avr 10

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avr 04

Une petite lanterne est allumée sur le tableau de bord. L’occupante de la fourgonnette est vraisemblablement avec un client. Garés quai Deschamps depuis plus d’un mois, une dizaine de ces véhicules, appelés « camping-car love », sont alignés le long de la Garonne. Depuis qu’elles ont été expulsées du quartier de Brienne, fin février, après de nombreuses plaintes de riverains, les prostituées qui officient de cette manière ont changé de rive. Mais là aussi, leur présence dérange : « Nous ne les acceptons pas, martèle une mère de famille. Même si ce sont des femmes qu’on ne voit pas. » De ses fenêtres, elle suit malgré elle le manège des clients. « Certains arrivent à 7 h 45 le matin. On entend les voitures freiner… C’est la première fois qu’on voit ça dans le quartier et il a fallu que j’explique à mon fils de 11 ans ce que c’était », déplore-t-elle. Une pétition circule depuis plusieurs jours et les habitants espèrent voir appliquer le même arrêté municipal pour « pollution et gêne de la circulation » qui a permis aux riverains de Brienne de retrouver leur tranquillité. Mais le problème se posera ailleurs. « La prostitution en tant que telle n’est pas un délit, mais notre rôle est de tenir compte des réclamations des habitants », justifie Alain Moga, élu du quartier sud de Bordeaux, qui renvoie la balle à la préfecture et aux services de police. Pour les associations qui oeuvrent aux côtés des prostituées, leur éloignement progressif du centre-ville constitue « une mise en danger aggravée ». « Les liens que nous avons tissés avec ces personnes sont aujourd’hui fortement mis à mal », s’inquiètent-elles.

http://www.20minutes.fr/article/223261/Bordeaux-Les-prostituees-en-sursis-rive-droite.php

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nov 18

Je reviens du Conseil des quartiers Nansouty, Simiot, St Genès. Il n’y aurait pas eu grand-chose à dire si Monsieur Albert Doutre, directeur départemental de la Sécurité publique, ne s’était pas livré à un show des plus écoeurants.

Interrogé sur la prostitution dans ces quartiers, Alain Juppé, qui présidait le Conseil, a préféré refiler la patate chaude à Monsieur Doutre. Ce dernier a alors raconté avec forces détails comment la police bordelaise traquait et piégeait les prostituées.

Pour la police, Bordeaux compte 170 prostituées. Qu’il est difficile ma p’tite dame, d’interpeller ces filles parce que, voyez-vous, se prostituer n’est malheureusement pas illégal. Qu’heureusement, cependant, plusieurs d’entre elles n’ont pas de papiers, et que nous sommes donc satisfaits de vous apprendre qu’on en renvoie dans leur pays. On a récemment attrappé deux Sierra-léonaises, trois Nigériennes, etc.

Monsieur Doutre est intarissable : chiffres, nationalités, quartiers, rues. Il captive l’assistance en débitant tranquillement et avec un plaisir non dissimulé les informations, parfois sordides, qu’il détient. Il ne manquait que le prix de la passe pour faire des riverains médusés des experts, à leur tour, de la prostitution bordelaise.

Emporté dans son élan, il conclut son propos sur la manière dont il se débrouille pour faire tomber les filles pour proxénètisme. Frustré de ne pouvoir les appréhender pour prostitution (rappelez-vous, ce n’est pas illégal), il a trouvé une technique imparable pour en faire des proxénètes.

Ces filles opèrent souvent dans des fourgons, mais toutes n’ont pas les moyens d’en acheter un. Elles se regroupent alors et l’une d’entre elles fait l’acquisition du véhicule en proposant aux autres de se partager le temps (Doutre parlera de “3/8″) en contrepartie du remboursement progressif des sommes investies. A partir du moment où une “locataire” verse sa participation à l’acheteuse, cette dernière devient une proxénète, et est mise en examen à ce titre.

Voilà comment Monsieur Doutre a fait la preuve à la fois de sa virilité et de son expertise de traqueur de prostituées. Il manquait sans doute les applaudissements des riverains à la fin de sa démonstration pour le contenter jusqu’à la jouissance. Malheureusement pour nous, Monsieur le directeur départemental de la Sécurité publique n’a pas dit un mot sur les moyens de démanteler les vrais réseaux de proxénétisme, les réseaux de ces hommes qui mettent les filles sur le trottoir.

Adhérent de l’association IPPO (prévention et réinsertion en faveur des prostituées), je suis quelque peu sensibilisé au sujet. Ce qu’on peut déjà dire, c’est que le nombre de prostitués (hommes et femmes) sur la voie publique est deux fois supérieur au chiffre avancé par ce haut-fonctionnaire. Ce qu’on peut ajouter, c’est que le fourgon est souvent un moyen d’être davantage en sécurité, les filles évitent ainsi de monter dans la voiture de clients pas nécessairement habités de bons sentiments.

Les prostituées sont des victimes. Les lois Sarkozy et leur zélés exécutants en ont fait des délinquantes. Nul n’apprécie vraiment ce voisinage. Néanmoins, il faut bien avoir à l’esprit que Monsieur Doutre ne règle en rien le problème de la prostitution à Bordeaux. Il s’efforce d’effacer ce qui se voit mais ne s’attaque pas au mal.

La police interpelle une prostituée, les riverains sont contents, tout le monde a le sentiment qu’il y a un progrès. Mais pourtant les réseaux de proxénètes qui asservissent ces femmes demeurent. Les prostituées sont déplacées ou remplacées mais elles sont toujours là, contraintes à prendre de plus en plus de risques pour satisfaire leur mac.

 http://www.matthieu-rouveyre.fr/blog/2007/09/20/64-quand-la-police-traque-les-prostituees-bordelaise

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nov 10

L’ex prostituée était poursuivie pour avoir organisé des soirées pour des clients aisés.
Elle ne retournera pas en prison, sa peine ayant été couverte pas la détention provisoire.

“Madame Agnès”, une ancienne prostituée poursuivie avoir organisé des soirées pour des clients aisés a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à douze mois de prison dont deux fermes et 60.000 euros d’amende. La jeune femme de 36 ans, ne retournera pas en prison, sa peine étant couverte pas la détention provisoire. Son concubin, également poursuivi pour proxénétisme, a été relaxé.
 
Lors du procès, douze mois de prison dont quatre fermes et 100.000 euros d’amende avaient été requis contre l’ancienne prostituée et six mois avec sursis et 50.000 euros d’amende contre son concubin. Le réquisitoire avait fait référence à “Madame Claude”, qui avait dirigé un réseau de prostitution de luxe dans les années 1960-70 à Paris. “Madame Agnès n’a pas l’envergure de Madame Claude mais elle en a les méthodes“, avait assuré le procureur affirmant que “les faits de proxénétismes sont parfaitement caractérisés“.
 
Des soirées atteignant plusieurs milliers d’euros
 
Au cours des débats, Madame Agnès a expliqué son “glissement” dans la prostitution, éludant toutefois les questions sur ses relations avec les prostituées qu’elle recrutait pour des soirées et sur la disproportion entre les sommes qu’elle demandait à ses clients et celles qu’elle reversait à ses employées.
 
Même discrétion sur les clients, tous les protagonistes du procès ont respecté la discipline du président qui avait annoncé en début d’audience qu’il ne divulguerait aucune identité de la trentaine de notables bordelais interrogés durant l’instruction. L’enquête avait établi que quatre femmes travaillaient avec Madame Agnès pour des soirées tarifiées de deux cents à plusieurs milliers d’euros.

http://tf1.lci.fr/

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oct 26

proxénétisme au profit d’une clientèle haut de gamme.Le tribunal correctionnel a mis sa décision en délibéré au 9 novembre.

Le procureur de la République, Anne-Cécile Dumonteil, a également demandé une peine de six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende à l’encontre de son compagnon qui a affirmé lors de l’audience tout ignorer de ces activités.

La jeune femme de 36 ans était poursuivie pour s’être prostituée pendant quatre ans, avant d’être interpellée en 2005 et incarcérée deux mois, mais surtout pour avoir aidé et proposé les services de cinq à six autres jeunes femmes rencontrées dans des clubs échangistes de la ville.

Les soirées ou les nuits à plusieurs avec des personnalités de la ville, notamment des médecins, des chefs d’entreprise et des footballeurs professionnels des Girondins de Bordeaux, étaient facturées entre 200 et 2.000 euros mais les enquêteurs ont déterminé que ses accompagnatrices n’avaient reçu en retour qu’une mince partie des revenus.

A l’audience, les noms des clients de “Madame Agnès” n’ont pas été révélés selon la volonté des magistrats.

L’accusée est arrivée au tribunal avec un long manteau, un grand chapeau et une écharpe lui couvrant tout le visage pour ne pas être reconnue. Elle a nié être une proxénète et affirmé qu’elle n’avait que mis les clients exigeants en contact avec d’autres jeunes “escorts”.

Les enquêteurs ont établi qu’en quatre ans elle avait pu avec son compagnon acquérir une maison et trois studios à Bordeaux, une maison et un autre terrain dans la campagne girondine. Elle avait également 140.000 euros dans un coffre-fort ainsi que 120.000 euros sur dix-sept comptes en banque.

 http://actualite.free.fr/france/3_2007-10-26T201943Z_01_RIV665371_RTRIDST_0_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-PROSTITUTION-20071026.html

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