mai 06

Afin de s’adapter aux exigences de l’ Australie, pays où les maisons closes sont légales, Rockstar Games s’est vu contraint d’amputer toute référence à la prostitution dans la version australienne du jeu vidéo GTA IV. Preuve supplémentaire que ce n’est pas parce qu’un pays est légaliste en matière de prostitution qu’on peut faire n’importe quoi.

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avr 14

L’objectif est de confronter la question des jeunes filles qui se rendent sur le port et montent à bord des bateaux de pêche étrangers. Le Solomon Times indique que des organisations de femmes, les autorités portuaires et la police se sont réunies pour une séance de remue-méninges.
Ella Kauhue, secrétaire du Conseil national des femmes a tout de suite souligné le coeur du problème en expliquant combien il est difficile de lutter contre la prostitution dans un pays où les législations ne font pas cas de la prostitution. La première étape serait donc de se pencher sur le Code pénal. D’après les participants, il faut aussi décourager les personnes qui transportent illégalement les jeunes filles sur les bateaux de pêche. Selon le Solomon Times certaines filles restent parfois plusieurs semaines sur les bateaux pour assouvir les appétits sexuels de l’équipage avant que les bateaux ne s’en aillent vers son port d’origine. Et enfin, il faut aussi lutter contre la pauvreté et le manque d’emploi.
Huit jeunes filles ont été interpellées la semaine dernière à bord d’un bateau de pêche.

http://www.radioaustralia.net.au/francais/stories/s2215884.htm

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oct 08

Talons aiguilles, minijupe et décolleté jusqu’au nombril. C’est dans cette tenue que Heidi Fleiss a fait son entrée à la Bourse australienne. Pas pour racoler, mais pour séduire les investisseurs dans le cadre de la promotion des actions de Daily Planet, le premier bordel entré en Bourse, le 1er mai dernier, au terme d’une longue bataille juridique. Sa présence n’est pas passée inaperçue, puisque le cours a doublé le jour de son lancement.
Cette opération boursière, la plus chaude de tous les temps, est née de la rencontre de trois figures légendaires : les deux dirigeants du sulfureux établissement de Melbourne, où une heure d’ébats coûte grosso modo 150 euros, et Heidi Fleiss, la très controversée Madame Claude californienne, que l’industrie du sexe a envoyée en prison, rendue millionnaire et élevée au rang de célébrité. Les dirigeants du Daily Planet, qui a ouvert ses portes en 1975 et a été légalisé vers le milieu des années 80, affirment qu’ils n’ont fait que lever le voile sur ce que tout le monde sait déjà : il y aura toujours des gens prêts à payer pour le sexe. Le marché ne sera jamais saturé. Alors, pourquoi ne pas investir dans ce secteur ?
Mais les choses n’ont pas été aussi simples. En 1994, John Trimble et Andrew Harris, respectivement propriétaire et directeur de la maison close, avaient déjà essayé d’entrer en Bourse, mais, bien que la loi australienne autorise la prostitution, les marchés financiers n’étaient pas prêts. “Nous nous sommes heurtés à des barrières morales et légales. L’Etat de Victoria a décrété que tous les futurs actionnaires devaient se soumettre à de rigoureux contrôles policiers. Cela a dissuadé tous les courtiers en Bourse de nous soutenir”, explique le directeur de l’établissement.
Après ce premier échec, les deux hommes se sont engagés dans une bataille juridique qui allait durer sept ans et leur coûter environ 4 millions de dollars. Ils réussirent à convaincre les tribunaux que leurs profits ne provenaient pas de la prostitution pure et dure mais de la location des chambres. En d’autres termes, c’est le local de Daily Planet qui est coté en Bourse et non pas les filles qui y travaillent. Subtile et brillante nuance !
Armés de leur permis, nos deux hommes ont poursuivi leur parcours du combattant. Il leur fallait désormais trouver un courtier prêt à s’aventurer sur le marché, certes séduisant mais encore inconnu (seule la société australienne Cameron Stock Brokers a accepté de courir le risque), et se forger une image véhiculant les valeurs du secteur : sexe, glamour et argent. Puis, un jour, leur égérie apparut sur le petit écran. Ambitieuse, excentrique, téméraire, couverte de tous les honneurs dans le milieu des modernes courtisanes : Heidi Fleiss, alias “Madame Hollywood”, l’immorale reine du sexe.
“Je connais toutes les ficelles du métier, et si je vous dis que c’est le meilleur investissement qui soit, c’est que ça l’est”, affirme Mme Fleiss. A 37 ans, l’ambassadrice de Daily Planet (c’est sa fonction dans l’entreprise) sait de quoi elle parle. Issue de la petite bourgeoisie californienne, Heidi Fleiss est encore mineure quand elle se lance dans la prostitution, sous la houlette d’une tenancière de maison close. A 25 ans, elle est à la tête d’une petite fortune et d’un parc de plusieurs centaines de prostituées. Après avoir trempé dans plusieurs scandales liés à la drogue et au milieu des boîtes de nuit, elle est condamnée, en 1997, à trois ans de prison pour évasion fiscale et blanchiment d’argent. Ces fonds proviennent d’un réseau de prostitution fréquenté par des huiles et des célébrités - on évoquera les noms de Prince, Mick Jagger et Jack Nicholson. Seul l’acteur Charlie Sheen reconnaîtra avoir versé quelque 2 000 dollars par rendez-vous avec les filles de Madame Hollywood.
Mais ces démêlés judiciaires ne freinent pas sa carrière. En 1999 elle sort de prison, bien déterminée à tirer profit de sa notoriété. Elle crée la ligne de vêtement Heidi Wear, écrit un livre de conseils sexuels et vient de terminer une autobiographie intitulée Pandering (Maquerelle). Paramount Pictures projette de tourner un film sur sa vie, avec Nicole Kidman dans le rôle principal. Autant dire que Mme Fleiss sait sur quel cheval miser. Elle n’a donc pas hésité une seconde face à la proposition de Daily Planet.
“L’offre m’a plu. En Australie, ce n’est pas comme aux Etats-Unis, où le puritanisme et le législateur ont diabolisé les travailleurs du sexe et défendu les clients. J’ai été victime de ces lois. Attention, je ne conseille pas de faire carrière dans la prostitution, mais les personnes qui, par nécessité ou par désir, souhaitent le faire devraient bénéficier d’un cadre légal”, plaide Mme Fleiss, qui déteste par ailleurs les termes de “pute” et de “prostituée”.
Le cours actuel de l’action Daily Planet montre que Mme Fleiss et les dirigeants de la société n’ont pas manqué de flair. Le jour de son entrée en Bourse, l’action (7,5 millions de dollars australiens au total) était vendue 0,59 dollar australien [0,34 euro]. En clôture, vendredi 11 juillet, elle avait déjà atteint 0,85 dollar [0,49 euro], selon www.dailyplanet.com.au, qui publie toutes les heures le cours de ses titres. Et les investisseurs sont de plus en plus nombreux. Ils étaient 650 le jour du lancement, ils sont environ 1 000 aujourd’hui, dont une moitié de femmes. “Les actions ont été en grande partie achetées par les filles qui travaillent chez nous”, indique Andrew Harris.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=4293

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sep 09

Les hôtels de passe de Sydney ont frôlé la surchauffe cette semaine lors du forum de l’Asie-Pacifique (APEC). Certaines maisons closes ont enregistré une hausse de 300% de leur chiffre d’affaires, selon l’Association du commerce pour adultes (ABA).

“Cela a marché du tonnerre”, a commenté le porte-parole de l’ABA, Chris Seage. Des prostituées venues de différentes régions d’Australie ont dû venir épauler leurs collègues de Sydney.

Une célèbre maison close proposait cette semaine à ses clients le “Plateau présidentiel” incluant toute une série de prestations au sommet, ou un triolisme “Nations unies” avec deux femmes provenant de pays différents.

Sydney a vu affluer des délégations d’une vingtaine de pays et des journalistes du monde entier pour ce sommet, qui a rassemblé les principaux dirigeants de la vaste région Asie-Pacifique.

http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_4256615.html

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mai 16

Prostitution en AustralieSelon une étude australienne, les prostituées travaillant légalement font état d’un niveau de satisfaction au travail comparable à celui des femmes des secteurs plus traditionnels.
Agence France-Presse Sydney

Les prostituées qui travaillent légalement dans les maisons closes d’Australie sont aussi satisfaites de leur emploi que les femmes des secteurs plus traditionnels, révèle une enquête publiée jeudi.

L’étude de l’Université de technologie du Queensland en Australie a comparé l’état de santé mental et physique d’environ 250 prostituées, âgées de 18 à 57 ans, selon l’agence australienne AAP.

Celles travaillant légalement font état d’un niveau de satisfaction au travail comparable à celui des femmes des autres secteurs.

«L’idée générale est que les femmes dont les familles sont au courant de leur activité expriment une satisfaction plus grande que celles qui gardent le secret», a déclaré Charlotte Seib, auteur de cette enquête.

En revanche, cette constatation ne se vérifie pas pour les femmes qui se prostituent illégalement chez elles ou dans la rue.

Environ la moitié des prostituées illégales ont indiqué avoir été soit violées, soit agressées au cours de l’année écoulée, contre 3% pour celles employées dans des maisons closes, a précisé Mme Seib.

Ainsi, 39% des prostituées légales «ont déclaré qu’elles avaient un but bien spécifique comme se payer une voiture, des vacances ou une maison», a-t-elle ajouté.

src : cyberpresse, la prostitution en Australie

L’ INP constate par cette étude que les prostituées qui bénéficient d’un régime légal ont de meilleurs conditions de vie, sont mieux protégées et sont mieux intégrées socialement que les prostituées obligées d’exercer dans l’illégalité.

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