n. 3).

Benoît XVI a lui aussi soulevé les problèmes de la prostitution dans le discours qu’il a adressé le 13 décembre au nouvel ambassadeur de Thaïlande près le Saint-Siège, et dans lequel il rappelle la préoccupation de l’Eglise pour des fléaux comme « la plaie du SIDA, la prostitution et le commerce de femmes et d’enfants qui continuent d’affliger les pays de la région » du sud-est asiatique.

Le pape avait alors déploré la superficialité avec laquelle la sexualité est traitée dans les moyens de communication sociale, ce qui conduit à donner une image dégradante de la femme et à des abus contre les enfants. Affronter ces crimes serait un tournant décisif d’espérance et de dignité pour tous les intéressés, avait déclaré le pape. Un sentiment que partagent tant de personnes qui se préoccupent du sort de toutes les femmes prisonnières de la prostitution.

P. John Flynn, l.c.

Traduction française : Isabelle Cousturié

Source : http://www.zenit.org/article-17726?l=french

Tags: ,

avr 15

Ha, les colloques anti-prostitution… J’ ai systématiquement envie d’interrompre les orateurs pour leur demander des précision ou en apporter. D’où vient ce chiffre des 80% de prostituées qui ont été violées dans l’enfance ? D’où vient cette catégorisation du client et ces intentions qu’on lui donne ? Etc. Quand on a lu deux ou trois livres sur la manipulation et les systèmes de propagande, toutes ces videos (voir les autres sur dailymotion) sont des plus intéressantes. Mettez leur un contradicteur informé, en moins de deux ils s’en sortent en balançant des attaques perso ou ils se drapent dans leur personnage de bon samaritain. Ces gens sont bidons.

Tags: ,

avr 08

Ça c’est du titre ! Après amour gloire et beauté, j’ai trouvé mieux avec Poule de Luxe, business et prostitution, suite à une discussion au sujet du concept délicat qu’est la Poule de Luxe avec Korchov, mon nouveau coach intellectuel.

Korchov : oui mais Poule de Luxe comme dans ton article c’est ambigu

Lyne : ben non pourquoi? je l’ai clairement défini!

Korchov : oui mais dans l’esprit des gens, une Poule de Luxe ça n’en reste pas moins une Poule de Luxe… un peu comme ces russes qui arrivent à se faire payer des apparts avec vue sur le Kremlin ainsi qu’une pension mensuelle pour être entretenues et voir leur type de temps à autre…c’est en quelque sorte… des permanentes!

Lyne souriant : oui je vois, d’ailleurs avant d’utiliser ce terme j’ai regardé dans le dico et effectivement, Poule de Luxe signifie prostituée de haute maintenance…mais dans le premier article que nous avions écrits, c’était dans un tout autre esprit…mais c’est vrai que ça peut paraître ambigu…

Alors j’ai commencé à réfléchir sur ce que c’est vraiment que la prostitution, où cela commence, où cela finit, car c’est important de savoir de quoi on parle.

En tant que vendeuse, j’ai je dois l’avouer, quelque fois la désagréable impression de me prostituer un peu quand je garde des contacts bien cordiaux avec des gens que je n’apprécie pas vraiment, juste parce qu’ils pourraient m’être utile dans le business.

Moi quand j’aime je le dit, je sourie, j’ai plaisir à rester auprès des gens. Quand je n’aime pas, je ne dis rien ou presque et j’évite les gens autant que je le peux.

Pour cette raison, il y a une pratique du travail qui me met fortement mal à l’aise: c’est le networking. On fait semblant d’être potes, on se trouve des points communs qui n’en sont pas, tout ça pour du business au final. À quoi bon? Si j’ai un intérêt quelconque vers un produit ou un service d’une entreprise, je vais aller voir la personne et discuter, certes poliment et cordialement, mais au sujet du business, ni plus ni moins.

Pourquoi est-il si courant et fortement encouragé aujourd’hui de s’immiscer dans la vie privée des gens? Je déteste quand mes patrons me demandent comment mon week-end s’est passé ou comment je comptais passer le prochain. Est-ce que je leur en pose moi, des questions? Surtout que je sais qu’ils s’en balancent et essayent juste de me faire croire qu’ils s’intéressent à moi en établissant un « rapport ». Je n’ai pas le temps pour ça et le maximum d’intérêt réciproque que j’ai envie d’établir avec eux serait, « bonjour, ça va? » En espérant qu’ils me répondent juste « bien merci » et fin de la conversation.

Je me suis d’ailleurs pris trop de fois dans les dents par mon patron, « expert en vente » le type de réflexion suivante:

MétroSamuel : tu gardes trop tes distances à la française Lyne, t’arrivera à rien vendre comme ça, c’est des humains en face, il faut un peu leur montrer que tu t’intéresses à eux.

Lyne : je leur manifeste mon soucis le plus sincère pour leurs intérêts financiers, en leur proposant une solution qui va leur faire gagner du temps et de l’argent, c’est déjà bien non?

MétroSamuel : Non justement! T’es trop business-focussed, il faut que tu mettes en place un dialogue amical, arrive à savoir s’ils ont une famille, des enfants, ce qu’ils aiment faire comme ça hop! Tiens toi aussi tu as un fox-terrier, quel hasard!! Vous êtes faits pour vous entendre et au passage, j’ai un super truc pour toi et ta boîte!

Regarde moi, je suis dans la ventes depuis des années - NB : mais combien vends tu blaireau? - et j’ai plein de contacts qui pensent qu’on est amis alors que j’en ai rien à battre d’eux! Aahahahah!!!

Lyne (intérieurement) : quelle horreur… et dire que ce type est mon patron… allez ma petite, rigole un coup t’aura au moins fait ton networking du jour avec ce misérable individu.

Donc pour moi, clairement ce type il se prostitue à ses clients, le vendeur véreux quoi. Et j’ai l’impression que ces comportements se généralisent dans le business, ce qui ne me plaît pas du tout. Si c’est à ce prix que je dois devenir vendeuse professionnelle, je ferais mieux de me reconvertir même si j’aime mon métier car ça ne va pas me plaire du tout. Enfin, je pense quand même que ce type n’est pas un bon exemple et que la vraie vente, c’est avant tout être honnête et vouloir sincèrement répondre au besoin d’un client. Ensuite, si à prix et service égal le client hésite entre moi et un concurrent, et bien c’est là que le relationnel peut influencer, mais c’est à garder en dernier recours.

Après cette introduction d’un point de vue pratique, revenons à nos moutons. Je suis donc allée voir ce qu’est la définition de la prostitution et voici ce que j’ai trouvé :

Pratique de la débauche pour des motifs plus ou moins intéressés; inconduite où le sentiment n’a point de part.

Débauche signifiant un usage excessif ou déréglé de tous les plaisirs des sens, notamment de ceux de l’amour et de ceux de la table, et inconduite se définissant comme une conduite qui n’est pas conforme à la morale, aux règles.

Les deux passages les plus intéressants ici sont « pour des motifs plus ou moins intéressés » et « où les sentiments n’ont point de part ». Au final l’inconduite et la débauche quelles qu’elles soient ne sont un problème que si elles sont menées dans un but précis ou d’une certaine façon.

Ce qui est dénoncé, c’est d’être intéressé et qu’est ce que ça veut dire intéressé ?

Qui recherche avant tout son avantage personnel, notamment matériel

Dénoncé également, le fait de ne pas avoir de sentiment et qu’est ce qu’un sentiment ?

État affectif complexe, assez stable et durable, composé d’éléments intellectuels, émotifs ou moraux, et qui concerne soit le « moi » (orgueil, jalousie…) soit autrui (amour, envie, haine…).

Cette dernière définition n’est pas idéale car elle englobe les sentiments positifs et négatifs envers soi et autrui. Je pense que la définition de base de la prostitution comprend dans le mot sentiment, celui relatif l’amour et à l’affection.

Ceci étant clarifié, on peut en conclure que la prostitution c’est un ensemble de comportements réprouvés par la morale, dont les relations sexuelles, dans un but d’avantage purement personnel, matériel ou autre, et sans sentiment amoureux.

Avec les mœurs contemporaines, les pratiques sexuelles ne sont plus réprouvées moralement et sont autorisées par la loi, pour les adultes consentants dans n’importe quel contexte.

Avoir du sexe avec un partenaire est aussi bien accepté dans le cadre d’une relation sentimentale (une relation dite de couple) qu’en dehors (coup d’un soir), dans un intérêt commun ou personnel.

Par conséquent, ce que l’on qualifie encore aujourd’hui de prostitution n’a plus lieu d’être et devrait être reconnu une activité marchande comme les autres. Si une personne (cela s’applique tant aux hommes qu’aux femmes) consent à avoir des relations sexuelles où elle y trouve un avantage (charnel ou pécuniaire peut importe), cela ne devrait nullement nous déranger puisque cela fait déjà partie intégrante du quotidien dans lequel nous vivons.

Que celui ou celle qui ne s’est pas envoyé en l’air une seule fois avec une personne sans avoir de sentiments et dans la recherche avant tout de son avantage personnel jette la première pierre à celles qu’on ose encore appeler des prostituées…

Maintenant venons en à ce que moi j’appelle les vrais prostitués, ceux qui feignent des sentiments et qui trompent les autres dans la recherche d’un avantage personnel, charnel ou pécuniaire. Ils utilisent la manipulation et de ce fait violent le corps et/ou l’esprit de leurs victimes, les laissant là sans recours, et ne pouvant se reprocher qu’à eux-mêmes leur stupidité pour être tombé dans le panneau. On les appelle communément les séducteurs et les séductrices, et ceux là étrangement, ils ont le vent en poupe.

Enfin, il y a aussi toutes ces pauvres filles que je ne sais pas comment qualifier, car elles se “prostituent” pour de l’amour. Nombreuses sont celles qui acceptent de donner leur corps, avec aucun autre intérêt que le maigre espoir de garder un être aimé, et de le faire aimer à son tour. Celles ci bradent leur corps et leur sentiment pour une retour sur investissement souvent nul. Alors entre celle qui donne son corps, préserve ses sentiments tout en retirant quelques avantages personnels et celle qui donne tout sans rien recevoir en retour, je me demande bien laquelle est la plus à plaindre…

Source : http://pdsitc.mabulle.com/index.php/2008/04/07/131548-poule-de-luxe-business-et-prostitution

Tags: ,

Close
E-mail It