dec 15

jeudi 20 décembre 2007 19 h à Mille Bâbords, 61 rue Consolat, 13001.

Cycle de réunions publiques : Les rapports Hommes/Femmes - 1

Louer ses services sexuels peut-il être considéré comme un travail ?
présentation par Joël Martine

La question de la prostitution divise les féministes. Selon les unes, la prostituée, à supposer qu’elle ne soit pas contrainte, ne fait qu’exercer son droit à la libre disposition de son corps et au libre choix de sa profession ; donc ce droit devrait être respecté, et protégé contre l’exploitation et la violence. Selon les autres, le client s’octroie un droit inique sur le plus intime de la personnalité d’autrui : sa sexualité ; le fait que l’achat de services sexuels soit légal légitime donc une violence faite à l’ensemble des femmes, puisque toute femme peut se voir imposer une « offre publique d’achat » pour peu qu’elle se trouve en situation de pauvreté ou de vulnérabilité ; dans cette optique le but du féminisme ne serait pas de banaliser la prostitution, mais d’aller vers son abolition … mais comment le faire sans participer à la stigmatisation-discrimination des prostituées ?

Ces deux orientations opposées ont inspiré la loi aux Pays-Bas (légalisation de l’industrie du sexe) et en Suède (pénalisation des acheteurs de services sexuels). On peut donc comparer ces expériences. Mais les bilans comparés posent des questions fondamentales et épineuses pour le féminisme : qu’est-ce qui fait de l’acte sexuel un terrain sur lequel s’installe, non pas inéluctablement mais très souvent, un rapport de domination des hommes sur les femmes (ainsi que sur d’autres hommes et sur les enfants) ? Comment défaire ce rapport de domination … sans pour autant entraver la liberté de l’expérience sexuelle ? Quel rôle doit-on accorder pour cela au Droit et à l’État ? Sachant qu’il y a presque toujours un aspect d’échange économique dans les rapports sexuels (entre autres dans le mariage), qu’est-ce que cela change de traiter la sexualité comme un service marchand ?

http://www.millebabords.org/spip.php?article7266

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dec 04

Conférence organisée par Le Nid, donc on peut s’attendre à beaucoup d’ânerie dites sur la necessité impérieuse d’ “abolir la prostitution”, rien que dans cet article on nous explique qu’en gros, les prostituées ne travaillent pas pour l’argent mais pour se couper de leur famille, comme acte de rebelion…Et puis avec le “hoax” sorti en début 2007 sur le phénomène de la prostitution étudiante, on s’attend au pire…A remarquer que ces derniers temps, le journal 20Minutes d’où cette annonce est tirée ne fait le porte parole régulier des associations anti-prostitution, annonçant constament leur communiqués de presse… Ceci dit on aimerait bien se procurer la thèse d’ Eva Clouet

Le phénomène a pris son essor avec celui d’Internet. La prostitution étudiante va faire l’objet d’une conférence-débat inédite, jeudi soir, à la Manufacture des tabacs*. Dominique Rialland et Monique Chon, thérapeutes de l’association D’une Rive à l’autre, analyseront notamment les travaux d’Eva Clouet, auteur d’un mémoire de sociologie sur le sujet.

Cette femme de 23 ans a interrogé 138 étudiants en médecine et en psycho à Nantes, entre septembre 2006 et mai 2007. Elle a également rencontré sur Paris des étudiants qui se prostituent.

«Il s’agit souvent de jeunes femmes en 4e ou 5e année ou en doctorat, qui parlent parfois trois ou quatre langues», relève Monique Chon. «Beaucoup n’ont pas le sentiment de se prostituer, car leurs clients sont triés sur le volet, dans le même milieu social qu’elles.»

«Rupture avec leur environnement familial»

Et pour cause: les prises de contacts ont souvent lieu par le biais de petites annonces, sur des sites spécialisés ou des forums de discussion. La nuit s’y monnayerait autour de 400 euros, d’après le Mouvement du Nid, et les prestations ne seraient pas que sexuelles.

Appelées «escort girls», certaines filles proposent en effet à leurs clients «un accompagnement à un dîner en ville ou à des vacances», explique Anne-Marie Ledebt, responsable en Loire-Atlantique du Mouvement du Nid. Les motivations des jeunes femmes restent quant à elles floues. «Il s’agit souvent pour elles d’une forme de rupture avec leur environnement familial», estime Monique Chon.

* Manufacture des Tabacs
10 Boulevard de Stalingrad
44000 Nantes

Source : http://www.20minutes.fr/article/198575/Nantes-La-prostitution-etudiante-au-grand-jour.php

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