Oct 22

Avec une telle identité, on pourrait être tenté de lui donner le bon Dieu sans confession. Benoît Seize pourtant, vient de connaître les affres de la garde à vue et de la détention provisoire à la maison d’arrêt de Gradignan. Cet habitant de Saint-Médard-de-Guizières, âgé de 22 ans, a été présenté à la justice hier pour des faits de proxénétisme. Le jeune homme avait été interpellé une première fois par les policiers à Bordeaux début septembre. Il était soupçonné d’avoir mis sa petite amie sur le trottoir. De nouveaux faits de prostitution ont été constatés début octobre. La jeune fille âgée de 19 ans, expliquait aux policiers que son ami n’était pas un souteneur, qu’il était simplement son chauffeur et qu’elle lui offrait à l’occasion, pour le remercier de ses services, de l’essence, des cigarettes et du cannabis. Mais les investigations complémentaires, menées notamment auprès de sa famille, ont montré que la situation était plus compliquée, que la victime semblait faire l’objet de menaces de la part de Benoît Seize, de nouveau interpellé.

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Oct 15

Le « Je vais et je viens » de Serge Gainsbourg repris par Alain JUPPE

2005_0704image0001-copie.JPGAu cours du conseil de quartier St Jean-Belcier du 7 octobre Alain MOGA (S.O. du 8/10/08) a indiqué que le maire de Bordeaux allait, à la demande de certaines associations, assouplir l’arrêté réglementant le stationnement dans certaines rues de St Jean-Belcier, permettant ainsi le retour des prostituées «dans un petit périmètre dit‘ ‘Olano’’, de 23 heures à 5 heures du matin». Alain Moga ne cacha pas que cette décision prise pour éviter la prostitution sauvage ne le satisfaisait guère. Et quand un habitant de la rue des Etables déplora que des prostitués (donc pas seulement des femmes) hantaient les trottoirs, personne ne put vraiment le rassurer. » (S.O.)

« Ce va et vient » d’Alain JUPPE est une hypocrisie de plus dans le dossier de la prostitution. Faut-il rappeler que la prostitution est légale et que le proxénétisme est interdit !

Rien ne sert donc de prendre un arrêté interdisant le stationnement de « camionnettes » si c’est pour les retrouver quelques centaines de mètres plus loin.

L’arrêté municipal n’a pas eu tous les effets escomptés. Si les péripatéticiennes en camionnettes ont disparu aux trois-quarts du quartier Belcier, bien d’autres continuent d’exercer sur les trottoirs. Il est vrai que certaines activités économiques dans le quartier St Jean/Belcier/Brienne offrent une clientèle immédiate.

Aujourd’hui on trouve dans les halls d’immeubles des préservatifs… La prostitution s’exerce devant les enfants, les familles, à la sortie des écoles. L’arrêté n’a donc rien modifié.

gravure-prostitution.jpgLa prostitution, que tout le monde condamne, est une réalité historique et mondiale. Toutes les politiques pour la faire disparaître ont échoué et échoueront. C’est ainsi et on peut le déplorer. Il y a des clients, il y a la misère sexuelle. Les clients ? On les trouve dans toutes les couches de la population. Il y a quelques années un Président de Conseil Régional Rhône-Alpes est mort dans les bras d’une de ces dames. Un ancien Président de l’Assemblée Nationale qui n’est plus de ce monde aimait les faire venir dans un des salons de l’illustre Assemblée. On ne manque pas lors de certaines visites de l’A.N. de montrer la banquette de salon où le dit Président aimait s’allonger pour se détendre.

On sait aussi que l’activité de la prostitution augmente avec les sessions parlementaires à Bruxelles et à Strasbourg ! Comme c’est étrange !

Nous attendons de nos élus qu’ils prennent en compte la réalité de cette activité « économique » car il faut bien employer le mot. On parle de milliards d’euros à travers l’Europe qui tombent dans les mains de groupes mafieux. Alors autant encadrer cette activité. Permettons donc la réouverture « d’hôtels » contrôlés par l’Etat où les conditions sanitaires seront optimum. Permettons le bénéfice d’une retraite, l’obtention de droits comme tout salarié ou/et profession libérale. Certains pays, comme la Suisse ont permis l’exercice de la prostitution dans des maisons. Pourquoi pas la France ? Et interdisons la prostitution hors ces hôtels.

Ainsi l’on verrait baisser de manière très sensible le proxénétisme. La police pourrait se consacrer davantage à la chasse aux proxénètes qui continueraient leur activité, à la traite des femmes, à la prostitution des mineurs.

prostitution-eau-forte-originale-1910-par-h-boutet.jpgL’Etat devrait par ailleurs se préoccuper davantage de la prostitution de certains étudiants/es qui financent ainsi leurs études, de mères de familles qui n’arrivent pas à nourrir leur famille, des mineurs. L’ouverture de l’Europe aux pays de l’Est nous fait découvrir une vraie misère économique. La prostitution permet à ces adolescents de se nourrir ou/et de nourrir leur famille.

Encore une fois la prostitution est condamnable. Mais elle est là, bien présente. Mais nos élus ont cette tendance à imiter l’autruche.

Qu’ils réfléchissent enfin à ce dossier.

P.S. Alors que je me promenais il y a quelques années au Parc floral de Bordeaux avec une adjointe d’Alain JUPPE nous évoquions ce dossier. J’indiquais ma préférence pour la réouverture des « maisons closes » sous le contrôle de l’Etat. Elle m’exprima alors son opposition. J’interpellai à ce moment là deux dames de la bonne bourgeoisie bordelaise qui devaient avoir entre 60 et 70 ans et leur demandai leur opinion. Elles étaient de mon avis. Nombre d’adjoints (hommes et femmes) d’Alain JUPPE sont de mon avis. Alors à quand la création d’un hôtel pour ces dames à Bordeaux ? Pour une fois nous serions en avance…

Source : http://bordeaux33.blogsudouest.com/2008/10/13/le-%C2%AB-je-vais-et-je-viens-%C2%BB-de-serge-gainsbourg-repris-par-alain-juppe-2/

Lire aussi : http://www.iprostitution.org/2008/10/08/bordeaux-les-prostituees-un-peu-plus-marginalisees/

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Oct 08

Il n’y aura plus de conseil de quartier Saint Jean-Belcier- Carle Vernet-Albert 1er-Sacré Coeur. Alain Moga, le maire du secteur, a en effet décidé que cette dénomination censée n’oublier personne était en fait oubliée par tous. Il faudra donc parler du conseil de Bordeaux Sud.

Pour cette rentrée, la réunion se déroulait dans la nouvelle salle polyvalente du lycée Gustave Eiffel, rue Ferbos. Pour l’occasion, le proviseur Pierre Bihel était présent et il n’a pas effectué le (court) déplacement pour rien. Les riverains étaient en effet très remontés contre ses élèves du lycée qui, depuis l’obligation de fumer en dehors de leur établissement, ont tendance à prendre leurs aises sur les trottoirs, à manger, « même à cracher et fumer des joints ».

Fumer dehors.

Pierre Bihel ne pouvait évidemment pas rester neutre : « Je peux simplement vous dire qu’en ce qui concerne la restauration, depuis que nos travaux sont finis, nous sommes passés de 1100 à 1550 repas ; donc, il y aura moins d’élèves pour manger dehors ; en ce qui concerne le comportement sur la voie publique, je me retourne vers les autorités et les parents. » Jean-Louis David, adjoint au maire, tenta de resituer ces nuisances dans un contexte général bordelais, pour ne pas dire éducatif. La question est plus complexe qu’il n’y paraît et les réponses pas si simple à trouver, à moins d’envoyer la police pour que les élèves arrêtent de fumer (et manger) dans la rue.

Autre sujet sensible levé par Alain Moga lui-même : la prostitution, thème récurrent s’il en est dans le quartier de la gare (comme dans toutes les villes de France et d’ailleurs). Avant même que le débat ait été engagé, l’élu indiqua que le maire, sollicité par des associations, était prêt à revenir sur l’interdiction totale des camionnettes de prostituées « pour les faire revenir dans un petit périmètre dit ”Olano”, de 23 heures à 5 heures du matin ». Alain Moga ne cacha pas que cette décision prise pour éviter la prostitution sauvage ne le satisfaisait guère. Et quand un habitant de la rue des Etables déplora que des prostitués (donc pas seulement des femmes) hantaient les trottoirs, personne ne put vraiment le rassurer. Parmi les sujets sensibles, on évoqua aussi la rue des Douves, dont l’aspect chaotique ne déparerait pas le chemin des Abattoirs, haut lieu de Paris-Roubaix cycliste. Et pour que cette rue, qui sera la seule du quartier à être refaite en 2009, puisse être enfin empruntée par des vélos, le maire a demandé hier matin à Jean-Louis David d’étudier la possibilité d’une piste cyclable.

Dans cet ordre du jour très riche, d’autres informations émergèrent. Par exemple, il reste 30 familles à reloger avant la destruction du bâtiment DE de l’îlot Saint Jean, lequel va passer de 440 à 337 logements. Mais Alain Moga a assuré que ces personnes seraient relogées à Bordeaux même.

Source : http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bordeaux/article/380258/mil/3256939.html

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Apr 10

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Apr 04

Une petite lanterne est allumée sur le tableau de bord. L’occupante de la fourgonnette est vraisemblablement avec un client. Garés quai Deschamps depuis plus d’un mois, une dizaine de ces véhicules, appelés « camping-car love », sont alignés le long de la Garonne. Depuis qu’elles ont été expulsées du quartier de Brienne, fin février, après de nombreuses plaintes de riverains, les prostituées qui officient de cette manière ont changé de rive. Mais là aussi, leur présence dérange : « Nous ne les acceptons pas, martèle une mère de famille. Même si ce sont des femmes qu’on ne voit pas. » De ses fenêtres, elle suit malgré elle le manège des clients. « Certains arrivent à 7 h 45 le matin. On entend les voitures freiner… C’est la première fois qu’on voit ça dans le quartier et il a fallu que j’explique à mon fils de 11 ans ce que c’était », déplore-t-elle. Une pétition circule depuis plusieurs jours et les habitants espèrent voir appliquer le même arrêté municipal pour « pollution et gêne de la circulation » qui a permis aux riverains de Brienne de retrouver leur tranquillité. Mais le problème se posera ailleurs. « La prostitution en tant que telle n’est pas un délit, mais notre rôle est de tenir compte des réclamations des habitants », justifie Alain Moga, élu du quartier sud de Bordeaux, qui renvoie la balle à la préfecture et aux services de police. Pour les associations qui oeuvrent aux côtés des prostituées, leur éloignement progressif du centre-ville constitue « une mise en danger aggravée ». « Les liens que nous avons tissés avec ces personnes sont aujourd’hui fortement mis à mal », s’inquiètent-elles.

http://www.20minutes.fr/article/223261/Bordeaux-Les-prostituees-en-sursis-rive-droite.php

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Nov 18

Je reviens du Conseil des quartiers Nansouty, Simiot, St Genès. Il n’y aurait pas eu grand-chose à dire si Monsieur Albert Doutre, directeur départemental de la Sécurité publique, ne s’était pas livré à un show des plus écoeurants.

Interrogé sur la prostitution dans ces quartiers, Alain Juppé, qui présidait le Conseil, a préféré refiler la patate chaude à Monsieur Doutre. Ce dernier a alors raconté avec forces détails comment la police bordelaise traquait et piégeait les prostituées.

Pour la police, Bordeaux compte 170 prostituées. Qu’il est difficile ma p’tite dame, d’interpeller ces filles parce que, voyez-vous, se prostituer n’est malheureusement pas illégal. Qu’heureusement, cependant, plusieurs d’entre elles n’ont pas de papiers, et que nous sommes donc satisfaits de vous apprendre qu’on en renvoie dans leur pays. On a récemment attrappé deux Sierra-léonaises, trois Nigériennes, etc.

Monsieur Doutre est intarissable : chiffres, nationalités, quartiers, rues. Il captive l’assistance en débitant tranquillement et avec un plaisir non dissimulé les informations, parfois sordides, qu’il détient. Il ne manquait que le prix de la passe pour faire des riverains médusés des experts, à leur tour, de la prostitution bordelaise.

Emporté dans son élan, il conclut son propos sur la manière dont il se débrouille pour faire tomber les filles pour proxénètisme. Frustré de ne pouvoir les appréhender pour prostitution (rappelez-vous, ce n’est pas illégal), il a trouvé une technique imparable pour en faire des proxénètes.

Ces filles opèrent souvent dans des fourgons, mais toutes n’ont pas les moyens d’en acheter un. Elles se regroupent alors et l’une d’entre elles fait l’acquisition du véhicule en proposant aux autres de se partager le temps (Doutre parlera de “3/8″) en contrepartie du remboursement progressif des sommes investies. A partir du moment où une “locataire” verse sa participation à l’acheteuse, cette dernière devient une proxénète, et est mise en examen à ce titre.

Voilà comment Monsieur Doutre a fait la preuve à la fois de sa virilité et de son expertise de traqueur de prostituées. Il manquait sans doute les applaudissements des riverains à la fin de sa démonstration pour le contenter jusqu’à la jouissance. Malheureusement pour nous, Monsieur le directeur départemental de la Sécurité publique n’a pas dit un mot sur les moyens de démanteler les vrais réseaux de proxénétisme, les réseaux de ces hommes qui mettent les filles sur le trottoir.

Adhérent de l’association IPPO (prévention et réinsertion en faveur des prostituées), je suis quelque peu sensibilisé au sujet. Ce qu’on peut déjà dire, c’est que le nombre de prostitués (hommes et femmes) sur la voie publique est deux fois supérieur au chiffre avancé par ce haut-fonctionnaire. Ce qu’on peut ajouter, c’est que le fourgon est souvent un moyen d’être davantage en sécurité, les filles évitent ainsi de monter dans la voiture de clients pas nécessairement habités de bons sentiments.

Les prostituées sont des victimes. Les lois Sarkozy et leur zélés exécutants en ont fait des délinquantes. Nul n’apprécie vraiment ce voisinage. Néanmoins, il faut bien avoir à l’esprit que Monsieur Doutre ne règle en rien le problème de la prostitution à Bordeaux. Il s’efforce d’effacer ce qui se voit mais ne s’attaque pas au mal.

La police interpelle une prostituée, les riverains sont contents, tout le monde a le sentiment qu’il y a un progrès. Mais pourtant les réseaux de proxénètes qui asservissent ces femmes demeurent. Les prostituées sont déplacées ou remplacées mais elles sont toujours là, contraintes à prendre de plus en plus de risques pour satisfaire leur mac.

 http://www.matthieu-rouveyre.fr/blog/2007/09/20/64-quand-la-police-traque-les-prostituees-bordelaise

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Nov 10

L’ex prostituée était poursuivie pour avoir organisé des soirées pour des clients aisés.
Elle ne retournera pas en prison, sa peine ayant été couverte pas la détention provisoire.

“Madame Agnès”, une ancienne prostituée poursuivie avoir organisé des soirées pour des clients aisés a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à douze mois de prison dont deux fermes et 60.000 euros d’amende. La jeune femme de 36 ans, ne retournera pas en prison, sa peine étant couverte pas la détention provisoire. Son concubin, également poursuivi pour proxénétisme, a été relaxé.
 
Lors du procès, douze mois de prison dont quatre fermes et 100.000 euros d’amende avaient été requis contre l’ancienne prostituée et six mois avec sursis et 50.000 euros d’amende contre son concubin. Le réquisitoire avait fait référence à “Madame Claude”, qui avait dirigé un réseau de prostitution de luxe dans les années 1960-70 à Paris. “Madame Agnès n’a pas l’envergure de Madame Claude mais elle en a les méthodes“, avait assuré le procureur affirmant que “les faits de proxénétismes sont parfaitement caractérisés“.
 
Des soirées atteignant plusieurs milliers d’euros
 
Au cours des débats, Madame Agnès a expliqué son “glissement” dans la prostitution, éludant toutefois les questions sur ses relations avec les prostituées qu’elle recrutait pour des soirées et sur la disproportion entre les sommes qu’elle demandait à ses clients et celles qu’elle reversait à ses employées.
 
Même discrétion sur les clients, tous les protagonistes du procès ont respecté la discipline du président qui avait annoncé en début d’audience qu’il ne divulguerait aucune identité de la trentaine de notables bordelais interrogés durant l’instruction. L’enquête avait établi que quatre femmes travaillaient avec Madame Agnès pour des soirées tarifiées de deux cents à plusieurs milliers d’euros.

http://tf1.lci.fr/

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Oct 26

proxénétisme au profit d’une clientèle haut de gamme.Le tribunal correctionnel a mis sa décision en délibéré au 9 novembre.

Le procureur de la République, Anne-Cécile Dumonteil, a également demandé une peine de six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende à l’encontre de son compagnon qui a affirmé lors de l’audience tout ignorer de ces activités.

La jeune femme de 36 ans était poursuivie pour s’être prostituée pendant quatre ans, avant d’être interpellée en 2005 et incarcérée deux mois, mais surtout pour avoir aidé et proposé les services de cinq à six autres jeunes femmes rencontrées dans des clubs échangistes de la ville.

Les soirées ou les nuits à plusieurs avec des personnalités de la ville, notamment des médecins, des chefs d’entreprise et des footballeurs professionnels des Girondins de Bordeaux, étaient facturées entre 200 et 2.000 euros mais les enquêteurs ont déterminé que ses accompagnatrices n’avaient reçu en retour qu’une mince partie des revenus.

A l’audience, les noms des clients de “Madame Agnès” n’ont pas été révélés selon la volonté des magistrats.

L’accusée est arrivée au tribunal avec un long manteau, un grand chapeau et une écharpe lui couvrant tout le visage pour ne pas être reconnue. Elle a nié être une proxénète et affirmé qu’elle n’avait que mis les clients exigeants en contact avec d’autres jeunes “escorts”.

Les enquêteurs ont établi qu’en quatre ans elle avait pu avec son compagnon acquérir une maison et trois studios à Bordeaux, une maison et un autre terrain dans la campagne girondine. Elle avait également 140.000 euros dans un coffre-fort ainsi que 120.000 euros sur dix-sept comptes en banque.

 http://actualite.free.fr/france/3_2007-10-26T201943Z_01_RIV665371_RTRIDST_0_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-PROSTITUTION-20071026.html

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Oct 26

Prison ferme requise contre “Madame Agnès”

12 mois de prison, dont quatre ferme, ont été requis par le ministère public contre “Madame Agnès”, ex-prostituée accusée de proxénétisme. Le procès, ouvert ce vendredi à Bordeaux, inquiète les milieux huppés de Gironde qui ont profité de ses services.
 
 
Le ministère public a requis vendredi 12 mois de prison dont quatre ferme à l’encontre d’Agnès Prioleau, 36 ans, jugée pour proxénétisme devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. “Madame Agnès” est accusée d’avoir organisé des soirées pour une clientèle fortunée et d’avoir recruté des jeunes filles pour ces orgies.

Une quarantaine de personnes apparaissent dans le dossier : chefs d’entreprise, médecins, journalistes, footballeurs des Girondins de Bordeaux, dont trois sont toujours dans l’effectif.

Si le président Alain Reynal a assuré qu’aucun nom ne serait cité. “Madame Agnès” a toutefois parlé de “trois footballeurs brésiliens” qui l’ont mal traitée. Son avocat, Me Arnaud Dupin, a également évoqué un “avant-centre qui lui avait demandé d’aller assurer une prestation pour trois hommes au Novotel” et une “demande de pompier dans une caserne avec trois hommes”.

Le président a aussi évoqué des journalistes parmi les clients.

Un patrimoine immobilier évalué à 700000 euros
L’affaire est sorti voilà deux ans. Agnès Prioleau faisait payer ses soirées avec plusieurs jeunes femmes jusqu’à 2500 euros mais ne reversait que 50 à 80 euros à chacune d’elles. Elle a expliqué les avoir rencontrées dans des clubs échangistes et être venue progressivement à la prostitution.

“C’est vous qui étiez l’organisatrice et vous exploitiez la prostitution de celles que vous présentez comme vos copines et que vous disiez aider”, a affirmé le procureur Anne-Cécile Dumonteil. Elle a par ailleurs requis six mois de prison avec sursis contre son compagnon qui assure ne pas avoir été au courant de son activité.

Lors de son arrestation en février 2005, le président Reynal a rappelé qu’elle possédait un patrimoine immobilier d’une valeur de 700 000 à 800 000 euros, sans compter 140 000 euros en espèce et 17 comptes en banque.

Le jugement a été mis en délibéré

Source : http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=460824
 

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Oct 26

Madame Agnès fait trembler joueurs des Girondins, médecins et hommes d’affaires. Ex-prostituée, son procès risque de tourner au grand déballage.

La discrétion a toujours été sa première qualité. De loin la plus appréciée d’une clientèle huppée qui, à Bordeaux, s’échangeait confidentiellement ses coordonnées et achetait à prix d’or ses faveurs autant que son silence bien élevé. Désagréable publicité : aujourd’hui, Madame Agnès devra faire une grosse entorse à sa règle. Devant le tribunal correctionnel, elle devra aborder deux années de relations tarifées. Une quarantaine de personnes apparaissent dans le dossier : chefs d’entreprise, médecins, journalistes, footballeurs des Girondins de Bordeaux, dont trois sont toujours dans l’effectif. Et des noms risquent de tomber. Son avocat, Me Arnaud Dupin, évoque à demi-mot des coups de fil angoissés pour tenter de passer entre les mailles du scandale. Mais c’est l’accusation elle-même qui, au gré des témoignages et des pièces de l’instruction, devrait finalement faire glisser le voile sur l’identité des personnalités.

Vie de famille. Madame Agnès en est déjà «bouleversée». Depuis que l’affaire est sortie, il y a deux ans, elle a raccroché. Mère d’une fillette, elle se consacre à sa vie de famille et travaille comme assistante de direction dans une société de transport. Aujourd’hui, elle devra répondre de proxénétisme pour avoir fait travailler quatre filles à ses côtés. Son compagnon est aussi sur le banc des accusés. Désormais isolée et crainte, il lui faudra exhumer les détails de son activité de prostituée. Un chemin qu’elle semble avoir emprunté de manière quasiment naturelle, «presque par insouciance, selon son avocat, pour avoir une vie différente, où tout devient facile, où il suffit de se laisser porter».

Pourtant, la jeune Agnès est loin du cliché de misère et d’exploitation. Enfance girondine ordinaire, à l’abri du besoin, élevée par des parents chefs d’entreprise. Les adultes travaillent beaucoup. Peut-être trop. La petite mûrit vite et prend en charge ses frères et sœurs. Elle a le sens des responsabilités. Scolarité sans accrocs, un BTS de comptabilité-gestion en poche, elle décroche ses premiers petits boulots dans l’immobilier et le transport. A 15 ans, l’adolescente fragile est victime d’un viol et apprend à encaisser, à intérioriser. Elle se blinde, fait ses premières armes de silence. Agnès est grande et jolie, elle aime les concours de beauté, gagne le titre de miss Guyenne. Elle défile pour des boutiques de mode, de sous-vêtements. Elle a du succès, ce côté spectacle la grise. Elle a aussi le goût de la fête et de la nuit. Elle s’initie au strip-tease.

Gratin. A l’occasion d’un enterrement de vie de garçon, on lui propose de poursuivre après l’effeuillage. C’est le début d’une activité plus privée. Ses services se monnayent entre 200 et 2 000 euros. La discrète escorte a la trentaine élégante. Fine et psychologue, elle sait glisser d’un milieu à un autre. Elle devient l’atout charme du gratin local, invitée dans les dîners d’affaires, les beaux hôtels. Elle utilise parfois un studio pour rencontrer des hommes. Les clients viennent par le bouche-à-oreille. En 2003 et 2004, elle atteint 12 000 euros de revenus mensuels. Mais elle dépense peu et préfère épargner. Il y a aussi des épisodes sordides. Particulièrement face à de jeunes sportifs, habitués à tout obtenir. L’avocat évoque des pratiques «à la limite de la maltraitance, seule face à trois garçons qui dictent leurs désirs». L’image pourrait se révéler détestable pour les footballeurs concernés. Au sein des Girondins, on se refuse à tout commentaire, assurant que le sujet n’est «même pas évoqué», qu’il «ne concerne pas le club, uniquement la vie privée».

D’un fantasme à l’autre, de nouvelles filles entrent en jeu. Madame Agnès se fait accompagner de Khamma, Mireille, Elvire ou Mélanie. «Des filles comme elle, prêtes à rencontrer un client contre rémunération, raconte Me Dupin. Rien à voir avec une organisation de réseau ; on ne parle pas d’une mère maquerelle dirigeant la vie des autres. Chacune sa prestation, chacune sa rémunération.» Mais à travail égal, les petites mains ne perçoivent que 50 à 100 euros la passe. Bien loin des tarifs affichés par la première courtisane.

Contrôle fiscal. Les enquêteurs tombent sur elle par hasard, en mettant sur écoute un client impliqué dans un trafic de véhicules. Une information judiciaire est ouverte. Devant le tribunal, elle devra se justifier d’avoir «tiré profit» de la prostitution d’autrui. La call-girl est interpellée en février 2005, mise en examen et placée en détention provisoire pendant deux mois, à la maison d’arrêt de Gradignan. C’est là que sa famille découvre sa véritable activité, et l’épaule. Son compagnon, exerçant un poste à responsabilité dans une entreprise de bâtiment, est lui aussi accusé de proxénétisme, pour partager la vie d’une prostituée. Il a pourtant toujours nié connaître la réalité de ses services, n’évoquant que le strip-tease et un job d’hôtesse. Tous deux ont dû subir un contrôle fiscal pendant l’instruction. Il leur reste un joli patrimoine et quelques secrets brûlants.

Lâchée par le beau linge qui l’avait autrefois courtisée, Madame Agnès devra aujourd’hui subir l’hostilité de ses anciens bienfaiteurs. Elle encourt sept ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/287487.FR.php

Lire aussi : http://www.iprostitution.org/2007/10/22/lex-miss-regalait-le-tout-bordeaux/

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