Sep 30

C’était jour de représentations sur sentence lundi au procès de l’ex-avocat Luc Dumont, reconnu coupable cet été de trafic de stupéfiants, d’homicide involontaire et de négligence criminelle pour la mort par surdose de cocaïne d’une prostituée, Nadia Caron.

L’avocat de Luc Dumont, Me Michel Boudreault, réclame pour son client une peine de prison de moins de deux ans à purger dans la collectivité. Selon Me Boudreault, la prison n’est pas la solution pour Luc Dumont.

L’avocat souligne que son client a passé les 900 derniers jours en respectant toutes ses conditions de remise en liberté. Il affirme également que Luc Dumont affiche un respect total du processus judiciaire, qu’il a exprimé ses regrets profonds et qu’il n’est plus un danger pour la société.

Me Boudreault déclare aussi que Luc Dumont a déjà payé pour ce qu’il a fait, ayant démissionné du Barreau, perdu sa profession, perdu sa dignité et ses amis.

La Couronne beaucoup plus sévère

La poursuite réclame quant à elle de 7 à 10 ans de pénitencier pour Luc Dumont. L’avocat de la Couronne, Me Éric Simard a répété deux fois lundi, comme il l’avait fait au cours du procès, que Luc Dumont avait recommencé à fournir et à consommer de la cocaïne avec des prostituées après la mort de Nadia Caron.

Pour l’avocat, ce seul fait révèle l’état d’esprit pervers de Luc Dumont et son absence de remords. Me Simard a également souligné que Luc Dumont n’a jamais reconnu son entière responsabilité dans cette tragédie et affirme qu’il est très loin de la réhabilitation.

Me Michel Boudreault est scandalisé par la demande de la Couronne, qui est selon lui beaucoup trop près d’une sentence pour meurtre au deuxième degré.

Le juge Valmont Beaulieu doit rendre son jugement le 5 novembre.

Nadia Caron est morte d’une surdose de cocaïne le 18 août 2005, dans la maison close où elle travaillait. La prostituée venait de recevoir Luc Dumont comme client. Celui-ci avait réclamé de la cocaïne toutes les 45 minutes.

Source : http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2008/09/29/003-luc-dumont.shtml

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Sep 22

Un jeune homme a admis hier avoir étranglé à mort une prostituée qu’il soupçonnait de l’avoir volé, avant de l’abandonner dans sa voiture qu’il a tenté d’incendier, en 2007 à Chambly.

Le 19 mai 2007, Martin Tétreault, 28 ans, faisait appel à une prostituée qu’il connaissait, Marie-France Robichaud, qui l’a rejoint à son domicile de Chambly.

Au terme de leurs ébats, Tétreault avait la conviction qu’avant de partir, la femme de 52 ans lui avait volé 200 $. C’est alors qu’il aurait complètement disjoncté.

Il a frappé la dame à la tête avant de l’étrangler avec un tendeur (élastique avec des crochets aux extrémités communément appelé bungee) pour étrangler la victime.

Il a ensuite placé le corps de Mme Robichaud dans le coffre de sa propre voiture qu’il a abandonnée dans une zone industrielle après avoir tenté de l’incendier.

Quand les policiers ont trouvé la voiture, ils croyaient n’avoir affaire qu’à un simple incendie de voiture. Le véhicule a ainsi été remorqué jusqu’au poste de police sans que les agents sachent quelle cargaison contenait le coffre.

C’est quelques jours plus tard, quand les proches de la défunte l’ont rapportée disparue, que les policiers ont décidé d’ouvrir le coffre pour y faire la macabre découverte.

Carte bancaire

Tétreault, un voleur à la feuille de route étonnamment garnie, a vite été localisé car après avoir volé la carte bancaire de la dame, il a tenté infructueusement de faire des retraits au guichet automatique et il a été filmé lors de sa deuxième tentative.

Hier, son procès pour meurtre au premier degré devait s’ouvrir, mais il a plutôt décidé de plaider coupable à l’accusation réduite de meurtre non prémédité.

Claire Robichaud, la soeur de la victime, a livré un émouvant témoignage rappelant la bonté de sa soeur et la douleur que sa disparition a causé à la famille.

Puis, le tueur a lui-même offert ses excuses à sa famille ainsi qu’à celle de sa victime, ajoutant qu’il faisait encore des cauchemars chaque nuit.

Le juge Robert Mongeon a estimé que ses remords semblaient sincères et s’est rendu à la suggestion commune de la défense et de la Couronne en imposant une peine de prison à vie avec possibilité de libération conditionnelle dans 13 ans.

«Il reconnaît son geste, sans le comprendre. Il a cherché de l’aide et est venu cogner à ma porte. Il aime la vie, fait de la musique. Ça ne lui ressemble pas ce qu’il a fait», a confié le prêtre Ronald Beaulne, que Tétreault consulte régulièrement en prison.

Source : http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2008/09/20080909-085000.html

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Sep 22

Les efforts du Service de police de Sherbrooke pour éradiquer la prostitution au centre-ville se continuent, alors qu’une opération visant la clientèle s’est déroulée mercredi.

Cette intervention policière a mené à l’arrestation de huit hommes, qui ont été remis en liberté sous promesse de comparaître.

C’est toujours dans le même secteur, soit aux intersections Alexandre et Aberdeen, Alexandre et Ball, ainsi que King et Bowen, que se déroulent ces opérations policières.

«Il y a deux volets à la prostitution, soit les prostituées et leur clientèle. Tant qu’il y aura une demande pour ce genre de services, c’est certain qu’il y aura toujours des prostituées. Il faut donc agir sur les deux tableaux pour régler le problème», explique la porte-parole du SPS, Karine Côté.

Rappelons que le SPS a récemment effectué plusieurs interventions qui ont mené à l’arrestation de plusieurs femmes qui avaient offerts leurs faveurs sexuelles à des agents en civil du SPS.

Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20080919/CPTRIBUNE/80919076/6989/CPTRIBUNE

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Jun 27

Un présumé proxénète soupçonné d’avoir recruté des mineures dans le but de les forcer à se prostituer comparaîtra aujourd’hui, au palais de justice de Montréal, après avoir été arrêté mercredi soir.

L’homme de 43 ans a été pris au piège dans un stationnement de l’arrondissement de Verdun par le Groupe tactique d’intervention du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Un tel déploiement a été nécessaire, car l’homme en question était considéré comme extrêmement violent.

L’homme, bien connu des policiers, fera face à 29 chefs d’accusation et risque d’être condamné à une peine minimale de cinq ans d’emprisonnement.

Recrutant dans les lieux publics ou à l’aide de connaissance, l’homme fera également face à des accusations d’agression sexuelle et de trafic de stupéfiants.

Ce sont trois de ses victimes qui, après avoir porté plainte, ont permis l’arrestation de l’homme aux nombreux antécédents judiciaires. L’homme forçait ses jeunes victimes à travailler à l’extérieur de la métropole, selon le SPVM, dans les différentes régions du Québec, et même en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

La SPVM souhaite d’ailleurs que cette arrestation incite d’autres jeunes filles victimes de l’homme en question à aller rencontrer les inspecteurs responsables du dossier.

Source : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/06/26/002-proxenete_mineure.shtml

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Jun 22

Robert Gillet s’est désisté des procédures judiciaires de 3 760 000 $ qu’il avait intentées contre la Ville de Québec et l’enquêteur Roger Ferland du service de police de Québec suite à l’affaire Scorpion et à sa condamnation pour avoir obtenu contre rétribution les services sexuels d’une jeune fille de 17 ans.

Gillet tourne ainsi la page sur son implication dans un scandale qui a secoué la ville de Québec pendant plus de deux ans. Une brochette de gens d’affaires et l’animateur-vedette de la radio ont été arrêtés en décembre 2002 et Robert Gillet a été reconnu coupable à l’été 2004 d’un des trois chefs d’accusation déposés contre lui.

Cible d’une campagne de démolition menée par des animateurs de stations concurrentes, notamment André Arthur et Jeff Fillion, et convaincu d’avoir subi un traitement irrégulier de la part des policiers et de la Couronne, Robert Gillet avait répliqué par une série de poursuites, dont une visant l’ancien ministre de la Justice, Me Marc Bellemare, la procureure de la Couronne, Me Geneviève Lacroix, ainsi que le père de la plus jeune plaignante contre lui. Il s’était aussi déjà désisté dans cette procédure, avant de laisser tomber cette semaine celle contre la Ville de Québec et son enquêteur.

Robert Gillet a refusé hier de fournir toute explication de sa décision. «Je ne peux faire aucun commentaire», a-t-il répété à quelques reprises. Tout au plus a-t-il indiqué qu’il ne restait plus aucune procédure en marche de sa part. «Tout est terminé.» On ignore s’il a obtenu une compensation financière et si oui, à quelle hauteur. La Ville de Québec n’a aussi voulu faire aucun commentaire sur ce dossier «définitivement clos.»

La radio

L’ex-animateur a confié qu’il conservait des engagements dans le secteur immobilier à Québec mais en précisant aussitôt qu’il laissait surtout à son associé la gestion de ces investissements. «Je ne fais pas grand- chose», a-t-il admis.

Robert Gillet avait tenté un retour au micro du FM 93 à l’été 2004, après une absence de près de deux ans mais ses concurrents, André Arthur en tête, ont lancé une guerre commerciale sur la base de son implication dans le scandale de la prostitution juvénile et il a été forcé de quitter en décembre 2004. Il a intenté en revanche une poursuite de 3 millions $ contre Genex communications et ses animateurs André Arthur, Jeff Fillion, Denis Gravel, Martin Paquet. TVA était aussi visée par la poursuite. Le procés devait avoir lieu en janvier dernier. Les parties ont toutefois conclu une entente hors cour quelques jours avant de se retrouver devant le juge. Selon les informations qui ont circulé, Robert Gillet aurait alors obtenu une compensation avoisinant 1 million $.

Son désistement annoncé hier dans les procédures contre la ville de Québec met un point final à toute la saga judiciaire entourant l’affaire Scorpion.

Robert Gillet dit rêver toujours de retrouver un micro. Il n’a pas fait son deuil de ce métier qui a meublé toute sa vie professionnelle et qui en a fait une personnalité vedette et très influente à Québec. Son style d’animation se caractérisait par une bonne dose d’humour qu’il incorporait dans ses commentaires ou dans les entrevues qu’il menait habilement autant sur l’actualité politique, qu’économique ou culturelle.

«J’aimerais ça revenir à la radio mais ce n’est pas moi qui décide. Après la job de bras qui m’a été faite par Arthur et compagnie, ils (les employeurs) ont tous peur. Je n’ai pas reçu aucune proposition depuis 2004.»

Source : http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2008/06/20080620-113400.html

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Jun 22

Le printemps est souvent synonyme de grand ménage. Au poste de quartier 23, cette saison a justement été l’occasion de lancer l’opération Printemps 2008. Les policiers ont voulu intervenir sur la problématique de prostitution qui affecte certains secteurs du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Au cours de cette opération, qui s’est déroulée de la mi-mai à la mi-juin, on a procédé à 63 arrestations.

Les policiers avaient remarqué ces derniers temps une hausse des plaintes des citoyens et des commerçants. Ceux-ci se plaignaient du va-et-vient incessant, des condoms souillés retrouvés dans certains secteurs et de l’insistance de certaines prostituées plus agressives.

Le Module d’action par projet du poste de quartier 23 s’est donc penché sur cette problématique et a établi un plan d’action. D’abord, les policiers ont effectué une série de perquisitions dans des points de vente de stupéfiants. Il faut savoir que les prostituées choisissent souvent de faire leur travail non loin de leur lieu d’achat, selon ce qu’explique le sergent Claude Lizotte, en charge de l’opération Printemps 2008. Sept perquisitions ont été orchestrées, conduisant à 14 arrestations et à la saisie de roches de crack, de marijuana et de pilules.

Les agents ont également accru leur présence dans les points problématiques en appliquant la règle de la tolérance zéro. Toute fille connue pour ses activités de sollicitation était accostée pour s’assurer qu’elle n’était pas en bris de probation, en bris de condition ou recherchée en vertu d’un mandat. On appliquait aussi sévèrement la réglementation municipale interdisant de flâner ou d’être trouvé ivre sur la voie publique.

En collaboration avec la section Moralité, alcool et stupéfiant, des clients ont aussi été arrêtés pour sollicitation. Plus d’une dizaine de clients ont été interpellés lors d’une intervention.

Enfin, une centaine de visites de prévention ont eu lieu auprès des commerçants et des citoyens. Des gens ont aussi pris une part active au Projet Cyclope, qui vise à contrer la sollicitation. Dans le cadre de ce projet, les citoyens notent le numéro de la plaque d’immatriculation de présumés clients pour la transmettre aux policiers, qui s’assurent d’informer ces personnes de la situation prévalant dans le quartier.

« En faisant cela, notre objectif est de s’assurer que les gens se sentent en sécurité dans leur quartier et que les jeunes filles puissent s’y promener sans crainte », mentionne le sergent Lizotte au terme du grand ménage.
http://www.flambeaudelest.com/article-225449-Importante-campagne-pour-contrer-la-prostitution.html#photos

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Jun 19

EDMONTON - Un Albertain condamné pour le meurtre d’une prostituée devra passer au moins 17 ans en prison avant d’avoir droit à une libération conditionnelle.

Le juge Sterling Sanderman a indiqué que la peine imposée à Thomas Svekla tenait compte de la façon dont le meurtrier avait disposé du corps de la victime après sa mort.

Svekla avait été reconnu coupable au début du mois du meurtre au second degré de Theresa Innes, âgée de 36 ans.
Le mécanicien de Fort Saskatchewan, âgé de 40 ans, a été arrêté il y a deux ans après la découverte du corps nu de Theresa Innes, enveloppé méticuleusement dans un rideau de douche et dissimulé dans un sac de hockey appartenant au meurtrier.

Svekla avait signalé que le sac était rempli de vers de compostage, mais sa soeur, ayant eu des soupçons, avait ouvert le sac et trouvé les restes de la prostituée.

La Couronne avait réclamé une sentence maximale d’au moins 25 ans en prison avant d’avoir droit à une libération conditionnelle, mais la défense avait argué qu’une peine de 15 ans aurait été suffisante.

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Jun 10

Les anti-ptrostitutions donnent toujours l’exemple du cas Suédois pour évoquer la pénalisation du client. Pratique qui existe déja dans de nombreux pays (Iran, Laos, Chine, Viet-Nam, Emirats Unis, USA, Canada, etc.), comme par exemple aujourd’hui :

MONCTON - Huit hommes du Nouveau-Brunswick comparaîtront en cour provinciale le 16 juillet prochain pour faire face à des accusations liées à la prostitution.

Dernièrement, les membres du Groupe des crimes de rue du Service régional de Codiac de la GRC ont arrêté huit «clients» dans le cadre des enquêtes de lutte contre la prostitution.

Les hommes, âgés de 30 à 63 ans ont été arrêtés dans le secteur de la rue Saint-George à Moncton. Les hommes sont de la région d’Edmundston, de Lower Coverdale, de MacDougall Settlement, de Murray Settlement, de Notre-Dame, de Saint-Antoine, de Saint Marie-de-Kent et de Stillesville
Source : http://www.jminforme.ca/atlantique/article/320434;atlantique

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Jun 04

Thomas Svekla a été reconnu coupable, mardi, d’avoir tué Theresa Innes, 36 ans, une prostituée d’Edmonton. Toutefois, le juge Sterling Sanderman l’a acquitté du meurtre d’une autre travailleuse du sexe, Rachel Quinney, 19 ans.

C’est devant une cour bondée que le juge a reconnu Svekla coupable de meurtre au deuxième degré de Theresa Innes à l’issue d’un procès de plus de trois mois. Le corps de la victime avait été retrouvé dans un sac de sport de l’accusé, le 26 mai 2006 dans une résidence du nord-est d’Edmonton.

Dans le cas de Rachel Quinney, dont le corps avait été retrouvé en juin 2004 dans une région boisée à l’est de la capitale, le mécanicien de 40 ans a été acquitté, faute de preuve. Svekla a toujours maintenu qu’il avait découvert le corps par hasard alors qu’il consommait de la drogue en compagnie d’une autre prostituée.

Le juge Sanderman a déclaré qu’il était normal de vouloir que quelqu’un soit tenu responsable des actes cruels dont ont été victimes les deux femmes. Toutefois, a-t-il ajouté, « Svekla ne peut pas être tenu responsable de tout, uniquement parce qu’un corps a été découvert dans un sac lui appartenant ».

Svekla devrait connaître sa sentence dans environ deux semaines.

Au cours du procès, plusieurs femmes ont témoigné contre l’accusé, affirmant qu’il les avaient agressées sexuellement, tenté de les étrangler et menacé de tuer certaines d’entre elles au cours d’incidents dont certains remontent aux années 1980.

Svekla est la première personne à faire face à des accusations dans le cadre du projet Kare qui regroupe des enquêteurs de la GRC et de la police d’Edmonton. Le groupe tente de résoudre la mort ou la disparition de plus de 20 femmes depuis 1983.

Les victimes étaient toutes des prostituées ou des femmes qui avaient, selon la police, un style de vie risqué.

Source : http://www.radio-canada.ca/regions/alberta/2008/06/03/007-svekla_coupable.shtml

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May 23

Elles sont bien accueillies, les intervenantes de La Piaule qui visitent les travailleuses du sexe. Sur le terrain, les interventions sont appréciées et jugées essentielles. De plus, en santé publique, ce projet, intitulé «Cat woman», vient d’être couronné le «coup de cœur» dans Drummond de l’Agence régionale de la santé et des services sociaux.

Depuis trois ou quatre ans, Le Refuge La Piaule Centre-du-Québec développe ce volet. À raison d’une demi-journée par semaine, environ, les travailleuses de rue Pascale Chamberland et Caroline Guérard visitent les bars de la région où il peut y avoir de la prostitution. Elles y rencontrent les travailleuses du sexe, notamment en vue de faire de la prévention pour des comportements sexuels sécuritaires.

«On distribue des condoms, mais on fait plus que ça», a communiqué Mme Guérard, indiquant que les besoins de la personne sont au cœur de leurs interventions. «Avant d’être une travailleuse du sexe, c’est une femme, un être humain», a-t-elle insisté.

Évidemment, les intervenantes abordent les travailleuses du sexe sans préjugés. «Notre but n’est pas de les sortir de là, mais on ne veut pas les encourager non plus», a exprimé Mme Guérard.

À vrai dire, elles respectent leur décision, même si, parfois, le mot «choix» sonne un peu fort… Mais quand les cris à l’aide surgissent, elles sont là pour les écouter.

«La prostitution amène souvent tout un rythme de vie autour. Quand la femme veut arrêter, il y a souvent plusieurs autres choses à changer en même temps», a fait remarquer Mme Chamberland.

Portrait dans Drummond

Contrairement à la réalité des grands centres où les travailleuses du sexe circulent librement dans la rue, celles de la région sont plus discrètes. C’est pourquoi les bars sont les meilleurs endroits pour les aborder.

«On n’a pas vraiment de contacts avec les maisons d’escortes. C’est difficile d’entrer en contact avec eux autres», a poursuivi la travailleuse de rue.

Au dire de Mme Guérard, plusieurs travailleuses du sexe assument ce qu’elles font. Ce ne serait pas la majorité qui subirait leur «métier».

Chose certaine, aucune des deux n’a clairement été témoin de réseau organisé d’exploitation sexuelle, qui touche particulièrement les plus jeunes, même si elles savent que ça existe.

«On peut voir un homme (pimp) profiter d’une fille, mais souvent, elle est tellement en amour avec lui qu’elle ne le voit pas. Ces hommes-là sont de grands séducteurs», a expliqué Mme Chamberland.

D’ailleurs, les travailleuses du sexe de la région seraient principalement âgées entre 20 et 40 ans. «Il y a peu de mineurs ici… ce n’est pas ce qui prime», a-t-elle enchaîné.

Leur profil est aussi varié. «Il y en a plusieurs qui ont un passé pas évident du tout… mais d’autres font ça pour payer leurs études ou pour se partir une compagnie. Pour d’autres, c’est un «side-line». Le jour, elles ont un travail normal», a précisé Mme Chamberland.

Bref, le portrait est à l’image de leurs clients, de l’homme éméché à celui qui porte une cravate, ont-elles remarqué.

Elles demandent du soutien

Même si les encouragements vis-à-vis de leurs interventions fusent de toutes parts, les deux travailleuses de rue déplorent que le projet ne bénéficie d’aucun financement.

Elles souhaiteraient qu’une ressource à temps complet soit consacrée à cette fin. Les deux femmes sont d’ailleurs en attente d’une réponse venant du CLSC. Elles aimeraient que des infirmières les accompagnent à l’occasion, ne serait-ce que pour créer un pont afin que les travailleuses du sexe sachent où aller en cas de besoin.

«Il y a tellement d’éducation à faire. Ce n’est pas parce qu’elles travaillent là-dedans qu’elles savent tout. Côté santé, il y a une masse d’informations à donner», a défendu Mme Chamberland.

À noter que ce projet a reçu le prix «coup de cœur» dans le cadre de la Journée annuelle régionale de santé publique de l’Agence régionale de la santé et des services sociaux.

Selon cette organisation, l’augmentation de la demande dans différents bars souligne le fait que les barrières face aux ressources d’aide tendent à diminuer et que l’agir en tant qu’intervenante répond à un besoin précis auprès de cette clientèle.

http://www.journalexpress.ca/article-215184-Un-projet-coup-de-cur-pour-les-travailleuses-du-sexe.html

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