mai 06

La Suède est l’un des rares pays qui condamne l’achat de services sexuels. Les Nations Unies veulent à présent étudier cette loi de plus près et décider si la Suède pourrait devenir un modèle. Le gouvernement voit là une approbation, mais la spécialiste Susanne Dodillet émet des doutes dans le Svenska Dagbladet : “Cette loi ne s’appuie sur aucune recherche empirique ni sur aucune philosophie réfléchie. C’est pourquoi il est d’autant plus inquiétant que la nouvelle enquête ne remette pas en question la criminalisation des acheteurs. ? Rend-on service aux femmes puisqu’en les cataloguant dans la catégorie des faibles dans le commerce du sexe, on considère qu’elles ne sont pas en mesure d’assumer leurs responsabilités ? ? Tous ces paragraphes sont l’expression d’une politique symbolique qui ne vise pas l’égalité des droits.”

Svenska Dagbladet (Suède)

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mar 07

Pub du NID

Le prix Fémino de la publicité la moins sexiste en revanche récompense le Mouvement du Nid pour une publicité représentant un client de prostitué portant en tatouage “pas ma mère, pas ma soeur”, avec le slogan “la prostitution, ni pour les miens, ni pour les autres”.

La Meute souligne que c’est la première fois en France qu’une campagne nationale aborde la prostitution sous l’angle des hommes qui paient.

Source : AFP

Remarque de l’ INP : Nous aussi on aimerait se payer des pubs, par exemple pour dénoncer la non représentativité des anti-prostitution, qui veulent interdire la prostitution en pénalisant le client, et surtout, les mensonges sur la prostitution qu’ils véhiculent (prostitution étudiante, coupe du monde, 95% des prostituées ont un proxo, 95% des prostituées ont été violées, il y a des mineurs dans les salons Suisse, l’ ANPE Allemande propose des job de prostituées, etc…)
A propos de cette pub : Encore une qui fonctionne uniquement sur l’émotion et la culpabilité. On attend toujours une communication du NID qui nous expliquerait par A+B que la prostitution c’est l’enfer, autre chose que leurs pipos habituels ou leur trucs de com’ basé sur le pathos. On attend le bilan de l’expérience Suédoise par exemple, ou des études sérieuses qui montreraient qu’un système “à la française” est supérieur à un système “à l’ Allemande”. Avec le montant des subventions qu’ils reçoivent, leur énorme structure et leurs nombreux sympathisants, ils devraient bien pouvoir se donner les moyen de nous convaincre autrement qu’avec des techniques de publicité ou des colloques bidons dans les lycées (c’est vrai que quand on est ado on a tendance à tout gober, même les inepties du NID).
Petit décryptage : 1) Evoquer la sexualité de sa propre mère afin de perturber. 2) Dire que c’est salaud d’accepter pour autrui ce qui me dérangerait chez mes proches. 3) Dénoncer non pas une situation, mais des individus, afin de les stigmatiser en tant que salaud dans la société.
Je reviens sur le point 2) : Allez, je vais vous parler de moi : Oui, c’est vrais, je n’aimerais pas que ma mère se prostitue. Je vais même plus loin : Je n’aimerais pas non plus qu’elle trompe mon père, ni qu’elle soit lesbienne, ni qu’elle soit partouzeuse, ni qu’elle soit mère célibataire, ni qu’elle divorce, ni qu’elle se fasse avorter, ni qu’elle ai des sex-toy, ni qu’elle porte des strings, ni plein de choses. C’est pas que je cesserais de l’aimer, mais ça me dérangerait fortement. Maintenant, si j’étais un de ces petits dictateurs incapable de différencier le domaine privé du reste de la société, alors je militerais aussi contre la prostitution, mais aussi contre l’homosexualité, contre l’adultère, contre le string, contre l’avortement, etc.
Quand on creuse un peu cette pub, quand on voit la démarche intellectuelle que véhicule cette pub (je ne souhaite pas que moi ou les miens fassent une chose, donc la société en général doit l’interdire), on abouti à quelque chose qui a un nom : fascisme.

En gros, cette pub est profondément dégueulasse, et le pire, c’est que ceux qui l’ont réalisé n’en ont aucunement conscience.

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mar 01

À Londres, le mouvement pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe traverse une période difficile. En effet, le parlement est en train de passer une loi qui criminalise les clients comme en Suède. Un certain nombre de groupes féministes et de femmes parlementaires soutiennent cette loi. Le 8 mars, l’International Union of Sex Workers participera à la Million Women Rise March. D’ici là, l’Union demande l’appui d’organismes et de militantes du monde entier au texte qui suit.

Aujourd’hui nous marchons solidairement avec des femmes de la Million Women Rise March. Nous sommes pleines d’énergie et excitées à l’idée de faire partie d’un courant montant du militantisme féministe. Nous sommes ici pour marcher et montrer notre résistance envers l’oppression et l’exploitation que la majorité des femmes du monde continue d’expérimenter. Nous pensons qu’il est plus important que jamais de construire un mouvement fort et de développer des politiques féministes libératrices et justes. Et parce que nous pensons qu’il est crucial pour nous de réfléchir sérieusement pour quel féminisme nous voulons travailler…

Nous sommes des féministes qui veulent lier nos combats pour les droits des femmes avec les autres mouvements pour la justice sociale et les luttes contre le capitalisme et l’exploitation. Nous pensons, en tant que féministes, qu’il est crucial de construire des alliances entre ces différents combats et de converger sur les voies qui s’interconnectent. Nous ne pensons pas utile de prioriser une forme d’oppression sur une autre, ou de se concentrer sur les droits des femmes comme s’ils étaient séparés d’un plus large système d’exploitation. Privilégier le genre (sur la race, la sexualité ou la classe sociale) mène à l’idée que les femmes sont d’éternelles victimes, à un concept anhistorique et statique du patriarcat ou du pouvoir masculin, et à une compétition stérile entre qui “est le plus opprimé” selon différentes catégories d’identité. Cette approche a été fortement critiquée, en particulier par nos soeurs féministes de couleur, à cause de la façon dont elle présume définir l’expérience particulière féminine du pouvoir masculin, jusqu’à exclure celles dont les expériences ne correspondent pas avec ce modèle.

Nous comprenons toutes les oppressions comme prenant racine au sein du capitalisme et des idéologies racistes et patriarcales qu’il produit. Pour cette raison, nous ne pensons pas que la libération réelle des femmes puisse être atteinte sans combattre le capitalisme. Par capitalisme, nous voulons dire un système de pouvoir, de contrôle et d’exploitation qui place le profit avant les besoins des peuples et de la planète.

La violence et l’exploitation prennent de nombreuses formes. Il est bien sûr crucial de s’opposer au viol et à l’abus sexuel, mais on doit également comprendre que la violence n’est pas uniquement perpétrée par des individus, mais aussi par l’État et au nom du grand business. Les contrôles de l’immigration, le travail à faire suer, la pauvreté, les brutalités policières, l’impérialisme militaire et la négation de la liberté de reproduction sont toutes des formes de violence et doivent être nommées comme telles. Nous devons toutes nous y opposer.

Nous soutenons toutes les femmes qui s’organisent sur leur lieu de travail, qu’elles soient des travailleuses du sexe, des travailleuses suant à l’usine ou des travailleuses de supermarché. Nous nous levons en solidarité avec toutes les femmes qui se battent pour leurs droits où qu’elles soient dans le monde. Pour cette raison, nous nous opposons à la définition de la prostitution de la Women’s Million Rise qui lie la violence domestique, le viol et l’exploitation de la sexualité à but commercial. Pour les milliers de femmes qui travaillent dans l’industrie du sexe, cette demande n’est pas seulement offensante mais dangereuse. Nier aux femmes le fait de travailler dans l’industrie du sexe, c’est nier leur combat pour de meilleurs revenus et conditions de travail. La demande de criminaliser les travailleuses et travailleurs du sexe et l’industrie du sexe ne sert qu’à empirer la marginalisation et l’exploitation auxquelles les travailleuses et travailleurs du sexe font face.

Nous voulons que nos campagnes et politiques donnent du pouvoir aux femmes pour combattre leur propre exploitation plutôt que de dépendre des autres pour leur protection. Nous ne pensons pas que le mouvement féministe doive regarder vers les organisations de charité ou vers des “expert-es” pour défendre nos droits, mais plutôt que nous devrions construire un mouvement intégrant autant de femmes et hommes que possible afin de nous apporter la libération qui viendra par le bas.

Nous exigeons :
• la liberté de reproduction pour toutes, incluant l’avortement sur demande, des services de santé publics libres et sans mainmise de fonds (privés ou religieux), de meilleures allocations pour les mères monoparentales, l’accès à la procréation médicale assistée pour les couples de mêmes sexe et les femmes célibataires, une meilleure éducation sexuelle et la fin de la stérilisation forcée
• un salaire pour vivre et des conditions de travail sécurisées pour toutes les personnes qui travaillent, incluant les migrant-es sans papiers
• la liberté de mouvement pour tous et toutes, la fin des expulsions de tous les migrant-es et demandeur-es d’asile, et l’abolition des centres de rétention
• la décriminalisation du travail du sexe et le soutien à la syndicalisation des travailleuses et travailleurs du sexe
• la fin des réductions de nos libertés civiles et de la criminalisation des communautés ethniques et des minorités religieuses.

Premiers signataires : Feminist Fight Back, X-Talk, Bay Area Sex Workers Advocacy Network, Desiree Alliance

Faites parvenir votre signature à elli.maci@gmail.com.

Source : International Women’s Day 2008: sex worker contingent traduit par Thierry Schaffauser

http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/02/londres-le-mouv.html

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fev 26

Six mois de TIG + identité sur internet + un an de probation… Ca rigole pas avec les clients au Québec ! Tout ça pour quoi ? Un gars de 22 ans propose de l’argent à une fille de 16 ans contre du sexe. Et voila comment la vie de Maxime bascule à 22 ans. Il y a des bêtises qui coûtent très chères…

Maxime Brousseau, 22 ans, s’en tire avec une peine de six mois à purger dans la collectivité pour incitation à la prostitution.

En mai 2006, il avait contacté une adolescente de 16 ans par Internet et lui avait donné rendez-vous près d’une école du boulevard Saint-Claude, dans le secteur Loretteville.

Il lui avait offert de l’argent en échange de faveurs sexuelles, ce qu’elle avait refusé.

Un rapport présentenciel a démontré que l’accusé éprouvait des problèmes d’émotivité sexuelle, et, selon les spécialistes, il aurait repris le droit chemin.

En plus de sa peine dans la collectivité, Brousseau sera soumis à une période de probation d’un an.

http://www.info690.com/nouvelle-six_mois_pour_incitation-746412-4.html

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fev 21

Un blogueur témoigne sur les activités anti-client dans la forêt de Saint Germain en Laye, nous apprenons par la même occasion qu’il existe un délit de “stationnement sur zone de prostitution” (?)… Première fois qu’on entend parler de ça… La police il est vrai, en matière de prostitution, a une forte capacité d’adaptation… On savait déja que la menace de prévenir la famille était courante, quand il s’agissait de trouver des témoins pour fermer un salon de massage ou un hôtel de passe, mais là, c’est nouveau… On en apprend tous les jours.

Septembre 2004, recrudescence de prostitué dans la forêt de Saint Germain en Laye. Les pouvoirs publics prennent un arrêté interdisant quiconque de s’arrêter, de stationner ou de se promener en forêt avec ses enfants.
Ben oui , faut bien laisser les putes tranquilles et emmerder les pauvre gens qui n’ont que la forêt pour se promener.
Bon, n’étant pas au courant, j’emmène mes enfants à la chasse aux champignons. On se promène, on joue à cache cache, puis on retourne à ma voiture, et là, surprise, une amende pour stationnement sur zone de prostitution (ils n’ont même pas peur d’écrire qu’ils connaissent cet endroit comme zone de prostitution). Furieux, je me rends au commissariat, pour demander des explications. Arrivé sur place les fonctionnaires reconnaissent qu’il n’y a aucun panneaux en forêt qui stipule cette nouvelle interdiction et font un geste en reprenant mon amende et me disent que c’est réglé.
MON CUL, cinq ans plus tard, j’ai déménagé depuis, je vis en pleine campagne loin de tout. Je part faire mes courses et, arrivé à la caisse, je me retrouve dans l’impossibilité de payer, carte refusé. Je me rends au guichet automatique, pareil. Je me rend à ma banque, et là , tranquille, on m’informe que le trésor public à bloqué mon compte, sans prévenir personne, comme ça pour le plaisir.

Suite : http://clp.societeg.com/2008/02/20/quand-le-tresor-public-protege-les-putes/

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