fev 23

Quatre personnes ont été interpellées en début de semaine dans un bar de nuit du IXe arrondissement de Paris pour proxénétisme aggravé, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête.

Depuis plusieurs semaines les policiers de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la police judicaire parisienne surveillaient l’activité d’un bar de nuit de la rue Fontaine (IXe) où des hôtesses étaient suspectées de se livrer à des prestations sexuelles tarifées avec des consommateurs.

En début de semaine, les policiers ont interpellé dans l’établissement la gérante, ses deux associés et la barmaid, qui ont été placés en garde à vue.

Ils ont également entendu les cinq hôtesses qui étaient présentes ce soir là.

Parallèlement, le groupe d’intervention régional (GIR 75) a relevé quarante infractions concernant l’emploi des hôtesses et l’état des locaux, alors que de son côté l’URSAFF chiffrait son préjudice à au moins 200.000 euros, selon la même source.

http://www.leparisien.com/home/info/faitsdivers/articles/QUATRE-PROXENETES-PRESUMES-INTERPELLES-DANS-UN-BAR-PARISIEN_296077310

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Trois personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de proxénétisme ont été mises en examen. Le gérant de deux bars de la ville a été écroué.

IL AURA FALLU un an d’une minutieuse enquête aux policiers de la sûreté départementale (SD) des Yvelines pour confondre le gérant de deux bars de Versailles ainsi que deux de ses barmaids dans une affaire de proxénétisme aggravé. Mis en examen en fin de semaine dernière, Bernard, 50 ans, a été incarcéré à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy.

Soupçonné d’être à la tête de ce réseau qui employait une petite dizaine de prostituées, cet homme a été interpellé à son domicile versaillais.

Sa compagne, employée comme barmaid dans un de ses établissements, a également été arrêtée. Poursuivie pour les mêmes faits, Maria-Fernandes, 31 ans, a été placée sous contrôle judiciaire avant d’être remise en liberté. Une seconde barmaid a aussi été mise en examen avant de recouvrer la liberté.

« Le gérant avait promis un voyage à celles qui feraient le meilleur chiffre d’affaires »

Selon les premiers éléments de l’enquête, Bernard faisait travailler une dizaine de prostituées au sein de deux enseignes versaillaises, le Brasero et l’Orchidée. Responsable des lieux, le proxénète présumé avait mis en place un système obligeant les clients à acheter une bouteille d’alcool avant de bénéficier d’actes sexuels. « Cela se passait dans des salons sommairement aménagés dans ces deux bars, précise une source proche de l’affaire. Les prostituées étaient rétribuées, en moyenne, 150 € par les clients. Si ceux-ci n’avaient pas de chèque ou d’argent liquide, ils pouvaient payer l’acte sexuel en carte bancaire, mais le gérant conservait alors la moitié de la somme. »

« Le seul tort qu’il a eu dans cette affaire, c’est d’avoir fermé les yeux sur ces pratiques qui se déroulaient dans ses établissements, a argué l’avocate de Bernard pour tenter de lui éviter un placement en détention provisoire. Mon client a racheté les fonds de commerces et a simplement repris les activités déjà existantes dans ces bars avant son arrivée. » En perquisition au domicile du principal prévenu, les policiers ont découvert 16 000 € en argent liquide.

« Les filles ont reconnu se prostituer dans ces deux bars, précise encore un proche du dossier. Elles ont été recrutées à cet effet et elles le savaient très bien. Pour les motiver, le gérant avait promis un voyage à celles qui feraient le meilleur chiffre d’affaires. »

http://www.leparisien.fr/home/maville/yvelines/articles.htm?articleid=296008878

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nov 16

NANTES (Reuters) - Principal prévenu dans le procès des “bars à hôtesses” nantais, Didier Chevalier a été condamné à un an de prison ferme et 80.000 euros d’amende jeudi par le tribunal correctionnel de Nantes.Vingt-sept personnes avaient été jugées en septembre dans cette affaire, pour proxénétisme, blanchiment d’argent et abus de bien social.

Son frère Lionel a été condamné par défaut à deux ans de prison ferme et 100.000 euros d’amende. Un mandat d’arrêt a été délivré par le tribunal. L’homme se trouve d’après ses proches à Phuket, en Thaïlande, où une partie des profits aurait été réinvestie dans un complexe immobilier.

Bertrand Menay, autre complice de Didier Chevalier, a écopé d’un an de prison ferme et 50.000 euros d’amende.

Le substitut du procureur de la République avait requis le 10 septembre deux ans de prison ferme et 750.000 euros d’amende pour Didier Chevalier. Pour ses deux “lieutenants”, 18 mois de prison ferme et des amendes de 500.000 euros et 210.000 euros d’amende avaient respectivement été réclamés.

“C’est un trio à la tête d’un véritable système, basé sur la prostitution et le blanchiment d’argent”, avait affirmé François Touron à l’audience. Selon le magistrat, les bouteilles de champagne, vendues dix fois plus cher aux clients des bars à hôtesses, servaient de “laissez-passer” aux petits salons, où avaient lieu des prestations sexuelles.

Les autres prévenus ont été condamnés à de trois à dix mois de prison avec sursis et huit ont été relaxés. Parmi eux, figuraient des hôtesses et des proches des frères Chevalier et de Bertrand Menay, qui auraient encaissé des chèques sur leurs comptes bancaires avant de les reverser aux intéressés.

“Au final, cette affaire a fait beaucoup de bruit pour rien”, a déclaré après le jugement Me Fabrice Petit, avocat de Bertrand Menay. “Il s’agissait au départ d’une grande opération médiatique, mais l’institution judiciaire a remis les choses à leur juste place”.

Une dizaine de bars avaient été fermés et une quarantaine de personnes arrêtées lors d’un coup de filet en décembre 2004.

Source : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33239108@7-37,0.html

Lire aussi, sur cette affaire :

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nov 14

Avant d’être la boite de nuit la plus select et branchée de Paris, le BARON était un bar à fille de luxe qui pendant 18 ans a animé les nuits du gratin des Champs Elysée. L’endroit était telement sûr de son impunité qu’ Ardisson, dans son emission, n’hésitait pas à y évoquer ses soirées polissonnes avec la crême de la crême de la politique et du show-biz’. Puis 2003 est arrivé…

Plus connu sous le nom de « Monsieur Jacques », l’ancien patron du Baron, Larbi Methamem, une figure du monde de la nuit à Paris, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Paris à dix-huit mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende pour des faits de proxénétisme. Lors de l’audience, vendredi, le parquet avait requis des peines plus sévères : quatre à cinq ans de prison, dont au moins dix-huit mois ferme, ainsi qu’une amende de 400 000 euros.

A l’automne 2003, la police avait fermé le Baron, célèbre adresse de l’avenue Marceau (8e), après avoir constaté que les hôtesses qui y travaillaient se prostituaient ensuite à l’extérieur du cabaret. Ces femmes devaient d’abord faire boire une ou deux bouteilles de champagne (au prix de 200 à 300 euros pièce) à leurs clients, avant d’être autorisées à quitter les lieux en leur compagnie et à leur vendre leurs charmes dans différents hôtels de la capitale, pour des tarifs allant de 200 à 500 euros la passe. Larbi Methamem, qui a été à la tête de clubs comme le Hammam Club, le Cinq, la 4e dimension ou le QG, a aussi été condamné à l’interdiction de gérer des clubs ouverts au public pendant cinq ans.

Source : 20 Minutes

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nov 09

Derrière sa façade de bar à champagne, l’Eclyps dissimulait des actes de prostitution. Le gérant et une de ses employées qui le relayait aussi au service ont été condamnés hier, par le tribunal correctionnel de Niort.

A l’Eclyps, un « bar de nuit classique » ouvert à Saint-Maixent-l’Ecole en 1999, avant de devenir deux ans plus tard « un club privé » à prestations particulières, « les hôtesses étaient chargées de réconforter les clients et de les satisfaire même sexuellement », résume le président, Jean-Pierre Ménabé, lors de l’audience du tribunal correctionnel de Niort, ce jeudi.

Le chiffre d’affaires a doublé

Bruno, le propriétaire des lieux, recrutait ses hôtesses par petites annonces « pour inciter les clients à boire », poursuit le juge. Ceux qui s’acquittaient de l’achat d’une bouteille de champagne au prix fort, a minima 160 €, « étaient autorisés à s’isoler dans un salon privé pendant une heure ». Là, les « hôtesses »négociaient en direct leurs faveurs sexuelles. Si les clients préféraient payer par carte bancaire, Bruno encaissait et reversait l’intégralité de la transaction à l’hôtesse ainsi qu’un pourcentage sur les bouteilles.
« Cette activité annexe vous a profité, note cependant Jean-Pierre Ménabé, puisqu’entre 2002 et 2006, votre chiffre d’affaires a doublé. Vous mettiez à disposition des hôtesses vos locaux ainsi que des préservatifs si elles le souhaitaient. Vous aviez une claire conscience de ce qui se passait dans votre établissement. »

“ On vous reproche d’avoir aidé à la prostitution ”

Bruno n’était pas le seul à comparaître hier pour proxénétisme. Une des hôtesses, qui le relayait régulièrement au service et à la caisse, également : « Vous n’étiez pas obligée de tenir le bar quand il n’était pas là », gronde le juge, qui précise : « On ne vous reproche pas de vous être adonnée à la prostitution, mais d’avoir aidé à la prostitution. »
Le substitut du procureur, Olivier Dubief, rappelle que les deux prévenus sont passibles respectivement de sept et dix ans de prison. S’il constate que Bruno n’a jamais exercé de contraintes ou de menaces vis-à-vis des hôtesses, il estime que l’infraction de proxénétisme qui lui est reprochée est parfaitement constituée, qu’elle est aggravée même par le nombre des « victimes », environ une dizaine de femmes qui se sont succédé dans les salons privés. Il requiert 15 mois de prison avec sursis, ainsi que 10.000 € d’amende et l’interdiction d’être gérant de bar à titre définitif.
Concernant la jeune femme qui le suppléait en son absence, il affirme qu’il « y a eu des actes de gestion ». Il sollicite dix mois de prison avec sursis et 1.000 € d’amende.

“ Hypocrisie ”

Me Christèle Touraine, qui la défend, s’offusque et demande la relaxe : « Je ne comprends pas pourquoi on la poursuit pour proxénétisme. Elle a été embauchée pour vendre des bouteilles. Si on n’ouvre pas le bar, si on ne répond pas au téléphone, si on ne parle pas aux clients, comment peut-on vendre des bouteilles ? Ma cliente n’a fait que répondre aux attentes de son patron. »
Me Sébastien Rey, qui assiste Bruno, ne nie pas l’infraction, mais stigmatise « l’hypocrisie dans le traitement légal de ce type de dossier. La prostitution est considérée comme une activité légale puisqu’elle n’est pas répréhensible, mais qu’est-ce qu’on offre comme solution aux personnes qui l’exercent, à part la rue ? »
Il ironise : « Qu’est-ce qu’on peut reprocher à mon client ? L’aide, la protection, l’assistance… dans d’autres circonstances, c’est considéré comme vertueux. » Et de conclure : « Il y a différentes formes de proxénétisme et celle qu’il a exercée était la moindre. »
Le tribunal suivra les réquisitions du parquet, concernant le propriétaire du bar. Il rapportera la peine de la jeune femme à six mois de prison avec sursis.

Compte rendu d’audience : Isabelle PASQUET

 

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=79&num=630894&xtor=RSS-13

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